Hier, j'ai joué... en mode solo et c'était bien aussi

[Finspan]
VO Stonemaier VF Matagot
Un jeu de David Gordon et Michael O’Connell
Illustré par Ana Maria Martinez, Catalina Martinez et Mesa Schumacher avec l’aide de Natalia Rojas
Développé par Elisabeth Hargrave
Règles solo créées par David Studlay avec Karel Titeca

Aucun doute, il y a du monde dans le bocal.:sweat_smile:
Chez Stonemaier, ils se sont réunis un dimanche au bord de l’eau et ils se sont demandés quels animaux pondaient, à part les oiseaux et les dragons.
Ils ont trouvé… les poissons. :blowfish::tropical_fish::fish:
Alors voici voilà le nouveau jeu de la gamme de construction de tableau avec des œufs, de jolies cartes et le nom d’E. Hargrave en contrepoint : Finspan !
Bon, au-delà des sarcasmes et des blagues sans fin, on a affaire à un VRAI jeu, pas seulement la énième déclinaison d’une locomotive des ventes. Même si -ne nous voilons pas la face- le marketing est bien ficelé. :money_with_wings: :money_with_wings::money_with_wings:
Et même un vrai bon jeu dans sa catégorie plutôt accessible. La cible est assumée et tout est fait pour l’atteindre, jusqu’au vocabulaire utilisé. :bullseye:
Plus fun que Wingspan, plus simple que Wyrmspan, on retrouve les fondamentaux :
Une construction de tableau à base de cartes (125)
Un plateau individuel à 3 pistes distinctes selon leurs spécificités, plateau vertical pour symboliser les différentes profondeurs marines
Un coût, quelques contraintes de pose pour les cartes, sur lesquelles chaque animal va être répertorié par ses caractéristiques et décrit par un court texte
Des sortes d’objectifs communs rebaptisés «succès»
Une partie en plusieurs manches, les «semaines» (4)
Des plongeurs (6) pour matérialiser le nombre d’actions disponibles par manche
Quelques enchaînements possibles
Un solo piloté par les 6 cartes du Nautoma
Et…des œufs :egg::face_with_hand_over_mouth:
MAIS
Tout est plus allégé, tout est fait pour atténuer la frustration et faciliter l’accessibilité :
Pas de gestion de ressources externes
Pas de marché ouvert de cartes, juste une pioche face cachée
Un seul type de cartes, des poissons :tropical_fish::fish::blowfish:
Pas de limite de main
Pas de défausse définitive; chaque défausse est personnelle et les mécanismes permettent d’aller y récupérer la carte qui va bien
Pas d’effets inaccessibles et combinatoires sur les pistes ou sur un plateau annexe
Pas d’automa qui joue un tour supplémentaire et vous pique des trucs, au contraire certaines de ses cartes peuvent vous profiter
2 types d’action possibles :
-poser une carte en payant son coût
-plonger pour récupérer des cartes, des œufs ou faire éclore des juvéniles qui se déplaceront pour former des bancs, selon les caractéristiques des 3 zones possibles

Bon et donc est-ce qu’on s’ennuie dans cet écosystème douillet ? :sleeping_face:
Et bien pas du tout !
C’est fluide, c’est malin, c’est fin, ça se mange sans faim et sans chichi.
Le solo présente 5 niveaux de difficulté.
En fait, Nautoma va scorer de plus en plus jusqu’à vous disputer des bonus au niveau 5 en mode «orageux». (Ça ressemble quand même furieusement à un BYOS sur les premiers niveaux, modulo l’aléa sur le tirage des cartes Nautoma)
Il se joue simplement en retournant une carte par tour, on suit le déroulé simplissime de ses actions, et c’est tout
Seul le mode Ravel, un peu plus élaboré, permet une certaine adaptation de Nautoma à votre façon de jouer. (pas essayé encore, je me suis contentée du niveau 4 « orageux »)
Ça s’installe en 5 minutes, ça se joue rapidement, on calcule un peu sans se mettre l’araignée les pattes en l’air, ça reste intéressant en fonction du niveau choisi pour ne pas se laisser distancer par Nautoma : un jeu cosy pour fins de semaines difficiles.
Les hardcore gamers n’y trouveront probablement pas leur compte, mais la foultitude des autres oui. Et tout particulièrement, cellezéceux qui cherchent une porte d’entrée.
On peut faire 3 parties à la suite. On le pose un moment. On y reviendra sûrement dans quelques temps, quand on voudra se rafraîchir.:sweat_droplets:
Il y a suffisamment de paramètres variables (cartes, objectifs, niveaux de difficulté).
L’édition est plutôt soignée : 2 livrets clairs finition toilée, un gametrays pour le rangement, des plongeurs choupis, un rédactionnel satisfaisant, une iconographie simple.
Et puis, si on prend le temps, on apprend des tas de choses sur les poissons en lisant les cartes ! :blowfish::fish::tropical_fish:

Résumé







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