Comme promis (?), voici mon débrief de notre 1ère partie de Dawnfall : Conquest of the 3rd Reich.
Avec mon comparse on a posé notre jeudi après-midi pour s’attaquer à la bête.
Mais le travail a commencé bien en amont évidemment : lecture des règles, visionnage des vidéos de « Jeux en bon québécois » (top) et bien sûr installation, que j’ai faite seul : il faut compter 1/4 d’heure par faction soit 1h environ 
Pour remettre dans le contexte je suis joueur depuis 30 ans environ, touche à tout (j’ai acheté Ambush! du même Butterfield en 92-93 je pense ; je faisais aussi du jeu de rôles et quelques jeux de plateau) et ces 20 dernières années je me suis orienté vers les eurogames velus. Je me suis remis aux wargames quand j’ai appris que mon pote était chaud pour tester ce pan des jeux de société (il est lui même plutôt eurogames). Depuis 1 ou 2 ans on joue donc à Combat Commander, Burning Banners, Conflict of Heroes Guadalcanal et Warfighter Pacific. Donc Dawnfall c’est un gros gap quand même.
Bref le grand jour arrive, et c’est parti pour le « petit » scénario, Overlord qui démarre au tour 5 (sur 8 en tout). Exit donc la partie « bataille navale » de l’Atlantique et de la Méditerranée, on rentre direct dans le Débarquement et les Russes sont déjà en train de rouler sur l’Allemagne.
Alors pourquoi j’ai parlé de notre parcours de joueur ? parce que ce Downfall à par certains aspects un côté Eurogame : ce n’est pas une simulation, il n’y a pas 1000 pions mais 300, l’aviation est gérée par les cartes « events » et est « invincible », on peut contrer une action de l’ennemi grâce à une carte « espionnage » par exemple, le supply n’est pas un problème en soi ; les pistes stratégiques (bataille de l’Atlantique ou de Malte etc) sont réglées à coup de dés ; les ordres sont tirés au hasard depuis un sac, donc on doit composer avec le tirage (mais il y des possibilités de le mitiger évidemment). Ce n’est pas du tout I go - You go, mais une piste d’initiative règle l’ordre du tour, les nouveaux évènements et la météo, et c’est brillant.
J’ai parlé de 4 factions : on joue les Alliés vs les Soviets, et on gère chacun la moitié de l’Armée allemande qui est opposée à l’adversaire : le Soviet joue aussi la Wermacht d’'Europe de l’Ouest, qui doit ralentir l’avancée des Alliés, er réciproquement. Le titre du jeu est clair, l’Allemagne va perdre, et sert juste à ralentir les 2 super-puissances. Ce jeu c’est en fait le début de la Guerre froide.
Et alors notre ressenti ? Et ben on a adoré. On n’a pas vu passer les 6h, et ce matin mon pote m’a écrit « J’ai envie de rejouer c’est grave ? ».
Je pense que le jeu ne s’adresse pas forcément aux hardcores wargamers, mais c’est une superbe proposition hybride qui permet de s’amuser.
C’est bien évidemment trop long (compter 2h / tour → 16h pour la campagne), c’est vraiment le seul point noir que je lui vois au bout d’une partie.
Prochaine découverte : Holland’44. On passe à l’opérationnel et on découvre le système Simonitch (qui a réalisé la carte de Downfall, la boucle est bouclée).