Politique [sujet non modéré, Cwowd et ses modérateurs ne sauraient être tenus pour responsables de ce qui s'écrit ici]

Pas du tout.
Tu opposes générosité et solidarité, comme si la solidarité n’avait pas d’autre sens que d’agir par intérêt personnel.
On peut être solidaire au sens « mécanique » du terme, dans le sens de interdépendance, comme on peut être solidaire parce qu’on partage une responsabilité commune.

Pour moi non. Ton souci est que tu en fais des synonymes alors que leur nature est très différentes (limite, même, opposées).

La solidarité n’a rien à voir avec la générosité. La générosité implique une absence de bénéfice personnel (voir même un sacrifice)

générosité : Qualité qui dispose à sacrifier son intérêt personnel.

solidarité : relation entre personnes qui entraîne une obligation morale d’assistance mutuelle.

L’un est un sacrifice de soi. Au service de l’autre.
Le second suppose un bénéfice personnel. Ca ne signifie pas que ce soit mal, bien au contraire. Mais confondre avec la générosité ou l’altruisme est une erreur courante qui amène à des visions parfois étranges.

Non la sécurité sociale ce n’est pas une dépense de l’état. C’est une assurance collective.
Faut pas tout confondre.

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L’Insee n’est pas d’accord avec toi, et compte bien 60% de dépenses publiques. Ils doivent tout confondre eux aussi…

De toute façon, ça change rien : un État qui dépense 20% du PIB et impose la manière de dépenser 40% du PIB ne peut pas être qualifié de xxx-libéral.

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Sans vouloir pousser trop loin le débat sémantique, je répondrais sur cette partie que la générosité n’implique pas nécessairement une absence de bénéfice : j’en veux pour preuve ces « généreux donateurs » qui donnent aux associations en contrepartie d’un allègement fiscal. Ou ces associations comme le téléthon qui font appel à la générosité du public qui s’y retrouvera sur sa déclaration de revenus.
Donc, non, la générosité n’implique aucunement l’absence de bénéfice car si on veut creuser, toute relation avec un autre être humain, de quelque nature qu’elle soit, implique forcément l’espoir d’un retour sur investissement. Même l’amour.

De fait, on peut être généreux et altruiste sans qu’il y ait conflit interne : pour moi, rien n’est vraiment désintéressé dans la vie. Absolument rien. Et ça n’a rien de négatif je trouve.

Question de naïf : est-ce qu’il existe / a existé dans l’histoire des pays purement libéraux ?

@Thierry pourra probablement te répondre pour le côté historique.

Je dirais qu’actuellement on pourrait considérer la Suisse ou l’Australie comme libéraux. Jusqu’à récemment je t’aurais aussi dit la Nouvelle Zélande, mais leur gestion de la crise covid a complétement changé la donne, avec une gestion totalement illibérale.

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L’Allemagne n’est pas trop éloignée (pas purement un État libéral mais tout de même sur de nombreux points)

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Donc 44 % de dépense public ca le fait ?

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…

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Et puis entre 44% et 62%, ça fait quand même une sacré différence. Ça fait presque +40%…

En première approximation, je dirais que 50% est une bonne limite. En dessous on peut discuter du qualificatif xxx-libéral (en gardant en tête que c’est une condition nécessaire mais non suffisante : le libéralisme c’est pas que l’économie). Au dessus non.

On peut ajouter que si l’Etat allemand est gestionnaire, il n’est pas toujours décisionnaire (et sait rester inactif/absent dans certains domaines). Ce qui fait une énorme différence.

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Donc 55% en 2019 « année normale », c’est déjà mieux. On est plus qu’à 25% si on compare deux années comparables. 62%, c’est 2020.

Oh, et l’Allemagne était au dessus de 50% en 2020
https://www.budget.gouv.fr/panorama-finances-publique/comparaison-europeenne

En fait, on est pas si illibérale que ça en France.

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Beaucoup plus conservatrice que libérale en fait bien que ce soit le parti libéral (certes au sein d’une coalition) qui dirige. J’ai du mal à considérer S. Morrison comme un libéral :face_with_monocle:

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LOL j’aimerais bien voir le classement actuel de la France sur des items comme centralisé, dirigiste, interventionniste…

Dans mon établissement public, c’est pareil, difficile de recruter. Bon là c’est facile, quand tu vois le salaire proposé, les gens ne perdent pas leur temps à répondre.

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La marque pour laquelle je bosse à aussi du mal à recruter, alors que les postes en magasins sont a priori simples à apprendre et qu’il y a des places. Sauf que vu les conditions de travail et avantages : soit vous prenez ce boulot parce que vous en avez besoin et vous mettez votre ego de côté, soit vous êtes dans la catégorie des glandus et vous êtes de toute façon embauché, soit vous fuyez.
Ayant eu besoin de retrouver un semblant d’équilibre, j’ai accepté un CDI qui me les brise.

Ce qui me sidère le plus par contre, c’est de voir des personnes compétentes systématiquement mises de côté, au profit de personnes non-formées ou carrément nulles.

C’est au contraire sa définition même. Si par « sémantique » tu entends « donner des sens qui m’arrangent peu m’importe la réalité », le débat risque de devenir compliqué…

Qui s’y retrouvera ? Merde, si j’avais su que je gagnais de l’argent en faisant des dons, j’aurais lâché un max…

Non, pas la générosité. A moins de considérer la satisfaction, l’estime de soi, la plénitude, le sentiment d’être utile etc. comme des retours sur investissement. Même si c’est le cas (et c’est normal), il n’empêche que la générosité initiale repose sur un sacrifice personnel. Ce temps ou cet argent mis au profit d’un autre ne l’est plus pour soi-même.

Pour rappel, la générosité ne définit pas une relation. La solidarité, oui.

En effet, c’est grosso modo la même chose.

Il aurait été plus intéressant de chercher des situations où générosité et solidarité (qui sont de nature opposées), peuvent converger (réponse : oui. Elles ne sont pas antinomiques).

J’ai pas la même définition que toi dans le Larousse.
Donc non, je ne donne pas aux mots un sens qui m’arrange.

Et pour en revenir aux dons d’argent, c’est pas moi qui fais les règles.

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Je remarque un truc cyclique sur ce Topic, un peu comme la pleine lune qui revient tous les 28 jours.

En général, ça arrive quand quelqu’un constate un fait du gouvernement, dans un sens ou dans l’autre, qui semble « moins bien qu’avant ».

Par ex. détricotage des modalités des droits des chômeurs, inaction face à la fraude fiscale massive, pliage face aux lobbys sur des mesures concernant le changement climatique… Souvent des moments où nous autres moldus avons l’impression que le business passe avant l’humain.

A ce moment, y’en a parfois un qui fait une réflexion incluant le mot « libéral », dans le sens probablement erroné que beaucoup de monde utilise, mais globalement tout le monde a compris de quoi ce quelqu’un parle.

Et là, invariablement, s’en suivra une discussion avec souvent les deux mêmes qui vont expliquer que non, ça n’a rien à voir avec le libéralisme, que notre gouvernement n’es pas libéral, que la solidarité n’est pas généreuse, etc etc… Ça va ergoter pendant pas mal de posts sur des définitions historiques et des exemples précis…

Alors qu’en fait, malgré un mauvais usage du mot « libéral », on avait quasi tous compris ce que la personne qui avait fait la réflexion initiale voulait dire.

Ami forumeur, prend garde. Si toi aussi tu veux émettre l’une ou l’autre critique sur nos gouvernants, garde-toi bien d’utiliser ce mot sensible fort susceptible de t’attirer un tas de post qui rendront invisible ta réaction initiale.

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