Loi Duplomb et enjeux territoriaux

On en consomme trop du sucre betteravier, et pas qu’un peu.

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J’aime l’ironie, mais à ce point … :sweat_smile:

On le dit que le GATT/OMC a sacrifié notre agriculture contre d’autres pans de notre économie face notamment à l’agriculture US (mais pas que) qui était de fait hors concurrence car pas forcément soumises aux mêmes normes ?

On le dit que dans le cadre de la concurrence libre et non faussée, les SAFER, les chambres d’agris, le ministère interdisaient de fait l’existence des petites exploitation qui proposaient des modèles alternatifs au surproductivisme ?

On le dit qu’un accord récent de taxe de 15% sur nos produits exportés aux US sans mesures miroirs est de fait une concurrence déloyale ?

Bref le mythe du marché et de la concurrence libre et non faussée vendue, pardon imposée aux européens lors d’un traité antidémocratique (puisque rejeté par plusieurs pays), qui y croit encore ?

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Non, les propos sont tellement polarisés que ont ressort souvent avec ça sur le dos

Donc on est bien d’accord qu’on ne se nourrit pas de betterave sucrière.
Elle fait vient gonfler une industrie agro-alimentaire par ailleurs très critiquée pour ses effets néfastes sur la santé. J’ai l’impression que c’est un concours : on va polluer la nature pour ensuite transformer des produits pour rendre les gens malades. Hell yeah !!!

Et on en exporte environ 1,5 millions de tonnes par an alors ça va, notre betterave semble finalement pas mal se vendre à l’étranger (chiffres de 2023 donc quand l’interdiction des pesticides était en vigueur).

Au-delà de la betterave, y a du bon moubourrage pour faire croire que les paysans seront mieux rémunérés avec la loi Duplomb.

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Ben non on n’est pas d’accord, on s’en nourrit du sucre.

Perso je consomme peu de produits transformés mais du sucre en poudre j’en utilise - consomme régulièrement (pâtisserie)

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Mais le sucre en poudre C’EST un produit transformé.
Personne ne croque de betterave sucrière.

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C’est dommage, ta participation est évidemment très bienvenue vu que la plupart d’entre nous est consommateur alors que tu es producteur, mais ton 1er paragraphe est un bel homme de paille. Personne ne généralise ainsi, l’agriculture n’est pas monobloc, et je critique l’agroindustrie financiarisée ainsi que les dirigeants locaux et nationaux de la fnsea et de la coordo RN, pas des petits producteurs, des agriculteurs bio, ou en transition, ou s’interrogeant, ce qui fait du monde.

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Si Ca se mange. Ce n’est pas très courant mais ça se consomme

Et bien sache que tous n’ont pas ton esprit critique. Et que une exception ne fait pas une règle…
Et que malgré les apparences, ont peut être adhérents à la FNSEA et être progressiste, et pour autant ne pas être tout à fait pour la loi Duplomb. Même les cases que tu décris ne sont pas immuables, encore une fois il n’y a pas les petits producteurs gentils d’un côté et les gros méchants producteurs de l’autre.
Tout n’est pas beau en effet, mais chacun fait aussi ce qu’il peut, et on a aussi parfois l’impression que le cahier des charges est sans fin.

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Ce forum est un milieu un peu particulier. Je ne pense pas du tout qu’on soit représentatifs de la société.

Perso l’un des déclencheurs dans l’achat de ma maison fut d’avoir des chèvres et des vaches passant devant tous les jours. Quel bonheur.
Et le voisin qui vend ce qu’il produit (enfin ils sont plusieurs à produire) sur le marché.

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La libre circulation n’est pas opposée à l’existence de contraintes qualitatives ou au respect de communs à privilégier / protéger (travaux de Elinor Ostrom par exemple). C’est un choix politique que de refuser d’appliquer des contraintes à la liberté et de Privilégier une agriculture exportatrice en partant du principe qu’on sera le gagnant du deal. Mais ça n’a rien d’une obligation ou causalité.

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Peu de consommation de produits très transformés parce que c’est en général de la merde. Il doit y avoir quelques surgelés (et encore) et des gâteaux sec.

Pas de sucre blanc à la maison pour quelque usage que ce soit.

Du sucre transformé, je suis obligé d’en consommer quand même parce qu’on en trouve partout, mais vraiment partout. Du sucre ou des dérivés (dextrose, etc.).

Même dans les aliments inattendus et dans ceux moins transformés.
Dans toute la charcuterie (on doit trouver du dextrose partout, jamais trouvé un saucisson sans, même sur des marchés), dans des conserves (de maïs par exemple), dans des sauces tomates, etc.

Et certainement dans un partie de ce qui m’est servi au self de mon entreprise ou dans des restaurants.

Tout cela pour dire qu’il est très difficile voir impossible de passer au travers même si j’essaie de l’évite autant que possible.
Le sucre c’est une maladie de notre alimentation malheureusement.

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Et c’est bon ?
Quelle différence avec la betterave « classique » ?

Perso ici c’est le cas.

Mais je bosse dans labo qui publie des data sur l’impact physiologique des composés chimiques depuis 20 ans. Le tout dans un établissement qui documente l’effondrement de la biodiversité. J’ai un gros biais pas cohérent.

Je bouffe toujours trop de viande par exemple (local et/ou bio). Trop gras (mais cuit dans une poêle en acier !). J’ai longtemps fumé (mais sans réchauffer de plastique au micro onde !). Etc, etc.

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Quasi rien ici, sauf rares produits transformés.

Sauf pour les confitures, crotte. Mince j’ai pas fait gaffe. Bio, français, mais betterave. Mince.

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Personnellement je fais le plus attention possible à la provenance de ce que j’achète.
Je n’achète jamais de fruits ou légumes venant d’Espagne. Je priorise au maximum le made in France, même chose pour la viande par exemple. Alors malheureusement ça coûte plus cher en général. Et je peux me le permettre même si,de fait notre billet alimentation est plutôt élevé…

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Je suis d’accord avec toi mais je parlais de concurrence "libre et non faussée ".

A partir du moment où tu fais des choix politiques de prioriser certains acteurs (que ce soit au nom où non de la liberté de circulation des marchandises) tu déroges de fait au principe de concurrence libre et « non faussée ».

C’est aussi une entorse à la libre concurrence que de ne pas imposer des normes identiques. La libre concurrence et le libre échange n’ont aucun souci avec les contraintes. Ostrom a même prouvé que ça fonctionne avec une gestion du commun, ce qui est impossible dans l’hypothèse classique (qui est donc incorrecte là-dessus …aussi).

le choix politique a été fait de ne pas tenir compte de cette contrainte et de supposer que la qualité serait régulée par le marché. Ce qui évidemment n’est pas arrivé dans un monde dominé par une industrie agroalimentaire et une consommation de masse (quelle surprise!).

Mais ça n’a rien d’une obligation. Rien n’empêche de normaliser et libéraliser sur un cahier des charges.

La censure partielle par le conseil constitutionnel montre que le droit environnemental est une protection qui peut être efficace contre l’acharnement productiviste de la fnsea et de ses porteurs d’eau parlementaires ou ministériels. Il faut reconnaître que la pétition a finalement joué son rôle auprès de l’opinion. Même si je continue à penser que le droit a plus de poids que cette dernière dans le contexte politique actuel.

Sacrée victoire, tout le reste passe crème, les mégabassines facilitées, les élevages intensifs itou.
On pourrait même arguer que l’acétamipride n’était peut-être juste qu’un chiffon rouge mis là et destiné à sauter pour faciliter le passage du reste de la quenelle. Après tout, ce ne sera pas la première fois que la Macronie agit de cette manière.
Et d’ailleurs, cette utilisation par l’exécutif du parlement, puis du CC, permet de se dédouaner de toute responsabilité, en mode « c’est pas moi, c’est Murphy ! » (les vieux auront la réf).

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