Mais il y a l'absentéisme du branleur, et l'absentéisme de la personne qui doit remplacer de force un de ses parents à l'hôpital et s'occuper de ses frères et sœurs parce que le père ne tolère pas de faire les tâches ménagères.
Et comme on se fiche également totalement de ces élèves à l'école, on creuse un trou déjà bien profond.
D'autant plus dommage quand l'élève est douée et volontaire.
Alors pas forcément, j'ai au contraire vu des établissements ou cela était pris en compte
A la fac, on le faisait en tout cas ; cela ne se traduisait pas par donner son diplôme à une personne ayant rate 50% des cours, mais lui proposer des aménagements
En tout cas, pour le remplacement de Parcours sup, ce n' est pas un truc qui peut se remplacer en 3 mois comme ça (problème ultra complexe, et même si on dit qu''i' faut former du personnel pour l'orientation, ça va pas se faire en 6 mois); il faudrait lancer une réflexion des maintenant, mais la mise en oeuvre sera plus du fait du futur gouvernement
La rénovation du bâti scolaire serait une excellente initiative (en réalité c'est déjà lancé), mais la aussi pas de miracle, ça va prendra de toute façon du temps ; d'autant que pour beaucoup de bâtiments, il faut une réhabilitation complète et une remise aux normes actuelles en matière de consommation énergétique et de confort (hiver et été)
Si j'ai bien compris (parce qu'il n'est pas toujours facile de décrypter entre croyances, biais et réalité), les reproches faits à parcoursup, c'est surtout :
qu'il fonctionne par phases d'admission avec des propositions qui tombent au compte-gouttes, parfois sur plusieurs mois. Ce qui semble (et je le comprends) très stressant pour de nombreux lycéens qui doivent vivre dans l'incertitude. En gros, pensé pour les établissements et pas les élèves.
l'absence de transparence dans les paramètres de tris, les algorithmes "locaux" propres à chaque formation. Ce qui était déjà le reproche (de transparence, pas de localité) fait au précédent système (après, ça ne me semble pas facile à résoudre alors que la possibilité pour chaque formation de personnaliser ses critères de tri me semble positif/nécessaire)
la mécanisation du tri. Mais là aussi, je pense que ça idéalise beaucoup les avantages d'un tri humain par rapport à un tri logiciel (même si, psychologiquement, c'est clairement très mal perçu, notamment pour toutes les populations déjà en proie à un recul des services publics etc.)
la reproduction des inégalités sociales, sans surprise vu que ça valorise nettement ceux qui ont les moyens de s'adapter à l'outil, qui bénéficient d'un encadrement favorable, qui fréquentent un établissement capable de mettre plus de "moyens" etc. C'était déjà un point sur lequel la France était assez minable si je ne me trompe pas ?
Les laissés pour compte :
Ca reste le défaut global du système que de ne pas accompagner ceux qui justement restent en dehors. A raison, pas un souci pour moi. Mais ceux qui ne sont pas pris, peu importe les raisons, n'ont pas à être "oubliés". Ou à se retrouver dans des formations pour lesquelles ils n'ont aucune attirance (qui vont trop souvent servir de voie d'abandon durant la première année).
L'efficacité :
le rapport parlementaire de début 2026 allait plutôt dans l'autre sens avec une absence d'effets constatée sur les résultats en licence ? Après, je suppose qu'il peut y avoir une différence de référentiel vu qu'il me semble (désolé, c'est dimanche, je me sers de ma mémoire^^) qu'ils avaient calculé un bachelier -> licence.
que c'est un cache-misère pour le manque de moyens alloués aux établissements supérieurs.
le système figé, pas forcément propre à parcoursup mais bloquer son avenir sur une impression à 16-17 ans alors même que le monde est en train de changer à grande vitesse, ça ne semble pas optimal. Et non, je n'ai pas de solution meilleure à proposer (mais je suis sur que de nombreux chercheurs en éducation etc. en ont à proposer) et ce ne sera pas un chantier qui sera jamais mis en œuvre de toute façon
Pour moi, c'est plus ça le problème, le manque de fluidité du parcours supérieur ; on devrait pouvoir essayer quelque chose et changer en cours de route. Ça dédramatiserait le choix en terminale
Il faut differencier les filières je pense.
Du genre quel pourcentage de réussite entre licence en science et STAPS en L1. Et au final en L3.
Je pense que STAPS a dégringolé quand une licence en science a augmenté. Et il faut comparer avant la mise en place de la gestion des admissions par un algorithme.
Je prends STAPS comme référence car c’est la filière du pauvre (là où il y a le plus d’inscrits et le plus de cours sur clef usb après Pass)
Je rebondis sur cette remarque, avec mon expérience de prof de collège depuis 23 ans...
Il y a longtemps, les élèves construisaient vraiment leur orientation. Les familles écoutaient ce qu'on avait à leur dire avec notre expérience. Une personne au collège, la CO-Psy, qui bossait sur deux bahuts, avait pour métier de renseigner et d'accompagner chaque élève.
Aujourd'hui, notre PsyEN est sur 4 établissements. Aujourd'hui, des troupeaux d'élèves qui ont autour de 5 de moyenne en français et maths veulent aller en seconde générale, alors qu'ils n'ont même pas le niveau de fin de 5e et aucun goût de l'effort. Et ça tombe bien: les filières professionnelles ont si peu de places à offrir que de toute façon, ils n'obtiennent pas d'affectation autre qu'en seconde générale (qui devient une classe poubelle, un quai de triage, que sais-je, mais tout sauf un endroit où se trouvent uniquement ceux qui devraient y être). De plus en plus de familles ne veulent pas prendre en compte ce que nous leur disons, et début septembre, nous avions, sur une cohorte de 110 élèves de 3e environ, encore 16 élèves non affectés. Par défaut, s'ils ont moins de 16 ans, ils redoublent. Vous vous doutez bien de l'intérêt d'un redoublement dans ces conditions...
Les raisons de cette sourde oreille des parents ? Elles sont variées: le fameux mythe du "il/elle va se réveiller, là, c'est du concret, du sérieux, il/elle va bosser au lycée...", le refus de certaines familles de laisser leur enfant sortir du quartier où elles résident (je parle bien de quartier, pas de ville. Et aussi dingue que ça paraisse, ce profil de parent augmente. Et c'est encore plus marqué pour les jeunes filles que pour les garçons, malheureusement...), le manque de réalisme des élèves qui s'imaginent futur footballeur ou mannequin ou streameur pro, le refus d'aller dans des filières qui ne correspondent pas à leurs ambitions à côté de la plaque (comment dire... vouloir être véto quand on n'a pas la moyenne en disciplines scientifiques au collège et qu'on ne fait rien... lolilol), et tout ça, soutenu de plus en plus par une défiance / un mépris des enseignants, dont l'expérience et le professionnalisme sont de plus en plus ignorés.
Pour résumer: la destruction du service d'orientation, l'appauvrissement de l'offre de formation par manque d'investissement de l'état, l'évolution de la société qui valorise la glandouille et tape sur les profs, c'est tout ça qui à mon sens dézingue le parcours d'orientation dès le plus jeune âge.
Et Parcoursup, doublé de la merdique réforme du lycée Blanquer, a parachevé la débâcle, en créant des parcours de formation morcelés, et extrêmement stressants pour les élèves avec le contrôle continu qui transforme chaque cours non en possibilité d'apprendre, mais en examen permanent avec un rythme délirant tant humainement que pédagogiquement.
J'insiste, il n'y avait pas de tri dans APB, sauf dans les très rares filières sélectives de l'université. Par contre, oui, l'absence de transparence locale est un énorme problème.
Sur ce point, je ne sais pas comment les boursiers étaient traités dans APB. Le ratio imposé par le rectorat est une très bonne chose. Sinon, oui, tout mécanisme de sélection amplifie les inégalités, mais dans l'autre sens, sans d'énormes moyens, ça amplifie l'échec.
Oui, on est super nul.
Oui, sur la licence ça ne semble pas avoir d'effet global. Ça marche bien sur le passage de L1 vers L2, par exemple. Il y a malheureusement l'effet covid qui vient aussi fortement perturber tout.
Je te mets juste un cœur, mais ça en mérite plus. Je suis complètement d'accord avec tout ce que tu décris, mais vu du côté fac. Le bordel est multifactoriel, mais on a vraiment l'impression que notre déclassement en tant que profs et le sur-intérêt pour des « métiers » qui ne comptent que quelques élus sont au cœur du problème. Bref, on n'a pas le cul sorti des ronces.
D'ailleurs, je viens de regarder la table ronde qui a eu lieu à l'AN cette semaine. On a donc quelques chercheurs (Ramus, Charbonnier...) qui sont en gros sur cette position : c'est multifactoriel, on ne fera jamais que de la merde (et probablement empirer le système) chaque fois qu'on traite un cause possible de façon isolée mais il est possible d'agir sur des ensemble, on a des tas de travaux scientifiques qui vont dans ce sens / le démontrent. Et de l'autre des interventions de député, un par groupe, qui ont tous/chacun trouvé la cause du problème (en l'occurrence, le problème étudié par l'AN n'est pas le bien-être des jeunes mais les mauvais scores PISA qui inquiètent beaucoup les députés... mais ça déborde forcément sur l'ensemble du problème vu qu'il y a là des gens qui maîtrisent un peu le dossier) : manque de sport, pas assez d'heures, pas assez de discipline, les émigrés, les écrans...
ça donne aussi cette foutue impression que les ronces ont de l'avenir...
Je pense que PISA est un "faux problème" : ça dépend de :
ce qu'il mesure ?
par rapport à quoi ?
par rapport à qui ?
pourquoi ?
Et surtout, au delà du classement (on reste dans une logique compétitive), quelles analyses en fait-on ?
Si c'est pour dire, avant les élèves étaient meilleurs et donc il faut revenir aux anciennes recettes, c'est peine perdue : les élèves d'aujourd'hui n'écriront pas / plus comme ceux d'avant guerre, ne connaîtront plus leur tables par coeur comme avant ...
La Corée caracole en tête et je ne souhaite pour rien au monde pour nos élèves un système à la Coréenne. Par contre, si PISA permet de s'attaquer aux pbs de fond, par exemple celui des inégalités sociales / scolaires, alors ok.
Parce que nos prepas et nos lycées "privilégiés" continuent de briller. Par contre, quid des autres ? Et on en revient au fil de ce sujet : les revendications de nos lycéens :
des profs / personnels
des classes à effectifs raisonnables
des EDT qui permettent de travailler/ingurgiter/ s'approprier les savoirs
Puisque tu ne lis même pas les réponses à tes interventions de qualité et te contentes de débiter les mêmes éléments de langage comme la poésie d’un Cours Moyen, je dois me contenter de te recoller le même lien
Personnellement, je pense que PISA est une très bonne chose et c'est toujours bien d'avoir des données. Le problème est l'analyse qui en est faite et comment on s'en sert. Cela peut permettre par exemple d'évaluer des difficultés d'élèves et les inégalités. Ce qui est intéressant, ce n'est pas de se comparer aux autres, mais de mieux comprendre où on en est.
Sinon, je dois avouer que je garde un très mauvaus souvenir du conseiller d'orientation que j'ai pu voir (il y a plus de 30 ans). c'était au collègue (pas vu l'ombre d'un CO au Lycée). Il a à peu près dit que de la merde (avec option biais de classe et de genre). j'espère que ceux qui font ça maintenant sont mieux formés. Au delà de ça, je ne vois pas comment on peut se projeter dans un parcours professionnel à 14 ans ou 17 ans, sauf pour les quelques un·e·s qui ont une vocation. Je vois à vrai dire bien plus d'intéret à laisser les gens tester, expérimenter, changer, faire birfurquer leur parcours pendant qu'ils murissent leur envie, leur projet, que de penser qu'avec le système rigide que l'on a, quelqu'un puisse savoir ce qui est bien pour un elève.
La repirse d'étude est aussi ultra faiblarde en France. Dans mes années de prof de fac, j'ai vu tellement peu de gens en reprise d'études... alors qu'au Canada, c'était quelque chose de normal pour quel'un qui voulait apprendre un nouveau métier. C'est aussi là dessus que l'on devrait mettre des moyens (et ça répondrait à l'enjeu de l'évolution sociétale où les métiers de demain ne sont peut etre pas ceux d'aujourd'hui).