En voyant le post récent du compère @pedromtt , je me suis dit qu'on pouvait ouvrir un énième "topic qui sert pas à grand chose mais qui fait du bien"™ (j'ai demandé conseil à mon avocat @Walter_Smish, il m'aide à préparer mon bafa d'animateur de forum) dont le sujet serait l'histoire des pots Citadel (mais on peut parler des autres)... leur évolution à travers les âges, ceux que vous avez aimé, ceux que vous avez détesté... et pourquoi aujourd'hui vous préférez vous mettre la tête dans le four plutôt que d'acheter un pot de Leadbelcher.
En guise d'illustration introductive, j'ai trouvé cette photo de famille sur les internets :
Et on commence par deux fun facts : la peinture des pots à vis était fabriquée par Lefranc Bourgeois. Cocorico comme disait à peu près Stéphane Collaro. Quant au pot tout rikiki en mode halfling presque tout à droite c'est a priori un pot issu des fascicules éditions Atlas ou similaire (je connaissais pas car j'ai jamais acheté ces trucs).
N'hésitez pas à poster des tofs de ceux que vous avez encore, ça peut intéresser une personne qui ferait sa thèse sur "être proto-geek en France entre 1977 et 1993 : histoire d'un combat ou comment j'ai quand-même réussi à avoir une vie sociale" !
Sujets connexes à aborder :
Mon papa ou ma maman faisait des maquettes de Panzers et j'ai commencé à peindre mes premières figurines Ral Partha à l'Enamel.
Le jour où j'ai découvert le dry brush
Le jour où j'ai découvert que laisser son pinceau dans le pot de flotte c'était pas la meilleure idée du monde.
(...)
Sur la 100n de pots en ma possession, j'ai encore tout ça qui date de Mathusalem (autour de 1987).
Un résidu de ma 1ère période peinture. On faisait des sessions entre potes, dans le jardin, assis, voire couchés sur une nappe de pique nique. Se côtoyaient aussi bons nombres de pots Humbrol. Ils ont même longtemps été majoritaires. Les 1eres figurines, pour nos parties de JDR, étaient en plomb. Puis le plastique est apparu, pour des jeux comme BB. On trouvait ça cheap.
La peinture a relativement bien traversé les âges. C'est les bouchons qui posent problème. Régulièrement je me tâte pour transvaser, mais flemme de chercher le contenant adéquat (et pas envie d'en acheter exprès)
De mon coté, j'ecarte régulierement les pots qui sont devenus tous secs et je les convertis en porteur de figs a peindre
Par contre je regrette tres beaucoup la gamme foundation dans laquelle j'avais des references que j'aimais vraiment beaucoup
Ceux-là j'ai pas connu, ça a du tomber dans la période où j'étais 100% jeux marrons à échanger du blé contre des parchemins à livrer dans un village de Bavière pour gagner x points de victoire dont seul le chiffre des unités compte s'il est impair.
J’avais des pots en verre à vis. Est-ce que c’était Citadel ? Je sais plus.
Parfois j’arrivais plus à ouvrir, et une fois ouvert les peintures à l’époque avaient une odeur… particulière.
Oui c'était les peintures enamel (dites "email" aussi en français). Tu as Humbrol aussi en fabricant connu. Ça se diluait au white. On doit être pas mal à avoir commencé avec ça, car ça se trouvait facilement en province (il y avait encore des marchands de maquette dans toutes les villes) et de toute façon les acryliques pour le modélisme étaient pas encore très répandues, même si une fois que c'était lancé ça a déferlé. Certains peignaient leurs figs à l'huile aussi (Dragon Magazine dans les numéros 1,2 et 3 de la version FR avait fait un article sur la peinture de fig avec les trois grands types principaux : enamel, acrylique et huile).
En marque qui a jamais trop quitté le monde du modélisme tradi il y a aussi Tamiya, la qualité est ouf, avec une couvrance de dingue, une matité de dingo et surtout un super tendu. Ce sont des acryliques à base alcool (pour les séries X-quelquechose) donc c'était quand-même un peu chiant à utiliser, tu pouvais un peu nettoyer à la flotte mais pas parfaitement surtout si ça avait un peu séché. Ils font peut-être des acryliques en phase vraiment aqueuse aujourd'hui, (depuis que les résines alkydes -alcool + acide- sont répandues ça m'étonnerait pas) mais j'ai pas checké.
Trouvable dans la mercerie/droguerie du village, en bas du petit roquet (le raidillon qui descend de l'église au presbytère), chez Monsieur Machin (merde j'ai zappé son nom...).
Entre les pinces à cornichons et les pelotes de laine phildar, il y avait une étagère avec les petits soldats, quelques maquettes en plastique et des avions de chasse de la seconde guerre mondiale en polystyrène.