Politique [sujet non modéré, Cwowd et ses modérateurs ne sauraient être tenus pour responsables de ce qui s'écrit ici]

Merci pour la précision. Je me demandais si cela incluait ou non les victimes du terrorisme.

Je sais étonné. pour moi, la rupture de série en 2016 est justement pour dissocier le terrorisme du reste.
Donc je pense que 2015 inclue le 7 janvier et le 13 novembre. Mais que 2016 n’inclue pas Nice

Pour moi, la tendance n’est pas bonne, mais on reste toujours sur le plateau autour de 1000 morts/an

Oui 1000 morts par an…sur 60 millions, voir 70 millions.
Comme disent certains il faut s’attaquer au monde que va vivre notre fille… bah c’est pas sur les homicides qu’il faut mettre de l’argent…
En 2021, 162 500 personnes sont décédées d’un cancer en France
40 000 personnes décèdent chaque année de la pollution de l’air.

Voilà typiquement : si on réagit à ce que l’on a devant son nez (dont les ecrans) et ses peurs: on gère en priorité les homicides. Si on gère en prenant un peu de recul, les priorités pour sauver le plus de monde ne sont pas les mêmes.

Édit : donc même si regain de violence en France, ce n’est pas ce qui tue en premier.
Et je suis sur que si on regionalise les chiffres, on va trouver que ce sont les zones urbaines et en particulier les zones les plus démunies (catégorie sociale les plus faibles) qui cumulent le tout : fort taux de homicides et plus de mort par pollution de l’air et cancer.

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M’en veux pas de penser que c’est beaucoup trop pour un pays dit « civilisé »

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Ce sont des pays « civilisés » qui ont été à l’oeuvre dans la colonisation, le colonialisme, les génocides, les 2 guerres mondiales…
Désolé, c’était trop tentant :sweat_smile:

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Tu auras noté les guillemets. Pour autant, je ne vois pas une nation dans le monde, ou tout autre forme d’organisation humaine, qui peut se targuer d’avoir une histoire dépourvue de tout accroc.

J’aime l’histoire, je suis conscient de toutes les choses bien dégueulasses qui ont émaillé son cour, et je ne me sens absolument pas coupable des erreurs du passé. Et puisque l’on parle de l’avenir de nos enfants, c’est bien la situation d’aujourd’hui et les prospectives futures qui m’intéressent sur le sujet… bien plus que ce qui est passé et qu’on ne modifiera pas.

Mais tu es en droit de continuer à te repentir pour des choses que ru n’as pas commises. C’est très tendance…

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On ne s’est pas du tout compris​:thinking:
Où est-il question de repentance dans mon propos ? Je suis historien de formation alors la repentance :cold_face:
Je réagis juste à l’association :
Trop de mort = pour un pays dit civilisé.
Me paraît être un sacré raccourci. Et faudrait définir ce qu’est un pays « civilisé ». Expression qui sous-entend d’ailleurs que certains ne le sont pas. Mais je te rejoins sur une chose : c’est trop et on ne peut s’en satisfaire.

Autre point (plus général) : sur le passé. Vaut mieux pas lui tourner le dos. Il donne le mortier du présent et alimente bien souvent les rancoeurs sur lesquelles naîtront les conflits du futur.

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Au temps pour moi alors. J’ai mal interprété tes propos, et je m’en excuse.

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Oui cest trop.
Mais d’un point de vue efficacité à sauver des vies, ce n’est sûrement pas une priorité que ça augmente de 10% ou 100%…

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Après il y a les chiffres et le"sentiment de sécurité". On a tendance à s’en moquer comme si cela ne comptait pour rien. Mais en fait cela induit de l’anxiété, pousse à vouloir trouver des réponses parfois simpliste à un problème juste mal posé. Je trouverais ça intéressant de savoir comment évolue le sentiment de sécurité. Mais j’ai l’impression que c’est surtout ça qui a changé. Je suis impressionné par le nombre de gens qui me disent avoir peur.

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Ah mais ça je l’entends. Mais que les gens raisonnent par ce sentiment en préfèrent avoir toujours plus de répressif pour avoir un sentiment de sécurité alors qu’en fait ils respirent ce qui va les tuer sans les faire sourciller, ça je comprends pas.

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Parce que mourir d’un cancer est perçu comme une fatalité à laquelle il est impossible d’échapper contrairement à un homicide dont les circonstances mettent souvent en lumière des éléments qui auraient pu permettre d’éviter le drame.

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Pour le coup, y a un paquet de cancers qui sont exactement dans cette situation. Mais oui, c’est plus vicieux, plus insidieux.

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C’est en effet le problème quand on te dit que le cancer en somme c’est pas de bol, que la paupérisation ça touche des personnes défavorisées (sous entendue défavorisés par la fortune, par Le manque de chance) ou pas assez méritantes (pas assez travaillées à l’école alors que les enfants de Bernard arnault ont travaillé dur pour obtenir un stage rémunéré a 3 smic dans l’entreprise de papa)

Bref tout ça on te dit que c’est pas de chance ou c’est de la faute de l’individu (il mange pas sainement normal qu’il ait un cancer)

Mais tout cela est bien plus structurel que résultant de choix personnels (n’en deplaise aux liberaux)

Le jour où on nommera le pauvre avec le terme « exploité » plutôt qu’avec celui de « défavorisé » ou le malade par le terme « empoisonné », le regard changera certainement. Au lieu de prier pour pas devenir pauvre ou malade, on ira demander des comptes aux responsables … avec des fourches parce que quand ton enfant devient malade ou condamné à la régression sociale à cause de choix sociaux et économiques, bah ça enclenche certaines émotions qui poussent à l’action.

Un peu comme lorsque l’on t’explique à la télé que ton enfant pourrait se faire tuer par un criminel alors que globalement il a statistiquement aucune chance de se faire fusiller par les narcotraficants avant de chopper un cancer poussé par les alcooliers et lobbys de la malbouffe.

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Sauf que les malades du cancer n’ont pas tous été « empoisonnés » comme tu le dis ; certains sont développés en dehors de tout facteur de risque.

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A noter aussi que si les homicides restent plus ou moins stable, ce n’est pas le cas des tentatives d’homicide. Je n’ai pas pu trouver de données avant 2016, mais elles font ×2.

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Les exceptions ne font pas une régle. Que certains patients soient atteints d’un cancer sans facteur de risque n’invalide pas la cause principale de nombreux cancers qui découlerait, comme le dit @shix, d’un « empoisonnement ».

A moins que tu puisses affirmer que les facteurs de risques sont négligeables dans l’apparition d’un cancer.

De plus, ne pas avoir de facteur de risque ne signifie pas que tu n’as pas été « empoisonné ».
Cela signifie que tu n’avais pas de facteur de risque connu ou identifié, peut être dû fait de l’état des connaissances scientifiques actuelles.

En effet, cela peut être dû à un manque de connaissance des effets d’une exposition croisée à différents produits.
Or ce champ spécifique est peu étudié outre qu’il est difficile de mesurer ces impacts.

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Cela n’enlève rien au fait que la maladie est perçue comme un fatalité, contrairement à un homicide, et donc que l’opinion publique pense que l’on peut agir sur l’un plus facilement que sur l’autre.

Je te rassure, dans un monde idéal, personne ne mourrait que ce soit par la maladie ou par le fait d’un autre être humain.

Ce qui est particulièrement faux, c’est juste que le narratif n’est pas dans l’ère du temps. Car éliminer un facteur environnemental, tu sauves des centaines de personnes par an très facilement. Cf les interditions de certains insecticides (DDT, organophosphorés…)

Il y a de nombreux exemples où la suppression d’un facteur environnemental a drastiquement fait chuter les cas de cancers associés. Mais ça demande une réelle volonté et surtout le fait de suivre le consensus scientifique.

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La difference (de mon point de vue), c’est qu’au niveau personnel tu ne peux pas dire que c’est de la faute de « mettre ici la cause ».
Tu peux affirmer au niveau d’une population que cette cause est responsable de x morts mais pas au niveau individuel.
Ça change beaucoup je pense en terme de ressenti personnel.

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