Journal de Bord (Science - Fiction) - Le Grimoire des Tables de Légende

Les Chroniques ne sont qu’un fragment d’une œuvre bien plus vaste : selon que vous préfériez le ton d’une chronique épique , d’un journal de bord personnel , d’un récit de reporter de guerre ou d’un véritable roman d’aventure , découvrez les autres facettes du Grimoire :

:rocket: CHRONIQUE SF : L’Espace, ce grand vide (surtout dans le réservoir)

Jeu : Black Hole (Alone Éditions) Auteur : Yossef Farhi / Ambiance : Survie, solitude et métal froid.

Bienvenue dans les bottes magnétiques de Van Orpheos 8, un explorateur dont la survie tient autant à sa gestion maniaque du carburant qu’à l’étanchéité toute relative de son scaphandre. Votre mission ? Traverser un enfer logistique au cours de 4 voyages périlleux pour valider vos objectifs, tout en priant pour que votre réserve d’oxygène ne rende pas l’âme avant vous.

C’est un défi de survie pur et dur, transfiguré par la plume de Yossef : une écriture élégante et immersive qui parvient à donner une âme vibrante à la solitude glaciale du vide spatial.


:satellite_antenna: RUBRIQUE : Journal de bord

Journal du Capitaine, Date Stellaire 0.2 Localisation : En approche de la planète Avih, secteur Kyrum.

:hammer_and_wrench: État des systèmes

  • Vaisseau : USS BH1.
  • Carburant : 60% (Consommation accrue par la poussée initiale).
  • Intégrité de la coque : 100% (La peinture est encore fraîche sur les flancs).
  • Énergie : Stable, distribution prioritaire aux capteurs longue portée.
  • Équipement : Jumelles ultra-puissantes (portée 10 km) et scaphandre autonome opérationnels.

:studio_microphone: Dialogue de pré-vol : L’USS BH1 chauffe la gomme

Lieu : Hangar de lancement 04. Protagonistes : Van Orpheos 8 & L’Ordinateur de Bord.

— Van Orpheos 8 : « Bon, tu es prêt à griller tes circuits ou on attend que la peinture sèche encore un peu ? »

— Ordinateur : « La peinture est sèche à 98 %, Capitaine. Les 2 % restants correspondent à votre optimisme, qui semble s’évaporer à vue d’œil. »

— Van Orpheos 8 : « Très drôle. Envoie la sauce, direction le système Kyrum. On a quatre grandes étapes prévues pour cette expédition, autant ne pas rater la première. »

— Ordinateur : « Calcul de la trajectoire vers la première mission, engagé. Probabilité de retour : [Erreur système]. Amusez-vous bien. »


:memo: Rapport de mission : Premier contact - Voyage 1/4 (et premier stress)

L’USS BH1 vient de s’extraire de son hangar de construction. C’est une étrange sensation que de piloter un engin dont l’odeur de neuf n’a pas encore été remplacée par celle de l’ozone et de l’air recyclé (et rerecyclé). J’ai dicté à l’ordinateur de bord — dont la voix synthétique semble déjà s’amuser de mon manque de pragmatisme — les trois protocoles prioritaires :

  1. Préservation structurelle : Ramener la coque sans une éraflure.
  2. Analyse scientifique : Étudier trois cartes de données prioritaires.
  3. Logistique : Sécuriser 5 éléments de ressources communes dans la soute.

Quatre destinations potentielles clignotent sur mon radar. J’ai choisi la plus proche : Avih. Les rapports indiquent des mines riches en minerai commun, essentielles pour nos futures réparations.

L’entrée dans le système Kyrum s’est faite avec la subtilité d’un astéroïde dans un magasin de porcelaine. L’USS BH1 est rutilant, mais l’espace s’en moque. Un nuage de particules imprévu a provoqué une descente atmosphérique brutale. Nous nous sommes posés en urgence, loin de la zone de largage prévue. À travers mes jumelles, j’observe une structure imposante au nord, une usine surmontée d’une cheminée crachant une fumée opaque. Serait-ce un complexe de la Guilde des Gants Blancs ?

Ce nuage noir… il ne ressemble à rien de naturel. On dirait une forme de Menace Sombre, une entité d’énergie pure que mes senseurs peinent à identifier. Alors que je m’apprêtais à descendre, le nuage a explosé en une cascade de particules lumineuses. Le silence est revenu, mais l’espace et sa noirceur me manquent déjà.


:speech_balloon: Le mot de l’IA (ou l’instant sarcasme)

— « Dis-moi, l’IA, tu as réussi à scanner cette explosion de lumière ? » — « Analyse infructueuse, Capitaine Van Orpheos 8. Les banques de données comparent ce phénomène à un feu d’artifice… ou à une déchirure du continuum espace-temps. Je vous suggère de ne pas cligner des yeux. L’optimisme est une ressource plus rare que le carburant dans ce secteur. »

Note personnelle : L’ordinateur m’a demandé mon état émotionnel suite à l’explosion. J’ai répondu « fasciné et légèrement terrifié ». Il a noté « stable ». Je commence à croire qu’il se moque de moi.

Conclusion du Journal : Horizon Kyrum

Journal du Capitaine, Note de fin de transmission.

L’espace… la frontière de l’infini, ou plus exactement ici, une vaste étendue de vide qui semble vouloir grignoter ma patience autant que mes réserves d’oxygène. Vers cette immensité voyage l’USS BH1, mon fier destrier de métal à la teinte nacrée, qui quitte enfin la sécurité relative du secteur d’entrée.

Ma mission ne fait que commencer, et les capteurs indiquent déjà que la normalité est une notion très relative dans le système Kyrum. Mes prochaines étapes s’annoncent… hétéroclites :

  • Le Cimetière Stellaire : Une signature thermique inhabituelle m’attend parmi les épaves. L’IA prétend qu’une silhouette féminine hanterait ces débris. Une apparition au milieu du néant ? Probablement un bug de mes capteurs, ou l’effet des rations périmées.
  • La Déchetterie Orbitale : Il va falloir mettre les mains dans le cambouis, ou plutôt dans la ferraille ancienne. La survie passe par la récolte de métaux et de détritus recyclables pour que la coque reste intègre.
  • Opération Lyncimes : Je dois préparer mon « aspirateur » de bord. On me dit que les Lyncimes sont précieuses, à condition de savoir les capturer sans dépressuriser la cabine.
  • Le Passage des Géants : Les radars captent des formes massives, des « baleines bleues » glissant dans le vide spatial. Un spectacle qui, je l’espère, ne finira pas en collision frontale avec mon unique moyen de transport.

Je m’apprête à reconstituer un puzzle dont les pièces ont été balancées aux quatre coins du temps.

Dernière réplique : — « L’IA, engage le moteur de saut. Direction l’inconnu. » — « Bien reçu, Capitaine. J’ai programmé une trajectoire évitant 12% des astéroïdes. Pour les 88% restants, j’espère que vous avez bien serré les boulons de votre siège. »

Fin de transmission.

Suite : Journal de Bord (Science - Fiction) - Le Grimoire des Tables de Légende - #12 par Philippe_Michaud

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Hello @Philippe_Michaud ,

Je trouve ton initiative chouette, juste côté technique pourquoi créer un nouveau topic à chaque fois ? Je trouve de toutes façons que c’est contre-productif, les gens qui veulent te suivre pourront le faire plus facilement sur un seul topic qu’avec plusieurs topics ayant un nom similaire.

6 « J'aime »

Merci MathemW, c’est en train de se structurer côté technique. Dust veille au grain.
De mon côté j’aime écrire (comme toi d’ailleurs :innocent:)… Et, j’aime jouer… Et, écrire.
Pour le côté « administration et structures », je n’ose même pas me mettre une note (même pas sur 30).
In fine, il y aura 5 thématiques et plusieurs jeux par rubrique.
J’espère arriver à ce que tout le monde s’y retrouve, sincèrement.

L’idée c’est ça :

Avec donc un topic pour chacune des 5 catégories, assez différentes les unes des autres, et dans chacune d’entre elles plusieurs jeux (avec idéalement un sommaire dans le header pour chaque nouvelle entrée de jeu?)

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Oui j’avais bien compris. Perso je trouve ça un peu beaucoup 5 topics mais c’est mon avis perso. Je préférerais un topic avec un sommaire bien détaillé. Et ce que je voulais dire :

C’est que s’ils commencent tous pareil on ne va pas s’y retrouver, sur PC je ne sais pas mais sur mon tel le début est pareil partout :

Demandons l’avis des lecteurs

  • 1 seul pour les réunir tous
  • 5 comme les doigts de la main (sans IA)
  • M’en fous
0 votant

Pas faux. On inverse, genre ‹ Journal de bord (Grimoire des Tables de Légende) › ?

On peut, ce sera peut-être plus clair. L’important est de garder le concept des différents thèmes et que ceux qui veulent suivre un récit précis puissent le retrouver.

Exemples :
1/ je vais finir la totalité de la première partie de Black Hole .
2/ j’ai reçu le scénario 2 de Solacia
3/ je vais commencer la partie Wargames et la rubrique « reporter de guerre » avec Sherman Solitaire

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Un topic unique qui regroupe ses écrits (le sommaire et liens des messages dans le header pour différencier les catégories) avec le lien de son site (où c’est plus simple pour la lecture et naviguer dans les catégories).
On retombe sur le même fonctionnement des influenceurs du forum avec leur topic unique dédié à leur chaîne.

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Salut @Norochj je vais juste inverser, dans le grand titre, la rubrique et le thème générique.
C’est effectivement plus clair.
Et bien sûr qu’il y aura toujours la totalité de mes écritures sur cwowd.
Mon site est disponible, mais le plus important est d’être présent, avec vous, sur ce forum.

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5 topics pour les trouver tous.
5 topics pour les amener tous.
5 topics pour les moubourer tous.
… Et dans 1 seul topic ça va finir :face_with_peeking_eye:.

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Cinq topics ? C’est une structure instable. Le spécimen idéal n’a besoin que d’un seul hôte pour se développer. À la fin, il n’en restera qu’un dans les conduits d’aération, et ce sera le topic unique. C’est le cycle parfait.

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:satellite_antenna: RUBRIQUE : Journal de bord - Suite du Voyage 1

Journal du Capitaine, Date Stellaire 0.3

Localisation : En orbite de transit, avant le retour au hangar.

:hammer_and_wrench: État des systèmes (Bilan intermédiaire)

  • Vaisseau : USS BH1.
  • Intégrité de la coque : 100%. C’est officiellement le seul et unique objectif atteint sur les trois demandés pour l’ensemble de l’expédition.
  • Objectifs de recherche : 0/3. (Il nous reste 3 voyages pour corriger ce désastre).
  • Ressources en soute : 1/6. (Le vide spatial s’est invité à l’intérieur).
  • État du personnel : Une cheville en vrac, une dignité en option.

:studio_microphone: Dialogue post-action : Le prix de l’héroïsme

Lieu : Cockpit de l’USS BH1.

Protagonistes : Van Orpheos 8 & L’Ordinateur de Bord.

— Van Orpheos 8 : « IA, j’ai encore le goût de la poussière d’Alomie dans la bouche. Dis-moi que les capteurs ont enregistré ce pillage. »

— Ordinateur : « En haute définition, Capitaine. J’ai filmé ces charmants brigands en train d’aspirer littéralement le sol de la planète. Des kilos de lyncimes et de terre disparaissant dans d’énormes tuyaux… Un spectacle de vandalisme géologique assez impressionnant. »

— Van Orpheos 8 : « Et moi qui espérais me détendre dans les bains thermaux… On se pose, et je tombe sur un corps ligoté. Résultat : deux fumigènes, une fuite précipitée, et je suis toujours aussi tendu. »

— Ordinateur : « La relaxation est une notion incompatible avec votre propension à jouer les sauveurs improvisés. Mais consolez-vous : votre coque est intacte. C’est votre seule réussite, savourez-la. »


:memo: Rapport de mission : De l’entorse de Rymios aux foules de Revik

Ce premier voyage aura été une leçon d’humilité. Entre la chute ridicule lors de l’accélération vers Rymios qui a transformé ma visite des cavernes Akhoms en séance de bandage pour cheville, et la jauge de carburant tombée à 30%, le départ était pour le moins laborieux.

Sur Ahyss, j’ai pu observer les baleines bleues, mais la poésie a vite laissé place au pragmatisme : la ressource rare a été sacrifiée pour remplir le réservoir. Nous avons ensuite erré vers la station Titan avant de tenter une approche sur la titanesque Revik. Avec ses 4 milliards d’habitants, dont 2 milliards d’humains qui s’entassent dans une architecture vertigineuse, c’est là que j’ai enfin pu soigner mon entorse grâce aux ressources médicales locales.

Puis, il y a eu Eva. Cette planète cimetière me laisse un goût amer. Brancher le câble Zykare sur des sphères bioniques pour regarder des « replays » de vies brisées est une expérience que je ne recommande à personne, surtout pas quand une veuve vous demande de jouer les taxis spatiaux parce qu’elle refuse de monter dans son Kar robotisé.

Nous avons fini par grappiller deux minerais rares sur la décharge orbitale XV25P avant de songer au retour.


:speech_balloon: Le mot de l’IA (Analyse et classification)

— « Dis-moi l’IA, tu as commencé le dossier sur la Menace Sombre ? Et n’oublie pas les Gants Blancs. »

— « Dossiers créés, Capitaine. J’ai classé les Gants Blancs dans la catégorie « Scientifiques à surveiller de près ». Leur implication dans les protocoles de recherche semble aussi complexe que votre capacité à rater un atterrissage. »

— « Très drôle. On rentre au hangar pour l’inspection. C’est le bilan de fin du premier voyage sur les quatre prévus. On est loin du compte pour les ressources et les recherches. »

— « Effectivement. Statistiquement, il nous reste trois voyages pour ne pas revenir les mains vides. Je suggère d’éviter les entorses lors du prochain trajet. Mon système de navigation supporte mal les boitillements. »


Conclusion du Journal : Fin du premier acte

Journal du Capitaine, Note de fin de transmission.

L’USS BH1 rentre pour une révision complète. La coque est nickel, c’est au moins ça de pris pour le rapport des techniciens. Mais le silence de la soute me rappelle que l’aventure est loin d’être terminée. Trois voyages. Il nous reste trois chances pour percer les secrets de ce secteur et ramener ce que la Guilde exige.

Dernière réplique : — « IA, prépare le plan de vol pour la suite après l’inspection. Et essaye de ne pas être trop caustique avec les techniciens du hangar. » — « Je ne promets rien, Capitaine. La vérité est parfois aussi dure qu’un alliage de titane. »

Fin de transmission.

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PROJECT : NEW EARTH

RAPPORT DE MISSION : OPÉRATION ODYSSÉE

Identifiant Document : LOG-01/STAR12

Classification : Protocole de Colonisation Initiale

I. PROTOCOLE D’ÉMERGENCE ET CONFIGURATION DES POSTES

Le réveil de la stase n’a rien d’une délivrance. C’est un arrachement visqueux, accompagné du clignotement blafard et rythmé des alarmes lumineuses rouges qui balaient les cloisons métalliques froides du cargo de colonisation. L’air est lourd, saturé d’une odeur d’ozone et de liquide cryogénique recyclé. L’ordinateur central reste désespérément muet, son data center scellé derrière des protocoles de verrouillage d’urgence totalement inaccessibles. En l’absence de directives corporatistes, une seule certitude demeure : des milliers de colons encore en stase dépendent de nos premières décisions pour reprendre le contrôle.

Sous l’autorité froide et pragmatique du Commandant Muller (58 ans), l’activation d’un équipage d’urgence est ordonnée. Les systèmes de survie actuels limitent drastiquement notre empreinte biologique : nous ne pouvons maintenir en activité que 8 membres d’équipage simultanément à ce stade de la mission.

Pour optimiser nos chances, les 6 pionniers actuellement sortis des caissons de gel sont immédiatement affectés à des postes stratégiques précis, selon les directives strictes de maintenance du bâtiment :

  • Salle d’Hibernation : Le vétéran scientifique Philippe Chabal (52 ans) travaille en binôme avec un technicien qualifié. Leur présence conjointe dans ce secteur est obligatoire pour manipuler les consoles cryogéniques et réveiller des personnages supplémentaires sans risquer un arrêt cardiaque généralisé.
  • Fermes Hydroponiques : Houefa Zakari, notre spécialiste en herboristerie et botanique, y est confinée. Son rôle de scientifique est crucial : elle seule peut stabiliser les nutriments pour augmenter la limite maximale du nombre de personnages en jeu.
  • Pont d’Astrogation : Le technicien Steve Gates est installé aux commandes des terminaux pour scanner et identifier les Points d’intérêt du système actuel.
  • Salle de Minage : L’ouvrier technique Igor est envoyé aux commandes du foret lourd pour débuter l’exploitation de filon au plus vite et alimenter les soutes.
  • Passerelle et coursives : Le Commandant Muller supervise les opérations mobiles

II. CHRONIQUE TACTIQUE DES OPÉRATIONS (JOURNAL DE BORD)

  1. Éveil et Cartographie Initiale Dans l’ombre de la salle de stase, le protocole exige de sortir le plus de colons possible des caissons. « Si vous pouviez injecter le stimulant un peu plus vite, Chabal », grogne le technicien d’assistance en essuyant le givre sur les vitres des caissons. « Mes écrans de contrôle clignotent plus vite que mon propre cœur. » « Patience, mon jeune ami », répond Philippe Chabal sans lever les yeux de ses seringues pneumatiques. « Si je me loupe sur le dosage de gel cryo, vous passerez le reste de la mission à essayer de taper sur vos claviers avec vos coudes. »

Pendant ce temps, sur le pont d’Astrogation, Steve Gates prend les commandes de la console principale. Fidèle à sa fonction de technicien, il parvient à contourner les sous-routines de l’IA. Les écrans cathodiques crachotent des lignes de code vectorielles vertes avant de stabiliser les relevés géographiques du système Star-12, révélant 5 destinations potentielles. Le système d’astrogation est désormais officiellement en ligne.

  1. Extraction et Incidents de Structure En salle de minage, Igor enclenche le gigantesque foret d’extraction mécanique pour attaquer le filon de l’astéroïde Wreck-12. Le Commandant Muller est descendu pour l’épauler. Les vibrations sont dantesques ; un grondement sourd parcourt la colonne vertébrale du cargo. La puissance de torsion est telle que le Laboratoire, situé juste à côté, encaisse des dommages structurels légers.

Quelques minutes plus tard, une seconde vague de vibrations violentes remonte le long des conduits d’énergie, déclenchant des alarmes de durabilité dans l’Atelier et le Hangar. La soute commence à se remplir de minerai brut, mais le prix mécanique est lourd : les plaques de blindage grincent et les jetons de dégâts s’accumulent sur les cartes de ces secteurs stratégiques.

  1. Optimisation des Ressources et Renforts Dans l’atmosphère confinée et tiède des Fermes Hydroponiques, Houefa Zakari fait des miracles. Ses compétences de scientifique en herboristerie permettent d’obtenir des rendements de biomasse bien supérieurs aux prévisions théoriques. Grâce à cette surproduction d’oxygène, la capacité d’accueil de la population active du vaisseau augmente.

« Vos salades nous sauvent la mise, Zakari », remarque le Sergent Weaver, son fusil d’assaut au poing lors de sa ronde. « Grâce à vos plantes, les docs ont pu réveiller un nouveau scientifique en hibernation. Un de plus pour remplir des formulaires pendant que je patrouille dans le noir. » « Un peu de respect pour mes cultures, Sergent », sourit Houefa. « Ce sont elles qui purifient l’air que vous utilisez pour râler. »

Profitant de cette bouffée d’air technique, les protocoles médicaux valident l’éveil d’un nouveau membre de l’équipe. Weaver ajuste sa sangle et reprend sa ronde d’inspection méthodique à travers les coursives sombres.

III. COMPTE-RENDU DE SÉCURITÉ : PREMIER CONTACT XÉNOTYPIQUE

L’obscurité du vaisseau ne cache pas seulement des pannes de circuits. Elle abrite des nids.

L’Incident du Baril d’Acide C’est dans la salle de minage que l’horreur biologique s’est manifestée pour la première fois. Une créature hostile de petite taille, un Ditik, s’était tapie à l’intérieur d’un baril de stockage. Alertée par les bruits du forage, la bête a bondi au cou du Commandant Muller dans un sifflement strident. Ses mandibules ont raté la jugulaire de quelques millimètres, laissant couler des projections d’acide hautement corrosif qui ont rongé la couche supérieure en polymère de sa combinaison.

Le sergent Weaver fait preuve d’un sang-froid irréprochable. Pivotant sur ses appuis, elle lâche deux tirs de son arme réglementaire. Les projectiles lourds percutent de plein fouet la carapace chitinique marron de l’insectoïde, la faisant exploser dans une gerbe de lymphe noirâtre. Le spécimen est mort, neutralisé. Les questions demeurent : est-ce le foret de minage qui a réveillé ces monstres ?

L’Infestation des Conduits de l’Atelier Au même moment, dans la pénombre de l’Atelier, le technicien Johnny effectue des réparations d’urgence suite aux secousses du forage. Un grattement frénétique, métallique, résonne derrière une grille de ventilation. Armé d’une lourde clé à molette, Johnny dévisse les attaches de la plaque d’acier. À peine la grille est-elle entrouverte de 30 centimètres qu’une masse rampante, une créature insectoïde brunâtre, s’en échappe.

Le réflexe du technicien est purement instinctif. Son bras s’abat avec la force d’une presse hydraulique : sa clé à molette s’écrase sur le rampant, le broyant au sol comme une gigantesque tapette à mouches. Mais le répit est de courte durée : des dizaines de petits yeux luisent dans le conduit. C’est un nid complet. Le soldat McGregor surgit dans l’atelier, épaule son fusil et ouvre le feu à deux reprises sur les ombres marron. Dans la panique et l’étroitesse de la pièce, les deux tirs ratent leurs cibles, ricochant sur les parois de métal dans un vacarme assourdissant.

Dans la salle de minage adjacente, un autre rampant surgit. Igor, dépourvu d’arme à feu, bondit en avant et projette de toutes ses forces son tournevis lourd. Le geste est précis, chirurgical : la bête est littéralement clouée au sol, agonisante. « Hé, McGregor ! » lance Johnny en essuyant sa clé à molette couverte de sang extraterrestre. « La prochaine fois, laisse ton fusil au râtelier et demande un tournevis à Igor. Ça t’évitera de refaire la peinture des cloisons à coups de balles ! »

IV. PHASE DE COLONISATION FINALE : L’IMPLANTATION SUR CRYSTALYS

Le protocole de lancement du module d’exploration ne souffre aucune approximation. Dans le Hangar qui résonne des alarmes de pressurisation, la petite navette d’exploration fait vrombir ses moteurs de manœuvre, crachant des jets de plasma bleuâtre. Les consignes de sécurité de la corporation sont absolues : l’appareil exige impérativement un équipage complet de 4 membres d’équipage à son bord pour autoriser le décollage et stabiliser la trajectoire à travers les perturbations du quadrant. Sans ces quatre paires de mains qualifiées aux consoles de navigation, aux boucliers et aux réacteurs, la procédure reste verrouillée.

Une fois l’équipage sanglé à son poste, la navette s’arrache enfin du cargo dans un sifflement de dépressurisation, mettant le cap vers la planète Crystalys. Le trajet, long et éprouvant à travers le vide, est complété après une distance temporelle de 4 périodes d’actions standard.

C’est seulement au moment de l’atterrissage, lorsque les patins de la navette écrasent la surface gelée et que les protocoles de début de colonisation s’activent, que le couperet tombe sur les écrans de contrôle. L’ordinateur de bord affiche le coût réel et exorbitant des infrastructures de survie de base : le prix à payer est fixé à 40 unités de Titane.

Une tension palpable envahit l’habitacle. À ce stade critique, c’est le coup de poker de l’expédition : soit les soutes du cargo ont été correctement exploitées par le minage intensif d’Igor et contiennent cette fortune métallique pour valider immédiatement l’implantation, soit la colonie est condamnée à l’échec avant même d’avoir commencé, faute de matériaux pour sceller les dômes.

Heureusement pour la Mission 1, les réserves sont là. Les structures permanentes s’élèvent, marquant le début de notre établissement à long terme :

  • Genèse (Jour 1 - Premier abri) : Les 40 unités de titane exigées sont déchargées en priorité absolue pour assembler le premier module d’habitation étanche sur une plaine de cristaux bleus. L’air extérieur est respirable mais glacial.
  • Démographie (Examen Section 1 & 11 - Jour 623) : La totalité des 10 000 colons initialement en stase à bord du cargo a pu être transférée à la surface et réveillée avec succès. La société civile s’organise : conseils de pionniers, zones artisanales et structures éducatives voient le jour.
  • Pérennité (Jour 1000) : Nous avons résisté au climat, apprivoisé le sol cristallin et instauré une nouvelle société. Crystalys n’est plus une simple destination sur un écran cathodique d’astrogation : c’est notre maison. La colonisation est un succès total.

« Eh bien, Chabal », murmure le Commandant Muller en contemplant les dômes lumineux de la cité depuis la passerelle de la navette. « On dirait bien que vos rapports scientifiques avaient raison pour une fois. On a survécu. »

« Ce ne sont pas mes rapports qui nous ont installés ici, Commandant », répond Chabal avec un rare sourire. « Rendons justice aux herbes de Zakari, aux bras d’Igor… et au fusil de Weaver. »« Et à ma clé à molette ! » crie Johnny depuis le fond du hangar.

Ce récit est la transcription romancée d’une session de survie, issue de l’application stricte du concept d’écriture sur carnet de notes : chaque mécanique et affectation a été consignée sur le vif. L’épopée a été forgée sur le prototype d’un projet hautement immersif actuellement en campagne sur Gamefound (Project : New Earth by JRR Games - Gamefound). En immortalisant le destin de ces pionniers, ce rapport ouvre une section SF inédite dans Le Grimoire des Tables de Légende

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Ouah j’arrive à deviner tout ta partie. C’est un super récit. Bravo !!!

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C’est le reflet de mon immersion, grâce à tes supports. Allez on y croit … le jeu est abouti et ne demande qu’à être joué.

On va voir ce que va donner les petits plus Facebook, j’en remets un autre aujourd’hui dans un autre groupe (j’en ai déjà fait un spécialement adapté aux financements participatifs).

Excellent récit !
J’aimerais ton avis sur l’utilisation des QR codes : en as tu lu souvent ?
Est ce fastidieux ou est ce que cela te coupe du jeu ?
En fait , le jeu m’attire mais je suis très mitigé sur cet aspect et je crains d’être sorti du jeu avec cette interruption.
Lire un script dans un livre est beaucoup moins ennuyant pour moi paradoxalement mais ici l’utilisation d’un outil numérique me gêne .
Du coup j’aimerais avoir ton ressenti sur le sujet ….

Merci Syntax pour ton retour sur le récit ! C’est une excellente question, et je vais être totalement honnête avec toi.

Pour situer le bonhomme, je suis un scribe de 61 ans et, de base, les QR codes ne font pas vraiment partie de mon univers ludique. J’ai déjà beaucoup de mal à m’immerger dans les jeux à application (bon, sauf pour Le Seigneur des Anneaux, mais là, c’est parce que je suis un mordu absolu de Tolkien).

Voici comment l’expérience s’est passée concrètement pour moi :

  • Au lancement : Quand on clique sur le scénario, le descriptif te donne toute la mise en place (positionnement des zones du vaisseau, membres d’équipage, etc.).
  • La première partie (effet « découverte ») : La première fois que tu joues, tu as envie (sans y être obligé) de scanner les QR codes des salles, de lire l’histoire de chaque personnage, ou de découvrir le descriptif narratif des hostiles (les monstres) que tu rencontres, même si l’essentiel des mécaniques est déjà sur leur carte. Résultat : durant la première partie, tu vas cliquer souvent, par pure curiosité et envie de connaître l’univers.
  • Et l’immersion dans tout ça ? Paradoxalement, comme j’ai l’habitude de prendre des notes et d’écrire pendant que je joue (ce qui coupe déjà mon fil), lever les yeux vers mon portable pour lire ces données ne m’a pas tant sorti du jeu que ça.
  • La deuxième partie (la fluidité) : Lors de ma deuxième partie, j’ai beaucoup moins mis mon portable à contribution. Comme on connaît déjà le lore, le jeu devient nettement plus fluide et on se concentre sur le plateau.

Mon verdict : Comme toi, je préfère largement un bon vieux livre de scripts pour m’y référer. Mais je me dis que l’avantage du numérique, c’est que pour d’éventuelles futures extensions, cela peut ouvrir la porte à des coûts de production bien moindres (et donc un prix plus doux pour nous).

Si je devais résumer : la première fois, tu vas cliquer (beaucoup ou pas, selon ta curiosité), puis de moins en moins au fil de tes parties. Si le jeu te tente vraiment, ce point ne devrait pas être un frein absolu !

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Merci pour cette belle réponse.
On peut dire que j’ai globalement le même profil : dès qu’une appli est demandée, ou bien de devoir sortir un outil numérique je dois bien avouer que j’y vais plutôt à reculons.
Les jeux comme Tainted Grail ou ISS qui proposent les 2 possibilités me satisfont davantage et je ne reste que sur les livres. Il peut m’arriver d’ouvrir leur appli consacrée uniquement en cas d’erreur de traduction histoire de vérifier.
Bref, bien embêté avec cette histoire.
Je crois que le jeu a le potentiel pour me plaire mais outil numérique + la question de la durée dans le temps me freinent pour le moment .
En attendant merci encore et hâte pour un prochain compte rendu…

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