Ils ne disent pas être devenus un studio Asmodée, juste la partie distribution.
Oui, commercial et distribution
c’est un peu ce que laissait supposer le passage de LBDJ chez Hachette…
Perso, je n’ai jamais reussi à comprendre qu’une boîte qui marche soit à un moment donné obligée de se laisser racheter par (se vendre à) plus gros, mais visiblement ca semble inevitable dans tous les domaines. Racheter ou être rachetée…
J’avais écouté avec attention l’explication du fondateur (je le ping pas) et c’est un peu tjrs le même discour. A un moment tu te stabilises car sinon tu peux plus gérer ou alors tu grossis et la se pose la question des capitaux pour recruter mais aussi de la structure (plus de fonctions support par exemple ça fait souvent pas rêver). Donc un bon moment pour intégrer un groupe qui sécurise certains points tout en essayant de valoriser l’existant et donc récompenser ses efforts plutôt que d’attendre encore 20 ans.
A 1h22min23 (le lien est calé)
Car en tant que patron, t’as sué sang et eau pour en arriver là, que rien n’est jamais acquis, que le succès présent ne présage pas de l’avenir et que t’as envie d’avoir potentiellement un peu plus de sécurité financière pour toi et ta famille ? J’en connais encore pleins de raisons ![]()
Et comme un gros couillon, 6 mois après, j’ai recliqué! ![]()
ça reste encore à prouver que vendre - sauf si c’est suffisamment cher pour prendre ta retraite - te donne une meilleure sécurité financière ensuite en étant salarié (les rachats puis fermeture par asmodee, pas sûr que les salariés TT et autres y aient gagné…)
Mais c’était même pas le sens de mon précédent message. En fait on entend souvent dire 'je n’avais pas le choix, je devais vendre ’ (ou truc équivalent), ce qui est différent de vendre pour les raisons que tu évoques, et que je comprends aisément.
Y’a un truc, dans l’économie et la finance que je pige pas (mais c’est pas du tout mon domaine), qui fait que toutes les boîtes suivent une certaine croissance puis achètent d’autres boîtes et se font acheter.
Marrant que tu cites TT car il y en a un qu’a pris sa retraite suite au rachat … ![]()
Et dans les rachats de boîte, il y a de belles histoires parfois. Dernièrement il y a celle de la Redoute par exemple
je suis pas en train de dire qu’un rachat est forcément mauvais.
Pour la redoute, c’est cool pour les salariés actionnaires (mais apparemment ça inquiète aussi d’autres sociétés détenues par HPB).
Je dis juste que je ne comprends pas ce besoin d’être racheté, surtout quand ça marche, ni celui de racheter.
C’est cette histoire de croissance obligatoire qui m’intrigue. Pour survivre, il faudrait nécessairement croître, alors que je vois pas pourquoi on pourrait pas vivre, en gardant toujours la même taille.
Mais bref, c’est pas vraiment le lieu pour en discuter et vu que j’y connaîs rien en économie peu probable qu’il en sorte quelque-chose d’intéressant.
À la base, je réagissais juste à
qui me semblait assez juste.
Et d’ailleurs, je viens de voir que j’avais zappé le post de @ga75 juste après le mien, sur le point de vue de LBDJ. Je vais aller zieuter la vidéo. Merci.
C’est juste la philosophie du patronat en général. De plus très difficile de garder la meme taille pour « vivre » dans un monde qui bouge autour de nous. Ce qui était vrai dans l’industrie du jeu en 1990, était diffèrent en 2000, et encore plus en 2020 et maintenant
J’ai quelques patrons dans mon entourage et je le suis moi meme depuis 30 ans et j’ai jamais vu un patron de moins de 60 ans en bonne santé qui veut pas voir son entreprise évoluer et grossir. Après j’avoue je suis entouré de capitaliste du centre droit.
Maintenant il y a des éléments a prendre en compte dans l’évolution de son entreprise :
votre capacité personnel à la prise de risque & sa résilience, votre trésorerie du moment (argent dispo, prets&dettes, valeurs de stock etc), le fait que l’entreprise a une activité de forte marge ou non (luxe, conseil, etc), et le risque inhérent au secteur d’activité, etc.
Le milieu du jeu, qu’on soit une boutique, un éditeur ou un distributeur, demande de l’investissement continuel : choix produits, stock, outils web ou boutiques/entrepôts physique, du personnel qualifié en CDI (commercial, back office, conditionnement).
Globalement c’est un secteur a faible marge, a risque, et a activité ponctuelle
Si tu arrives à y etre bénéficiaire, tu peux
Catégorie A. garder ta marge et te suffire de ce que tu as (« j’ai pas de patron, je suis plus content qu’avant ») → ça c’est pas etre patron, c’est trouver une stabilité de vie jusqu’a qu’un tsunami passe et t oblige à vendre ou disparaitre ou devenir commercial pour une des grosses boites du secteur (nouvelle concurrence dans sa zone propre (plus jeune, ayant plus faim ou meme zone de chalandise, ou plus de thune,etc…), avancée technologique dans le secteur (papier>minitel>web,etc) changement de comportement d’achat du client (physique, internet dont communauté>site>réseaux sociaux,etc),
Catégorie B. investir continuellement ce que tu gagnes pour grossir mais si faible marge, tu grossis doucement. Très frustrant.
Catégorie C. Emprunter pour grossir car les banques te font confiance en te développant, mais au moindre caillou dans la chaussure (sur stock, mauvais choix stratégique, etc), elles te suivent plus et tu te retrouves une main devant et une derrière, comme le type de la catégorie A à retourner au mieux au point de départ ou te voit obligé de vendre à plus fort que toi (la plus grande partie des ventes qu’on voit dans notre secteur. Tu reconnais ces entités car l’ex-patron est encore dans la meme boite mais est devenu « directeur » ou « gérant »)
Catégorie D. Ouvrir ton capital suffisamment pour grossir mais en perdant la liberté que tu voulais en créant une entreprise mais ça peut t’ouvrir tous les champs des possibles (il y a peu d’élus) comme Asmodée il y a 20 ans. Asmodée a eu la chance d’avoir Pokémon en licence pour 200k suite a l’abandon de Wizards de la distribution en langue française la marge forte qui a permis de grossir jusqu’ a la masse critique, puis de changer de braquer vers un développement jeux de société, avec rachat peu à peu des acteurs. Les gens qui étaient le pont du bateau au début, sont tranquille a vie et ils ont alliés compétences et chance. Tu reconnais ces boites car les ex-patrons sont devenus actionnaires d’une holding qui a quelques billes dans la première boite acheté et ont des titres ronflants dans le monde ou passent dans les magazines. Je voudrais etre de ceux-là et beaucoup de patrons souhaitent exactement la meme chose pour voir leurs projets prendre d’autres dimensions… ces dimensions auxquels j’ai rêvé en vendant mes premières cartes Magic The Gathering sur mon banc à Jussieu en 1993.
Attention, tous les gars en catégorie D ne voient pas l’histoire se finir aussi bien que les gars d’Asmodee et toutes les boites rachetés par Asmodee ne le sont pas forcément pour les bonnes raisons (justifier une taille ou valeur groupe en vu d’un rachat, combler un manque dans une branche dans le groupe, supprimer une concurrence, racheter une partie de catalogue par l’absortion, éviter a une société leader de son secteur de disparaitre, aider des copains, etc…). Et si la raison est pas bonne ou l’analyse d’achat est pas bonne, comme partout, a un moment, faut forcement passer à la douloureuse ;p
merci pour ce pavé. Ça m’a l’air effectivement d’être une bonne synthèse.
Globalement, si t’es un minimum lucide, t’aurais pas le choix de rester dans la catégorie A même si c’est ton souhait, parce qu’un tsunami finira toujours par passer par là.
Pour perdurer, tu dois être capable de t’adapter et d’évoluer en fonction des changements de l’environnement et le plus évident comme option est de grossir ou se laisser acheter.
Je tiens quand même à saluer que quand tu veux, tu peux faire des posts qui restent intéressant sans balancer de manière trop prononcée ![]()
Je ne crois pas avoir vu passer l’info sur le forum encore.
Mais Asmodée va faire un peu les frais de la mauvaise santé du groupe Embracer.
Rhalala, qu’il paraît loin le temps de Siroz… ![]()
Ca s’est degradé Philibert je trouve, notamment le service client. J’aimerais en changer. C’est quoi votre magasin en ligne favori?
Ludum
Ludum
Merci pour vos réponses. Vous savez d’où ils envoient les colis Ludum?
Ils sont en France, à bordeaux. ![]()
Idem replié chez Ludum, perfect.
Ils sont dans la Gironde, du côté de Talence
Le service Philibert s’est pas dégradé chez moi mais:
les pts fidélité « perdu- épuisé » (« le se sera mieux avec ce système… » // Prend moi pour un con…
)
les prix pouvant être plus compétitifs chez Ludum
le franco port bien plus bas