L’image de la femme dans les jeux - boobs ou pas boobs telle est la question

En ce qui me concerne, lors de mes choix d’orientation, je m’étais « auto-censurée » de manière consciente : aimant voyager, j’avais envisagé un court instant de devenir hôtesse de l’air… Mais très vite j’ai abandonné l’idée, me disant que je devais être disponible pour mes futurs enfants.

De la même manière, mais de façon moins consciente je pense, je m’étais forgée l’image que bosser en entreprise et avoir un poste à responsabilités impliquait de longues journées de travail ( et encore plus si en tant que femme on veut réussir car plus à prouver ( cf. Film cité avant working girl). Donc « le patriarcat » a frappé de nouveau : " tu occuperas un poste qui te laissera du temps pour ta progéniture, ma fille !"

Quand au choix d’une filière d’études rémunératrice ou pas, je ne me suis pas posé la question. Pas parce que je comptais sur un futur mari pour apporter une grosse contribution, mais plus parce que je ne suis pas « matérialiste » : je n’ai jamais souhaité avoir une voiture luxueuse, des bijoux ou des vêtements de grandes marques, manger dans des restaurants huppés, etc. Ce dont je n’avais pas conscience, c’est que les prix de l’immobilier sont bien différents entre ma petite ville natale et la petite ville proche de la métropole lilloise que j’habite maintenant :confused:.

Edit : il y a certainement plein d’autres critères plus ou moins conscients qui sont entrés en jeu, et j’ai un peu grossi le trait, mais vous avez l’idée.

Edit 2 : j’ajoute un autre critère qui a dû jouer : le Nord n’ayant pas la réputation d’être une région très dynamique et pleine d’opportunités ( à tort sans doute dans certains domaines), et connaissant mal le monde de l’entreprise et les grosses entreprises régionales, je pensais que partir dans des filières plus rémunératrices impliquaient de quitter le Nord, de vivre à Paris, ce que je ne souhaitais pas.

13 « J'aime »

Moi non plus je ne suis pas matérialiste (on oublie les KS hein). Mais en tant que garçon je me suis posé la question des débouchés au moment de mon orientation. Pas forcément pour gagner des tonnes de fric (je serai parti dans la finance depuis belle lurette sinon) mais pour avoir une certaine garantie d’un revenu suffisamment confortable. Et du coup, moi aussi j’ai subi le patriarcat (« les garçons doivent ramener l’argent à la maison »).

2 « J'aime »

Je n’avais jamais vraiment vu les choses sous cet angle. Je me demande si beacoup d’autres membres ont ressenti cette pression de ramener de l’argent ? Et avec l’idée ou non d’être le seul des deux à avoir un travail rémunéré ?
Edit : Dans le sens « être capable de subvenir aux besoins du foyer si ma moitié souhaite s’occuper des enfants », pas dans le sens dimposer à l’autre de ne pas travailler.

1 « J'aime »

C’est non seulement une pression ressentie assez largement pour les hommes, mais les revenus d’un homme et sa position sociale représentent de plus dans nos sociétés un attribut de séduction / avantage reproductif. Ce qui est beaucoup moins le cas des dames.

6 « J'aime »

Au risque de prendre le contrepied de @DrStef , je n’ai absolument pas senti cette pression, et n’ai absolument pas choisi mon métier en fonction de sa rémunération (j’ai plutôt pris ce que je pouvais faire sans trop me casser le c… sur les études ! :smiley: ). Le fait est qu’aujourd’hui, je gagne plutôt bien ma vie (j’ai beaucoup de primes !) et savoir qui a la plus grosse… paie !? ne nous intéresse pas vraiment, ma conjointe et moi-même.

Nous sommes toujours partis du postulat que l’on préférait faire ce que l’on aime plutôt que ce qui est rémunérateur. Par contre, ce qui est vrai, c’est qu’au regard de son cursus et de l’énergie qu’elle met dans son boulot, elle mériterait de gagner plus que moi, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui (même si encore une fois, ce sont surtout mes primes qui font la différence).

5 « J'aime »

Me souviens pas avoir ressenti cette pression.

2 « J'aime »

Moi non plus

2 « J'aime »

Moi, j’aime bien une p’tite pression dans le gosier…
« Paul, sers m’en une autre ! »

:arrow_right: :arrow_right: :door:

4 « J'aime »

Mon mari, lui, se demande s’il a fait le bon choix de travail, vu sa rémunération ( égale à la mienne). Il me demande si je n’aurai pas préféré épouser quelqu’un avec un travail mieux rémunéré pour que l’on puisse partir plus souvent en vacances etc. Mais je lui réponds que je préfère qu’il soit disponible pour sa famille :slightly_smiling_face:

8 « J'aime »

Oh purée… Comment mettre des gens dans des cases…

4 « J'aime »

Baaah c’est des généralités, des statistiques, il y a évidemment toujours des exceptions.

2 « J'aime »

Je pense surtout que c’est tes généralités, m’enfin, hein, bref… Comme tu as l’air d’avoir des idées très arrêtées sur la Vérité, je vais en rester là. Bonne soirée !

3 « J'aime »

Je debat par rapport à des propos du type « y a pas besoin de discrimination positive, c’est au minorité de se demerder ». Je fais gros pinceaux face à cette non prise en compte de plein d’éléments sociaux. Bonne soirée également :slight_smile: je vais aussi en rester là aussi :slight_smile:

2 « J'aime »

Hey ho je suis pas un tabouret hein !

20 « J'aime »

J’ai à titre personnel ressenti cette pression a minima oui. Disons que ça jouait oui.
Non pas tant « l’homme doit gagner de l’argent parce que c’est son (mon) rôle » que « il faut gagner de l’argent suffisamment pour faire à moi seul vivre une famille si nécessaire ». Nul sexisme là-dedans : je n’aurais aucun problème à ce que ma compagne gagne plus, et en quelque sorte m’attendais à ce qu’elle pense et fasse la même chose. L’idée, c’est de permettre une liberté à ceux qu’on aime.
Résultat ma compagne gagne exactement autant que moi, ce qui fait que nous sommes à l’aise. Au point de pouvoir envisager sereinement un congé parental -pour moi et elle alternativement et à parité-, et ça c’est top (l’argent, typiquement, ça sert plutôt à ça pour moi que pour rouler en Ferrari).

Mais par exemple, c’est vrai que certaines filières d’études qui m’auraient intéressé (psycho, anthropo…) je les avais éliminées d’emblée vu la pauvreté de leurs débouchés pratiques (je parle en terme financier ici bien sûr, pas de leur utilité intellectuelle ou sociale).
Heureusement, j’ai d’une part un métier qui m’éclate dans une filière qui m’a toujours passionné aussi, et j’ai pu retravailler et intégrer professionnellement mes intérêts premiers en plus par la suite. Donc cette préoccupation ne m’a mené à aucun sacrifice. Et je ne pense pas que j’aurais accepté trop d’en rabattre sur mes goûts intellectuels au profit de l’argent. Disons jusqu’à un certain point tout de même.

Mais oui, pour résumer, la notion financière a toujours été là. Mais je ne saurais dire si elle était genrée. Je soupçonne que oui, mais c’est tout.

4 « J'aime »

J’avoue avoir un peu de mal avec cette affirmation, dont la conclusion me semble s’appuyer sur un raccourci… facile! :smirk:
Petit rappel avec la définition de Wikipédia (j’ai essayé de simplifier) :

La discrimination positive est le fait de « favoriser certains groupes de personnes victimes de [discriminations] systématiques » (voire systémiques) de façon temporaire, en vue de rétablir l’[égalité des chances].

Dès les années 1960 (on est aux USA, d’où part le principe), des emplois préférentiels sont mis en place. Mais il ne s’agit en aucun cas d’une politique de quotas : en 2003, la Cour suprême a condamné le principe des quotas comme étant contraire à l’égalité devant la loi et à la libre concurrence.

Le fait que ce soit temporaire indique que ce n’est pas envisagé d’être pérennisé en système. Je vous l’accorde, c’est la théorie, toujours plus belle que la réalité, et il a fallu un arrêt de la Cour Sup pour en sortir (et ça n’a pas l’air d’être le cas partout, mais passons). Mais il est aussi vrai que les populations noires sont encore majoritairement pauvres au USA (d’après l’article, 5x moins riche que les blancs, et l’écart se creuse depuis 25 ans, donc peu de temps avant cet arrêt de la Cour).

Dans l’ensemble, je n’ai pas l’impression que cela ait tant nuit aux USA, ils auraient peut-être pu faire mieux, mais dans quel état serait le pays s’ils n’avaient pas envisagé cette option?

Donc, j’aurais envie de retourner la réflexion ainsi :

A partir du moment où les critères de choix font que les compétences d’une minorité, quelle qu’elle soit, est discriminée négativement, ça peut amener à ces 2 situations :

  • un entre-soi malsain. Il suffit de voir comment la politique a du mal à représenter les catégories populaires, d’où qu’elles viennent, même si on constate un peu de mieux ces dernières années. Sur la représentation des origines, ça reste très minoritaire, mais sur le plan social c’est franchement balbutiant.

  • une perte de compétence (puisque le sélectionneur ne sait pas ce qu’il rate en discriminant), et in fine, c’est la créativité et la qualité qui peuvent en pâtir.

Pourtant, la nature nous enseigne que la diversité et le brassage des populations a du bon, à tout niveau : culturel, immunité, et j’en passe, mais vous voyez où je veux en venir, enfin j’espère… :slightly_smiling_face:

Donc pour moi le problème n’est pas la « discrimination positive », mais le fait de s’assurer que la personne soit accompagnée dans le processus de sélection pour se mettre au bon niveau du groupe qu’elle intègre, de la fonction à remplir, quand bien sûr celle-ci n’a pas les compétences au niveau.

Pour autant, quand je reprends le point de départ du fil, et les avis sur les 2 personnes concernées :

  • Pénéloppe, que je ne connais pas - l’émission m’a ennuyé au bout de 5min - mais qui semble faire le taf avec professionnalisme.

  • Muss, que je connais déjà plus, et dont je reconnais le côté par moment très dilettante, donc à priori un peu éloigné d’un professionnalisme rigoureux, si on peut légitimement douter de sa préparation quand d’une semaine à l’autre il retourne sa veste sur son avis d’un jeu.

Et quand je vois que le débat sur la discrimination positive part de là, un truc m’échappe… Et même si c’est la version officieuse (vu qu’elle vient de Muss est-il permis d’en douter? :thinking:), vous n’avez pas l’impression qu’on est en plein hors sujet en fait ?

Il y a des moments où je me dit qu’en France on aurait besoin d’encore plus de discrimination positive, et pas seulement sur les femmes et les handicapés, ça pourrait vraiment être une expérience à tenter, juste pour essayer de retrouver un peu de savoir vivre ensemble…car la discrimination négative, elle, elle existe! :stuck_out_tongue:

PS : et si besoin de préciser, cette dernière boutade ne t’était absolument pas destinée à @Jean-Michel, ni à aucun autre cwowdien, c’était une pensée générale avec les élections qui approchent. :wink:

7 « J'aime »

Juste pour revenir à la discussion initiale: il n’est pas interdit de penser que Muss a été viré pour l’excellent motif que c’est un touriste par défaut de travail et pas pour des raisons de discrimination.
Maintenant, que pour préserver son ego il laisse courir ce genre de bruit, c’est dommage mais compréhensible.

Mais le sexisme est là : qu’on soupçonne que la femme n’est là que grâce à une discrimination positive et non, tout simplement, parce qu’elle serait meilleure.

Réflexion théorique parce que de toute façon, cette émission, ça vole pas haut hein… Moi je les trouve tous nuls :stuck_out_tongue_closed_eyes:

7 « J'aime »

pareil, pour un métier qui implique de voyager. Mais je suis pourtant un homme.

pareil, mais je suis pourtant un homme.

Ça oui, en tant qu’homme, je me suis foutu cette putain de pression.

pareil aussi.

A votre disposition pour les prochains sondages.

6 « J'aime »

Quand on commence à restreindre au local, autant avouer qu’on n’a aucun argument.

Par exemple le fait que créer et diriger ce genre d’entreprise tient plus de capacités psychopathes ? Dans ce cas, le faible pourcentage de femmes aurait tout d’un avantage.


Faire une fac d’informatique pour des raisons financières ? Ça ressemble à une bonne blague mais j’ai du mal à imaginer la chute :slight_smile:

1 « J'aime »

C’est ma vie. Et ça fonctionne parfaitement, un homme est tout autant capable de se faire entretenir qu’une femme. On n’est pas plus cons!

6 « J'aime »