Argyropée - Ren-fan urbaine

Je viens de recevoir l’épreuve du supplément numéro 8, intitulé « Rats des villes », qui sera la figure de proue du prochain financement participatif d’Argyropée, en début d’année prochaine si tout va bien.

Un gros pavé de 216 pages, en noir et blanc, comprenant de nombreuses petites aventures d’exploration urbaine et de cartographie au sein d’un institut de topographie des plus vivants. Ce supplément sera accompagné de diverses choses, dont les cartes grand format en couleur de la cité. De ceci, je vous en causerai une prochaine fois.

Les prochaines semaines seront dédiés à la relecture finale de l’épreuve, pour en corriger les dernières typos, fautes et maladresses. Je vous dis à bientôt pour plus de nouvelles.

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C’est officiel sur la page de Game on Tabletop, le prochain financement participatif pour Argyropée aura lieu du 24 février 2026 (10h00) au 15 mars 2026 (22h00).

Au programme, deux nouveaux suppléments d’aventure ayant pour thèmes principaux l’exploration urbaine (pour Rats des villes) et l’horreur souterraine (pour Loin de toute lumière). Le supplément Rats des villes, bien plus gros que tout ce qui a déjà été publié, sera accompagné des cartes grand format et en couleur de la cité, ainsi que d’une autre petite chose que je garde secrète pour le moment.

Je lèverai le voile du mystère sur l’illustrateur (ou illustratrice) des cartes, sur le contenu exact des suppléments et sur ce qui les accompagnera au fur et à mesure que l’on se rapprochera de la date de lancement. D’ici là, n’hésitez pas à vous pré-inscrire sur la page de Game on Tabletop pour ne pas rater le début de la campagne : Argyropée - cartographes (Frédéric Marin) • Game On Table Top

Ah là là, mais comment je vais faire pour rattraper mon retard, vu que je n’ai joué qu’à Premiers pas et Anarchitectures ! :grin:

J’en profite pour annoncer que je vais endosser le rôle de conteur pour ce dernier scénario, après l’avoir vécu en tant que joueur en ligne cet été.

L’alignement des planètes est en effet favorable, j’ai pu bloquer deux soirées avec mes joueurs (ils seront 3). Je ferai un compte rendu ici sans trop dévoiler l’intrigue, et sans doute quelque chose de plus détaillé dans le discord.

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Trois ouvriers, après avoir pris connaissance de la tenue d’une réception pour les fiançailles du fils de l’architecte qu’ils jugent responsable de leurs déboires actuels, ont décidé sur un coup de tête de se rendre sur place. Sans but précis, mais avec la volonté de rendre la monnaie de sa pièce au notable. Ils verront bien sur place si une opportunité se présente !

La meneuse du groupe est une jeune apprentie forgeronne aux formes généreuses. Son regard sévère défie qui conque de toute tentative déplacée à son endroit. Elle est accompagnée d’un blondinet qui accorde beaucoup d’importance à son apparence altière, même s’il n’est qu’un simple apprenti ouvrier. Le dernier larron est un apprenti livreur qui ne dévie jamais de sa route, écartant manu militari tout distrait qui se mettrait en travers de son chemin. Son imposante stature explique qu’on ne lui tienne pas rigueur de sa manière particulière d’exercer le métier.

(en résumé on a Fiona de Shreck, Legolas du SdA, et Obélix :sweat_smile: )

Le trio a réussi à pénétrer dans l’enceinte de la résidence, par un moyen qu’évidemment nous ne dévoilerons pas ici. Subjugués par l’opulence des mets, les deux messieurs ont été sur le point de révéler leur statut de roturier en se jetant sur les plats pour baffrer comme des sagouins, arrêtés juste à temps par notre apprentie forgeronne qui s’est souvenue qu’il fallait utiliser les cure-dents pour piquer les petits-fours !

Après avoir observé, vadrouillé, et engagé quelque peu la conversation, ils ont décelé de quoi mettre un peu de piment dans la réception !

A présent, ils viennent tout juste de mettre la main sur un objet d’étrange facture, qui a éveillé leur curiosité.

Et c’est là que j’ai choisi de mettre fin à la première séance. Ça me semblait un moment propice pour que les joueurs conservent un bon niveau d’intérêt et aient hâte de connaître la suite.

J’ai imprimé les illustrations du fascicule, et ça renforce vraiment l’immersion en les distillant au fur et à mesure. Ils prenaient le temps de bien les observer, même s’il n’y a aucun indice dessus.

Suite et fin au prochain - et dernier - épisode…

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Comme prévu la deuxième partie a été plus mouvementée, avec une cascade d’événements qui se précipitent! Chaque personnage a eu son utilité, son petit moment de gloire à lui.

Pour la toute fin, je crois que j’ai bien fait d’opter pour le système de « prise à partie individuel » des joueurs, que j’avais expérimenté en jouant en ligne, car ils avaient tous bien foiré leur jet final (2 personnages sur 3 étaient en état « stressé »), que j’ai quand même fait faire pour la forme. Ilsl avaient pourtant presque fait un sans faute pour réussir exactement à annuler l’énorme malus (il me semble qu’ils ne pouvaient pas dépenser d’éventuels points de panache restant pour ce test en particulier). Donc j’ai préféré jouer la clémence. En plus ça a vraiment donné du piment, chacun ne sachant pas ce qui s’était passé avec les autres joueurs lors des tête à tête.

Bon à un moment de la partie j’ai dû trouver le moyen de les aiguiller vers un endroit important qu’ils avaient délaissé (l’un d’eux, avec empathie animale et le sort de vision, avait observé les lieux à travers un regard félin, sans rien remarquer d’intéressant). Car malgré leurs efforts ils ne trouvaient pas du tout l’utilité de « l’objet d’étrange facture » cité plus dans le petit résumé de la première partie! Sans ce petit coup de pouce, je pense que la fin aurait été moins triomphale pour eux (là j’ai considéré que c’était une réussite critique).

Tout le monde a bien apprécié, le joueur qui avait déjà joué à Premier pas, et deux autres (un joueur et une joueuse) qui avaient déjà testé les JDR mais il y a fort longtemps. Ces deux-là ont chacun noté le côté pratique des mécaniques de jeu, ainsi que l’originalité du scénario. Ils avait gardé en tête des souvenirs JDR orientés combats, et ont aussi apprécié que ce ne soit pas du tout axé là-dessous, mais plutôt sur les actions à entreprendre. Je leur avait bien dit ça en amont pourtant, mais ils pensaient quand même qu’il y aurait du combat, c’était trop ancré en eux je pense! Du coup ils ont été agréablement surpris de pouvoir se bagarrer et assommer, sans avoir à foncer dans le tas l’arme au poing.

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Merci beaucoup pour ton résumé, ça fait plaisir à voir et à lire ! Je suis très heureux que tes joueurs se soient amusés. Tu as bien fait d’adapter l’aventure à leurs actions, c’est la meilleure façon de maximiser le plaisir.

En effet, le JDR ce n’est pas que de la baston, comme D&D et consorts aiment le faire. Des actes en finesse, rocambolesques ou stupidement rigolos amènent eux-aussi leurs lots de moments inoubliables :slight_smile:

Je me suis efforcé de faire un résumé qui parle à ceux qui connaissent déjà le scénario, tout en ne dévoilant pas les éléments de ce dernier aux autres. Ce n’est pas si évident.
Je ne pense pas que ce soit forcément utile d’en ajouter sur le discord, juste pour préciser le détail de leurs actions. Mais effectivement il y a eu des moments de tension dans l’action, quelques « hauts faits » et aussi des passages plus comiques!

Maintenant, je vais proposer aux choix l’un des 2 scénario de découverte sur un forum. J’ai déjà « mené » des parties de la sorte, mais sur la base de livres dont vous êtes le héros. Ce sera donc un peu différent mais ça devrait fonctionner.

Ça me permettra aussi d’avoir le temps de bien compulser les règles, puisque le rythme sera particulier sur forum, et de bien les maîtriser pour pouvoir ensuite, pourquoi pas, exercer en tant que conteur dans le discord.

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Pas de souci, ça se comprend tout à fait. En tout cas merci à toi d’avoir fait jouer Anarchitectures ! Bon courage pour les autres masterisations :slight_smile:

Nous sommes à 100 jours du prochain financement participatif :slightly_smiling_face:
Il y a 91 personnes préinscrites à ce jour, ce qui me fait déjà fort plaisir.

En ce début d’année, j’ai demandé à ma communauté Discord de me poser des questions sur Argyropée – ainsi que sur d’autres sujets liés – afin de créer une Foire aux Questions (FAQ). Voici donc à quoi les réponses fournies, qui vous permettront d’en apprendre un peu plus sur cette gamme ou son créateur. Bonne lecture, en attendant des nouvelles sur le prochain financement participatif d’Argyropée (https://www.gameontabletop.com/cf5601/a … aphes.html).

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(@tholdur) Comment avoir réussi à créer autant de personnages de façon aussi réaliste et détaillée, pour lesquels on ressent une vraie personnalité ? S’il existe une sorte de logigramme synthétique, je me demande à quoi il peut bien ressembler.

Je n’ai pas de recette prédéfinie. Pour l’univers, c’est la logique qui intervient : s’il y a une cité, il doit y avoir un dirigeant, un organisme de loi, des mafieux, des corporations, etc. Pour donner vie à tout ça, il faut des personnages avec qui les joueurs vont pouvoir interagir et il faut que ces derniers soient intéressants. S’ils sont interchangeables, s’ils n’ont pas des objectifs propres à leur fonction, ils n’ont pas lieu d’être. C’est ce qui me guide. Ensuite, je m’arrange pour éviter le manichéisme, en essayant toujours de diluer du blanc dans du noir et du noir dans du blanc.

(@pitche) Sachant bien que rédiger un JDR (univers) ou des scénarios, n’est pas rédiger un roman/nouvelle, est-ce que cela te tenterait ou t’a effleuré l’esprit ?

Aux alentours de mes douze ans, jusqu’à mes quinze, j’ai rédigé un roman de fantasy, sur mon vieil ordinateur. Rien de bien fou car très inspiré de mes lectures et visionnages de l’époque (« Roue du temps », « Belgariade », « Lodoss », « Escaflowne »…). J’ai ensuite écrit des nouvelles à différentes époques sur différents sujets, mais je pense que mon style est trop proustien, trop ampoulé. Mes amis se moquent gentiment de mes phrases trop longues. Je ne pense pas avoir le talent pour écrire des romans publiables. Et puis, aujourd’hui, je n’ai plus le temps de le faire, à moins de mettre en suspens « Argyropée », ce que je ne souhaite pas faire.

(@pitche) D’où vient l’étymologie (ou création) du mot «Argyropée » ?

Ah ah, tout ceci est expliqué dans le livre de base « Univers & Secrets » ! Disons toutefois qu’il y a une explication accessible à tous et une autre, supplémentaire, que seules les personnes qui ont lu les secrets du jeu peuvent connaître.

(@Kharakhol) As-tu prévu de te lancer dans d’autres gammes/univers ?

Hé hé hé, la question qui vaut un million. Mon pas de côté pour publier « Speedrun RPG » en 2023 a été rendu possible par le fait que c’était un petit livret, facile à écrire et à produire. Depuis, je n’ai plus fait d’infidélité à « Argyropée ». Néanmoins, il se pourrait bien que je donne naissance à une nouvelle gamme en 2027, totalement différente de ce que j’ai déjà pu produire, mais pour l’heure le projet n’est pas finalisé. Je continue de me concentrer sur « Argyropée », car j’ai encore bien des histoires à conter.

(@Kharakhol) Prévois-tu de te lancer dans l’édition de jeux dont tu n’es pas l’auteur ?

Oulà, non, pas du tout. J’ai déjà un travail qui me prend un temps fou, une vie de famille chargée et mes propres projets. Je préfère laisser le travail d’édition à d’autres, plus professionnels et plus compétents que moi.

(@Kharakhol) Aimerais-tu qu’un dessin animé, un film ou une BD soit créé à partir de l’univers d’« Argyropée » ?

Oui, fondamentalement, oui, mais à quel prix ? Voir son œuvre adaptée sur d’autres supports, par d’autres, c’est le risque de la voir dénaturée pour des raisons marketing, politiques ou idéologiques. C’est précisément pour cette raison que j’ai décidé d’auto-éditer « Argyropée », afin de ne pas subir ce genre de pression. Alors, si l’on me proposait un projet cross-média, je serais tout à fait ouvert, mais j’y mettrais des garde-fous et tenterais de veiller à ce qu’« Argyropée » reste « Argyropée ».

(@Arthémis) D’où viennent / quelles sont tes inspirations majeures ?

Dur à dire. « Argyropée », tout comme ma culture personnelle, est la somme de milliers d’influences dont je n’ai pas forcément conscience. La fantasy (en livres) en est sans doute le pilier principal, autour duquel s’enroulent comme la vigne les animés japonais, la litterature classique, les romans de piraterie, la poésie française et les musiques que j’écoute (chansons contestataires, métal folklorique, rap conscient…).

(@Arthémis) Quels sont tes scénarios préférés de la gamme et pourquoi ?

Tous, simplement. Étant en auto-édition et indépendant, je n’écris pas de scénario sur commande, donc je mûris chacun d’entre eux pour parler de choses qui m’importent ou pour fournir au public des aventures que je juge intéressantes. Chacun des scénarios publiés me plaît, pour des raisons différentes. La vraie question est : quel est votre scénario préféré et pourquoi ?

(@Isalia) Est-ce que tes idées se sont accumulées/développées à force de jouer/faire jouer, ou es-tu né avec un cerveau foisonnant qui ne s’arrête jamais ?

Un peu des deux, clairement. Je fais du JDR, du GN et des Murder Party depuis mes quinze ans et je lis depuis toujours. J’ai accumulé, comme beaucoup d’entre nous, une grande quantité de scènes, d’idées et d’embryons d’aventures au fond de mon crâne. Toutefois, j’ai aussi l’habitude de beaucoup rêver et de beaucoup réfléchir. Bien que de nature calme physiquement parlant, mon cerveau s’agite tout le temps. Ça doit aider j’imagine. Heureusement, j’arrive facilement à me focaliser et je ne perds donc pas de temps à m’éparpiller sur trop de projets.

(@ Mat ) Comment t’organises-tu pour écrire, mettre en page et tout le reste ? Tu as une plage horaire dédiée dans la semaine ou autre ?

Bien que je ne suive pas un calendrier strict, j’essaie de travailler sur « Argyropée » entre une et deux heures par jour, le midi pendant ma pause ou le soir une fois que les enfants sont couchés. Pour cela, je sacrifie pas mal d’activités annexes (sorties cinéma, soirées entre amis…), mais ça ne me dérange pas pour le moment. J’adore travailler sur « Argyropée ».

(@ Mat ) Combien de temps de JDR, puis d’écriture/édition as-tu passé sur « Argyropée » ?

Oulà, aucune idée. Des milliers d’heures, sans doute. Je fais jouer chaque scénario que je propose, ce qui ajoute encore plus de “travail”, mais bon, ce n’est que du plaisir. Je ne pense pas que l’on puisse poser un chiffre réaliste sur un tel projet.

(@Raïkoko) Dans le même esprit, combien de temps ça te prend par semaine ?

Comme dit dans une précédente réponse, entre 7 et 14 heures, donc on va dire 10 heures d’« Argyropée » par semaine en moyenne.

(@Raïkoko) Comment est-ce que l’on peut t’aider si on souhaite le faire (au-delà de la publicité et du bouche à oreille) ?

Le meilleur moyen est de parler du jeu. Poster des critiques sur différents sites spécialisés (le GRoG par exemple, mais aussi sur YouTube) et proposer des parties de démonstration aux amis ou en convention, voilà ce qui aide à faire vivre la gamme.

(@unsui) Prévois-tu des suppléments de règles et de contextes (autres nations, magie…) ?

Pas du tout. Je considère avoir publié tout ce qui était important pour « Argyropée » dans les deux livres de base. L’univers est cohérent et fouillé, les règles fonctionnent bien, je n’ai pas besoin d’artificiellement rallonger la sauce. Par contre, je publie gratuitement des Addenda (en PDF) pour ajouter ici et là quelques touches de couleur de plus. Des ajouts mineurs, jamais rien de bouleversant (ce qui indiquerait clairement que je n’avais pas bien pensé mon univers avant de le publier). Quant aux autres nations, villes, continents, etc., jamais. Le but d’« Argyropée » est de jouer dans les Sentiers d’Argent. Le Grand-Empire, le Vélanidias et tout le reste autour doit rester flou car les personnages joueurs n’y iront jamais. La cité d’Argyropée perdrait son charme et de ce qui fait qu’elle est unique.

(@unsui) Aimerais-tu pouvoir produire une édition couleur ?

Oui et non. Une réimpression des livres de base sur papier glacé, tout en couleur, avec reliure cousue, ce serait magnifique, mais je n’ai absolument pas l’argent pour. De plus, le noir et blanc, les pages un peu rêches, ça a un charme fou, presque suranné. Lorsque l’on crée une image en couleur, on fixe tout dans l’esprit de celui qui la regarde. Quand l’image est en noir et blanc, la couleur est dans la tête de la personne qui la regarde et là, l’imagination galope. C’est ce que je préfère.

(@ Dips ) Quelle est ton anecdote de JDR/ta partie de JDR la plus mémorable ?

Pfiouuuu… Après dix ans de jeu avec mes amis d’enfance, puis dix autre années avec des personnes variées, je n’ai plus des anecdotes, j’ai des recueils d’anecdotes, mais elles n’auront d’intérêt qu’au sein de ces groupes spécifiques. Ce que je garde en tête, surtout, ce sont les moments de joie, les fous-rires et les galères. Les rentrées à 6 heures du matin, la tronche de travers après avoir joué pendant douze heures, juste avant de reprendre le travail ou l’université à 7 heures, les extinctions de voix, les heures à discuter de mondes, de personnages et d’événements qui n’existaient que pour nous. Du bonheur à l’état pur. Les fins de campagne, également, sont mémorables.

(@ Dips ) A quel(s) JDR aurais-tu envie de faire jouer tes enfants ?

Je ne sais pas, cela dépendra de leurs envies et de leur personnalité. Quand ils auront l’âge, nous discuterons ensemble des mondes, des époques et des styles de jeu qu’ils souhaitent essayer. Je leur ferai sans doute découvrir « Donjons et Dragons » à un moment donné, mais pas forcément la dernière édition en date. En définitive, ça va dépendre d’eux. En aucun cas je ne débuterai par « Argyropée » ni ne les forcerai à y jouer. Le JDR de leur papa, roh, la honte !

(@ Dips ) T’es-tu inspiré de villes ou lieux que tu as visités pour créer la ville d’Argyropée ?

Pas consciemment non, mais je pense que Prague et Strasbourg font partie de mes inspirations (deux villes que j’ai longtemps et amoureusement fréquentées). J’ai bâti mon univers sur des mondes imaginaires, plutôt que sur des exemples réels.

(@ Isalia) Est-ce que le système d’« Argyropée » est inspiré du système de « 7e Mer » V1 ?

Je n’ai jamais lu, ni joué, à « 7e Mer ». Je serais curieux de voir ce qu’il en retourne.

(@Arthémis) Est-ce que tu peux nous révéler une chose d’« Argyropée » (écrite dans le livre ou les scénarios, quitte à mettre des bannières de spoiler) que tu es le seul à savoir jusqu’à présent ? Une référence cachée perso par exemple ou une inspiration de PNJ ou autre.

Mhhhh, alors, il faut savoir que dans le livre d’univers, il y a énormément de références cachées et qui me semblent être encore totalement passées inaperçues. Par exemple, Vidocq y est décrit, sous un autre nom. Victor Hugo est également très présent dans toute la gamme d’« Argyropée », en particulier dans les scénarios. Je suis pareillement curieux de ne jamais avoir eu de retour sur le titre de certains suppléments, comme « Anarchitectures », qui fait explicitement référence à un titre de Damien Saez.

(@ Mey ) Pour ma part, je serais curieuse de savoir à quel point les différents PNJ présentés dans le livre de base (qu’il s’agisse de notables de la ville ou de potentielles accroches scénaristiques) « prennent vie » dans ta tête. Restent-ils de simples combinaisons de nom, caractéristiques et une brève description, ou est-ce que certains sont en fait beaucoup plus développés dans ta tête que dans le lore « officiel » ?

Tous les personnages non-joueurs présentés dans les livres de la gamme ont une vie qui s’étend au-delà de ce qui est écrit, mais j’ai pris soin de donner autant de détails que possible pour que tout le monde puisse se les approprier. Ainsi, c’est au travers du jeu que le même personnage prendra des directions de vie différentes suivant telle ou telle tablée. Si, lorsqu’on écrit un personnage non-joueur, on se limite à son existence ici et maintenant, il perd en substance et en intérêt. On doit, autant que faire se peut, lui donner des buts ou un passé qui débordent du scénario en cours, pour l’ancrer tangiblement au monde.

(@ Mey ) As-tu un/des PNJ « chouchous » que tu aimerais un jour plus creuser/développer, ou sont-ils avant tout des manières de donner vie à la ville dans son ensemble ?

J’ai des personnages non-joueurs pour lesquels j’ai plus d’affection que d’autres, comme par exemple la Dynaste, à laquelle j’aspire à dédier un supplément d’aventure complet. D’autres personnages, comme les soldats de terne fortune (« Rêve de néant »), la fille Montefeltro (« Clair de lune ») ou le maître Beaumont et son ancienne comparse Aurielle (« Ceux qui n’oublient pas de rêver ») résonnent en moi, de par les thématiques qu’ils permettent d’explorer.

(@ Mat ) Sont-ils inspirés de personnes que tu connais ?

Certains oui. Pas ceux cités précédemment, mais d’autres sont clairement inspirés (mais jamais copiés) d’amis, de connaissances ou de membres de ma famille. J’ai même proposé à certaines personnes de la communauté d’« Argyropée » de créer leur propre personnage non-joueur afin de les inclure dans « Les Crépusculaires ». C’est une manière de leur rendre hommage. Par contre, les êtres détestables qui peuvent apparaître dans mes écrits ne sont pas inspirés de gens de ma connaissance.

(@Raïkoko) Comment est-ce que commence une idée de scénario ? Tu brodes à partir de quoi ? Une histoire ? Un ou des personnages ? Un thème ?

Ce n’est jamais pareil. Pour certains scénarios, c’est un thème que je veux explorer et j’imagine ensuite des situations, des personnages et des rebondissements autour. Dans d’autres cas, j’ai un (ou plusieurs) personnage en tête et je me demande comment le rendre intéressant à découvrir. Il est même des aventures qui ont été créées à partir d’une idée de péripétie que je trouvais vraiment chouette. Il n’y a pas de recette. C’est sans doute ce qui explique pourquoi je m’amuse autant à créer ces aventures.

(@Raïkoko) Est-ce que tu prévois du merch ? D’autres produits « Argyropée » ? (la question vaut aussi pour « Speedrun RPG » ou d’autres projets)

Vous allez voir que dans le prochain financement participatif, il y aura un tout petit goodies, mais uniquement parce qu’il sera nécessaire à l’aventure (et je ne parle pas des cartes en couleur). Par contre, non, je ne me mettrai pas à vendre des t-shirts, des mugs, des sets de dés ou des joints d’étanchéité pour conduits d’évacuation de climatiseur de morgue. La vie coûte déjà assez chère et ça n’aurait aucun intérêt pour « Argyropée ». C’est déjà bien assez difficile de faire vivre une gamme en marge des grandes boîtes d’édition, autant se concentrer sur l’essentiel : vous faire jouer de belles aventures.

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