Ah oui, un truc d'il y a cinquante ans. Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus récent.
La libération sexuelle à l'époque a malheureusement servi à certains de prétexte pour se livrer à leur propre prédation et logiques de domination. Les Cohn-Bendit, Mazneff et autres bourgeois infâmes.
Oh tu sais, les heures les plus sombres de notre histoire ont plus de 80 ans et on nous le sert quotidiennement. Alors 50 ans, y a pas prescription ! ![]()
The Substance : Pas subtil mais très bien. On en sort presque plus écœuré par les plans de fesses que part les "effets pratiques".
The Disaster Artist : Je connaissais déjà The Room et l'histoire derrière mais c'est un chouette film à voir. Très malaisant mais qui rend aussi Tommy Wiseau un peu touchant, ce qui n'est pas vraiment l'image qu'il me renvoyait. Son comparse à le beau rôle quand même (et c'est adapté de son bouquin, ça explique peut-être cela).
N’exagérons rien.
Hier soir avec madame nous sommes allés voir La Bataille de Gaulle - L'âge de fer, premier volet d'un diptyque réalisé par Antonin Baudry consacré à la vie du Général de Gaulle et à la France (Libre) lors de cette période troublée que fut la seconde guerre mondiale. Comme vous le savez sans doute, c'est une période historique que j'affectionne particulièrement. Pourtant, bien que je me sois beaucoup documenté sur le sujet et même si j'en connais la plupart des acteurs et des évènements majeurs, force est de constater que je ne m'étais jamais véritablement intéressé à la vie du "grand Charles", et ce bien que la bibliographie en trois volumes par Jean Lacouture, ouvrage de référence sur le sujet, trône en bonne place sur les étagères familiales.
Par ailleurs, ce "double" film s'inspire également des travaux d'un historien, britannique celui là, Julian T. Jackson et de son livre : De Gaulle : une certaine idée de la France.
Ce premier volet couvre la période allant de 1940 à 1942 et montre l'ascension de de Gaulle, d'abord isolé avec ses idées de France Libre alors que le pays a capitulé puis crédibilisé grâce aux premiers faits d'arme de "ses" combattants. Parallèlement, on suit la montée de la résistance dans la France occupée au travers des yeux du jeune Fernand Bonnier de La Chapelle.
Bien évidemment, au centre de l'attention, on trouve le comédien Simon Abkarian qui joue là le rôle de sa vie en campant un de Gaulle bluffant de réalisme. Bien que la ressemblance physique ne soit pas évidente au premier regard, par son jeu et sa prestance, l'acteur s'efface pour incarner un de Gaulle particulièrement crédible. J'ai été ébahi ! Le travail sur la voix est incroyable avec des intonations gaulliennes indéniables ; je me suis même demandé si parfois, des véritables discours de de Gaulle ne s'étaient pas glissés dans les dialogues. Un choix donc parfaitement judicieux...
... tout comme l'ensemble du casting auquel je n'ai vraiment rien à redire. De Matthieu Kassovitz en Darlan à Benoit Magimel en Pierre Koenig, en passant par Niels Schneider en Leclerc, c'est un sans faute de mon point de vue, et pourtant l'exercice ne s'avérait pas évident. Mention spéciale à Simon Russell Beale qui incarne Winston Churchill. Plutôt acteur de théâtre que de cinéma, il reproduit non sans théâtralité les mimiques du personnage historique.
J'ai lu certains commentaires qui reprochaient son côté trop fantasque par rapport au véritable Churchill mais pourtant, je trouve que cela fait mouche. Il est vrai qu'il y a un côté burlesque dans certaines scènes de face-à-face entre de Gaulle et Churchill, un côté un peu "bande dessiné", et pourtant l'ensemble est crédible malgré l'humour qui se dégage de certaines répliques.
Non, vraiment, pour moi, l'acting de l'ensemble sert parfaitement le propos.
Bien loin d'être une hagiographie, le film montre à quel point il fut difficile à de Gaulle de faire croire à cette idée d'une France Libre encore combative. Ses échecs ne sont pas passés sous silence comme le "coup de Dakar", tout comme son caractère : intransigeant, ne voulant rien céder à personne, et n'hésitant pas à sacrifier le sort de quelques uns sur l'autel d'une ambition plus grande. Le personnage est complexe et je trouve que le film évite l'écueil d'un roman gaullien trop souvent glorifiant. Il doute, se rate, pense même abandonner... et même si l'histoire lui donnera finalement raison, sa carrière aurait pu être tout autre.
On le voit d'ailleurs au travers du regard des alliés anglais, puis américains. Churchill en a besoin mais n'hésite pas à le sacrifier pour obtenir l'aide des américains. Eux ne veulent pas de ce trublion et invitent les anglais à l'évincer. De Gaulle lui-même se méfie de Churchill mais a besoin de l'Angleterre. Les relations politiques sont au coeur du film, bien plus que la guerre en elle-même. Antonin Baudry vient du Ministère des affaires étrangères (il est l'auteur de l'excellente bande dessiné Quai d'Orsay) et cela se sent. Ainsi, bien loin d'une fresque militaire comme peuvent l'être les films sur la seconde guerre mondiale, ici les théâtres d'opération sont les couloirs et les briefings rooms des immeubles londoniens. Et les enjeux n'en sont pas moins grands que sur les champs de bataille.
Le film n'est quand même pas totalement dépourvu de scènes d'action ; de nombreux évènements sont montrés à l'écran, pas forcément les plus connus, comme la manifestation du 11 novembre 1940 ou l'attaque de la flotte française par les anglais à Mers el-Kébir. Mais le clou du spectacle est la bataille de Bir Hakeim ; spectaculaire, authentique, sans pour autant s'étaler dans la longueur (on parle d'une attaque-défense au milieu du désert pendant quinze jours). J'ai vraiment apprécié le soin apporté aux détails historiques allant jusqu'à la présence de Susan Travers au côté de Koenig.
Allez, après tant d'éloges, il faut bien que je cite quelques défauts. Il y en a bien sûr.
Tout d'abord, si la reconstitution historique est de très haut niveau, sur l'aspect du matériel militaire, je serai plus critique. Si certains matériels sont parfaitement identifiables, d'autres sont un peu plus ratés, voir ne correspondent pas aux matériels déployés à cette époque et sur ce théâtre. Paradoxalement, le film n'étant pas du tout centré sur les scènes de combat, le temps d'apparition à l'écran des chars, des avions, et autres véhicules militaires est très limité. Cela vaut mieux je pense.
Je n'ai pas non plus trouvé l'utilité d'intercaler des images d'archive au milieu de celles du film. Ce choix m'a interrogé et à mon sens n'apporte pas grand chose à l'ensemble.
La bande originale, même si je la trouve très bonne, est omniprésente, et je pense que certaines scènes auraient gagné à ne pas être souligné par la musique.
Enfin, et c'est peut-être mon plus regret ; il y a certains passages ou certains évènements historiques majeures et impliquant les français qui n'apparaissent pas (ou très brièvement). La défaite de 1940 est ainsi expédiée en une scène (un peu too much d'ailleurs), Leclerc et la bataille de Koufra ne sont même pas évoqués (peut-être dans le volume 2), et les motivations (très complexes) qui poussent Fernand Bonnier de La Chapelle a l'assassinat de Darlan sont plus qu'abrégées. Mais bon, le film dure déjà 2h40 (que l'on ne voit pas passer) et tout relater chronologiquement aurait conduit à une projection de plus de 10 heures je suppose.
En conclusion, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup apprécié le premier volet de cette fresque historique. Je précise si il est utile que je ne suis pas un gaulliste convaincu même si je reconnais son apport à l'histoire de notre pays, et je trouve que le film nous livre une vision bien plus authentique et bien plus complexe que ce que le roman gaullien raconte la plupart du temps. Je trouve également intéressant que le film montre que cette fameuse France Libre, celle qui n'a pas voulu capituler, est née en Afrique ou en outre-mer et que les premiers soldats à se battre pour elle (outre quelques vétérans de 1940) étaient polynésiens, tahitiens, etc. J'ai vraiment hâte de voir la suite !
Madame, beaucoup moins "branchée" histoire que moi, a également beaucoup aimé.
Tu fais envie, même si je comptais y aller. Ma fille de 19 ans y est allée à mon grand étonnement et a beaucoup apprécié aussi. Le second film portera sur sa vie politique jusque 1968 voire la guerre d'Algérie ?
Je ne crois pas. Je pense que le second volet s'arrêtera aux années d'après guerre (1947 peut-être ?). Je crois que l'ambition du réalisateur est surtout de couvrir la période de la seconde guerre mondiale, ce que l'on peut regretter par ailleurs (même si deux films ne suffiraient sans doute pas à couvrir toute la carrière de ce personnage historique).
Pour l'avoir lu il y a peu, elle est très accessible et agréable à lire. C'est plus récent que Lacouture, avec plus de recul et de sources secondaires.
Et le personnage du général est tout à fait replacé dans son splendide isolement. Sheldon avec un képi, par moment.
Oui, j'ai tenté un film français.
Force est de constater qu'il joue bien ce con. ![]()
On suit donc l'histoire d'un gourou, persuadé d'être un coach de vie, mais qui part très vite en vrille pour rester dans la course.
Je déteste ce genre de personne dans la vraie vie, il l'a très bien joué, car je l'ai détesté également ![]()
Par contre, grosse déception sur la fin du film, qu'on n'a pas vraiment compris. On sait pas si c'était positif ou négatif (pour lui).
Hie ton a regardé la moitié de Spider Man sur Miles Morales sur Netflix.
C'est une dinguerie, la DA est monstrueuse, c'est survitaminé et rempli d'émotions en même temps, hyper prenant !
Ils ont vraiment tout explosé là dessus ! Je suis halluciné de la qualité du bouzin
Le second est encore mieux ![]()
Et le troisième... ben, on sait pas. ![]()
(Mais oui, le 2e est bien meilleur que le 1er, aussi incroyable que ça puisse paraître.)
Je trouve le deuxième beaucoup moins bien.
A trop vouloir en faire, ils ont créé un truc déséquilibré et indigeste pour moi.
Ici aussi le 2 enterre le 1 pour moi.
Alors je crois que c'est le 2 justement qu'on regarde sur Netflix
Sans avoir regardé le 1 avant ? ![]()
Tout a fait d'accord
J'ai largement préféré le premier.
Résumé
Le multivers, c'est pas pour moi
Le premier est tellement mieux! Mieux rythmé, plus impactant, plus maitrise.
Le second est bien mais presque chaque scène est un poil trop longue
"The Sheep Detective" (Bêêêêtective Privé)
C'est sympa comme un Aghata Christie avec une touche de mignonnerie, à voir en famille.
Ben il est pas sur Netflix ![]()






