Conflit israëlo-palestinien

« “Inside Gaza”, documentaire sur les journalistes palestiniens de l’AFP — dont G. Woessner, R. Enthoven et d’autres contestaient l’existence ou la crédibilité — remporte le Grand Prix du FIGRA.

Vous aviez raison sur un point : vous ne faites pas le même métier. » Johann Soufi

Le documentaire Inside Gaza (Dans Gaza), réalisé par Hélène Lam Trong, qui suit des journalistes du bureau de l’AFP à Gaza après le 7-Octobre où ils se sont retrouvés les seuls à pouvoir témoigner, a remporté vendredi 3 avril en France le Grand prix du 33e Figra, le Festival international du grand reportage d’actualité et du documentaire de société.

Ce film de 76 minutes, co-produit par Arte France, la RTBF et Factstory, filme le quotidien de quatre journalistes et collaborateurs de l’AFP qui témoignent de l’extrême difficulté d’exercer leur métier dans un territoire en guerre, et auquel le reste de la presse internationale n’a plus accès. Cette production franco-belge a également été récompensée du prix du public.

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« Pendant les massacres de civils au Liban, en Iran, à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie, l’assassinat ciblé de journalistes par l’armée israélienne se poursuit.
Ci-dessous le journaliste d’Al Jazeera Mohammed Wishah photographié avec sa petite famille ce matin. Un drone israélien a visé son véhicule à Gaza, une seconde frappe s’est abattue sur les passants qui lui portaient secours. Lui est mort, il y a plus d’une dizaine de blessés.
La journaliste libanaise Ghada Dayekh, de la radio Sawt Al-Farah, a été tuée par une frappe israélienne visant son domicile à Tyr.
Une autre journaliste libanaise, Suzanne Al-Khalil, a été tuée par une frappe israélienne dans la région de Kayfoun. » Irène Bonnaud

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A Gaza, une jeune écolière abattue par l’armée israélienne alors qu’elle assistait à un cours

Selon les autorités palestiniennes, Ritaj Rihan, en classe de CE2, a été tuée d’une balle dans une tente qui faisait office d’école, ce jeudi 9 avril, dans la ville de Beit Lahia, dans le nord de l’enclave. L’armée israélienne n’a pas commenté.


A Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 avril 2026. (HASEEB ALWAZEER/REUTERS)

Par Libération - AFP
Publié le 09/04/2026

Les forces israéliennes ont abattu ce jeudi Ritaj Rihan, une jeune écolière gazaouie qui assistait à un cours dispensé dans une tente, selon les autorités palestiniennes. Les faits se sont produits dans la ville de Beit Lahia, dans le nord de l’enclave palestinienne. Le ministère de l’Éducation a précisé que l’enfant, en âge d’être en CE2, avait été touchée par une balle devant ses camarades de classe. Il a déploré le «choc psychologique profond» causé aux enfants qui ont assisté à la scène.

https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/a-gaza-une-jeune-ecoliere-abattue-par-larmee-israelienne-alors-quelle-assistait-a-un-cours-20260409_K5YZFV3VTFBQ5JKXEEKUWOTD6Q/

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« Il y a 23 ans, le 11 avril 2003, l’armée israélienne tuait le photographe britannique Tom Hurndall d’une balle dans la tête, à Gaza.

Tom, alors âgé de 22 ans, s’était rendu sur place pour photographier les activités des militants de l’ISM, venus soutenir les Palestiniens. »

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En Cisjordanie, après la mort d’un adolescent palestinien devant son école, des vidéos contredisent la version de l’armée israélienne

Des vidéos collectées et authentifiées par « Le Monde » permettent de reconstituer le déroulé des coups de feu tirés par un réserviste de l’armée israélienne en direction de l’école primaire d’Al-Moughaïr, en Cisjordanie occupée.

Par Liselotte Mas et Luc Bronner (Jérusalem, correspondant Le Monde)

Publié le 30 avril 2026

Le mardi 21 avril, peu après midi, plusieurs colons sont signalés près de l’école primaire d’Al-Moughaïr, où sont scolarisés 460 garçons. Sur des vidéos tournées par des habitants, récoltées et vérifiées par Le Monde, une personne armée est visible sur une colline qui surplombe l’école. Elle fait feu en direction de l’établissement.

Le jour même, l’armée israélienne explique que le tireur est un de ses réservistes. Il se trouvait à bord d’un véhicule israélien, aux côtés de plusieurs civils, quand celui-ci aurait été caillassé. Il aurait alors ouvert le feu sur les lanceurs de pierres.

L’analyse du Monde montre qu’il était en fait à environ 200 mètres de la route quand il a fait feu en direction de l’école et qu’il était visiblement hors de danger à ce moment-là. En témoigne le fait qu’il a, par exemple, pris le temps de s’agenouiller pour ajuster sa visée, cela quelques instants après avoir probablement touché Aous Hamdi Al-Nassan, 14 ans.

L’attaque a fait deux morts et quatre blessés.

ENQUETE VIDEO - En Cisjordanie, un adolescent tué devant son école.

L’Association de la presse internationale à Jérusalem publie ce jeudi 30 avril une lettre ouverte aux autorités israéliennes : après 930 jours de blocage, les directeurs de plus de trente médias, dont «Libération», rappellent que «se rendre sur le terrain permet de parler directement aux civils et de rapporter ce qu’ils vivent».

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Tous les jours ce petit état est responsable de crimes contre l’humanité.

Tous les jours des infos, des vidéos, des images …

Israël ne reviendra plus dans le concert des nations respectables.

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« Le photographe palestinien Saher Alghorra a remporté le prix Pulitzer 2026 dans la catégorie photographie d’actualité pour son travail sur les ravages des attaques israéliennes à Gaza. »

Images sensibles :stop_sign:
https://www.nytimes.com/2026/05/04/world/middleeast/pulitzer-saher-alghorra-breaking-news-photography.html

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Enquête remarquable de Sky News sur la disparition à Gaza de membres d’une famille, dont Aisha et Huda Al Aqqad. La dernière preuve de vie des deux femmes est cette photo prise dans un véhicule israélien en décembre 2023, diffusée sur instagram par un membre de la brigade Golani.

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C’est « marrant ». Je trouvais cette image étrange. Notamment la main qui tient le pistolet, qui semble incrustée et pas en accord avec l’orientation du haut du bras de la personne.
Alors j’ai fait une recherche rapide sur Google lens sur cette image.
Et j’ai trouvé celle là.

Je pense qu’il y a suffisamment de choses horribles faites pour ne pas « s’amuser » en falsifiant les images et en rajoutant une petite couche d’horreur.

Et pour le jeu des 7 erreurs, si vous avez la flemme : j’ai trouvé le pistolet, le pouce en l’air et la guirlande rose.

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C’est surtout que le pistolet n’est absolument pas réaliste et ça m’a sauté aux yeux ; il semble n’y avoir que la carcasse de l’arme et pas de canon ni de culasse. J’ai pas voulu épiloguer, le sujet est sensible, mais je pense que tout « amateur » d’armes de poing aura noté les incohérences.

Mais comme tu le dis, cela n’enlève rien au drame derrière l’image retravaillée.

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C’est même totalement contre productif (en plus de mettre en doute le sérieux de tout le reste de l’enquête)!

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L’image provient du compte X d’Alexandre Horn, journaliste du Monde, qui est notamment l’auteur du reportage sur la Golani partagé plus haut.

Alors après une recherche google Lens, sur l’image de la miniature YouTube ci-dessus, je viens de trouver ça:

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Cette photo modifiée a finalement été reprise par de nombreux médias, y compris israéliens pour couvrir la disparition de ces deux femmes.
Quel est l’objectif de ce montage grossier par rapport à la photo originale postée sur Instagram par le soldat israélien ?

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Peu importe qui a modifié l’image et pourquoi, tout journaliste qui la reprends et la rediffuse sans vérification fais très mal son boulot (et en plus ici les retouches sont tout sauf discrète donc c’est qu’il y a vraiment eu 0 effort de la part de chacun des membres de la chaînes de transmission de l’info).

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J’entends parfaitement mais dans ce cas précis j’essaie de me mettre à la place de la famille de cette femme et de sa mère disparues depuis cette photo prise par un soldat israélien.

J’imagine que pour cette famille, le montage est secondaire et que le plus important pour elle est que le reportage de Sky News existe et leur permette de garder un espoir de retrouver ces deux femmes saines et sauves.

J’en profite pour partager un excellent article de la RTBF publié ce jour :

La bande de Gaza toujours fermée aux journalistes étrangers : « On se dit qu’Israël souhaite cacher ce qu’il s’y passe »

Le 9 mai 2026

Depuis le 7 octobre 2023, aucun journaliste étranger n’a pu entrer dans la bande de Gaza et y rencontrer librement la population. L’armée israélienne a seulement emmené quelques reporters à bord de ses blindés pour y mener un rapide tour embarqué (« embedded »), avec une autonomie éditoriale limitée pour les participants.

Par Daniel Fontaine envoyé spécial en Israël


© Jewel SAMAD – AFP / Le correspondant d’Al-Jazeera, Anas al-Sharif, en reportage près d’un hôpital détruit à Gaza le 10 octobre 2024. Il est l’un des nombreux journalistes délibérément tués par l’armée israélienne.

Depuis plus de deux ans et demi, ce sont donc essentiellement les journalistes de Gaza qui informent le monde sur les événements graves qui se déroulent chez eux, la guerre et les privations. « Ça reporte la majeure partie de la tâche sur les épaules de ceux qui sont encore à l’intérieur, les journalistes palestiniens comme nous », nous explique depuis la bande de Gaza Anas Baba, qui travaille pour la radio publique américaine NPR.

" Ce qui est difficile, poursuit-il, c’est que nous ne couvrons pas seulement la tragédie, nous la vivons aussi, nous en faisons partie. Le matin nous filmons avec une mère qui a perdu ses enfants. Mais la nuit, c’est nous qui fouillons dans des décombres, à la recherche de nos proches, et même de nos collègues."

"Le problème n’est pas que nous ne serions pas capables le faire, souligne Anas, mais que nous avons besoin de soutien. Nous avons besoin que le monde voie ceci avec d’autres points de vue, pas seulement celui des journalistes locaux."

La suite en accès libre :backhand_index_pointing_down:

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Un reportage qui montre, de façon appuyée (à partir de 6.40), une photo pour laquelle une investigation de 30s met en évidence que la photo utilisée et montrée dans le reportage est un montage grossier, ce n’est pas un reportage. Ce n’est pas du travail de journaliste ayant fait un travail de recherche de source et d’information digne de ce nom. Une telle erreur, c’est de mon point de vue une faute professionnelle qui entache de façon forte la crédibilité de l’intégralité des faits présentés dans ce reportage.

Je suis quand même très étonnée de cette question.

L’objectif est très simple : court circuiter ton (le ton ne s’adresse pas à toi spécifiquement mais je désigne par là toute personne de façon générale) cerveau, je désigne par là ta capicité d’analyse, de compréhension et de rationalité, afin de penser à ta place et de te donner une conviction qui est celle que l’on souhaite te voir adopter, conviction généralement dénuée de toute nuance.
Pour ce faire la recette est très simple : aller taper l’émotion (en bien ou en mal) forte qui va alors passer par dessus la capacité de réflexion de tout en chacun. On fait en sorte que tu ressente quelque chose de suffisamment fort (ici de la révolte, de la colère de voir 3 salopards qui capturent des femmes, les menace avec une arme, font un signe trop content et en plus se foutent de leur geule en mettant une guirlande) pour que ton cerveau soit paralysé et by passé par l’émotion. Et on imprime alors en gros dans ton cerveau : Israelien = encu… Et voilà, quelqu’un a fait en sorte que tu penses ce qui l’arrange. parce que sinon, peut être que tu mettrais dans tout ce foutoir de la compréhension, de la rationnalisé, de la nuance. Et certain ne veulent pas de nuance. Mais vraiment pas du tout. Et préfèrent que tu penses en méchant et en gentil.

Là, on parle de cet exemple. Mais cette méthode de manipulation (car c’est cela dont on parle), elle est partout aujourd’hui.
Quand Trump balance un : « les migrants mangent nos chats », il fait appel exactement à cette même méthode de manipulation de la pensée. Il nous crée une émotion pour nous empêcher de réfléchir et nous faire penser ce qu’il veut que l’on pense.

La bonne question à se poser est alors très simple : quel est l’angle que l’on ne veut pas je vois, quelle est la complexité et la nuance que l’on ne souhaite pas que je prenne en compte, et pourquoi.

Personnellement, toute image, photo, vidéo, d’actualité qui induit en moi une émotion suffisamment importante pour imprimer quelque chose dans mon cerveau en zappant toute réflexion, je la met de côté et je l’analyse. Et j’essaye alors de voirsi cela me semble relever de la tentative de manipulation et de désinformation ou pas.

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