Le bookclub, ou topic des lecteurs compulsifs

Si tu n’es pas bilingue simultané et si tu n’es pas multicuturel, j’ai des doutes. Il suffit de lire des auteurs québecois pour s’en rendre compte. En fait, il suffit de lire des auteurs français d’il y a 100 ans. Cette impression de compréhension est une des énormes difficultés que rencontrent les historiens pour l’analyse des textes anciens, même quand la langue n’a pas beaucoup évoluée.

Tu apprécies plus en VO, et ça c’est indiscutable, que même si on n’est pas parfaitement bilingue, on peut apprécier une certaine poésie de la langue qui ne peut qu’être modifiée par la traduction. Après, c’est une question de compromis. Un traducteur haut de gamme peut aller jusqu’à modifier les noms des personnages, changer les références culturelles, etc. Je ne suis pas un fan (Bilbon Saquet, au secours), mais certains adorent. Et ça se justifie par des études sur le bilinguisme.

Alors effectivement je me suis peut-être emporté en disant mieux comprendre « l’esprit de l’auteur »( Surtout si on parle de quelqu’un comme Lovecraft). Il vaudrait mieux dire que je n’ai pas à subir les interprétations des autres (fussent-elles meilleures et plus justifiées que les miennes). Le fait est que je lis aujourd’hui en VO pour 1 avoir le texte intégral car parfois il y a (« avait » ça se fait moins de nos jours) des coupures dans les textes et 2 même si je ne suis pas parfaitement bilingue simultané je comprend suffisamment pour me faire ma propre idée.
Après j’avoue que des auteurs québécois … ben j’en connais pas. J’avoue que je croix n’avoir jamais lu de livre d’origine québécoise. Par contre j’ai déjà lu des études sur des textes anciens anglais (Richard III ) et effectivement c’est chaud patate. Mais le but de ces lectures c’est plus d’étudier justement que de la lecture détente/loisir. On est vraiment dans de la décortication et de textes, de mots et de leur signification dans le contexte/l’époque. C’est super intéressant et on découvre pleins de choses mais ça n’est pas quelque chose que l’on fait pépouze sur son canapé.
Et puis la pratique permet de s’améliorer, en relisant ou en repensant à certaines lectures je me rends compte que je suis passé à coté de certaines choses.
Du coup je conseille toujours aux futures générations de lecteurs de faire l’effort d’apprendre une langue pour pouvoir apprécier les textes en VO (car au delà de la lecture ça élargie aussi énormément son champ des possibles avec les gens qui pratiquent cette langue). :slight_smile:

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Je pense qu’on est globalement d’accord. J’ai aussi vu des textes coupés en français, des traductions complètement pétées, d’autres médiocres (Fight Club, le fameux club la cogne).

Pour les québecois, j’ai adoré la nuit des princes charmants de Michel Tremblay. Attention, il écrit en français de là bas, c’est parfois déroutant :wink:

Oh il y a un troisième volume ??
J’avais beaucoup aimé le premier à l’époque (lu au collège également) mais je ne me souviens pas plus que ça du second.
Je n’avais plus le livre 1 en ma possession, c’était cool de le trouver dans une boîte à livres il y a quelques années :grinning_face:

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Un classique bientôt adapté en jds. :slightly_smiling_face:

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Ho cool :slight_smile:

Fondation c’est vraiment une excellente série TV.
J’ai même cru voir que ça avait été adapté en bouquins :eyes:

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Mnemos edite une intégrale de Leiber !

Lankhmar avec le Souricier Gris et Fafrd le barbare du Nord.

C’est sur Livrium en financement participatif jusqu’au 19 juin !

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Je crois que la Mzelle en parlait plus haut :up_arrow:

J’aime beaucoup ce personnage dans Fondation

Résumé

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Il a marqué pas mal de monde lui :slight_smile:

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Je viens de terminer les 6 tomes du Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. J’y suis allé à l’aveuglette, sans rien connaitre de l’auteur et de son œuvre.

Très rapidement, pour celles et ceux qui connaissent les romans de Jaworski, s’installe l’impression d’avoir à faire à un personnage principal un peu bâtard ( c’est totalement dans le thème ;)) entre Benvenuto Gesufal et le Chevalier aux épines, le ciselé de l’écriture en moins …

Le premier tome, qui se passe dans une Europe médiévale matinée d’éléments de Fantasy, est un peu maladroit, mettant en scène Pierre Cordwain de Kosigan, un mercenaire « brut de décoffrage », mais particulièrement malin et auquel peu de femmes résistent. Honnêtement, les deux premières heures de lecture m’ont laissé sceptique, mon avis oscillant entre le « bof » et le « pas mal »…

Pourtant, petit à petit, la magie opère. L’univers s’installe, l’histoire n’est plus uniquement tournée vers Cordwain et ce qui semblait un peu mal dégrossi s’affine au fur et à mesure qu’on découvre les autres personnages.

Cette impression ne fera que se renforcer au fur et à mesure des différents tomes, l’écriture gagnant en maturité en même temps que le personnage principal montre sa vulnérabilité. Les personnages féminins, reléguées en faire-valoir dans le premier tome, prennent une place bien plus intéressante par la suite et apportent un contre-poids aux élans de séduction débridée de Pierre Cordwain.

On suit in fine les aventures du Bâtard de Kosigan avec beaucoup de plaisir et d’intérêt à travers des tomes qui se situent entre le « plutôt bon » et le « très bon » ( que je réserve aux Secrets du Premier Coffre, recueil de six nouvelles qui donnent beaucoup de profondeur à l’univers).

Seule vraie faiblesse de la série, à mon humble avis, les allers-retours qui se déroulent à l’époque du lointain descendant de Pierre Cordwain de Kosigan, au 19ème siècle. Je ne vais pas rentrer dans les détails pour éviter de spoiler celles et ceux qui voudront se mettre à cette lecture ( et je le conseille !!! ) mais on sent que l’auteur se fait un peu personnellement plaisir avec cette histoire parallèle qui m’a plus irrité que passionné, tant elle vient rompre de manière agaçante l’intrigue principale.

Pour info, la série se compose aujourd’hui de :

  • Tome 1 : L’Ombre du pouvoir (2014)

  • Tome 2 : Le Fou prend le roi (2015)

  • Tome 3 : Le Marteau des sorcières (2017)

  • Tome 4 : Le Testament d’involution (2018)

  • Les Secrets du Premier Coffre (2020) - recueils de nouvelles

  • Kosigan, Tome 1 : Un Printemps de sang (2024) (tome 1 qui est en fait un tome 5) ( ce dernier est beaucoup plus sombre, presque dark fantasy, que les 4 premiers parus)

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C’est marrant, j’ai un avis assez opposé sur certains points. Je trouve les allers-retours excellents, au moins au début (je précise que je n’ai lu que les 4 premiers tomes). Je trouve ensuite que ça tire globalement en longueur (le tout, pas les allers-retours spécifiquement) au fur et à mesure que les romans s’enchaînent. J’ai notamment trouvé le dernier tome très inférieur aux autres, alors que le premier tome m’a semblé de bien meilleure facture. En tout cas, pas du tout maladroit, au contraire. Cordwain racontant ses aventures à la première personne, son cabotinage et sa frime permanente montrent que l’auteur se moque un peu de lui. Quand un gars dit

Le destin est rarement en retard aux rendez-vous que je lui fixe et les répits qu’il accorde sont toujours de courte durée.

c’est quand même assez clair :wink:

Mais tout ça, ce sont des détails, lisez moi ça les amis :wink:

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Voilà, avis opposés mais même conclusion :grin:

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Ce qui est rigolo ici, c’est que cette série de romans est tirée de la série de mods de Neverwinter Nights Le bâtard de Kosigan.
C’est tout de même remarquable que Fabien Cerutti ait pu en faire une série de bouquins et ainsi qu’une adaptation en BD.
Je n’ai joué qu’aux mods de NWN. C’est intéressant au début mais je trouve que selon les choix que l’on fait dans l’histoire, il y a parfois des incohérences dans nos relations avec les personnages.
Mais l’auteur a peut être dépassé tout ça en écrivant ou ré-écrivant l’histoire du bâtard dans ses livres.

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Tu m’apprends quelque chose ! Je n’avais jamais entendu parler de ça.

En tout cas, je n’ai pas relevé d’incohérences malgré les nombreux retournements de situation dans l’intrigue.

Je n’ai relevé d’incoherences (mineures) que dans les mods de NWN et uniquement parce que l’auteur nous laissait quelques choix dans le déroulement de certaines fins.
En écrivant sous forme de roman avec un perso central bien défini, il maîtrise tout d’un bout à l’autre et échappe aux choix des aventuriers-joueurs ("qui ne vont jamais tout droit ! ").
Il faudra peut être que je me tente les romans.
Je dois finir Haut Royaume de Pierre Pevel.