Ben la gauche a qu’a réussir à simplifier les aides côté patronnat. Pas ma faute hein.
Le calcul de l’indemnisation chomage est quasiment impossible à expliquer aux gens, et certains (perso je dirais la plupart) des collègues sont incapables de poser le calcul.
La réforme dite de 2019 a été tellement négative pour certains calculs qu’il a fallu ajouter un facteur limitant complètement artificiel. Je te dis pas la tronche en formation lorsqu’il faut l’expliquer.
Et c’est presque pire en cours d’indemnisation pour certains aspects (les ANS par exemple)…
Détrompe toi :
les règles sont tellement compliquées que beaucoup de salariés ne font pas valoir leurs droits par méconnaissance.
Je comprends ton idéologie, mais quand tu es du côté de ceux qui mettent en oeuvre (comme Endevor juste au dessus ou moi), et bien les salariés auraient tout interêt à un paquet de simplification/d’automatismes des droits. Et les employeurs aussi d’ailleurs.
En fait, les seuls qui ont intérêt à ce que ça reste compliqué, c’est mon employeur, ça nous fait faire des sous.
Fixed.
Tout le monde est égal quand tout le monde est pauvre.
Et ça crée forcément des erreurs de calcul dans les dossiers des gens, en plus du défaut d’information.
Là on commence à tous êtes formés sur la réforme qui s’appliquera au 1er avril (la première signée par les partenaires sociaux depuis Macron), et malgré son apparente simplicité ça va être le bordel.
De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins.
Aveuglement idéologique. Tous les travaux sur ce genre de sujet montrent clairement une corrélation entre complexité et inégalité. Sans parler de la difficulté à accepter quelque chose qu’on ne comprend pas qui est un facteur de tension sociale et d’angoisse individuelle.
Sur ce genre de sujet, la gauche (et d’autant plus sur ses franges extérieures) est clairement complice
Bla bla bla, je suis sur le bon topic pour avoir des arguments idéologiquement motivés.
Quant à la suite de l’argumentaire, je parlais de l’utilisation d’un terme qui fait parti de l’attirail du discours néolibéral qu’on entend chez les techno macronistes notamment. Et on sait très bien que c’est là aussi une manière de minorer via la novlangue voir de faire passer sous silence quelque chose qui en réalité ira dans le sens de leur idéologie.
Si c’est ta vision de la politique, pourquoi pas ? Mais, ensuite, il me semble difficile de critiquer les gens qui en font de même avec des idéologies qui ne nous conviennent pas.
C’est quand même difficile à justifier quand on est face à un problème pour l’ensemble des « camps » mais qu’on ne gère pas de peur que l’autre en face en profite. Effroyable application du dilemme du prisonnier (même si le réel ^prisonnier, en l’occurrence, n’est pas celui qui peut agir directement)
Je suis un des rares ici à assumer avoir une idéologie politique. Critiquer ses adversaires politiques et les discours qui vont avec est juste la base de la politique, et je parle bien d’adversaires, je ne discute pas avec mes ennemis et je crois que c’est pareil pour toi d’ailleurs.
Je ne crois pas à la politique rationnelle, ou celle du bon sens, très souvent sous tendue par un réalisme naïf, pour moi c’est un vœu pieux dépolitisant qui part du principe qu’il pourrait y avoir un jour un consensus politique sur les bonnes choses à faire et ne pas faire, alors qu’en fait ce ne sont que des positions.
Je l’ai déjà dit ici mais je pense que Macron est très bon en ce qui concerne ses visées politiques et sa vision du monde, il fait du bon travail de ce point de vue là. Ça ne m’empêche pas de penser que l’idée qu’il se fait du monde est absolument idiote, et que sa politique appliquée est destructrice et dangereuse sur l’idée que je me fais du bien commun. Et je dis bien l’idée que je m’en fais, parce que je ne pense pas qu’il existe de « bien commun » universellement partagé.
C’est pour ça que la politique est un rapport de force, bien mis en avant par tous les intervenants et intervenantes sur ce topic.
Aucun souci avec le fait que @anon59635833 ait sa vision du monde à l’opposé de la mienne perso. Tant qu’il le reconnait et qu’il fait pas d’attaque perso, c’est plutôt bien.
Besoins définis arbitrairement selon la liste d’un sociologue random de gauche.
Et c’est là que je ne suis pas d’accord. La politique est perçue actuellement comme un rapport de force entre combattants ancrés dans leurs conceptions du monde, de leurs propres perceptions de la réalité. Or cette conception n’est ni la seule possible ni, et de loin amha, la plus pertinente. Je pense même que c’est la conceptualisation de la politique qui se révèle la plus néfaste à tous.
Du coup, pour moi, il n’existe pas d’adversaires. Mais seulement des gens qui comprennent que la démocratie est une politique de compromis qui fonctionne d’autant mieux que les gens échangent, peu importent les opinions. Et les autres qui ne sont pas capables de dépasser le cadre étroit de leurs convictions (alors même que la conviction tient plus de la croyance que du processus rationnel), et ceux-là sont des ennemis communs.
On ne tombera évidemment jamais d’accord sur ça, pour moi la démocratie telle qu’elle est aujourd’hui a une histoire non neutre, elle est captée par une classe et fonctionne à travers elle (ses aspirations, ses intérêts, ses valeurs), je sais pertinemment que ma vision du monde ne pourra jamais entrer en compromission avec cette d’un macroniste, et vice versa par ailleurs. Donc en ce sens j’ai une lecture marxiste, je sais que toi non, donc à partir de là…
On doit accepter d’être en désaccord.
Et donc, si vous existez tous les deux sur un meme espace et que le compromis (que tu sembles considérer comme une compromission) n’est pas possible, vous faites quoi ? Comment organiser la vie publique (la politique au sens premier du terme) ?
Vraie question, pas un troll ni une provocation.
Ben il ne peut en rester qu’un voyons !!!
C’est bien pour ça qu’on construit des rapports de force. Parce que l’intérêt général n’existe pas, seul l’intérêt majoritaire est envisageable.
Tu me poses ces questions comme si il existait des compromis actuellement. C’est pas pour rien que certaines choses sont remises en questions par certains camps politiques, comme le code du travail par exemple, que d’autres vont défendre parce qu’il y a des précédents, c’est un rapport de force comme le dit @fericjaggar.
Ma question c’est comment ? Le rapport de force je l’ai deviné mais comme le recours à la « démocratie » semble exclu, comment tu fais primer l’intérêt de la majorite sans compromis ? Et comment tu consideres et fait émerger cette majorité dès lors que le champ traditionnel de l’expression démocratique est exclu ?
C’est une question qui implique un peu d’avoir une vue sur le futur, réponse courte, j’en sais rien, réponse longue honnêtement le rapport de force est tellement en faveur de l’opposé de mes idéaux (et tellement de gens semblent avoir accepté cet état de fait) en ce moment que ça me semble compliqué de mobiliser qui que ce soit de sorte à faire poids.
Je ne crois pas au grand soir, c’est un peu du folklore à deux balles, par contre je pense qu’il y a une bataille de terrain à mener sur le temps long contre ces idéologies. Et ça ça passe par la bataille des esprits, l’occupation des espaces, un changement des mentalités à grande échelle, la construction d’un narratif démocratique mais sorti de l’idéal démocratique bourgeois actuel. Après quand, comment exactement, et par quoi faudra t-il en passer pour que ça puisse advenir, j’en sais rien.