Tout comme manger de la viande façon jambon Herta, cordons bleus et autres merdes transformées. En fait, le plus important est d’être équilibré : et sur les protéines, les réduire à la nourriture carnée uniquement est une erreur.
Dans tous les cas, il me semble un poil intelligent de varier son alimentation en termes d’apports plus qu’en termes de nature de l’aliment.
Oui et ? Je parle de viande, pourquoi tu me parles de veganisme ?
En te basant sur le fait que les gens creuvaient pas avant, or l’espérance de vie a montée. Donc oui ça n’a pas nécessairement de conséquences sur la santé, mais non ton argument est faible, parce que justement l’espérance de vie a fortement évolué.
Sauf erreur de ma part, ce qui a fortement fait augmenter l’espérance de vie, c’est notamment la diminution de la mortalité infantile, des femmes en couche, et les techniques de réanimation.
Il ne faut pas oublier que les centenaires actuels sont nés… il y a cent ans (avec le mode de vie idoine).
Je serai curieux de connaître la proportion d’individus issus des générations post 80’ qui se hissera à ce niveau d’âge. Je serai mort, mais curieux.
Je dis pas le contraire, mais du coup il faut préciser son argument.
Dire « on mourrait pas avant, alors qu’on mangeait moins de viande » n’est pas un argument recevable amha, parce que justement avant on mourrait plus.
Donc on ne peut pas conclure trivialement dans un sens ou dans l’autre.
Par contre on observe aussi une diminution de la fréquence des famines / leur variabilité, donc notre système alimentaire global a des avantages, et dire que c’était pas pire avant, bah c’est une fois de plus pas si trivial.
1 élément parmi d’autres (que l’on ne peut d’ailleurs dissocier de l’alimentation des enfants) avec la vaccination, la médecine, l’alimentation (disparition des famines, disettes, pénuries, amélioration qualitative, variété …), l’hygiène. Décorréler l’alimentation de la hausse de l’espérance de vie me parait pour le moins risqué.

Tu sur-interprètes grossièrement mon propos, à moins que tu n’aies pas compris le terme « notamment » :
notamment
adverbe
- En remarquant parmi d’autres.
Définition très approximative, qui rend mal compte. Le Larousse est plus précis :
D’une manière qui mérite d’être notée
Il ne s’agit donc pas d’un élément anodin dans la masse (parmi d’autres) mais d’un élément qui ressort de cette masse au point de mériter d’être souligné. Et la dernière de l’Académie pousse encore plus loin : « Spécialement, particulièrement ».
Après, pour le coup, c’est vrai que la médecine est un des principaux facteurs d’augmentation de l’espérance de vie.
Mon point initial c’était surtout de noter que l’espérance de vie étant multifactorielle, c’est complétement non trivial de conclure que le régime alimentaire de nos aïeux n’était pas pire que le notre.
Ce qui est fou, c’est d’arriver à vivre d’une alimentation industrielle tellement dégueux et transformée que les cas d’obésité, de diabète et de maladies cardio-vasculaires explosent dans tous les sens. Et dans le même temps, la médecine arrive à nous faire vivre plus longtemps avec ces pathologies.
On est quand même une espèce formidable.
Tout à fait d’accord. Et qui est parfaitement adapté à mon propos, car quelle que soit la définition, elle sous-entend toujours un caractère non-exclusif (dans le sens : n’exclut pas un autre élément).

![]()
Elle entend aussi une hiérarchisation avec des éléments plus importants
Aucune des définitions citées ne parle d’échelle de valeur, mais bien d’un élément que l’on cite, sous-entendu que ce dernier n’est pas unique.
Ah ben non. Qui mérite d’être noté n’est pas « un parmi d’autres ». C’est même l’inverse : ce ne sont pas des éléments d’une liste mais les éléments qu’on estime notables dans une liste. Pour moi, il y a hiérarchisation dans « notablement » (et c’est aussi le sens donné par l’Académie d’ailleurs qui le positionne avec particulièrement et spécialement). Que tu n’aurais pas avec « parmi lesquels » ou « incluant » etc.
« Qui mérite d’être noté » s’entend très bien comme : « qui a son, ou de l’importance », sans exclure que les autres éléments en aient aussi.
« Qui mérite d’être noté » s’entend très bien comme : « ne doit pas être oublier », sans entendre que les autres doivent l’être, « auquel il faut penser », sans entendre qu’il ne faut pas penser aux autres.
Noter, dans le sens d’écrire, ce n’est pas effacer le reste ou diminuer la valeur de ce qui n’a pas été écrit.
L’Académie ne donne pas de définition autre que « particulièrement » et « spécialement », qui sont des synonymes, à savoir : qui ont la même signification qu’un autre mot, ou une signification presque semblable. El là on est clairement dans la nuance qui les rend presque semblable.
Peace ! Pas de surinterprétation de ma part. Ce que je veux souligner, c’est que la baisse de la mortalité infantile est liée en partie à une amélioration de l’alimentation qui se conjugue avec d’autres facteurs (vaccination, soins, accompagnements…).
Disparition, raréfaction du tryptique guerres-épidémies-famines ont permis notablement une hausse de l’espérance de vie.
"Des travaux intéressants sur la Chine et la grande famine avec l’évolution du taux de mortalité infantile au cours de cette période qui soulignent que les enfants sont les principales victimes des famines et de la sous-alimentation, notamment en milieu rural :
D’après l’enquête de 1988, la mortalité infantile et juvénile a fortement augmenté pendant la famine. La mortalité infantile était inférieure à 120 ‰ en 1957 (figure 7) [4](Démographie de la famine de 1958 à 1961 en Chine : une nouvelle analyse | Cairn.info). Elle est passée à environ 160 ‰ en 1958, et a continué à s’accroître jusqu’à 218 ‰ en 1959 et 228 ‰ en 1960. La mortalité infantile est retombée à 156 ‰ en 1961, niveau encore notablement supérieur à celui de 1956 et 1957. À partir de 1962, la mortalité infantile dans la population étudiée est passée au-dessous de 100 ‰.
Figure 7

33La mortalité entre 1 et 4 ans a suivi une évolution similaire. La probabilité de décéder était d’environ 110 ‰ en 1957 dans les six provinces. Elle est brutalement passée à 160 ‰ au début de la famine en 1958, son niveau étant alors supérieur à celui de la mortalité infantile. Elle a atteint ou dépassé 176 ‰ quand la famine s’est accentuée en 1959 et 1960 avant de redescendre au niveau d’avant la famine en 1961. Elle a continué ensuite de décroître lors des années suivantes. La mortalité entre 5 et 9 ans a également augmenté notablement en 1958-1960, surtout parmi les filles, bien que le niveau du risque à ces âges ait été très inférieur à ce qu’il était avant cinq ans.
lien de l’article : Démographie de la famine de 1958 à 1961 en Chine : une nouvelle analyse | Cairn.info
On pousse le raisonnement à l’extrême : la médecine améliore/prolonge la santé des personnes vivantes. Si elles sont mortes de faim (genre une famine), pas sûr que la médecine y puisse grand chose.
Donc oui : multifactorielle et difficile de décorréler les causes les unes des autres : progrès de l’agriculture / amélioration des rendements / vaccination /progrès technologiques / de la médecine / éducation / amélioration des conditions de travail /stabilisation politique … Plus ces facteurs se juxtaposent, plus l’augmentation est rapide et significative.
Ce sont surtout les progrès de l’hygiène qui ont permis d’améliorer drastiquement l’espérance de vie à partir du 20e siècle, de même que (mais c’est lié) la découverte des antibiotiques/la vaccination.
Plus récemment (trente ans) les progrès de la cardiologie ont permis de prolonger des existences (moins de gens meurent d’arrêts cardiaques à la cinquantaine).
A part ça la médecine a fait peu de progrès significatifs concernant l’allongement de l’espérance de vie au plan des populations et pas des individus. On dépense la majeure partie des coûts en soins lourds sur des fins de vie pour les rendre plus agréables (la majeure partie de ce que coûte au système de santé un individu donné est dépensée dans sa dernière année de vie, en gros).
Aujourd’hui encore, on fait encore des progrès phénoménaux en termes de médecine pour nous permettre de vivre mieux et plus longtemps, mais on continue à bouffer chez Burger King et Domino’s Pizza, ou à prendre des anti-dépresseurs par palettes entières pour oublier qu’on va quand même mourir à la fin.
On est des génies, y a pas à dire.