Ça me paraît gros.
C’est pas le fait que la VF intègrerait les erratas ? (Je connais pas le jeu)
Je n’y crois pas trop. « L’erreur » relevée c’était plus ou moins l’ancienne règle de Metropolys dont Skyrise est un remake. A l’origine dès qu’un joueur posait son dernier immeuble la partie se terminait.
Le truc c’est que cette vf n’est pas compatible avec la suite des règles qui spécifient bien que la partie prend fin uniquement quand tous les joueurs ont placé leur dernier bâtiment. Sachant que les enchères sont ce qui permet de placer ses bâtiments, c’est incompatible avec le fait de déterminer une dernière enchère.
C’est marrant de « ne pas y croire ». Les règles sont téléchargeables sur les site de Lucky Duck et Roxley… Ça ne semble pas un hoax.
En attendant, sur Earthborne Ranger :
Ne serait-ce pas une traduction malheureuse de « Gifted by nature » ? Même DeepL traduit ça par « Doué par nature »…
Il veut dire qu’il ne croit pas trop à un errata intégré à la VF.
Même le texte narratif est pas ouf honnêtement
C’était ok jusqu’à la volée de rochers ![]()
Ah ok, my bad mon mauvais.
Je l’avais pris avec le précédent de « ça me paraît gros ».
En fait, ça commence déjà à bien coincer à « dissuadé de son repas »… ![]()
Ça m’avait pas choqué tant que ça, en jeu je pense que je n’aurais pas buté sur cette formule.
« Un rondin en décomposition soudainement mis en travers… »
En soi la phrase est compréhensible. Mais au fond, personne n’écrirait ça ainsi à part une IA ou un traducteur trop littéral.
Le rondin en décomposition (pas juste un rondin usé, hein, le bois en décomposition, donc tout pourri, qui se désagrège quand tu le soulève) , ben dans aucun récit un minimum réaliste tu le mets « subitement en travers… »
Pas grave, hein. Juste mal fait.
« Soudainement.. » ![]()
Mais sinon je suis d’accord, ça ressemble à de la traduction mot par mot.
J’imagine une attaque de carosse, pour laquelle on place soudainement le rondin au travers de la route pour effrayer les chevaux.
Ça fait un peu l’attaque du pauvre/non préparée, genre on a pris un bois en decomposition car c’est tout ce qu’on a pu trouver.
Mais ça colle pas vraiment avec le début du texte ^^
Pas tant. En tout cas, pas à première lecture rapide.
Il m’a fallut 3 fois pour comprendre de quoi il retournait précisément : je trouve la syntaxe plutôt bancale.
Bha oui c’est moi qui ait relevé l’erreur, je me crois que parole. ![]()
Pour tout dire, à la lecture de la règle ça ma paru incohérent vu la suite de la règle comme je le disais précédemment. Donc je suis allé voir la VO, puis la vf sur le site des LDG, puis sur BGG au cas où y’aurait eu un changement de dernièrement minute à moitié corrigé en VF. Mais j’ai rien trouvé. Donc un bout de phrase sur la règle vf qui n’a aucune raison d’être et qui va certainement dérouter du monde.
La construction de la phrase et sa syntaxe sont propres à la grammaire anglaise.
L’abondance de structures passives « ne peut être dissuadé », « soudainement mis en travers », c’est déjà un gros indice, et au-delà de ça, on peut se poser la question de la pertinence de certaines infos. Par exemple pourquoi « en décomposition » ? Qu’est-ce que ça apporte ici ? Un humain peut se poser ce genre de question, une IA (ou un traducteur qui bosse au kilomètre) non.
Une proposition au débotté, avec de la voix active plus propre au français, un transfert de la « ténacité » du prédateur sur « la seule » manière de faire, et une reformulation générale :
Vous savez par expérience que parfois, la seule manière de détourner un prédateur de sa proie est de déclencher un éboulement sous ses pas ou de mettre une grosse branche en travers de sa route.
Ou même plus concis
Vous savez par expérience que parfois, la seule manière de détourner un prédateur de sa proie est un éboulement ou une grosse branche.
Parce qu’en français, on parlerait de bois mort, donc à disposition immédiate du protagoniste, par rapport à une branche qu’il faudrait prendre le temps de scier ?
Pour illustrer (malheureusement):
Dans l’article:
Les traducteurs contactés ne se sont vus offrir « comme compensation que la possibilité (sans aucune garantie, d’ailleurs) de travailler au rabais pour un prestataire externe au lieu de traduire pour une maison d’édition », déplorent-ils, dénonçant un « plan social invisible » pour des professionnels collaborant parfois depuis de longues années avec Harlequin, sous le statut d’artiste-auteur.
Yes, j’ai suivi ça.
Toujours le même mot d’ordre : le niveau d’exigence.
Harlequin a manifestement si peu d’estime pour sa propre production qu’elle juge que l’IA « ça ira bien ».
« L’intelligence artificielle est utilisée comme outil d’assistance, jamais comme substitut au travail du traducteur, qui conserve toujours le dernier mot », a assuré à l’AFP son directeur général, Thierry Tavakelian, chargé notamment des ventes.
Ça c’est faux par exemple. Et en fait c’est faux à tous les niveaux. Indice : c’est le directeur des ventes qui s’exprime.
- L’intelligence artificielle n’est pas utilisée comme outil d’assistance, sauf si on considère que pré-traduire tout le texte est une assistance.
- Si le traducteur conserve le dernier mot, c’est bien que l’IA a bossé à sa place avant. Le mec se contredit dans la même phrase.
- Et enfin du coup c’est certes un professionnel, mais c’est un relecteur plutôt qu’un traducteur.
Il indique que dans le cas d’Harlequin, « l’éditeur a posé deux exigences très claires : que la qualité littéraire ne soit en aucun cas altérée et que le rôle du traducteur reste central ».
Bah là l’éditeur fait tout pour qu’aucune de ces exigences ne soit satisfaite. Mais devant la presse ça fait sérieux j’imagine. Franchement moi ça me désole, dans quel monde on vit pour dire sérieusement que la qualité littéraire ne sera altérée « en aucun cas » ? Même pas dégradée, altérée ! On te dit les yeux dans les yeux "non mais ça ne change rien de faire traduire par une IA, ce sera la même chose. Et l’objectif affiché c’est continuer de vendre au même prix !! Donc augmenter sa marge sur le dos des traducteurs ! Qui peut croire ça ?
En fait c’est toujours pareil : servir le discours « c’est un outil d’assistance » ça rassure les non-initiés qui voient ça comme une sorte de dictionnaire ++ alors que non, l’utilisation de l’IA en traduction ça remplace nécessairement le travail de créativité propre à ce métier. Les traducteurs ont DÉJÀ des outils de TAO (contrôle de la cohérence, répétition des mêmes phrases ou de phrases similaires, etc. pour gagner du temps sur les tâches fastidieuses) mais ce n’est pas la même chose que de faire tourner une IA sur un texte pour faire le boulot à ta place.
Si ça vous intéresse, un article très complet à ce sujet :
On y apprend plus clairement qu’il s’agit de faire de la post-édition et que donc l’IA remplace bel et bien l’humain. La communication officielle d’Harlequin est donc un mensonge.
Sur le fond, le message reçu est net : la collection Azur resterait ouverte, mais à une condition que la traduction soit maintenant prise en charge par l’IA. Les traductrices Azur ont ainsi été invitées à rester en collaboration avec la maison, mais seulement en tant que post-éditrices. Très concrètement : « On reçoit le texte traduit par l’IA et on le révise, et on réécrit ce qu’il faut réécrire. » Avec, derrière, des implications immédiates : « Des délais très très courts », « une rémunération beaucoup plus basse » et « la possibilité que ça ne fonctionne pas sur le long terme ».
Travailler avec l’IA c’est donc travailler plus vite, moins bien, moins payé, et sans garantie que ça continue. Un progrès on vous dit.


