Garçon ? Y'a un iel dans mon jeu!

Le point qui me gène est l’opération sur le langage. Les notions d’homme et de femme sont bien entendu partiellement socialement construites, en particulier quand on parle d’apparence et de rôle, mais elles recouvrent aussi des réalités biologiques fortes associées à nos rôles reproducteurs. Les règles sont indissociables de l’identité féminine biologique et de la notion de femme dans l’écrasante majorité de cultures présentes et passées. Certains de leur aspects pathologiques, l’endométriose notamment, ont même été niés (madame est douillette) ou mal étudiés pour des raisons sexistes. Dépouiller les femmes de ça est un acte militant fort et, de mon point de vue, inadmissible. Je n’ai aucun problème à dire que les hommes trans peuvent avoir leur règles. Pas les hommes. Je refuse l’injonction de certains militants à poser femme trans=femme et homme trans=homme. C’est faux, ça le sera toujours. Et c’est dangereux dans de nombreux contextes (que j’ai déjà évoqués au dessus). Et en plus, c’est crétin d’un point de vue de l’acceptation des trans : il faut se battre pour la prise en compte des spécificités des trans (accès aux hormones, facilités pour l’état civil, peut être la création de catégories sportives pour le sport de haut niveau, spécificités pour l’incarcération, personnel médical formé, etc.) et ce n’est pas en posant une fausse égalité qu’on fera ça. C’est le même niveau d’erreur que de dire « all lives matter ».

Certaines femmes trans. C’est effectivement dangereux.

Certaines associations (https://69-planningfamilial.kentikaas.com/Record.htm?idlist=1&record=19121372124919495549), certains journalistes (genre le torchon « au féminin » https://www.aufeminin.com/news-societe/mais-pourquoi-certains-mecs-sont-degoutes-par-la-vulve-s4021363.html). J’ai l’impression que c’est en recul, pour être honnête.

Je suis d’accord, et tu remarqueras que j’ai pris des précautions plus haut à ce sujet. Il faut être naïf pour penser qu’il n’y aura pas des psychopathes qui tenteront d’exploiter toutes sortes de stratégies pour atteindre leur victimes (pédophiles qui deviennent prêtre ou éducateur, prédateur sexuel qui prétend être trans, sportif prêt à tout pour gagner, etc.). Et donc il faut faire attention aux conséquences de l’évolution de la législation. Mais c’est aussi beaucoup utilisé pour délirer sur les trans ou d’autres minorités (les immigrés, les musulmans, etc.).

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A chaque fois je ne peux m’empêcher de penser au titre de ce vieux film des années 70 : « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ».

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Je suis totalement d’accord avec toi en fait ^^ clairement ce serait stupide de nier qu’il y a des différences biologiques entre femmes trans et femmes biologique et plus globalement de toute façon, vouloir à tout prix faire rentrer tt le monde dans une seule case en niant les individualités c’est de tte façon pas trop mon truc.

Je pense qu’en réalité j’ai une sensibilité différente sur l’usage du terme femme dans le quotidien. Pour moi, dire qu’une femme trans est une femme, dans le langage quotidien, c’est avant tout l’accepter dans sa définition de genre et faire contrepoids au discours des personnes qui les rejettent en leur crachant à la figure constamment qu’elles ne sont pas de « vraies femmes ». Discours d’ailleurs appliqué également aux femmes Cis en fait ce qui montre qd mm que les combats se rejoignent sur bcp de points aussi.

Je ne pense pas que ça nie la réalité biologique des femmes trans ni leur besoins spécifiques qui sont aussi au centre des luttes trans. Dans le cadre médical, spécifier femme trans est évidemment indispensable.
D’ailleurs cette réalité biologique elles la vivent au quotidien donc je ne pense pas que ce soit réellement possible de l’oublier ni leur souhait. Juste que les personnes exterieures ne le leur rappellent pas quotidiennement, à chaque instant.

Je vois un peu ça comme le fait de pouvoir s’identifier dans la sphere publique en tant que femme, sans devoir dévoiler son intimité médicale à tt le monde avec ttes les questions intrusives que ça génère. Et dans la sphère medicale de préciser la situation. Au final, comme tte personne qui doit aussi communiquer ses antécédents medicaux et spécificités liées à sa santé.

Pour moi, dire que nous sommes toutes des femmes n’empêche pas du tout que nous soyons aussi toutes différentes et avec nos spécificités. Un peu comme des sous ensembles englobés dans un goupe plus global. Les femmes qui regroupe les femmes Cis et les femmes trans.

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