Bon hier j’ai vu Avatar 2. Quelle déception…
D’abord, la 3D. Je savais que ce n’était pas pour moi, je m’étais déjà dit « plus jamais », et finalement madame a eu raison de ma résistance. Bah ça n’a pas loupé, comme d’hab ça m’a totalement sorti du film. Je vois le bord des lunettes, dès que ça s’agite un peu à l’écran je suis obligé de fermer les yeux, le point est fait sur un élément, ce qui rend le reste tout flou et me déglingue les yeux…). Vraiment une sale expérience (encore une fois).
Dans ces conditions, difficile d’avoir un avis objectif sur le reste.
Toute la séquence en forêt a été très pénible à suivre, et aucune valeur ajoutée par rapport à Avatar 1.
Les scènes sous marines sont en effet très belles, comme prévu. Mais rien d’inattendu non plus. Un joli reportage National Geographic sur lequel on ajoute de la bioluminescence sur chaque bestiole/algue/caillou.
Les scènes d’action ne m’ont pas intéressées, mais j’avoue que ça ne m’intéresse pas de manière générale. Je préfère toujours les scènes de dialogues, d’exploration, de contemplation plutôt que les trucs bourrins téléphonés.
A propos de trucs téléphonés,
le scénario
Bon, on ne va pas se mentir, je n’attendais pas grand chose de ce côté là. Mais à ce point là??? Je veux dire, c’est quoi l’histoire?
Le gentil tue le méchant dans Avatar 1, le clone du méchant revient se venger dans Avatar 2 et… c’est tout??? Ah non c’est pas tout.
Après une vision convenue de ce que pourrait être un moment de bonheur en famille, une menace surgit du ciel. Le Héros, qui maitrise à la perfection son environnement de la forêt, part se cacher dans un endroit dont il ignore tout, de façon à pouvoir refaire une quête initiatique, comme dans le 1.
Il a un bon pote, qui est le chef en plus, mais les deux nanas ne peuvent pas se blairer, et on ne saura jamais pourquoi. Ô surprise, les enfants ne s’entendent pas très bien, il faut régler les rivalités adolescentes, ainsi que suggérer des amourettes naissantes.
Très original, les enfants se mettent en danger constamment, mais leur courage, leur abnégation, et des grosses ficelles scénaristiques leur permettent de s’en sortir un peu plus fort à chaque fois.
Au cas où on n’aurait pas bien compris que la pêche à la baleine c’est mal, une longue séquence (pas trop mal foutue d’ailleurs) avec en point d’orgue le gâchis de la carcasse pour récupérer un litre d’Elixir de Jouvence (histoire de ne surtout pas mettre un soupçon de dilemme moral, hein, c’est un truc pour préserver les vieux riche hein. Genre ça n’aurait pas pu être un truc qui rend plus sage, ou qui guérit le cancer, ou nettoie la pollution).
Enfin, l’apothéose finale, en deux temps :
1/ les deux antagonistes se font face à face, avec chacun une armée. Mais ils préfèrent se battre en duel, d’abord en se tirant dessus, puis au couteau, puis finalement en se mettant des beignes à mains nues. Le gentil qu’on croit perdu fait preuve de plus de combativité que le méchant et gagne la bagarre. Alors pour moi, cette progression là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder l’océan. Je n’en peux plus de vois des chefs de guerre se mettre des mandales comme si le monde autour n’existait pas.
A propos de chef de guerre, il n’avait pas un Dragon le Jack Sully? Genre ça aurait pu être utile à certains moments. Mais je ne me souviens pas bien de Avatar 1, peut-être qu’il était mort à la fin.
2/ Mowgli, dont on ne sait pas à quoi il sert pendant tout le film, va sauver le méchant mort qui est son père-mais-pas-trop. Et se barre en lui tirant la langue. Bah ouais, parce qu’il faut bien préparer Avatar 3 et ça aurait été trop compliqué de proposer un nouvel antagoniste. Mais faudrait pas non plus que Mowgli devienne cet antagoniste, ça pourrait perdre le sectateur. D’ailleurs, je trouve qu’il fait vraiment tâche visuellement pendant tout le film, au milieu des Na’vi.
Et concernant la mort de l’enfant qui voulait être bon comme son père… Bon on ne peut pas dire que ça transpire l’originalité quoi. Ce qui me fait chier, c’est que cette séquence aurait pu être émouvante si elle - et tout le reste - n’avait pas été aussi convenu.
Bon voilà, j’ai bien chié sur le film, mais parce que j’en veux à James Cameron. Avoir un film qui a les moyens de percer au milieu de l’omniprésence du MCU, c’est pas gagné à tout le monde. Et quand on a une chance comme ça, on ne pond pas un scénario inférieur à Thor Love&Thunder (et ouais, je l’ai dis, et pire, je le pense).
Le résumé en une image :