Merci pour ton explication argumentée. Je vais tenter le coup ( mais pas tout de suite). Peut être aussi que c’est parce que je venais de m’enchainer énormément de Joe Abercrombie et que la comparaison fait mal par rapport au style d’écriture et surtout au fait que les personnages ont beaucoup plus de profondeur (chez Abercrombie).
Ha clairement, Abercrombie son world building est quelconque mais ses personnages et ses dialogues sont exceptionnels, alors qu’Erickson c’est l’inverse, son univers est le hero du récit mais ses dialogues sont juste sympa. Y’a des personnages attachants également dans les volumes suivants.
You got to be realistic about these things
Hum, justement, je trouvais que c’était souvent un peu plat… J’avais bien du mal à mettre une tonalité sur les personnages, à part Mesangeai, Paran, Kruppe et Lorn qui ressortent plus..
attention spoiler
et puis il y a l’effet « danger toujours plus grand » qui m’a un peu saoulé… Les molosses, le Tyran et puis le démon supérieur… On est tout de suite dans le massif, le surpuissant … Même les personnages paraissent surboostés… Je pense que j’attendais une montée en puissance plus lente, plus humaine… Un peu comme dans la Compagnie Noire…
Black Company j’ai relu le cycle en février, je suis pas certain qu’on puisse parler de montée en puissance vu que les ennemis sensés être très puissant agissent stupidement, et que One Eye Et Gobelins, sensés être bien moins fort, s’en sortent toujours.
Et ça c’est que dans les livres du nord, dans les livres du sud les ennemis sont les même mais encore plus pitoyables et passent leur temps à prendre des décisions stupides because plot armor.
J’aime beaucoup The Black Company hein, mais pour le mode de narration et son originalité à l’époque, pas pour des méchants comme Limper ou Howler
Je réponds un peu tard, mais je voulais me refaire les premiers tomes de la Compagnie Noire pour essayer de comprendre pourquoi j’avais écrit ca. Et tu as raison, il n’y a pas de « montée en puissance » dans ces romans. Par contre, les « méchants » ( si on peut dire ca des « asservis »… ) sont plus humains, plus installés dans l’ univers que les différentes puissances qui débarquent un peu (trop) brusquement dans Les Jardins de la Lune. C’est un avis très personnel, mais je trouve que ca les rend…hummm… moins crédibles.
Maintenant, ce n’est peut être pas très judicieux de ma part de vouloir comparer les deux œuvres qui sont au final assez différentes.
Sur un autre registre, je viens de terminer Le Grand Quand d’Alan Moore, et j’ai trouvé ca vraiment excellent, une aventure dépaysante entre poésie et surréalisme, un peu semblable au Neverwhere de Neil Gaiman, mais encore plus réussie.
Je recommande ce bouquin qui deconstruit le mythe du Prince Jean de Disney et aussi celui de Walter Scott
The Forever War
On suit l’histoire d’un soldat envoyé combattre sur de lointaines planètes, et qui du fait de la relativité restreinte, à chaque retour de mission des dizaines d’années se sont écoulées et il se retrouve confronté à une société qu’il ne reconnait pasn en partie induite par une évolution technologique.
Alors c’est peut être d’avoir revu First Blood la semaine d’avant, mais ca m’a vraiment fait pensé aux soldats américains qui ont connu l’horreur au Vietnam et se sont pris un retour au foyer plutôt violent.
Le bouquin est assez bien rythmé et se garde d’apporter une morale toute faite à la situation.
Ca tombe bien, c’est justement suite à son expérience au Vietnam que Haldeman a entrepris l’écriture de ces romans (avec la Paix éternelle qui n’est pas une suite).
Shakespeare lui avait déjà taillé un costard pas particulièrement élégant. C’était certes une pièce de théâtre et pas une étude académique actuelle, mais ça ne le plaçait déjà pas très haut en estime dans l’imaginaire collectif.
Exact.
Attention ce livre n’en fait pas un roi exceptionnel pour autant mais ca donne un autre éclairage.
C’est bien pour ça que l’histoire est confiée à des historiens et pas des dramaturges.
En règle générale, quand une légende noire suit un personnage c’est que la dynastie suivante cherche à se légitimer (les Carolingiens ont créé les rois fainéants), genre Néron, Commode, etc. Ou bien le dirigeant a fâché les mauvaises personnes. Le fameux Vlad Țepeș (Dracula) et les marchands saxons par exemple.
j’ai voulu essuyer les taches sur mon écran avant de me rendre compte qu’en fait tu t’es pris la tête à l’écrire avec la graphie roumaine ![]()
Conseil d’ami : n’emploie jamais ce genre de formule quand tu t’adresses à @thanos17 .
Je suis en ce moment dans le tome 2 de Bans et Barricades de Bouhelier (grâce soit rendue à l’Ours Inculte) absolument passionnant. Une société mêlant hommes, nains , elfes et orcs mais en pleine révolution industrielle après une guerre contre les orcs 20 ans plus tôt. Bourré de complots et absolument passionnant. Je recommande !
Je viens de terminer Malice, le premier tome du Livre des Terres Bannies de John GWYNNE.
C’est de la fantasy très classique : le Bien, le Mal, un élu, des conflits entre royaumes, tout ca, tout ca… Mais force est de constater que c’est écrit de manière très agréable et efficace et que j’ai passé un bon moment tout du long, au point où j’ai vraiment hâte d’enchainer sur le deuxième tome. Ca m’a fait un peu penser à du Brandon SANDERSON, peut être dans la façon de traiter les personnages.
A noter que celui là, je l’ai lu/écouté en audiobook et que l’excellent travail du lecteur, Gary FOSSIER-RENNA, n’est pas du tout étranger au plaisir que j’ai éprouvé.
Donc j’ai commencé à lire Dungeon Crawler Carl (en VF) et je vais probablement lire la suite en anglais parce que j’ai trop hâte. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la série de LitRPG la plus connue. On suit les aventures de Carl (non, dingue ça), dans une sorte de jeu à la World of Warcraft, mais en vrai. Les personnages ont accès à un plein d’éléments typiques de ce genre de jeu (stats, stats des monstres, inventaires, etc.) et la justification du truc est un contexte SF. Au début, ce contexte semble complètement con, mais la série le développe d’une façon intéressante qui lui donne une sorte de contexte politique (genre assemblée galactique et autres conneries). Globalement, c’est très con, mais c’est extrêmement bien fichu, on est complètement happé dans l’histoire et on se marre bien si on aime l’humour de l’auteur. Dans les trois premiers tomes (donc ceux qui sont dispos en français), il y a une claire montée en puissance du contexte, de la complexité narrative, de la transcription des mécanismes de jeux dans le monde, etc. Je n’en dis pas plus pour ne gâcher le plaisir de la découverte. Perso, j’ai adoré !
C’est exactement pour ça que j’ai pas pu continuer ce livre. J’ai vraiment eu du mal à me dire que j’allais passer autant de temps à lire un truc aussi con ![]()
Dungeon Crawler Carl, j’ai abandonné au début du troisième tome.
Le premier est top, le deuxième moins bien et le troisième…
Dommage ça commençait bien
C’est une super quadralogie, et dans les tomes suivants Gwynne arrive à se jouer du côté classique justement et s’en éloigner, c’est encore meilleur.
