J’ai cliqué sur le lien reddit et je trouvais rien. Mais ok j’évite de poser des questions.
Un message a été fusionné à un sujet existant : Voitures électriques, la Tesla du patron, on en parle ici
J’ai écouté le dernier podcast (enfin la moitié, pour l’instant), de Ludum, le Dé Cousu, et je crois que je suis pas convaincu par la proposition ![]()
(poke @Marion_Ludum @vinz_ludum @Enrique_Ludum et ceux que j’oublie, pour ne pas donner l’impression que je poste ici et pas sur le topic Ludum afin de critiquer « dans le dos »
)
J’adore Ludum, c’est devenu mon seul dealer de jeux, et la raison principale, c’est même pas tant les prix que l’incroyable qualité de service et de professionnalisme de cette équipe, que j’aime donc beaucoup
Et puis j’avais bien aimé, aussi, le discours sans langue de bois des deux boss, de mémoire sur la chaîne de Punchboard ?
Donc quand j’ai vu qu’ils lançaient un podcast, j’étais tout content d’avoir un nouveau podcast ludique à me mettre dans l’oreille. Mais en fait, je crois que je ne suis pas le public. Au global, je trouve ça un peu trop lisse pour moi. J’avais eu ce ressenti sur l’émission As d’or (mais pas de quoi m’amener à ne plus du tout écouter), mais là, sur la dernière en date, sur les « red flags » dans les jeux, ça m’a vraiment embêté. Je fais peut-être fausse route, mais pour moi ça illustre une forme d’impasse dans ce genre de format réalisé par des professionnels pleinement acteurs d’un secteur (ici le secteur ludique).
Je dis n’avoir écouté pour l’instant que la moitié de l’émission, mais je précise avoir écouté toute la partie sur les « red flags » qui m’a embêtée. En effet, faire un débat sur les red flags dans les jeux de société et ne pas citer de jeux, franchement, pour moi, ça ne marche pas du tout. Alors oui, on va vaguement citer la boîte trop grosse de Fantasy Realms (problème unanimement reconnu dans un excellent jeu, n’impacte pas ses ventes), ou le fait que la règle de Skull King (autre excellent jeu) dise de faire « Hoy hoy hoy », mais à part ça, ben on aurait bien aimé savoir de quoi on parlait. On aurait aimé avoir des exemples précis de règles complètement foirées, par exemple.
J’entends les arguments régulièrement donnés pour ne pas citer de noms : « on est une boutique et certains aiment ces jeux », « on aime bien l’éditeur »… Je ne l’ai pas entendu, mais je pense qu’on pourrait entendre aussi que « ce serait un peu con de descendre un jeu qu’on vend ». Mais bon, c’est là où pour moi il y a une impasse. Et une nouvelle démonstration du « petit (mais grand et lucratif) milieu du jds », où « tout le monde se connaît ».
Autre exemple qui m’a un peu embêté (même agacé, d’ailleurs, pour celui-là), dans cet épisode : je vous trouve quand même vachement gentils et coulant avec les éditeurs qui foirent totalement les règles d’un jeu
Je veux dire, il devrait y avoir consensus sur le fait que c’est absolument inacceptable : un jeu, c’est littéralement, avant tout, une règle. Si tu n’as pas mis toute ton énergie sur cet élément là, si ta règle n’est pas claire, voire carrément provoque un contresens dans le but du jeu (exemple évoqué dans le podcast, sans citer le jeu évidemment, j’ai bien compris l’argument comme quoi ce serait pas correct d’en parler dans le podcast avant d’en parler à l’éditeur, mais je suis pas forcément d’accord), pour moi le constat est simple : c’est un éditeur qui fait mal son boulot. Et je le dis en travaillant moi-même dans l’édition (pas de jds).
Sur les règles foirées, un argument est évoqué, et là aussi j’entends bien qu’il s’agit de se faire « l’avocat du diable » et que ça ne veut pas dire que vous trouvez que ça rend le problème pas grave, mais pour moi, à aucun moment, sous aucune circonstance, on peut « expliquer » une règle foirée par le fait que le jeu ait été fait en « vase clos », sans le faire playtester à des gens non impliqués dans le développement. Tout simplement parce que c’est une aberration, un énorme problème de méthodologie, de ne pas faire ces playtests dans lesquels on demande à un groupe de lire les règles puis de faire une partie (et les développeurs observent ce qu’il se passe). C’est un coût, en argent et en temps, mais c’est de toute évidence indispensable. Vous n’y êtes pour rien évidemment dans les règles foirées d’éditeurs, mais à écouter le ton général dans ce passage dans le podcast, on pourrait presque penser que « boah, c’est pas si grave ».
Bref, tout ce pavé (désolé), pour dire que ce podcast n’est sans doute pas pour moi. Et c’est dommage parce qu’à côté de ça, les sujets choisis sont sympas, et surtout l’équipe est très sympathique et agréable à écouter (c’est pas forcément une évidence, c’est pas si simple de parler dans un podcast, et ici je trouve que tout le monde s’en sort très bien) ![]()
Tout le monde il est beau. Tout le monde il est gentil. ![]()
Quand tu es un acteur du milieu, flinguer ceux qui te fournissent ton gagne pain, ça a ses limites …
D’un autre côté, quand tu es un gros acteur de secteur comme Ludum, tu risques vraiment quelque chose ?
Un éditeur serait vraiment prêt à se fâcher avec une boutique qui lui rapporte autant de maille ?
Oui et c’est compréhensible, c’est pour ça que je dis que c’est pas pour moi. Le Dé Cousu ne se prétend pas, je crois, être une émission à visée critique, en mode journalistique ou autre, donc pas de mensonge sur la marchandise… sauf quand on fait une émission titrée « les reds flags dans le JDS »
Là ça me semble compliqué de faire du « lisse ».
Je ne pense pas que ce soit une question de « risque ». Je pense qu’il y a le côté humain de critiquer des gens que tu connais, que tu côtoies, avec qui tu travailles, qui peut être compliqué. Et je comprends, mais du coup pour moi c’est dans ce cas une impasse de faire ce genre d’émission. Et en plus, je l’ai pas dit, mais ça donne parfois un petit arrière-goût désagréable (et involontaire, je sais bien) de « oui, nous autres autour de la table, on sait tous de qui/quoi on parle, mais on va pas vous le dire (et en plus on va vous vendre le jeu) ».
Sinon, il part en destockage direct
. Ils ne sont pas fous non plus !
Si vous en voulez une bonne, Rodney Smith de la chaîne Watch it played a dénoncé publiquement les agissements peu éthique du propriétaire de la chaîne Game Night Picks (Chaz pour ne pas le nommer, qui d’ailleurs participait régulièrement à des vidéos de la chaîne de Rodney, sympa l’ambiance…) pour la pratique suivante : faire payer les éditeurs pour faire leur pub dans une partie d’une vidéo de la chaîne Game Night Picks (par exemple 4ct par vue) pour ensuite mettre en avant la vidéo avec l’outil YouTube Advertising pour se sucrer sur le dos des éditeurs ! Selon un exemple que Rodney a pu obtenir, seulement 3% des vues arrivent effectivement à la partie publicité de la vidéo…
Source (lire d’abord le fichier dropbox en description de la vidéo) : https://www.youtube.com/watch?v=fHXGWflPj4c
Je ne comprends même pas le problème. Si les éditeurs sont ok d’utiliser l’indicateur « vues totales » pour payer, c’est quoi le souci ?
Si tu me parraines à une course caritative (par exemple 1€ par kilomètre parcouru), je ne crois pas que tu sois content si je prends l’avion pour l’Australie et te demande 15’000 € ![]()
C’est de la fraude ni plus ni moins.
Une idée du prix pratiqué ? Parce que 4 centimes la vue c’est énorme, ça fait 40€ CPM. Du Youtube avec data, tu peux en avoir pour moins de 5€ le cpm en programmatique
Que ça soit moralement discutable, voire contreproductif d’un point de vue stratégique pour la chaîne, c’est évident.
Mais je maintiens qu’il n’y a rien de répréhensible là-dedans je pense. C’est de la pure liberté contractuelle. Si les éditeurs signent des contrats comme ça, sans caper le nombre de vues, sans préciser le nombre de vues au moment de la pub, ou sans précision quelconque sur la méthode d’acquisition des vues, c’est le contrat qui est mal fait et c’est aussi une erreur des éditeurs (en plus de la manipulation du vidéaste). Bref, c’est juste le monde (dégueulasse) du marketing digital et de l’influence.
En revanche, balancer un dossier comme ça et des données d’une chaîne qui ne t’appartient pas, je pense que c’est condamnable.
Je crois que je comprends même pas ce que tu expliques x)
Ils font payer un éditeur pour la vidéo et monétisent en plus la vidéo ? C’est ça ?
C’est pas genre tout youtube qui fait ça ? Mettre des pubs + collaboration commerciale.
En fait, il pousse sa vidéo avec le système de Publicité de Youtube. C’est lui qui paye cela.
Donc la vidéo est mise en avant par Youtube et les statistiques explosent. En tout cas les statistiques de vues. La rétention doit être immonde.
La monétisation, c’est juste le fait de placer des pubs automatiques au début ou pendant ta vidéo. C’est Youtube qui rémunère 50/50 des revenues que ces pubs vont générés.
Moi ce qui m’interroge, c’est le fait de mettre la vidéo en non référencé plutôt qu’en public car c’est évident qu’elle va être partagé.
Effectivement, si c’est fait de manière transparente et que les éditeurs sont au courant que des vues seront achetées, il n’y a rien de répréhensible. Là le problème c’est que ce n’était pas le cas.
Rodney a balancé les infos car il collaborait avec Chaz (ce dernier créait du contenu pour Watch it Played et chacun avait accès à la chaîne de l’autre). La démarche peut sembler violente, mais j’imagine que c’est pour préserver sa réputation, du moins auprès des éditeurs ![]()
C’est bien publique en passant par Facebook, Twitter/X, etc. Si elle n’est pas référencée sur YouTube, Rodney explique que c’est pour ne pas « polluer » la chaîne avec cette histoire. Cela ne regarde pas Monsieur et Madame tout le monde qui viennent juste regarder la vidéo des règles de Wingspan…
Que serait Internet sans drama ?
Du coup, ça fait deux tristes sires révélés au grand jour d’un coup, non ? Celui qui banane les éditeurs en payant pour booster ses vues et ses factures à l’éditeur qui le paye. Et celui qui balance son voisin publiquement pour se faire mousser et se valoriser en rabaissant autrui … Aaaah, le bel esprit de « passionnés » !
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Surtout qu’en réalité on ne sait rien. Dans le sens qu’il n’y a qu’une version de l’histoire.
Rien ne dit que l’autre chaîne n’a pas fait un deal sur la promotion de la dite vidéo. C’est quelque chose qui se fait de temps en temps.
Y’a-t-il des réactions de l’autre chaîne ou de(s) éditeur(s) concerné(s) ?
Il est possible que je n’ai rien compris à la chose. Mais pour moi payer Youtube pour mettre en avant sa vidéo, ça n’est pas « acheter des vues ». Puisque même mise en avant il faut que de vrais utilisateurs de youtube cliquent sur la vidéo, traduisant une réelle volonté de la voir même partiellement.
Acheter des vues, c’est une autre pratique qui consiste à payer en dehors de youtube pour augmenter artificiellement son nombre de vues, non ?
Bref, si j’ai bien compris c’est une juste une optimisation du système. Au pire, c’est profiter de la naïveté des éditeurs qui payent trop cher la vue et qui sont assez cons pour accepter d’avoir une pub au milieu d’une vidéo, ce qui permet au vidéaste de profiter du système en question.