Ah ça… quand je cherchais du boulot, et que tout ce que le recruteur te dit c’est qu’il y a une XBox pour les pauses, un babyfoot, une salle de musique, des canapés…
Et quand j’avais demandé « quels sont les horaires », on m’avait répondu « alors on n’aime pas trop cette question »…
La magie de la startup nation ![]()
Oui, ils prennent des petits jeunes à la sortie de l’école, payé le minimum, sans trop de vie privée pour le moment, qu’ils incitent à rester au maximum dans les locaux (pauses de midi, soirs…)…
Et ça démissione un an après.
HS : si ça t’intéresse un jour de tenter le mode hardcore pour ce qui est du décrochage : travaille avec ta femme, elle aussi freelance, et bossez sur les mêmes projets tout en gérant une équipe (plus ou moins importante selon le projet).
Crois-moi que là, arriver à passer un week-end entier sans bosser/te connecter pour répondre à une question d’un membre de l’équipe/parler boulot avec ta moitié, ça tient plus de la gageure qu’autre chose… ![]()
Ouais, enfin les jeunes diplômés sont des adultes capables de prendre des décisions avec les éléments dont ils disposent, quand même. Personne ne les oblige à accepter un job parce qu’il y a un babyfoot et une fausse plage avec un palmier en salle de pause (pour le coup, c’est du vécu). Des boîtes proposent des trucs, les candidats y trouvent ou pas leur compte, et quand ils signent et qu’au bout d’un moment ils ne le trouvent plus, ils vont voir ailleurs … Faut être deux pour signer un contrat de travail. Pas grand chose à voir avec la « startup nation » (qu’il est con, ce terme, de toute façon …).
je me souviens d’un recruteur qui, pour me vendre la boite, me dit « on te paye la moitié de ta mutuelle et la moitié de ton titre de transport »…
La startup nation, c’est un état d’esprit tu vois ![]()
Qui de mon point de vue est parfaitement résumé par ce que décrit @vin-parker.
Moi j’ai un mantra très simple : chacun met l’engagement qu’il souhaite dans son travail, le service minimum étant simplement l’accomplissement de la tâche qui nous est attribuée (tant qu’elle est dans le cadre défini par le contrat). Et le service minimum est complètement acceptable, ce qu’ont du mal à comprendre beaucoup de recruteurs aujourd’hui
Des recruteurs qui n’ont pas compris que le rapport de force n’est plus forcément de leur côté. Mais c’est pas vraiment le lieu pour en parler donc je m’arrête là ![]()
Alors moi j’ai un mantra encore plus simple : moins je travaille, mieux je me porte ![]()
Y’a quand même la peur de ne pas avoir de job.
Quand t’as une piste, difficile de refuser, même si ça sent le traquenard.
Après, même dans une boite toxique comme ça, si t’es un peu mature, tu y bosses un an, tu prends l’expérience, et tu pars. Ca peut toujours être positif.
Oui, clairement, je te rejoins tout à fait. Dans ce genre de boîte, tu apprends à te connaître, à savoir quand s’écouter (car ce n’est pas simple de savoir quand ta limite physique est dépassée), savoir gérer un rush, ce que tu dois cloisonner d’un point de vue perso du reste.
Tout n’est pas que négatif. J’ai eu des jobs/périodes comme ça au début de ma carrière, et franchement, ça m’a été d’une grande aide pour la suite.
Sans chercher le moins du monde à défendre les grands groupes, vous ne prenez pas du tout en compte les réticences au changement des salariés « rachetés » qui ne pourront ou voudront pas évoluer malgré des outils ou des procédures améliorés.
A titre personnel nous venons d’être racheté par un groupe et je vois certains collègues perdu alors que je trouve à titre perso que ce n’est évidemment pas parfait mais le reprenneur fait de vrais efforts pour nous intégrer intelligemment.
Je comprends bien sûr les doutes etc. Je me pose des questions sur tout ça.
Mais ne pas vouloir évoluer, voire freiner des deux pieds n’aident pas.
Oui il y a une sorte de biais parfois de certaines personnes, qui partent sur un avis négatif au changement et ne voient que le négatif.
Mais c’est aussi pour eux une façon de réagir à un événement ou une non acceptation du rachat, de la nouvelle politique à laquelle ils n’adhérent pas, à la vision même du groupe qui les avale.
Alors que pourtant, ce qui est proposer en restructuration, changement d’outils peut être bénéfique.
Nous sommes humains.
ça dépend complètement du domaine. Mais sur des profils type BAC+5 jeunes cadres dynamiques sortis d’étude, dans des domaines taggés « startup nation », je pense pas que le marché de l’emploi soit le plus dur du moment (sur un large éventail de métiers).
Y’a quand même pas mal de métiers où les candidats sont plutôt en position de force en ce moment, en tous cas au moins sur les métiers « qualifiés ou très qualifiés ».
Ce que font effectivement pas mal de gens, en toute connaissance de causes.
Le risque, c’est de se faire bouffer sans s’en apercevoir et de partir au burn-out (et pour le coup, je pense pas que ça soit une question de maturité forcément, je pense que n’importe qui d’un minimum consciencieux dans son job peut se faire coincer s’il n’a personne pour l’alerter à temps). Mais fort heureusement c’est pas la majorité (par contre, pour ceux pour qui ça en arrive là, c’est violent et compliqué à gérer, effectivement).
Ceci dit, pour ma part, j’ai tellement appris du comportement de certains managers toxiques dans mes jeunes années que je suis bien content d’en être passé par là. Ça m’a permis très très vite de voir dans quelles zones d’ombres du monde du travail je ne voulais surtout pas frayer (du coup, je ne suis ni riche ni chef du monde aujourd’hui, mais je dors plutôt bien la nuit
).
Avoue, c’est toi désormais le manager toxique qui maltraite les jeunes recrues ![]()
Merci de cette honnêteté dans ton témoignage ![]()
Ça, seuls les gens avec qui je travaille pourront te le dire ![]()
(Enfin ceux que je n’ai pas envoyés en maison de repos, probablement
)
Alors ça c’est très moyennement vrai, en tt cas dans la tech. Tu as des niches qui continuent à être en forte tension mais c’est très loin d’être généralisé. Baisse des financements depuis pls années + arrivée massive de l’IA = rééquilibrage assez violent du rapport de force.
Je suis plutôt d’accord avec ce que tu écris, et c’est ce qui m’a gêné dans la communication du départ du collaborateur de LDG.
Ce message est à la base de beaucoup d’empathie et c’est normal.
Mais, c’est la version du salarié.
On n’y était pas, on ne sait pas vraiment comment ça s’est passé,..
Donc, si on ne peut pas remettre en cause la souffrance qu’on ressent à la lecture du message, et des interventions de ces dernières semaines, je me garderai bien de tomber à bras raccourcis sur Goliath pour autant pour l’instant.
Ce qu’on peut tous souhaiter par contre, c’est qu’il puisse à nouveau trouver un emploi dans lequel il se sente bien et s’épanouisse. Et pourquoi pas dans le monde du jeu !
Sa communication sur Cwowd était parfaite et un lien bienvenu qui va nous manquer indubitablement entre nous et l’éditeur.
Ce n’était pas forcément clair j’avoue mais mon propos était plus général que le secteur de la tech et concernait plutôt le rapport au monde du travail différent de la génération Z. Et par différent, j’entends « pas forcément en adéquation avec ce qu’attendent bon nombre d’employeurs », qui ne veulent pas s’y adapter. Je ne parlais pas particulièrement d’un point de vue offre/demande d’emploi, où j’entends tout à fait que dans le secteur de la tech (et pas que), le déséquilibre soit en faveur des employeurs, alors que ce sera l’inverse dans des secteurs comme l’hôtellerie-restauration.
Ah oui je ne l’avais pas lu comme ça. Les Z & suivants ont effectivement un rapport beaucoup plus sain au travail et n’ont pas de pb à dire et faire comprendre qu’ils ont une vie en dehors du boulot.
Normal j’étais pas clair !
Quand je parlais de rapport de force différent, je voulais dire que je constatais (dans ma boîte, dans la boîte de ma compagne, dans celles de mon entourage, ce qui ne « vaut » rien mais qui semble aller dans le sens de ce qu’on lit sur la gen z) que les plus jeunes avaient une capacité beaucoup plus importante à quitter une boîte si ce qui leur est demandé ne leur convenait pas. En clair, le chantage au prestige façon « t’as de la chance d’être embauché chez nous », ça marche plus trop. Et que si les employeurs ne s’adaptaient pas un minimum à ces « nouvelles » aspirations, ils s’exposaient à un turn-over assez bourrin (mais, par exemple dans la boîte de ma femme, j’ai l’impression qu’ils ont clairement choisi l’option « turn-over »
)