6. Sanctuary
Intro
Après vous avoir présenté Ark Nova, je me devais de vous parler de sa « suite », Sanctuary. Toujours de Mathias Wigge, édité par Feuerland Spiele et localisé par SuperMeeple, le jeu souhaite nous proposer une expérience proche d’Ark Nova, mais en plus simple et en plus condensé, voyons ce qu’il en est.
Matériel
Un peu comme pour Ark Nova, j’ai été impressionné en ouvrant la boîte au vu de la quantité de matériel. Les plateaux joueurs sont ici en carton assez épais et les cartes sont remplacées par une série de plus de cent tuiles de belle taille. Ajoutez à cela les nombreux tokens et une boîte pour contenir l’ensemble des tuiles, on est pas volés avec ce matériel pour un jeu à 40€.
Règles
Les règles sont en effet bien plus courtes que celles de son grand frère, et leur lecture m’a été grandement facilitée par la connaissance de celui-ci. Malgré tout pour ma première partie, j’ai dû de nombreuses fois revenir dans le glossaire pour vérifier certains effets. Je pense que c’est dû au fait que les effets sont explicités sur les cartes d’Ark Nova alors que ce n’est pas possible de les expliciter sur les tuiles de Sanctuary.
Principes du jeu
Vous devez à nouveau construire un zoo, mais ici plus question d’association, mécènes ni même d’enclos, vous allez simplement réaliser un projet ou placer un animal dans votre zoo. Le système d’action et de puissance de celle-ci est conservé, la puissance d’une action permettant de placer une tuile requérant ce niveau d’action. Ici vous avez quatre actions différentes, une action Projet, vous permettant de placer des projets de conservation dans votre zoo (octroyant certains bonus pour vos cartes futures) et trois actions Animaux, respectivement pour placer des animaux "forêt, « eau » ou « rocher ».
Mais voici comment se déroule un tour de jeu :
- Vous commencez en piochant une tuile dans la rivière de 6 tuiles, les tuiles dont vous avez accès dépendant du niveau de puissance de votre action projet.
- Vous jouez ensuite une des quatre actions disponibles. Il faut savoir qu’au lieu de placer une carte dans votre zoo, vous pouvez piocher des tuiles du paquet ou de la rivière en fonction de l’action choisie.
- Les actions suivantes que vous pouvez réaliser sont facultatives : placer un bâtiment si ses conditions de pose sont respectées (par exemple une adjacence à un certain type de tuiles), le soutien à un projet de conservation (j’y viens ensuite) et l’amélioration d’une de vos actions si vous remplissez certaines conditions.
- Pour terminer, vous complétez la rivière et c’est au tour du joueur suivant.
Une action améliorée vous permet d’augmenter la puissance de celle-ci de 1 de manière constante et pour les animaux vous permet de placer deux animaux du type de l’action. Concernant les projets de conservation, il en existe 10 (pour les cinq continents et cinq types d’animaux) et vous en piochez cinq au hasard en début de partie. Vous pouvez les soutenir quand vous avez dans votre zoo 2, 3, 4 ou 5 symboles du type requis.
La partie se termine dans trois cas, soit lorsqu’un joueur a rempli tout son zoo, soit lorsqu’un joueur a accompli quatre projets de conservation ou lorsque la pioche de tuiles est vide.
La Partie
Pour la première fois depuis mon challenge, j’ai joué cette partie en solo. Ce n’était pas prévu mais la journée a été trop longue pour ma compagne. C’est là que je vois le bénéfice de ce challenge car en d’autres temps je n’aurais pas installé le jeu et bien m’en a pris. Le mode solo n’ajoute rien aux règles précitées hormis une carte aléatoire de la rivière défaussée en fin de tour. Pour l’emporter, il faut atteindre lune des conditions de fin de partie en moins de 18 tours.
A la lecture des règles, une partie course aux objectifs (projets de conservation) m’est apparue évidente. J’imagine donc qu’avec un(e) adversaire, l’obtention des tuiles voulues de la rivière doit être difficile. Mais en solo c’est une tuile aléatoire qui la quitte j’ai pu donc pratiquement à chaque fois obtenir les tuiles que je désirais et me rapprocher aisément des projets de conservation. Pour cette raison, j’ai trouvé ma partie assez facile.
Ceci dit, j’ai beaucoup apprécié le mécanisme d’action améliorée (une flèche indique la valeur supérieure sur votre plateau) et c’est toujours aussi plaisant de placer certains animaux dans votre zoo. Ils ont aussi ajouté un système de couples d’animaux qui vous rapporte un jeton de conservation s’ils ont adjacents dans votre zoo. J’ai apprécié ma partie et contrairement à ce que j’ai pu lire, j’ai en effet eu l’impression de me retrouver face à un Ark Nova plus simple et plus rapide. Malgré tout, certaines sensations sont toujours bien présentes et ce jeu me semble plaisant (mais à plusieurs vous l’avez compris).
J’ai donc atteint l’objectifs des quatre projets de conservation à mon 14e tour, soit quatre tours en avance pour une première partie. J’ai malgré tout effectué le décompte des points et je l’ai trouvé plus laborieux que sur Ark Nova où les points sont comptabilisés au fur et à mesure alors qu’ici vous effectuez uniquement un décompte final.
Mon avis
J’ai donc bien apprécié ma première partie et j’ai hâte de tester le jeu avec ma compagne, je vous ferai un mini-retour quand ce sera le cas. Je pense vraiment qu’il y a de la place pour les deux jeux dans une ludothèque, sachant que Sanctuary devrait pouvoir se jouer sans problème à trois ou quatre, alors que je trouve son ancêtre trop long dans cette configuration.
Parmi les points négatifs, outre le décompte un poil long j’ai été déçu de voir que les cinq plateaux joueurs soient tous identiques et qu’il soit conseillé que les joueurs utilisent tous la même face (1 ou 2). J’aurais aimé des plateaux asymétriques qui peuvent parfois orienter une stratégie un peu différemment.
Je vous dis à demain pour le jeu suivant ! ![]()





