J’entends parfaitement mais dans ce cas précis j’essaie de me mettre à la place de la famille de cette femme et de sa mère disparues depuis cette photo prise par un soldat israélien.
J’imagine que pour cette famille, le montage est secondaire et que le plus important pour elle est que le reportage de Sky News existe et leur permette de garder un espoir de retrouver ces deux femmes saines et sauves.
J’en profite pour partager un excellent article de la RTBF publié ce jour :
La bande de Gaza toujours fermée aux journalistes étrangers : « On se dit qu’Israël souhaite cacher ce qu’il s’y passe »
Le 9 mai 2026
Depuis le 7 octobre 2023, aucun journaliste étranger n’a pu entrer dans la bande de Gaza et y rencontrer librement la population. L’armée israélienne a seulement emmené quelques reporters à bord de ses blindés pour y mener un rapide tour embarqué (« embedded »), avec une autonomie éditoriale limitée pour les participants.
Par Daniel Fontaine envoyé spécial en Israël
© Jewel SAMAD – AFP / Le correspondant d’Al-Jazeera, Anas al-Sharif, en reportage près d’un hôpital détruit à Gaza le 10 octobre 2024. Il est l’un des nombreux journalistes délibérément tués par l’armée israélienne.
Depuis plus de deux ans et demi, ce sont donc essentiellement les journalistes de Gaza qui informent le monde sur les événements graves qui se déroulent chez eux, la guerre et les privations. « Ça reporte la majeure partie de la tâche sur les épaules de ceux qui sont encore à l’intérieur, les journalistes palestiniens comme nous », nous explique depuis la bande de Gaza Anas Baba, qui travaille pour la radio publique américaine NPR.
" Ce qui est difficile, poursuit-il, c’est que nous ne couvrons pas seulement la tragédie, nous la vivons aussi, nous en faisons partie. Le matin nous filmons avec une mère qui a perdu ses enfants. Mais la nuit, c’est nous qui fouillons dans des décombres, à la recherche de nos proches, et même de nos collègues."
"Le problème n’est pas que nous ne serions pas capables le faire, souligne Anas, mais que nous avons besoin de soutien. Nous avons besoin que le monde voie ceci avec d’autres points de vue, pas seulement celui des journalistes locaux."
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