Alors, avec mon expérience de deux enfants qui ont maintenant 31 et 35 ans, le seul conseil que je peux donner c’est de ne jamais baisser les bras dans l’éducation parentale. On a l’impression que parfois, surtout à l’adolescence, tout ce que l’on peut leur dire entre dans une oreille et sort de l’autre mais, lorsque la vie réelle les rattrape, ils se souviennent de ce que disait papa ou maman et là, ça matche ! Ils vont reproduire ce qu’ils ont vus et ils se souviennent, au final, des conseils qu’ils écoutaient que d’une oreille (ce sont les outils !).
Après, il n’y a rien à faire, l’environnement est malheureusement, hyper important : Des enfants qui ont vu leurs parents bosser toute leur vie, ont, dans leur tripe, le goût de l’effort. S’ils ont vu leurs parents survivre au travers des aides sociales, ils auront tendance à faire pareil. C’est pas à 100% reproductible mais c’est malheureusement assez majoritaire.
Et marteler à ces enfants que le travail, ce n’est pas mauvais, et que cela permet une autonomie financière qui leur donnera une liberté d’action. Sans travail, c’est l’aide sociale et aucune liberté finalement car toujours « pendu » à ce que la société veuille bien poursuivre d’alimenter en air, cette bouée qui peut servir, ponctuellement, car personne n’est à l’abri d’un accident de la vie mais le travail doit payer plus. Encore faut-il avoir ce travail.
Mes enfants ont toujours bosser (intérim, petits boulots dès l’âge de 16 ans, engagement dans l’armée permettant de rebondir ensuite avec un CV un peu plus conséquent …). Il y a pleins de solution, parfois pas évidente à accepter, je l’avoue sans ambages, mais il n’y a aucun sot métier, il n’y a de sot que de ne pas en avoir.
L’avenir n’est pas vraiment « rose » pour nos enfants et petits-enfants, mais pour avoir été instructeur, dans la grande majorité des cas, notre jeunesse ne demande qu’à être accompagné et on est surpris, lorsque l’on y met l’énergie et la bienveillance, de voir, quelque soit le niveau social ou le passif parfois difficile de cette jeunesse, une capacité dans chacun d’apporter sa pierre à l’édifice de la Nation et même, souvent, on est surpris de découvrir des « pépites », j’en ai été le témoin.
Donc surtout ne pas baisser les bras, remettre de l’autorité et de l’éducation parentale au centre du débat, dans la bienveillance, puis ne se servir de l’éducation nationale que comme une instruction publique, ce qui est déjà énorme en matière d’outil pour l’avenir et déjà, le rôle de parent sera bien mieux valorisé.
Voilà mes deux sous de réflexion. Après, parent, il n’y a pas de manuel, c’est un apprentissage permanent, individuel, en rapport avec ses possibilités et son environnement mais, même dans un cadre dégradé (cela a été mon cas), si les parents s’en tiennent à un rôle bienveillant dans l’autorité, l’éducation et certaines valeurs (travail, honnêteté, loyauté, franchise, goût de l’effort), il y a largement la possibilité de réaliser ses rêves et d’accéder à l’ascenseur social. C’est plus compliqué, ce sera peut-être plus long, il faudra peut-être prendre des voies difficiles, mais c’est possible.
Moi, j’ai confiance en notre jeunesse. Je l’ai vu à l’œuvre et elle est à l’image de notre effort pour la mettre « en ligne ». On a donc notre part de responsabilité si elle n’est pas comme on aimerait qu’elle soit. C’est une vision collective et c’est de toute façon notre avenir en tant que Nation.