Conflit israëlo-palestinien

Parce que tu n’as pas les idées claires surtout. C’est une question simple sur un sujet que tu maîtrises visiblement (le prisme « colonial »).

Tu souhaites t’exprimer sur une pensée (prisme coloniale encore) et dès qu’on essaie de comprenre le fond de ta pensée, tu recules.

Interprète le comme tu veux j’en ai rien à faire. Je n’ai pas à répondre à tes questions d’autant plus avec insistance et c’est pas la première fois que tu fais ça, les gens ne te doivent pas une réponse.

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A partir du moment où tu dis « Etat colonial » sans justification c’est pas moi qui fait de la provocation. A toi la charge de la « preuve » ou de l’analyse. Ce que tu refuses de faire.

Sinon, vous pouvez vous prendre une chambre.

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Et c’est pas la première fois que je te « coince » effectivement et que tu me sors le même argumentaire « je n’ai pas à répondre à un interrogatoire ». Tu sais, on peut avoir tort parfois, c’est une preuve d’intelligence de le reconnaître (tu auras compris le niveau d’estime que j’ai pour toi)

Faut avoir un sacré culot pour répondre ça sans déconner. Je sais pas, à part sous Ariel Sharon, et c’est probablement sujet à discussion, je n’ai pas l’impression que Israël n’ait pas eu de volonté de s’étendre (donc de coloniser).

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Wikipédia, ce n’est pas le graal, on est d’accord.

Mais là je lis, première phrase " L’islamophobie est un terme dont la définition ne fait pas consensus".

Donc, non, encore une fois je ne m’arrange pas avec la réalité, je n’invente pas des choses fictives, je pointe du doigt un point qui interroge et sur lequel je ne dois pas être la seule personne à m’interroger pour que cette phrase soit la première de cet article.

L’islamophobie est un terme dont la définition ne fait pas consensus, dont l’étymologie se réfère à la peur ou la crainte de l’islam, mais dont le sens désigne surtout la notion d’une hostilité envers l’islam ou envers les musulmans.

Oui mais un peu rien à faire que le terme ne fasse pas consensus à l’extrême droite.

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Je le reconnais sans problème. Ce n’était pas ma question.

C’est surtout que la « pensée décoloniale » est devenue une idéologie très pauvre qui réduit l’ensemble des rapports sociaux à des questions de races, d’impérialisme et de colonisation. C’est un peu la pensée identitaire de gauche.
On ne saurait recommander à Bierre de lire ce livre:

4eme:

Le capitalisme et la modernité seraient intrinsèquement liés à un racisme d’essence coloniale et à la domination de l’Occident sur le Sud global : tel est le postulat des décoloniaux. Face à une rationalité considérée comme eurocentrique, face à un système de pouvoir qui chercherait à maintenir les « non-Blancs » dans une position subalterne, ils prônent un retour aux formes de savoir et aux visions du monde des peuples indigènes.
À l’heure où les théories décoloniales, nées en Amérique latine, gagnent du terrain dans les milieux universitaires et militants, les auteurs de ce livre, ancrés eux aussi dans ce continent, font entendre une autre voix. Ils démontrent comment ces théories propagent une lecture simpliste de l’histoire et des rapports de pouvoir, et comment leur focalisation sur les questions d’identité ethno-raciale relègue au second plan l’opposition pourtant fondamentale entre riches et pauvres. À l’horizon, une conviction : seul un anticolonialisme fondé sur une critique radicale du capitalisme permettra de sortir de cette impasse, en dépassant toute soif de revanche pour retrouver le contenu universel des luttes d’émancipation.

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Mais du coup en quoi Israël ne serait pas un état colonial ? Définir quelque chose comme « état colonial » c’est bien parce qu’il est question de décisions politiques allant dans ce sens.

Donc Israël dans ses frontières post WWII ne serait pas un Etat colonial ?

Alors sur le fond je suis d’accord avec toi (suffisamment étonnant pour mériter d’être noté).

Mais…
Ce sont les Juifs eux mêmes qui ont souhaité revenir sur cette terre qui a été la leur fut un temps. D’où pour moi la difficulté d’aborder cette crise géopolitique majeure via l’angle de la colonisation. Parce que au final si on remonte dans le temps, les Juifs aussi ont été victimes de la colonisation de la terre d’Israël dont ils ont été chassés.

Avoir par exemple l’Alsace et la Loraine au lieu des terre de l’actuel Israel, ça aurait certes permis de leur créer un état à eux et donc de leur donner les moyens de se défendre eux même et de ne plus dépendre d’un autre état, ce qui est une des raisons de leur volonté de créer leur propre état, mais ce n’est pas ce qu’ils souhaitaient. Ils voulaient revenir sur cette « terre Biblique » qui a été la leur, il y a bien longtemps de cela.

tu es d’une mauvaise fois stupéfiante. Tu ne considères que ce qui t’arrange, le reste tu le dégage sans même te donner la peine d’y réfléchir 2s.

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Ecoute, j’ai étudié l’anthropologie, je sais quels impacts ont eu le capitalisme et le racialisme sur les populations colonisées, je l’ai étudié, de près. Mais je vois que tu proposes encore un bouquin de class-first incapable de saisir que la « race » est produite par un rapport social, et donc qu’elle a autant d’importance que la question du partage des richesses. Donc si je suis bien ce qu’ils racontent, étudier l’apartheid aux Etats Unis et les impacts encore réels aujourd’hui sur les afro-américains, c’est cacher que ça n’est qu’un rapport de riches à pauvres ? Je vais m’arrêter là, c’est complètement con, les deux critiques ne s’excluent pas et les décoloniaux que j’ai pu écouter et lire sont fondamentalement anticapitalistes.

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Les théoriciens décoloniaux annoncent toujours qu’ils ne parlent de « race » qu’en tant qu’elle serait un construit social, non un fait biologique. Pourtant, sitôt transposées leurs idées sur le terrain des luttes, on observe bel et bien cette simplification : la parole d’un individu blanc est tenue pour suspecte a priori, car il serait l’incarnation d’une « blanchité » qui l’empêche de saisir la domination et la discrimination dont souffrent des indigènes ou des afro-descendants. En tant que des Blancs ont infligé des souffrances à des indigènes et des Noirs, ce sont les Blancs qui sont tenus en suspicion. La domination, le racisme, l’impérialisme ne sont pourtant pas des faits spécifiques aux « Blancs » ou à « l’Occident ». « Ma peau noire n’est pas dépositaire de valeurs spécifiques », affirmait Frantz Fanon, encore lui : c’est ce que tendent à oublier les décoloniaux dans leurs élans les plus réductionnistes.

En outre, l’idée que le savoir est « situé » n’a rien de révolutionnaire : la fameuse interpellation des militants révolutionnaires, « camarade, d’où tu parles ? » n’est pas née de la dernière pluie et la sociologie ou l’épistémologie – sans parler des sciences physiques – ont assez montré que le sujet n’est pas neutre et sans lien avec son objet. La question est ailleurs : sur le plan de la réflexivité. Il ne suffit pas d’être indigène, noir, femme ou exploité pour avoir par ce seul fait une conscience des enjeux de pouvoirs qui aliènent et dépossèdent de sa souveraineté sur soi-même (individu ou groupe social).

En outre, comme le signale l’un des auteurs, l’historien mexicain Daniel Inclán, « aucune des personnes célèbres du tournant décolonial ne parle une quelconque langue indigène ni ne pratique un quelconque type d’approche directe des communautés qui sont l’objet de leur intérêt, que ce soit par le moyen de l’ethnographie, de l’histoire orale ou d’enregistrements audiovisuels. » Sans doute est-ce pour cela qu’un Ramón Grosfoguel peut écrire un pur fantasme abstrait comme celui-ci : « Un canoë, une plante, un tambour ont tous des significations éthiques, politiques et spirituelles pour les peuples de traditions ancestrales. Mais, une fois extraits de leur environnement, le canoë se convertit en marchandise, la plante en substance hallucinogène et le tambour en rythme sans spiritualité. »

Il s’ensuite que, chez les théoriciens de la première génération, on assiste parfois à la création d’un « bon sauvage » abstrait, figure de l’indigène « pur », ahistorique, qui ressemble à un sujet historique révolutionnaire de substitution, avatar de ce qu’était le prolétaire dans la geste marxiste-léniniste.

Source: https://www.pcf.fr/critique_de_la_raison_decoloniale

Mais on est bien hs quand même…

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Tu me sors vraiment un tract du PCF de Fabien Roussel là ? Bon bref je vais pas perdre mon temps ici, ça m’a déjà assez pris la tête, je vais juste répondre sur un point.

Immense raccourci ici (comme sur tout le texte d’ailleurs), et quel culot de dire ça à l’heure ou en France en 2025 la gauche électoraliste est représentée exclusivement par des blancs. Nous vivons dans des sociétés marquées par l’héritage des colonisations donc, en tant que blancs nous ne faisons pas l’expérience concrète de la continuité de ces expériences qui sont pourtant constatées par les personnes racisées mais également par les recherches en sciences sociales. En tant que blanc je n’ai pas été éduqué à me méfier de la police, je n’ai pas été éduqué sur le fait que ma couleur de peau ou mes origines pouvaient être le sujet de discussions et soupçons etc, etc… Donc par conséquent, de quel droit ma parole sur ces questions face à des gens directement concernés par ces états de fait aurait une quelconque plu value ? Question rhétorique.

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Euh parce que comme tu l’as dit:

Donc bon, je ne vois pas l’intérêt de radoter mais dans le fond je suis d’accord que c’était du chipotage aussi. Moi je ne t’ai jamais « attaqué » sur ça, je ne participait pas à votre débat initial.
Et je maintiens que si tu veux créer des mots plus logique d’un point de vue étymologique, alors il faut aussi changer antisémitisme qui n’est pas mieux.

La parole de tout le monde est la bienvenue sur ces sujets là, quelle que soit la couleur de peau ou l’origine et la religions des gens.

Mais je pense que c’est une erreur par contre de considérer que la parole des « blancs / occidentaux » sur des problématiques de colonialisation, de racisme, etc… n’a pas de poids ni de valeur, ou moins de poids et de valeur, face à la parole de celles et ceux directement impactés par le sujet du fait de leurs origines.
Si elle n’en a évidemment pas plus, elle ne devrait pas en avoir moins non plus.
Ou alors je considère en tant que femme que les hommes n’ont pas leur mot à dire sur les problèmes liés à la discrimination en tant que femme. Et que leur parole n’a pas de valeur sur ces problématiques, car ce n’est pas eux qui les subissent. Et ne pas inclure les hommes là dedans est à mon sens l’assurance à 100% que ces problèmes ne seront jamais réglés, et que le clivage ne fera que persister voir sera exacerber. Idem pour les problèmes liés au racisme et assimilés.

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