@Silvermourne, je fais parti de ceux qui ont été critique. 
Je peux t’assurer que lors de la première campagne de The Great Race, l’éditeur, François-Gilles Ricard de Platypus Games en a pris plein la « fiole » et ce n’était pas du tout agréable, bien au contraire, et en pleine campagne de Kickstarter, ici et dans les commentaires de campagne. Je faisais parti de la « team ». Le résultat a été de faire « exploser » en plein vol, l’un des concepteurs des règles, Maxence Vaché, qui n’a pas supporté et a trop pris sur lui, les critiques qui, pourtant, pour certaines, étaient parfaitement justifiées mais c’était « violent ». Depuis, il n’a plus jamais collaboré à un projet.
Je l’ai aussi très mal vécu. Idem lors de la deuxième campagne.
Moi-même, mais en privé, j’ai été très critique avec mon ami François-Gilles, sur la proposition pour la campagne de Hydroracers en lui prédisant un échec : Cela a été un échec et nous ne nous sommes plus parlé durant plusieurs mois mais, les amis ne sont pas là pour dire tout le temps « c’est super, tu es formidable ! ». 
Et bien ce douloureux apprentissage a été salutaire pour François-Gilles et Platypus Games car Air Postal a été beaucoup mieux et je trouve que Libération, auquel j’ai participé danas la conception et l’articulation de la communication de campagne, est monté d’un cran encore.
Je reste persuadé que l’on apprend de ses échecs et non de ses réussites.
Après TGR1, puis TGR2 (The Great Race), moi-même, passablement refroidi par le vécu de ses deux campagnes, j’avais pris du recul sur Cwowd. Puis, j’ai vu François-Gilles, inlassablement, revenir, se frotter à la communauté et chercher à évoluer, positivement alors, lorsqu’il m’a appelé pour Libération, j’ai décidé de me poser, d’y réfléchir et de revenir en décidant de ne plus prendre comme un mur, les critiques éventuelles, mais plutôt comme une possibilité de confronter nos arguments face à la controverse possible, voire souhaitable. (J’ai écouté la philosophie de François-Gilles !).
Les critiques ont été là mais comme François-Gilles avait pris en compte les erreurs passées, cela c’est beaucoup mieux déroulé : Le séquençage du teasing, les updates, la présentation de la page de campagne, la proposition, les argumentations sur les choix, la ligne éditoriale … et pour moi-même, en matière de communication, ayant bien intégré mes erreurs passées, cela c’est super bien déroulé. 
Je ne doute pas que le prochain projet sera tout aussi bien reçu par la communauté, mais avec des critiques, des choses que ne nous plaieront pas, des choses qui pourront nous blesser, parfois mais, en se posant, on peut trier, voir ce qui est objectif, tenter d’amender, d’améliorer …
Je suis entièrement d’accord avec toi qu’un projet c’est une dépense d’énergie, de temps, de passion (1 an, parfois 2 ans de travail, de recherche, d’équilibrage, de prospection, d’essais…) dont beaucoup ne se rende pas compte et, lorsque les critiques fusent, on a l’impression que le monde s’écroule car c’est « notre bébé » ! Mais il faut poursuivre, noter les critiques, en discuter au sein de l’équipe, analyser ce qui paraît objectif, ce qui peut être améliorer tout de suite, avant la campagne, ou plus tard, pour le prochain projet … car ceux qui sont présents, sur ce forum, sont potentiellement, de futurs backers, qui participent à des campagnes et qui ont des exigences, des envies, des expériences bien vécues ou pas, sur les gameplays, les rangements, ce que l’éditeur propose ou pas (aide de jeux, règles claires …) et qui « matche » pour eux …
Pour les concepteurs, ils vont découvrir plein de problèmes, de grains de sable, de « bouses » imprévues durant la campagne puis, après lors de la production, lors de l’envoi des jeux. Ils auront peut-être du retard … Bref, un projet de jeu de société c’est une aventure, un truc que si tu savais avant, ce qui allait t’arriver, tu ne t’y serais jamais embarqué et pourtant, c’est un expérience hyper enrichissante. 
Donc en résumé, les critiques, il faut les prendre, les analyser et voir ce qui est objectif, faisable ou pas. Puis, communiquer, argumenter pour ces choix, accepter de s’être planté et surtout, surtout, tenir informé la communauté, principalement sur la plateforme de financement, de l’avancement, des difficultés rencontrées, des retards possibles et expliquer (un update par mois).
La meilleure campagne que j’ai pu suivre et qui est, pour l’instant, ma boussole, c’est Hybris avec Damien Chauveau de Aurora Studio Game. C’était génial, avant, pendant et après, alors qu’ils ont rencontrés des soucis de dingue !
Voilà, donc, aucun souci à avoir sur les critiques formulées, positives ou négatives, ici, sur ce forum qui, au final, est fait pour cela, même si parfois, elles paraissent dures (par écrit c’est toujours plus compliqué de verbaliser, qu’en tête à tête). Il vaut mieux que les critiques soient ici, plutôt que dans les commentaires de campagne ! Il faut les prendre, analyser, prendre acte pour certaines, argumenter ses choix pour d’autres, tranquillement, et avancer. De toute façon il n’y a que ceux qui ne font rien, qui ne risque pas de se planter ! 
Et pour @Broxi_Gar et toute l’équipe, comme disait Mandela : « je ne suis jamais en échec car soit je réussis, soit j’apprends ! »