Un Film, un avis

Film culte s’il en est !!! Du niveau des Goonies pour un teen movie, avec en effet plus d’émotions, j’adore ce film, il est trop beau, une vraie madeleine de Proust :slight_smile:

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Ce futur à poil trop crédible donc.

Normal d’avoir du nu, c’est un survivaliste donc dans le principe tu finis avec « ta bite et ton couteau »… :sweat_smile:

Bien meilleur que les Goonies pour ma part.

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Pas vu celui-ci, mais mes comploto-maga de frangins (ça reste mes frères) m’ont fait regarder What is a Woman du même gars, et c’était vraiment bas de plafond. Sous couvert d’un mockumentaire, il va chercher le lol en interviewant les « pires » représentants des mouvements LGBTQI.. (du genre de « Non monsieur, qu’est-ce qui vous fait dire que je suis un homme » chez Schneidermann).
Mais c’est fait de manière absolument premier degré sans aucun recul, et le résultat général sur le public cible (mes 3 frangins, donc), c’est en gros : « ah ah ah, qu’ils sont vraiment trop cons ces LGPDs »..

J’avais trouvé ça à chier et la réflexion derrière assez malaisante lorsque pris avec zéro recul ou second degré (comme, je suppose, 80% de la cible du truc vu les réseaux où ça tourne).

Un peu comme si t’allais tourner un docu à la Strip Tease sur « le raciste de campagne » en mode « arf lol, ils sont trop cons ces électeurs du FN » (marche aussi avec « zadisto-islamo-gauchiste » ). De la bouse pour renforcer le public cible dans ses convictions moisies.

Et c’est con car il manque ça :pinching_hand: de second degré et mise en perspective qui rendrait le truc totalement drôle..

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Bah comme je l’ai dit, c’est très moyen, c’est surtout marrant pour ce qu’il arrive à faire faire aux gens au nom de l’antiracisme.
C’est bas de plafond, comme la plupart des partisans du DEI en fait :wink:

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Hier, on a vu Eddington. C’est le premier film de Ari Aster que je voyais. Mme avait déjà vu et apprécié Midsommar. On ne savait rien du film, sinon le casting. Le verdict a été proche pour nous deux : On n’a pas du tout aimé. Le film est long (plus de 2h30) et il est mou… Pour dire, il y a même un Monsieur à coté de nous qui s’est endormi et qui s’est mis à ronfler…

Globalement c’est un portrait au vitriol des Etats Unis, vu à partir d’une petite ville du Nouveau Mexique. Pendant 1h30, on suit une histoire qui se vaut caustique et ironique. Cette partie m’a semblé complètement inoffensive, jamais drôle, avec des personnages peu attachants, sans aucun éclat niveau réalisation, et d’une molesse incroyable. On s’ennuie ferme. Cela faisait un peu film des frères Coen, mais en naze.

le film vire dans sa seconde partie dans le n’importe quoi. Le réalisateur abandonne le traitement des sujets sérieux pour faire un film débile. Mais contrairement à un Kaboom, ici, c’est complétement raté. C’est ni assez poussé pour être fun et amusant (ce qu’était Kaboom), et trop débile pour porter un quelconque message, et ça finit jamais. Alors oui, au moins dans cette seconde partie, le réalisateur tente quelques trucs, mais ça fait longtemps qu’on est plus investi dans le film.

Bon, ben, si c’est ça Ari Aster, je ne suis pas pressé d’aller voir ses autres films.

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Autant j’ai adoré le film et je comprends totalement qu’on n’aime pas. Mais dire trois ou quatre fois que le film est débile sans vraiment creuser, ça donne pas envie de débattre. :grin:

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J’ai dit que la deuxième partie était débile (mais volontairement), on part dans le what the fuck. je pense que c’est assumé. Y’a même une scène d’accident avec une voiture jouet et une scène de fusillade avec plein de storm troopers.

La première est plus « sérieuse », mais elle est creuse (pour moi). Qu’as tu aimé dans le film ? Qu’est ce que le film (et son réal/scénariste) veut dire ?

A noter qu’il y a des qualités ; c’est secondaire pour moi, mais j’ai trouvé tous les acteurs très bons.

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Enfin vu The Substance. Bien sympa même si le film est un peu trop long pour son propos (somme toute assez classique). Les effets spéciaux sont excellents et le film se regarde très bien (en même temps y’a Demi Moore dont je suis amoureux depuis que j’ai vu l’affiche de Harcèlement du haut de mes 10 ans et Margaret Qualley depuis sa pub Dior).

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Il y a beaucoup de choses que j’ai aimées mais je le redis, je comprends qu’on n’ait pas aimé.

Je trouve que les acteurs et actrices sont tous excellents. Ils sont d’une justesse incroyable. Ensuite, j’ai justement trouvé la réalisation encore une fois exceptionnelle. Comme d’habitude chez Aster, il y a plein d’indices disséminés partout dans le film et qui donnent envie de le revoir. La réalisation est au poil avec notamment un sens du cadrage génial et une montée en tension glaciale dans les scènes clefs. Le directeur photo, c’est Darius Khondji (la photo de Seven ou de la Neuvième Porte, c’est lui…) et visuellement, c’est vraiment splendide. Mais ça aussi bien entendu, c’est très subjectif.
L’écriture est monumentale : comme il parle de l’isolement causé par les RS, de la post-vérité et de comment elle modifie notre façon d’être au monde, du Covid tout simplement et de comment il a été vécu, les liens familiaux qui nous dévorent, l’hystérie collective, la destruction des corps, la paranoïa… Le film est très riche dans ce qu’il raconte.
Au niveau de l’humour, le film est plus corrosif qu’humoristique. On est pile dans « l’ironie du sort » qu’on retrouve dans des films comme « U Turn » de Stone ou l’humour mordant de certains épisodes des Contes de la Crypte. La dernière scène est, je trouve, à la fois drôle, mordante, cruelle, affreuse… Il y a toujours chez Aster une espèce de cruauté, de sadisme à prendre plaisir à aller jusqu’au bout de l’idée. Alors évidemment, impossible de parler de cette dernière scène sans spoiler, mais j’aime qu’un réalisateur aille au fond des choses et ose montrer et dire les choses avec un rictus un peu sadique (d’où mon lien avec Oliver Stone).

Je rebondis sur l’avis de @Slimouze sur The Substance : même constat. Fargeat a fait le choix parfait du jusqu’au boutisme pour appuyer son propos et j’ai beaucoup de respect pour cela car ce sont des positions qui sont font extrêmement rares aujourd’hui.

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Je viens de remarquer que son premier film, Revenge vient d’avoir une sortie française en blu-ray. J’avais aussi beaucoup aimé.
On va attendre tranquillement qu’il se retrouve en offre 2+1 offert pour compléter la collec’!

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C’est bien d’avoir deux sons de cloche ; comme ça on propose une vision nuancée du film, et chacun pourra se faire son idée en le voyant (s’ils ont le courage :wink: ).

J’ai bien vu les thèmes autour des réseaux sociaux, de la famille, du covid, du complotisme… mais pour moi ils sont survolés et traité d’une façon ultra simpliste. Certes le films parle de plein de choses, mais pour moi, c’est juste pour générer du chaos sans aucun discours (sinon, cet espèce de discours nihiliste du « tous aussi con »).

Tout est survolé, sans vraiment qu’on s’intéresse vraiment aux sujets. Je n’ai jamais trouvé le film émouvant (mais alors vraiment pas). Impossible pour moi de s’attacher à ces personnages.

Pour la réalisation, je l’ai trouvé paresseuse et la photo m’a semblé en rien intéressante (plate quoi). Sur le plan formel, c’est la tiédeur même.

Mais évidemment, ce n’est que mon point de vue, (et celui de ma compagne) et j’admets qu’on puisse en avoir un différent… d’autant que je sais que l’on ne partage pas les mêmes gouts ciné en général (même si je suis sûr qu’on serait d’accord sur certains films).

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Deux films :slight_smile:

Bah il était pas utile… :sweat_smile:
Ca reste un divertissement joliment réalisé, un blockbuster sympatoch.
Mais 0 émotion. A des années lumières du premier Gladiator.

Le héro est antipathique au possible. Il ne dégage rien, limite je trouve qu’il joue mal.
Pedro Pascal est transparent.
Connie Nielsen a oublié comment jouer.

Par contre, Denzel Washington est juste génial. Définitvement un grand acteur.
Il vole la vedette à tout le monde, et fait passer le héro, Lucius, pour un figurant.

Mention spéciale aussi pour Joseph Quinn et Fred Hechinger, les 2 empereurs vraiment géniaux et crispants.

Côté histoire, on part déjà sur un fait qui n’a aucun sens dans l’histoire de Gladiator. Donc déjà ça la fout mal. Et tout le film tient là dessus, et ça n’a aucun sens.
Les images sont magnifiques, mais les combats d’arènes sont… bof. Même le combat naval n’aura qu’une vue aérienne sympa, le reste étant mou du genou (en même temps, deux navires dans 100m², ça peut pas aller bien vite).

Dans le premier, le colisée était une entité à part entière. Dans celui ci, c’est juste un décor.

La musique est également assez insignifiante. On retrouve quelques lancers de thème connu ici et là, et le Now You Are Free de Zimmer / Gerard à la fin, mais sinon, rien qu’on ne retient.

Bref, ça se regarde, mais ça s’oublie (alors que ne n’oublierai jamais Gladiator).

Film « d’horreur psychologique » qui me faisait de l’oeil depuis quelques temps. J’adore Kevin Bacon, et je voyais des extraits sur Tiktok très intrigrants (la mesure de la pièce).

Au final. Bof. C’est gentillet. Un peu prévisible également. Pas mauvais non plus. Mais je préfère largement un The Visit, ou, comme huis clos, un Panic Room.

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Tu mets le doigt sur quelque chose que je ressens également dans le cinéma d’Aster. J’ai vu Heredidy, Midsommar et la première heure de Beau is Afraid (pas eu le courage de poursuivre, je m’ennuyais trop).

Autant j’apprécie le talent formel du réalisateur, autant je trouve comme toi qu’il ne me fait absolument rien ressentir. Je trouve que c’est un cinéma trop mécanique, intellectualisé à outrance qui s’interdit l’émotion comme s’il avait honte de s’abaisser à ce procédé :« Pff ressentir? On est pas là pour rire, pour avoir peur, pour ressentir, on est là pour réfléchir! ». Pour du cinéma de genre, a fortiori de l’horreur (pour Heredity et Midsommar) je trouve que c’est un comble. J’ai d’ailleurs les mêmes critiques pour le cinéma de Robert Eggers, il faut juste remplacer « intellectualisé » par « esthétisé ».

edit: D’ailleurs son intervention dans le vidéo club de Konbini est éclairante: Très peu de films populaires, beaucoup de cinéma assez élitiste/niche pour bien montrer qu’on est un vrai « artiste »…bref il y a un côté « arthouse » pas subtil du tout qui me dérange dans le personnage et son cinéma.

Je viens de regarder du coup, et oui, on sent qu’il a fait une grosse formation en cinéma où il a été éduqué à un certain type de films et une certaine manière de les regarder. Ce qui est marquant, c’est qu’il est presque incapable de dire du bien d’un film pour des qualités simples ou en parlant d’émotions, il doit tout justifier par des arguments intellectuels, c’est exactement ce qu’on apprend dans les formations cinés (on ne peut pas aimer car on a ressenti, on aime car on a pensé, et c’est une erreur car en réalité les deux vont ensemble et tantôt l’un domine tantôt l’autre).

Quand il cite Hitchcock, il cite Marnie, qui n’est pas le plus connu et il n’en parle pas pour ses différents niveaux d’intrigue mais car c’est freudien et qu’il pense qu’un matte-painting visiblement factice a été fait exprès pour dire que tout est faux. Pénible.

Pourtant, j’aime l’intelligence et il a l’air d’être un très brillant élève, mais il recrache le cadre appris à l’école comme un mouton savant, c’est très décevant (à mes yeux).

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Nan mais c’est juste qu’il voit les choses différemment. Mais je ne vois pas du tout en quoi sa vision du cinéma et de l’art serait moins bonne ou surfaite. Si, pour lui, le cinéma doit être un terrain de jeu pour intellectualiser des concepts et faire réfléchir dessus, c’est tout à fait OK. Après, qu’on ne soit pas client de ça, c’est tout à fait OK également.

Le cinéma populaire nous a prouvé (et continue largement de le faire) qu’il était parfois mauvais, industrialisé, sans aucun talent. Parfois, il est efficace, coche toutes les bonnes cases et vise dans le mille.
C’est exactement pareil avec le cinéma plus intellectuel. Il a d’autres ambitions mais il nous a prouvé être parfois chiant, snob et poussif, comme il nous a permis de repousser des limites, d’aller là où personne n’était allé et de faire montre de génie.
Et les deux s’alimentent.
J’adore le travail de Robert Eggers et pour ma part, je ressens énormément de choses en voyant ses films. Je veux dire, The Lighthouse, je ne vois pas comment on ne peut pas ressentir quelque chose. Si c’est du dégoût et du malaise, on est bien dans l’émotion.
Par exemple, tout ce que produit Disney depuis des années n’est ni dans la case populaire, ni arty. Ce qui ferait un 3ème genre de cinéma : le produit de consommation qui n’a pas pour vocation d’être un objet d’art mais un simple produit marketing dont la finalité est de booster des ventes de produits annexes (abonnements Disney+, produits dérivés, places de parc d’attraction, jeux vidéo…).

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On est d’accord. il y a des propositions et apres libre à chacun de les suivre ou non. Je suis même d’accord avec toi sur les derniers Dinsey, qui semblent uniquement remplir un cahier des charges et pour lesquels le coté produit est beaucoup plus fort que le coté artistique.

Mais moi, ce que je recherche à travers une oeuvre d’art (quel que soit l’art) c’est de ressentir des émotions (joie, tristesse, peur, mélancolie, dégout, amusement…). Cela ne m’empeche pas d’aimer des films qui ont des propos, des concepts… J’adore Princesse Mononoke, Mulholland drive, La graine et le mulet… qui sont des films très différents, mais qui en plus de faire vivre des émotions, propose autre chose (un discours, un point de vue, une idée de cinéma).

The Ligthhouse, par exemple, j’ai apprécié mais pas plus. Car là aussi, le film ne m’a pas fait vivre de grande sémotions. Je l’ai trouvé un peu artificiel, bien qu’intéressant. Ce n’est pas qu’une histoire de film intellectuel ou non, d’expérimental ou autre. J’ai été beaucoup plus impressionné par des films qui formellement ou conceptuellement forts, mais qui m’ont plus touché (Elephant, Boyhood…).

Globalement, je ne trouve pas pour l’instant sur le peu que j’ai vu de Eggers ou de Aster du génie (juste des encouragements :wink: ). Mais je n’ai pas vu tout leur film et il leur reste encore une belle carrière devant eux. Donc, peut être qu’un jour ils réaliseront des films que j’aimerais vraiment.

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Oui je suis d’accord avec ça. Je ne suis simplement pas trop client de son cinéma qui me laisse froid. J’ai trouvé Hereditary et Midsommar ok sans plus.

D’accord aussi. Tu parles à quelqu’un dont un des films préféré est Dogville donc je ne vais pas te contredire là-dessus. C’est juste qu’encore une fois, en comprenant bien les ambitions du cinéma d’Aster (et de Eggers aussi pour le coup) il tape à côté. Pour moi il ne réussit pas à être à la hauteur de ses ambitions. Mais c’est un avis personnel, je comprends qu’on puisse avoir un ressenti différent.

Comme quoi les goûts et les couleurs! The Lighthouse ne m’a strictement rien fait ressentir à part un ennui profond. Ni malaise, ni dégout, rien, juste de l’ennui. La photographie est magnifique mais c’est la seule qualité que je trouve au film.

Là encore nous sommes d’accord!

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On a vu un excellent film français : En fanfare , d’ailleurs malin ce titre avec son sens caché :wink: que je vous laisse deviner . Très belle écriture , bonsoir acteurs , de l’humour et de l’émotion, c’est un sans faute ! D’ailleurs ne lisez pas le pitch qui est presque un spoil , foncez vous serez pas déçus !

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