« Some very fine people on both sides ». Ceci étant, il y en a qui colonisent et exterminent les autres (car ils sont en capacité de le faire) sans que ça dérange plus que ça les pays alliés, puisqu’on les laisse participer aux compétitions sportives et tutti quantti. Pas de sanction, pas de rétorsion, rien.
Enfin bon, le message auquel tu réponds était assez malhonnête, puisqu’il laissait entendre que c’était la première condamnation des massacres du 7 octobre alors qu’en fait ils ont requalifié une partie (ou toute) des crimes de guerre en crime contre l’humanité.
On le fait bien pour ceux qui sont parti se battre pour Daesh d’ailleurs.
Et on emmerde plus ceux qui sont partis se battre avec les Kurdes contre Daesh que les franco-israéliens susceptibles d’avoir participé à des crimes de guerre / crimes contre l’humanité ![]()
« Tout est rouge ! » : Récits d’un génocide en cours
par Catherine Coquio
Après la sidération quotidienne des informations et images médiatiques, après les batailles de mots, les décryptages à l’emporte-pièce et l’échantillon des manœuvres prescriptives qui ont occupé et miné les espaces de parole publics, arrivent les premières approches historiennes de ce qui se déroule à Gaza et en Cisjordanie depuis le 7 octobre, et les réflexions sur le monde qui a rendu cela possible, qui y assiste ou y participe, et qui y survivra. La parole des concernés, si elle a tardé à se faire entendre, commence d’émerger, faisant apparaître des visages et des noms. Parallèlement aux écrits poétiques issus de la Palestine et de sa diaspora, paraissent en volume des témoignages et textes de survivants de l’extermination en cours, qu’on n’avait pu lire jusqu’ici qu’au coup par coup, le plus souvent grâce aux réseaux sociaux et à des associations de militants. On appréhendait ces récits. On avait raison. Là où nous entendions parler de bombardements, de déplacements, d’évacuations d’hôpitaux, ils nous font saisir de l’intérieur les réalités vécues, et on tremble.
Oubliés de tous (et sans soutien suffisant du gouvernement israélien), les rescapés du massacre, perpétré par les palestiniens, du festival Tribe of Nova, ainsi que des membres des familles de ces rescapés du 7 octobre, se suicident.
Perpétré par le groupe terroriste du Hamas ![]()
Tu es malhonnête.
Je quote pour la postérité, c’est pépite ![]()
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Autant je suis d’accord que l’accompagnement de ces victimes est nécessaire, le stress post-traumatique s’il n’est pas suibi et accompagné vers un retablissement est une grave défaillance du systeme de santé israélien, autant en effet associer les palestiniens aux meurtriers du Hamas, c’est maladroit.
C’est pas maladroit, c’est fait à dessein. Le mec est en roue libre sur ce fil depuis des mois.
A la limite, il pouvait dire les palestiniens du Hamas
Quand on cherche à défendre une cause, et qu’on fait deux maladresses en un seul poste, c’est chaud ![]()
Le concernant ce ne sont pas vraiment des maladresses.
Cela dit, encore un peu de cheminement de ce type et il finira bien par réaliser que les dirigeants israéliens avaient absolument rien à foutre des otages israéliens qu’ils utilisaient juste comme prétexte pour leur génocide. D’ailleurs, maintenant que l’échange de prisonniers a été fait, ils continuent leurs massacres en dépit du « cessez-le-feu », mais qui sera surpris.
Quand on est aveuglé par un gourou / raciste / religieux (rayez les mentions si besoin), il n’y a pas forcément d’issue de sortie.
Et son pseudo n’inaugure rien de bon.
Au delà de la maladresse, qu’elle soit volontaire ou non, je trouve intéressant de noter que les israéliens, du moins les dirigeants, qui crient au pogrom en parlant du 7 octobre pour justifier leur répression aveugle sur les palestiniens ne sont pas en mesure (ou ne souhaitent pas) prendre en charge correctement les victimes de ces attentats.
Ce n’est pas une répression « aveugle ». Et franchement, ce manque de considération surprendra uniquement ceux qui ne se tenaient pas trop au courant de la manière dont ce gouvernement proto-fasciste traitait les manifestations réclamant plus d’efforts en direction de la libération des otages.
J’étais en formation secouriste en santé mentale encore la semaine passée et c’est la base lors d’un attentat d’accompagner le stress post-traumatique. Qu’un pays comme Israël ne le fasse pas c’est une défaillance incroyable du système de santé. Qu’ils ne le fassent pas alors qu’ils se servent de cet attentat comme alpha et omega de toutes leurs horreurs, c’est qu’ils n’en ont vraiment rien à faire de leur population et qu’ils souhaitent simplement dérouler un plan de colonisation.
On a beaucoup parlé du Hamas qui utilisait des boucliers humains sur leurs sites (même si dans la bande de Gaza, je vois mal comment se planquer sans qu’il y ait des civils pas loin vu la concentration de population sur le territoire, mais bon, passons), mais il serait bon d’enquêter sur la façon qu’a eu ce gouvernement israélien d’utiliser ses civils comme sacrifices à la cause coloniale.
Pour écarter tout complotisme, faisons la lumière sur l’absence de sécurité au poste frontière lors du 7 octobre (perso je n’affirme rien mais j’aimerai une enquête pour que la vérité éclate), questionnons-nous sur l’envoi de tous ces gamins qui vont revenir traumatisés de ce qu’ils auront fait et vu à Gaza et en Cisjordanie. Regardons en face comment ce gouvernement n’en a rien eu à faire des otages pourtant souvent invoqués afin de continuer la guerre. Interrogeons-nous sur le fait qu’ils en aient rien à faire visiblement des survivants du 7 octobre.
Ainsi on pourra sans doute démontrer qu’entre le Hamas qui est prêt à sacrifier des Palestiniens pour sa cause (libérer la Palestine de l’occupant) et le gouvernement israélien actuel qui est prêt à sacrifier des israéliens pour sa cause (coloniser Gaza et la Cisjordanie), la différence n’est pas si évidente (bon si y en a qui sont blancs et en costard pendant que les autres sont barbus, basanés et le visage camouflé c’est vrai …)
Je dirai surtout qu’il y en a qui sont en costards ou en djellaba propre et qui envoient des barbus basanés ou des gars au visage camouflé, lesquels n’avaient rien demandé, faire leur sale besogne.
Ca c’est la réalité.
Moi je te parle de comment le conflit est vendu aux opinions occidentales (et a pascal Praud) ![]()
Gaza : deux rapports accusent Israël d’avoir délibérément détruit le système de santé reproductive de l’enclave
Les ONG américaine Physicians for Human Rights et israélienne Physicians for Human Rights Israel ont étudié les conséquences de l’offensive israélienne sur la capacité reproductive des Palestiniens. Le nombre de naissances à Gaza s’est effondré de 41 % sur les six premiers mois de 2025, comparé à la même période en 2022.
Par Marie Jo Sader le 18/01/2026
Alors que depuis le début de l’hiver, sept enfants sont morts de froid dans la bande de Gaza, selon les autorités de santé locales, l’organisation américaine de défense des droits humains Physicians for Human Rights (PHR) et son homologue israélienne Physicians for Human Rights–Israel (PHRI) ont publié, le 14 janvier, deux rapports consacrés aux « violences reproductives » exercées par l’Etat israélien dans l’enclave palestinienne.
Les conditions de vie épouvantables auxquelles sont soumis des centaines de milliers de Gazaouis, obligés de s’entasser sous des tentes inondées par les pluies et arrachées par le vent – conséquence de la destruction de près de 80 % des bâtiments de l’enclave –, n’est qu’une des nombreuses souffrances endurées par les femmes et les nouveau-nés et documentées dans ces deux études.
Ciblage des établissements de santé, restrictions sur l’entrée de matériel médical essentiel, famine et malnutrition aiguë résultant des limitations imposées à l’aide humanitaire alimentaire : les politiques israéliennes ont « dévasté la capacité reproductive des Palestiniens de Gaza », affirment les enquêteurs, entravant la fertilité des femmes en âge de procréer et provoquant une augmentation des complications de grossesse, ainsi que des décès maternels et néonatals.
2 600 fausses couches signalées, 220 morts liées à la grossesse
Le ministère de la santé de la bande de Gaza, sous l’autorité du Hamas, a enregistré 17 000 naissances sur les six premiers mois de l’année 2025, soit une chute de 41 % par rapport à la même période en 2022. Dans le même temps, 2 600 fausses couches ont été signalées, ainsi que 220 morts liées à la grossesse, 1 460 naissances prématurées, et plus de 2 500 nourrissons nécessitant des soins intensifs néonatals.
Des chiffres largement sous-estimés d’après le rapport de PHR, la collecte systématique de données ayant été « sévèrement limitée » en raison de « l’effondrement quasi total du système d’information sanitaire de Gaza après le 7 octobre 2023 ». Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), environ 150 000 femmes enceintes et mères allaitantes ont par ailleurs été déplacées de force, privées d’accès aux soins de santé et aux services de soutien les plus élémentaires.
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« Ces chiffres se traduisent par des réalités dévastatrices sur le terrain », écrit Lama Bakri, autrice du rapport de PHRI intitulé « Maternité sous le feu : jusqu’où peut tenir une femme ? ». La psychologue de PHRI a recueilli, par téléphone, les expériences vécues par 21 femmes gazaouis enceintes et allaitantes. Toutes ont été déplacées à plusieurs reprises, certaines exposées à la mort de proches, contraintes de marcher de longues distances à pied, ou même forcées d’accoucher en dehors de structures médicales, dans des conditions extrêmement dangereuses.
Une femme enceinte de 27 ans originaire de Beit Lahia raconte ainsi la souffrance des longues marches et les douleurs au dos, passées à attendre des heures sous le soleil pour recevoir à manger des cuisines communautaires : « Beaucoup de fois, je revenais les mains vides (…) Je rentrais souvent chez moi en larmes, car je n’avais pas de nourriture à rapporter ».
« Une réalité conçue pour créer un cycle de souffrances en cascade »
Alors qu’elle souffre elle-même de malnutrition, une mère de 28 ans décrit sa détermination à allaiter sa fille, faute de nourriture saine dans l’enclave. « Un enfant doit grandir, elle a besoin de protéines ! Qu’elle les prenne de moi, je me moque de mon propre corps. Je lui donnerais ma vie si cela signifiait qu’elle puisse être en bonne santé… La maternité est toujours une responsabilité, mais dans des conditions aussi dures, que puis‑je dire ? C’est au‑delà de l’imaginable. »
Enceinte de quatre mois, Maha Younes, elle, a été retrouvée inconsciente par sa famille, en proie à des crises d’angoisse et des spasmes musculaires déclenchés par l’intensité des bombardements israeliens, selon l’enquête de PHRI. Trois jours plus tard, elle est extraite, avec sa famille, des décombres de son immeuble, détruit par une frappe israélienne. Les hôpitaux saturés ne peuvent les accueillir.
Maha est contrainte ensuite à de nombreux déplacements, alors qu’elle souffre d’un kyste pilonidal, qui provoque des saignements et l’empêche de s’asseoir. Au huitième mois de grossesse, elle accouche prématurément d’une fille née avec des difficultés respiratoires. Aujourd’hui, Maha et son enfant vivent à dix sous une tente. Privée d’hygiène et d’intimité, elle a dû reporter l’intervention chirurgicale dont elle a besoin, ses conditions de vie ne permettant pas une convalescence en sécurité.
Loin d’être des dommages collatéraux de la guerre, ces situations, selon Lama Bakri, « révèlent une réalité orchestrée, conçue pour créer un cycle de souffrances en cascade qui prive toute possibilité de survie ou de rétablissement ». Pour l’autrice, la violence reproductive infligée aux femmes de Gaza constitue « l’un des aspects de la destruction délibérée de la vie palestinienne » dans l’enclave. « Lorsqu’elle est mise en œuvre de manière systématique et avec l’intention de détruire, elle relève de la définition du génocide », écrit-elle, en citant l’article II(c) de la Convention de 1951 pour la prévention et la répression du crime de génocide .
Les services spécialisés de santé reproductive décimés
Pour son rapport, mené en collaboration avec l’Université américaine de Chicago, PHR a de son côté interviewé 78 professionnels de santé internationaux qui ont été en mission dans la bande de Gaza. Absence de règles, impossibilité d’allaiter, fausses couches, infertilité, anémies sévères, traumatismes psychiques… Tous témoignent du calvaire enduré par les Palestiniennes de Gaza et des conséquences sur la santé de leurs nouveau-nés. Ils font également état de la destruction du système de soins maternels et des dilemmes éthiques auxquels sont en permanence confrontés les médecins palestiniens, contraints de rationner les produits médicaux et de trier les patients.
Un soignant cité dans le raport, ayant visité Gaza au début de l’année 2025, décrit l’état de l’hôpital Kamal Adwan, attaqué et perquisitionné par les forces israéliennes, alors qu’il abritait à ce moment l’une des seules unités de soins intensifs néonatals encore fonctionnelles dans le Nord : « Tout était brûlé et carbonisé (…) Nous avons traversé l’unité de soins intensifs néonatals, qui n’avait pas été brûlée, mais qui avait été détruite. Il y avait des incubateurs qui avaient été brisés et éparpillés ».
De plus, les attaques israéliennes « ont décimé les services spécialisés de santé reproductive », affirme rapport. Il s’attarde notamment sur le bombardement, en décembre 2023, de la clinique Al-Basma, le plus grand centre de fertilité de Gaza, où 70 à 100 fécondations in vitro étaient réalisés chaque mois avant la guerre. Ces frappes ont entraîné la destruction de 4 000 embryons. « Toutes les unités de fertilité ou de procréation assistée à Gaza ont été anéanties. Il ne s’agit pas seulement de détruire des êtres humains, mais de détruire aussi un espoir de vie », expose un des gynécologues interrogés.
Ces violences « relèvent de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’un génocide et de violations des droits de l’homme, qui nécessitent une enquête approfondie et des poursuites judiciaires », estiment les auteurs. Ils précisent qu’aucun des cliniciens interrogés n’a signalé une quelconque utilisation des hôpitaux par des groupes armés palestiniens à des fins militaires. Israël a régulièrement avancé ce motif pour justifier ses attaques.
Le rapport insiste enfin sur le caractère prévisible de ces atteintes à la santé reproductive des Palestiniennes de Gaza qui ont conduit à des décès maternels et néonatals. Malgré les avertissements, émis en 2024 et 2025, par la commission d’enquête de l’ONU et de la Cour internationale de justice, Israël a continué de restreindre, entre janvier et octobre 2025, l’entrée de la nourriture et des fournitures médicales dans la bande de Gaza et a poursuivi la destruction de ses infrastructures de santé.
« Au‑delà de l’impact immédiat, les générations futures pourraient souffrir des effets physiques, sociaux et même génétiques » de l’effondrement du niveau de santé reproductive dans la bande de Gaza, assurent les auteurs de l’enquête. Une situation dramatique, qui perdure alors même qu’un cessez-le-feu a été annoncé en octobre.
Un reportage glaçant à propos des conditions de détention des otages palestiniens par le régime “démocratique” d’Israël : https://www.youtube.com/watch?v=PHizfeozVws