Je suis joie (et bonheur) ; Hexasim a annoncé un partenariat avec Ignacio Torres et Jesús Peralta pour une édition professionnelle de leur jeu Ultima Ratio Regis. A l’origine, le jeu a été auto-édité par Ignacio Torres, le concepteur principal, un wargameur passionnée membre du club Alpha Ares (Barcelone). Il a édité quelques boîtes suite à un financement participatif pour les membres de son club et proposait son oeuvre jusqu’ici en print it yourself (avec plusieurs centaines de pions à imprimer et à découper et une carte immense).
Grâce à Hexasim, une édition pro est donc à l’ordre du jour (et quand on connait la qualité du matériel des jeux Hexasim, on ne peut que s’en réjouir).
Mais URR (pour les intimes) qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit d’un « grand stratégique » permettant de rejouer la lutte des grandes puissances pour la domination mondiale durant l’époque moderne (grosso modo de la fin du XVème siècle -découverte de l’Amérique- à la fin du XVIIIème siècle -révolution française-). Le jeu peut se jouer jusqu’à 8 (!) joueurs, chacun prenant le rôle d’une nation majeure de l’époque, et la grande campagne fait 20 tours (représentant 15 ans). Il existe bien évidemment des scénarios plus courts et si vous êtes moins de 8, chaque joueur jouera plusieurs nations (les regroupements étant conçus pour éviter que les intérêts entre vos différentes nations soient divergents).
Le jeu se joue à base de cartes évènements, certaines représentant des évènements historiques et d’autres étant génériques. Chaque carte représente également des points d’action et contrairement à la plupart des card-driven « classiques », ici la carte est jouée pour ses points d’action ET son évènement. Ainsi, il ne sera pas possible d’empêcher la découverte de l’Amérique par exemple.
Autre limite à l’uchronie totale, chaque pays a une sphère d’influence (qui évolue au fil de la partie cependant), sphère dans laquelle se trouveront les principaux points de victoire.
Bien évidemment, il s’agit d’un jeu de conquête ; il y aura donc des armées et des chefs, normaux et d’exception, pour les mener au combat… même si la diplomatie est également gérée.
A noter que le concepteur a fait le choix de se passer d’un système de gestion de ressources, ce qui peut paraître surprenant vu l’échelle et le temps simulé. A la place, chaque pays aura une jauge de mécontentement et plus on « tirera sur la corde » (mobilisation massive, construction de flottes, de forteresse, etc.) plus le peuple aura tendance à gronder du fait de ses « prélèvements ». Il sera possible que des révoltes se déclenchent, voir une révolution (très coûteuse en points de victoire).
Le jeu a d’excellents retours par tous ceux qui ont eu la patience d’imprimer et de découper l’abondant matériel. J’ai hâte de voir ce qu’Hexasim va en faire !