Ah oui. Dans les deux sens. ![]()
Un article intéressant sur l’application de l’IA dans le journalisme mais dont finalement le fond est plus large et qui illustre le problème que tu soulèves.
Boah tu sais, c’est de la punchline pas très intéressante qui, effectivement, n’a pas vraiment de sens. Tu devrais avoir l’habitude
(mais je comprends ta déception sur un forum fréquenté par des gens qui, globalement, réfléchissent un peu avant d’écrire) En plus pour comparer aux streamers et vidéastes (qui peuvent être journalistes, d’ailleurs…), bref, c’est un peu brouillon tout ça
@naholyr est plus précis dans ses propos en parlant de « certaine médiocrité à cause du manque de temps et de la recherche permanente de sensationnalisme », c’est déjà plus intéressant. Toujours très général, assez démago (notamment pour les raisons que tu listes), mais il met le doigt sur un mal de la profession (dont je fais partie également, histoire d’être transparent). Pour des raisons de modèle économique, ou même par paresse intellectuelle personnelle, et aussi pour des erreurs (qui n’en fait pas dans son travail ?) bah on peut lire/écouter/voir de grosses conneries. Mais finalement c’est ce qui est le plus visible et ce qui nourrit le plus ce discours qui, j’ai l’impression, est bien commode.
D’ailleurs pour rebondir sur l’IA, hors boulot je m’amuse à faire des expériences pour voir ce que pourrait apporter l’IA dans la presse, ne serait-ce que comme « assistant ». Bah pour l’instant, ça fait à peu près les mêmes conneries que feraient un mauvais journaliste (du coup ça sert à rien) ![]()
Moi pendant ce temps là, je cherche la faille, mais il est fort le bougre.
Ah mais bord*l ! J’avais pas vu son clin d’œil à la fin ! ![]()
Il se trouve que je connais très bien le milieu. Ma femme est une des rédactrices en chef d’un hebdo connu et la moitié de mes potes sont journalistes. Et j’ai lu pas mal de socio sur le sujet. Donc oui, j’aurais du parler de rédacteurs. Et je maintiens qu’ils sont en général mauvais, pas en tant que personnes ou que travailleurs, plus de façon structurelle. Si ça peut faire plaisir, je peux même dire qu’ils sont très biens mais que de façon structurelle ils ont tendance à produire beaucoup de merde. Le problème est multifactoriel.
D’abord il y a ça
Un vrai problème de la presse, c’est son modèle économique, qui a été trop dépendant de la publicité. Et qui l’est encore.
En effet, c’est un problème, mais ce n’est pas le seul. Il a aussi de gros problèmes de formation, notamment scientifique qui se couple bien avec un gros corporatisme (qui n’épargne pas de très nombreuses professions). Quand on voit par exemple que Stéphane Foucart est souvent présenté comme un très bon journaliste scientifique alors qu’il raconte régulièrement des choses fausses ou discutables, c’est inquiétant.
Il y a aussi un problème structurel basé sur le principe de la confrontation des points de vue. Une idée de base sur n’importe quel sujet (autre que rapporter basiquement certains faits) est d’inviter plusieurs points vues, sans mettre de la hiérarchie entre eux. Je me rappelle une engueulade assez salée avec une collègue de ma femme sur la présentation d’un rapport de l’OMS sur la consommation de viande présenté d’un côté par un intervenant médecin et de l’autre par un boucher (sur France Info). Ouais, on met sur le même plan un spécialiste et quelqu’un qui n’y connaît absolument rien. Pour la journaliste en question, sortie de la meilleure école, cette approche était non seulement standard mais même exactement ce qu’elle avait appris à faire. On peut penser au traitement du dérèglement climatique à l’époque où on invitait régulièrement des négationnistes comme Allègre.
Un autre problème est l’éditorialisme où on permet à quelqu’un de connu, notamment des personnes du sérail, mais aussi des personnes extérieures comme Raoult pour le Point, de tenir colonne et de raconter n’importe quoi sur tout sujet, en dehors de toute contradiction voire de vérification de l’information.
Un autre problème est les ménages qui induisent des liens d’intérêt souvent cachés entre des acteurs socio-économiques et des journalistes qui discréditent leur parole. On peut citer l’exemple d’Emmanuelle Ducros de l’opinion qui a fait des ménages pour des industriels des pesticides et qui défend à longueurs de colonnes l’agriculture intensive et les pesticides de synthèse (alors qu’elle n’a aucune formation scientifique).
Un autre problème est le lien très fort avec la politique et l’incapacité qu’on a en France à faire émerger des pratiques de suivi de questions et d’interviews agressives de la classe politique. Sinon elle ne vient plus et on perd ce qui marche.
On peut aussi noter que la profession n’est pas bien réglementée, ce qui fait que France soir peut se prétendre un organe de presse (ou un truc du genre, je n’ai plus les termes exacts en tête).
Bref, il y a bien sûr des bons, dans des niches (genre l’investigation pure à la Médiapart ou à la Canard enchaîné), mais ce qui domine c’est un fatras qui ne sert pas à grand chose et qui tombe (ou au moins se fissure) dès que ça touche un domaine qu’on connaît bien, entre approximation et contre-vérité.
Ça fait très:
Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous
![]()
Ouais. Mais je lis entre les lignes.
Teste les 3 lois de la robotique ![]()
Tu viens intellectuellement et politiquement de perdre toute crédibilité ici.
Toujours dans la nuance ![]()
Il se trouve que je connais très bien le milieu. Ma femme est une des rédactrices en chef d’un hebdo connu et la moitié de mes potes sont journalistes. Et j’ai lu pas mal de socio sur le sujet. Donc oui, j’aurais du parler de rédacteurs. Et je maintiens qu’ils sont en général mauvais, pas en tant que personnes ou que travailleurs, plus de façon structurelle. Si ça peut faire plaisir, je peux même dire qu’ils sont très biens mais que de façon structurelle ils ont tendance à produire beaucoup de merde. Le problème est multifactoriel.
Ta femme est rédactrice et tu as des potes journalistes.
Donc, il y a un problème structurel.
Epatant comme démarche scientifique. Raisonnement imparable.
Toujours dans la nuance
Parce que dire « les journalistes sont assez mauvais », c’est vrai que c’est indiscutable.
J’aurais pu répondre toujours peu pertinent. Mais je ne l’ai pas fait, tu as vu ?
ah, tu passes de « sont mauvais », à « il y en a des bons ». Comme quoi, tout n’est pas perdu.
Oui, la presse, surtout écrite, est en crise. Oui, ça a des effets sur plein de pans du secteur. Et tu as raison sur ceux que tu pointes.
Mais c’est toujours une connerie de dire « les journalistes sont mauvais ». Et, contribuant à jeter le discrédit sur les journalistes « les journalistes sont mauvais », tu participes aussi au problème. Quand tu évoques des points problématiques, ça devient constructif et moins con.
Fais gaffe. Le FBI va bientôt débarqué chez toi si tu continues à poser ce genre de questions.
4 ! Ne surtout pas oublier la Loi 0
Ta femme est rédactrice et tu as des potes journalistes.
Donc, il y a un problème structurel.
Epatant comme démarche scientifique. Raisonnement imparable.
Tu as dû rater un certain nombres d’éléments comme mes lectures en socio et le fait que ma femme co-dirige un journal, mais bon… J’ai touché un point sensible ?
Et, contribuant à jeter le discrédit sur les journalistes « les journalistes sont mauvais », tu participes aussi au problème.
Comme quoi, le corporatisme marche bien ![]()
Je lis hélas un fatras de poncifs qui relèvent, pour l’essentiels, de comportements certes problématiques, mais individuels ou finalement à la marge : les scandaleux ménages, les éditos qui sont une infirme part de la prod’ journalistique (mais encore trop présents à mon goût, en particulier à la télé), un truc sur les politiques que j’ai pas compris, etc. Allez je garde le manque de formation scientifique, au moins de bases. Parce qu’on érige en top de la formation des « grandes écoles » qui sont finalement des machines à créer des gens qui pensent tous pareils (sauf ceux, quand même nombreux, qui y entrent avec un esprit critique).
Ta femme est rédactrice et tu as des potes journalistes.
Donc, il y a un problème structurel.
C’est ça, ça résume bien ce que je pense. Je n’ai pas la démonstration d’un problème structurel. Genre pas du tout.
Bref, il y a bien sûr des bons, dans des niches (genre l’investigation pure à la Médiapart ou à la Canard enchaîné), mais ce qui domine c’est un fatras qui ne sert pas à grand chose et qui tombe (ou au moins se fissure) dès que ça touche un domaine qu’on connaît bien, entre approximation et contre-vérité.
Pour finir sur ceci, c’est un grand classique, qui devient surtout un grand cliché, le « à part Mediapart blabla ». On reste en effet dans le discours assez plat, démago et vain qui laisserait entendre que la presse, dans sa globalité, ferait plus de mal que de bien, ou ne servirait « à rien ». Moi j’ai essayé d’imaginer un monde dans lequel y’aurait plus de presse. Allez, on laisse Mediapart et le Canard enchaîné pour te faire plaisir, mais à part ça, rien, pas de presse. Juste la communication « officielle », et puis des individus qui ont le champ libre pour désinformer. Un monde de rêve.
Allez, je m’arrête là, c’est pas le lieu ![]()
Et je précise que je ne suis pas particulièrement agacé par ce genre de réflexions de comptoir et de généralisations, je le fais moi-même parfois sur d’autres sujets (en disant « les éditeurs ceci », « les politiques cela »…). C’est le jeu, aucun souci avec ça, je m’expose juste à ce qu’on vienne me rabattre mon caquet avec des arguments pertinents ![]()
Ah.
J’ai touché un point sensible ou tu n’as pas dû lire mes messages.
Parce que je ne suis pas dans le déni sur les problèmes de la presse. J’en parle et je dis que ce que tu pointes est problématique. Mais un réducteur « les journalistes sont mauvais », ça n’est pas un argument. Et ce que tu dis pointes des problèmes sans que ça valide le le fait qu’ils soient tous et en majorité mauvais. J’ai des collègues qui sont très bons, d’autres non. Je connais d’excellents éditeurs et j’en connais des mauvais.
Je vois de mauvais papiers et j’en vois d’excellents.
Mais tu vas le laisser tranquille oui ? C’est du harcèlement à ce stade ![]()
Tu viens intellectuellement et politiquement de perdre toute crédibilité ici.
T’inquiète pas pour lui, MG a toujours des clients.
Parce que dire « les journalistes sont assez mauvais », c’est vrai que c’est indiscutable.
Non, tu as raison. J’imagine que le côté « phrase très courte » renforce le trait de l’assertion.
J’aurais pu répondre toujours peu pertinent. Mais je ne l’ai pas fait, tu as vu ?
Oui j’ai vu ![]()









