Les profs, les thèses et autres sujets douteux

oulala attention, aller sur le terrain des savoirs situés et de l’humain dans les sciences de la nature, c’est prendre le risque de vexer beaucoup de monde.

Ceci dit, je suis d’accord, même si cette séparation n’est pas si stupide. Il y a tout de même des méthodes très différentes, bien que de nombreux regroupements et enrichissement mutuels existent

C’est comme tout, dès qu’on met des frontières, il n’y a pas besoin de beaucoup creuser pour voir à quel point c’est arbitraire et avant tout issu d’un processus (sociologique, historique, sociétal)

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pas si évident. Il y a des méthodes qui sont identiques entre disciplines (qu’elles soient humaine et sociale ou non). Le classement entre les deux (mou/dur) est parfois difficile à faire. La géographie c’est dur ou c’est mou ? L’éthologie comment je la classe ?

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Évidemment, cest pour ca que je parle de regroupements et enrichissements.

Je peux reformuler en disant que la séparation n’est pas pertinente, mais ces pôles peuvent l’être, comme outil pour former des nuances.
En topologie, il est improbable d’avoir recours aux outils de l’observation participante, et en anthropologie des organisations, il est improbable de diagonaliser des matrices. Mais sait-on jamais, ca peut arriver.
Et typiquement, les géographes peuvent mêler des statistiques spatiales avec des données issues d’enquêtes de terrain très anthropologiques, tout ca dans la même personne.

Travaillant dans un service de support d’université, je suis très habitué à enchainer des journées entre les labos de math, de socio, d’archéo, d’économie, etc. Je ne classe pas dans des cases, mais j’utilise des pôles d’attraction pour classer, tout de même

Oh, on dit la même chose aux profs de Lettres ( et pour les profs de Lettres Classiques, c’est encore pire ! ), et d’Histoire, et d’Éducation musicale, et…
Franchement, c’est la tarte à la crème des remarques faits par les élèves quand ils veulent justifier leur je m’en foutisme.

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Il y a un milliard d’explications à « ça sert à rien dans la vie cette matière ». Tellement que mes élèves finissent par me dire « ouais d’accord mais en fait, j’aime pas ». Là, c’est différent.

aaahhh, il faut sortir l’argument : « tu sais, un jour tu auras des enfants… » pour les faire grandir un peu.

Pour qu’ils te répondent : « ouais, eh bien j’espère qu’ils se feront moins chier en classe que nous… »