En tout cas pour FFG, je ne parviens toujours pas à digérer le rachat et ce qu’ils sont devenus depuis. C’était mon studio préféré, ceux qui faisaient les jeux que j’attendais vraiment, des règles souvent mal torchées, mais pleines de thème, avec plein de règles complémentaires optionnelles et d’extensions dans tous les sens, c’était un joyeux bordel, mais c’était créatif et ça vivait.
Maintenant FFG, ils font des cartes…
C’est triste.
Moi aussi j’espère vraiment pour LDG que ça ira. Mais on attend de voir…
Vraie question : Pearl Games, sans Asmodée aurait-elle tenu plus longtemps ? Me semble que la situation n’était pas si rose avant le rachat et que les « succès » commerciaux (nonobstant la qualité des jeux) se faisaient rare dans un marché de plus en plus concurrentiel.
A l’époque du rachat, il avait laissé entendre que ça devenait compliqué et qu’ils allaient enfin pouvoir souffler un peu et travailler plus sereinement. Le pensait-il ou élément de langage ???
Il me semble me souvenir aussi que ça avait été une bouffée d’oxygène.
J’ai peine à croire que Sébastien Dujardin puisse être un pratiquant de la langue de bois.
Tout pareil (ayant eu le plaisir de le rencontrer 2/3 fois et pu échanger avec lui, je ne crois pas à la langue de bois et pense plutôt que Pearl Games avait besoin de cette « bouffée d’oxygène »).
Ouais, enfin c’est pas non plus un fond de pension américain qui leur a mis la main dessus.
Affirmation très très contestable. Ça me paraît compliqué de faire une généralité. Tout comme il est prématuré de dire dans le cas présent « c’est génial ». Mais potentiellement, s’ils gardent un statut de studio dans le groupe, c’est potentiellement une belle opportunité de se développer pour eux.
Finalement pas eu besoin d’attendre 2/3 ans pour voir les conséquences humaines après les conséquences éditoriales (coucou Hoplomachus et The Elder Scrolls)…
Parfois il suffit même pas d’un rachat. Une société qui grossit change forcément. Le cocon et la famille qu’on connaissait disparait fatalement.
Mais oui, souvent, un rachat est compliqué à vivre pour les salariés rachetés.
J’aurai souhaité que ça marche pour LDG et le départ de (modéré) est quand même très triste pour la marque (surtout vu le boulot colossal qu’il faisait). D’ailleurs se pose un autre débat : les horaires qu’on fait quand on est passionné.
C’est un peu le piège par lequel passe tout jeune salarié surtout dans ce genre de milieu de passionnés. Je pense qu’il faut se faire sa propre expérience pour apprendre à s’arrêter et garder du temps pour soi.
Petite anecdote HS ou presque, quand je bossais encore à Paris il y avait une boîte de jeux vidéo pour mobile pas trop loin de Days of Wonder, on y allait de temps en temps parce qu’un pote salarié y faisait des soirées jeux.
Les bureaux étaient complètement dingues : un immeuble hausmannien entier avec cour intérieure et rooftop, un étage entier réservé aux développeurs, très lumineux avec des espaces de travail confortables, un étage « détente » avec des bornes d’arcade, une console, un écran, des instruments de musique et une cafete avec des grandes tables, et j’ai appris que plus tard il y a même eu un coiffeur avec qui tu pouvais prendre rdv sur ta journée de travail (il y avait beaucoup de femmes, donc probablement un créneau à prendre)
Alors hier je trouvais ça fascinant, et j’étais aussi surpris de voir qu’il n’y avait QUE des jeunes dans les bureaux (genre 25-30 ans max), et aussi que le turnover était très important. Plus tard j’ai compris que le modèle de fonctionnement de ce genre de boîte c’est vraiment l’école Google, à savoir on te fait un super espace de travail où tu vas de toute façon passer le plus clair de ton temps parce que c’est ton premier boulot ou quasi, tout le monde est sympa, il y a régulièrement des sorties entre collègues, d’ailleurs comme tu finis à 19h bah tu vas prendre un verre avec tes collègues au bar qui est juste en face le soir, etc. Mais au final tu passes ta vie au boulot, qui en plus est ta passion, avant d’en ressortir quelques années plus tard complètement essoré.
Cela dit en vrai il n’y a même pas besoin d’avoir tout ce décorum. Quand tu es passionné par ton boulot c’est toujours difficile de s’arrêter. Quand tu es passionné ET freelance (tousse) c’est ENCORE plus difficile vu que ton chiffre dépend directement de ton travail (c’est moins vrai quand on est salarié). À titre perso ça m’a demandé plusieurs années avant de vraiment pouvoir déconnecter à la fin de la journée de travail et ne pas revenir sur mes e-mails le soir, et j’ai régulièrement des rechutes.
Oui, malheureusement sans surprise…
Mon message de l’époque était écrit d’expérience et bien souvent, ce genre de situation ne finit pas comme espéré.
Et c’est souvent les employés compétents / motivés qui trinquent le plus parce que la désillusion n’est que beaucoup plus difficile à encaisser
Ca se sentait sur la partie communication sur les dernières campagnes qu’il y avait un truc qui sentait pas bon… Faut pas espérer voir du Unsettled ou du Dark Tower de sitôt en financement participatif je pense ^^
En l’occurrence c’est parce que les conditions de travail étaient tellement épuisantes que malgré leur passion les salariés s’usaient très vite. Mais ils étaient aussitôt remplacés par d’autres jeunes salariés qui découvraient les bureaux lumineux, l’étage détente etc. et trouvaient ça génial, jusqu’à à leur tour s’épuiser très vite, etc.
Alors ouais tu fais tourner ton entreprise comme ça mais tu ne crées pas vraiment de savoir-faire à long terme. Ce qui ne semble pas être le but de cette entreprise de toute façon, puisqu’elle n’a plus rien sorti depuis 2012 et continue de capitaliser sur un seul jeu mobile, qui suffit à alimenter son chiffre.