J’ai uniquement testé le jeu en soluo, donc dans une optique de découverte des mécaniques, plus que pour le plaisir de jeu pur.
En une phrase : c’est un jeu abstrait de majorité (ou de pistes), dans lequel on progresse grâce à des combos de cartes et du tableau building, le tout enveloppé dans un thème Witcher et une narration qui, à mon sens, restent assez anecdotiques.
Le principe du jeu est simple : une histoire est racontée, avec à chaque fois deux choix possibles, chacun associé à un symbole (par exemple gauche/droite).
À la fin du chapitre, on compte le nombre de symboles « gauche » et « droite » joués par les joueurs. La majorité détermine la suite de l’histoire, mais surtout la répartition des points : chaque symbole de la majorité rapporte 1 point, ceux de la minorité rapportent 1 XP (une récompense utile, mais moins intéressante qu’un point de victoire). Ensuite, on passe au chapitre suivant (jusqu’au 3e), en conservant certaines cartes jouées et en connaissant à l’avance les symboles à venir.
Pour moi, tout l’intérêt du jeu repose sur la manière d’optimiser ses combos de cartes pour générer un maximum de symboles, tout en observant attentivement ce que font les autres : est-ce qu’il vaut mieux générer 5 symboles « gauche » en sachant qu’ils seront probablement minoritaires, ou en jouer seulement 3 mais sur un choix qui semble majoritaire ?
À deux joueurs, il y a en plus un système de départage en cas d’égalité, qui permet d’ajouter une petite couche de blocage stratégique.
Le défaut principal, selon moi, c’est que l’on ne se sent pas vraiment dans l’univers de The Witcher. Même si, narrativement, j’aimerais que Geralt épargne un monstre, mes cartes — ou celles des autres joueurs — vont souvent me pousser à faire l’inverse pour des raisons purement mécaniques.
Mais personnellement, étant un joueur très orienté mécanique, ça me convient parfaitement.