Conflit israëlo-palestinien

Israël est actuellement, encore, dans une optique de conquête coloniale ouverte, en plus de perpétrer un massacre de population de masse. C’est actuel, donc on en parle et il y a une emphase dessus.

Mais on pourrait aussi discuter du Sahara Occidental par exemple.

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Sophia Aram (humoriste)
vs
:right_arrow:Martin Shaw (sociologue britannique réputé pour ses travaux sur la violence de masse, la guerre et les génocides)
:right_arrow:Omer Bartov (historien israélien spécialisé dans l’étude de l’Holocauste et des génocides)
:right_arrow:Raz Segal (historien israélien spécialiste des études sur les génocides)

Après on peut préciser que la plupart des États produisent ou sont le produit de la colonisation, ce qui remet sur la table une critique anarchiste de la notion même d’État en tant que forme d’organisation politique et sociale unique.

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Peut-on se mettre d’accord sur “État ayant des velléités d’expansion territoriale (je t’accorde “coloniales” si tu le souhaites), notamment à droite de leur échiquier politique” ?

Le problème c’est que j’ai l’impression que la gauche d’état israélienne ne propose pas d’en finir pour autant avec la colonisation.

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Ouais enfin… Blanche Gardin quoi…

Opinion « Pas d’innocents à Gaza »: réflexion sur la première guerre fasciste d’Israël

Gideon Levy Haaretz - 19 janvier 2025 02h13 IST trad. Google

La guerre qui doit prendre fin dimanche prochain restera dans l’histoire comme la première guerre de Kahane. Elle est fondamentalement différente de toutes les guerres précédentes d’Israël.

La seule guerre qui lui ressemblait était celle de 1948, qui a provoqué la Nakba , mais les motivations derrière cette guerre étaient différentes. Cette guerre visait à établir un État juif ; celle-ci vise à établir un État fasciste.

L’Etat de Kahane a surgi en Israël. C’est la faiblesse criminelle de Benjamin Netanyahou qui a rendu cela possible. Ce ne sont pas seulement les partis néonazis de droite : c’est surtout le Likoud, le parti du Premier ministre, qui a porté le Kahanisme au pouvoir.

Le changement profond qui s’est produit en Israël est parfaitement illustré par la guerre de Gaza . Presque tout dans cette guerre était destiné à apaiser l’extrême droite fasciste, raciste et favorable aux transferts de population ; et l’esprit du kahanisme a pris le contrôle de ses objectifs et de sa conduite. Ce n’était pas seulement l’ampleur de la cruauté de l’armée ; c’était surtout la façon dont la cruauté était transformée en valeur dans la société israélienne dans son ensemble, en une opportunité, un atout, un miracle. La cruauté comme quelque chose dont on peut être fier, auquel on peut aspirer, dont on peut se vanter et dont on peut se vanter.

Dans ses guerres précédentes, Israël a commis des actes odieux. Parfois, il a tenté de nier, de dissimuler et de mentir, et parfois, il a même admis ses actes et en a eu honte. Pas cette fois-ci.

Cette fois, le porte-parole de Tsahal présente fièrement l’ampleur des destructions et des massacres, les présentant comme des réalisations pour plaire à la droite kahaniste, devenue dominante.

Israël est devenu un État qui aspire à tuer et à détruire les Arabes uniquement pour le plaisir de tuer et de détruire les Arabes. Il n’en était pas ainsi autrefois et il n’en était certainement pas fier. Il s’agit d’un changement profond, que nous aurons du mal à annuler. Il laisse présager d’un avenir noir comme du noir.

Lorsque Meir Kahane est arrivé au pouvoir, il a amené avec lui un parti néonazi de fabrication israélienne qui considérait les Arabes comme des chiens, au mieux. Israël s’est détourné de lui. L’éthique du Mapaï consistant à « tirer et à pleurer » prévalait toujours ici, aux côtés de l’impartialité du Likoud. Menachem Begin, ainsi que le premier gouvernement Netanyahou, l’ont préservée. L’effondrement a commencé avec le deuxième gouvernement Netanyahou et a atteint son apogée avec son gouvernement actuel. De tous ses crimes, celui-ci est le plus grand et le plus impardonnable. Dans la première étape, le fascisme a été légitimé et blanchi.

Des voix qui n’avaient jamais été considérées comme légitimes auparavant se sont infiltrées dans la politique et les médias. Bientôt, elles sont devenues non seulement légitimes, mais aussi la voix des masses israéliennes, du gouvernement et de l’armée. À la radio et à la télévision, les gens ont déclaré : « Il n’y a pas d’innocents à Gaza » et ont parlé du droit (heureux) et du devoir de tuer tout le monde, avec la même facilité avec laquelle ils discutaient du temps qu’il faisait.

Les journalistes chevronnés ont révélé les opinions qu’ils avaient jusque-là cachées lorsqu’ils ont compris que cela était non seulement autorisé, mais aussi bénéfique pour eux. D’ Amit Segal et Zvi Yehezkeli à Almog Boker, les fascistes sont nés. Un tel discours n’existait tout simplement pas en Israël auparavant et n’a pas sa place dans aucune démocratie. Pendant ce temps, les voix anti-guerre ont été réduites au silence ; même la compassion et l’humanité ont été interdites. La prise de contrôle du débat public était achevée.

Pendant les longs mois de guerre, le Kahanisme devint la voix dominante d’Israël et de son armée. Il n’y avait plus aucune différence entre les commandants qui sortaient du sol pourri des colonies et leurs homologues du « bel » Israël : ils faisaient tous tout dans l’esprit du Kahane, sans exception et sans dissidents. Plaire à Betsalel Smotrich et à Itamar Ben-Gvir était l’objectif. Il suffisait de leur donner la mesure infinie de sang dont ils ont envie.

Un accord sur les otages a été reporté pendant des mois, Gaza a été complètement détruite , des zones entières ont été nettoyées de leur population et des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, tout cela pour satisfaire l’esprit de Kahane et de ses représentants terrestres au sein du cabinet.

Il est ironique que la première guerre de Kahane se termine aujourd’hui avec le retrait de la coalition gouvernementale d’ Otzma Yehudit , dont le chef avait déjà promis de revenir lorsque le génocide reprendrait. Mais le bouleversement est terminé, il n’y a plus besoin de Ben-Gvir et de ses semblables. Netanyahou et le Likoud sont suffisamment kahanistes pour continuer à poursuivre la vision de Kahane ; il n’y a même plus besoin de griffonner « Kahane avait raison » sur les murs.

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Non seulement ce n’est pas l’apanage des nazis mais le fascisme est avant tout une idéologie italienne issu du Fascisme avec un grand F reprenant le terme italien des "faisceaux "

Bref traiter quelqu’un d’antisémitisme parce qu’il dit que le gouvernement d’Israël est fasciste et que selon toi ce serait faire un essentialisme sur des populations en.les réduisant au nazisme est une technique argumentaire très périlleuse ou dotée d’une mauvaise fois à faire pâlir une aurore bergè nous expliquant qu’elle n’a jamais eu de correspondance avec le lobby des crèches privées et que d’ailleurs elle porte plainte pour divulgation de cette correspondance qu’elle n’a jamais eu :grin:

Si l’on veut des points de comparaison entre le nazisme et une forme integrsite du judaïsme (ce qui n’a au final pas grand chose à voir avec les Juifs dans leur ensemble) c’est l’idéologie identitaire liée au sang. Chose qui m’a toujours répugné chez les Nazis comme chez les intégristes juifs. De là à faire le rapprochement entre Juifs et nazis c’est assez malsain. Ce qui n’empêche pas que les dirigeants actuels d’Israël puissent être fascistes.

Oui c’est compliqué mais si l’on peut éviter les raccourcis sur ces sujets compliqués ce serait une bonne chose.

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Désolée, je ne peux pas me retenir. J’avais dit que pour mon bien être je méloignais d’ici, mais là…
Sur tes 8 derniers messages @anon59635833 (c’est moi qui aie mis en gras certains passages), je peux relever ces 7 extraits :

Quand tous les maux ne semblent avoir qu’une seule et unique raison, pourquoi en chercher d’autre(s) (ce qui ne veut pas dire que cette raison n’en est pas une effectivement) ?

Je vous laisse voir la définition de la monomanie, mais je dirai que ça en est un bel exemple.

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Oui parce que sinon on ne rappelle pas assez que l’origine du conflit est COLONIALE.

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Elle est coloniale, c’est une certitude, mais seulement en partie. Ne voir qu’un bout du (vaste) problème et refuser de considérer le reste est suffisant pour être sûr que ce problème ne sera jamais résolu.

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L’autre partie étant ?

Et là si tu me sors l’antisémitisme latent en Europe, nous serons d’accord.

Tu parles de l’empire romain, des arabo-musulman ou des britanniques :joy:?

Et juste pour mieux comprendre ton opinion, la partie d’Israel disons “frontières officielles” d’après guerre, c’est colonial ou pas ?

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Les raisons sont très nombreuses, et je ne pretendrai sûrement pas être exhaustive.
Mais avec l’antisémitisme latent en Europe, on peut citer l’antisémitisme beaucoup moins latent des pays plus ou moins voisins à Israël, l’incompatibilité assez évidente entre deux modèles de civilisation tellement différents que leur cohabitation est amha impossible.
Et le hamas qui n’a de cesse de mettre de l’huile sur le feu, à tel point qu’ils n’ont aucun scrupule à mettre en avant leurs civils et à les sacrifier histoire de donner une image catastrophique d’Israël (les premiers responsables du massacre des civils à Gaza sont pour moi très clairement le hamas).
Et un gouvernement israélien en péril politique qui profite honteusement de la situation pour se renforcer.

Mais juste mettre la situation actuelle sur le dos de « civilisations coloniales » et de l’antisémitisme européen en ignorant le rôle actif de certains pays musulmans et organisations islamistes me semble être d’une mauvaise fois assez exceptionnelle.

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Je parlais bien de l’origine même d’Israël, pas de ce qui est advenu ensuite, et dont tu fais une analyse qui ne m’étonne pas d’une lectrice de Franc-Tireur.

Tiens :

Comme ça tu sauras tout ce que j’en pense. On a déjà eu ton argumentaire 50 fois sur ce topic, je refuse d’y répondre une 51ème fois.

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Ça tombe bien, je ne t’ai pas demandé d’y répondre.

Et quant à l’origine d’Israël, il y a un peu plus de 2000 ans ce territoire appartenait aux Juifs.
Il n’a eu de cesse de changer de mains. Donc parler de colonisation est plus délicat et nécessite une subtilité que visiblement tu ne souhaites pas avoir.

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J’ai surfé rapidement sur le site d’où vient ta vidéo. A savoir « histoire crépues ».
J’ai ouvert comme ça une vidéo, portant sur la compatibilité entre République et Islam. Au bout de moins de 2 min, ça y est, on y est, ça parle histoire coloniale. J’ai compris pourquoi ça te plaît. Et visiblement l’Algérie est citée comme une République sans soucis, ce qui selon ce monsieur est la preuve qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre République et Islam. Je me suis étranglée de rire, pas certaine que Mr Sansal en rigole lui.

En fait je pense que l’on a des valeurs et des idéaux tellement différents qu’échanger est une perte de temps pour nous deux.

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Visiblement certains ici confondent encore république et démocratie. Enfin bon, si c’était le seul trou dans la raquette, ça irait encore :clown_face:
Pour ma part les obstacles à l’échange peuvent bien plus sûrement venir d’une maîtrise lacunaire des concepts utilisés que d’une divergence d’opinions ou de valeurs.

Pour info « l’incompatibilité entre république et islam » est tellement puissante que l’Iran en est une, de république.

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Le République est un système politique dans lequel le pouvoir appartient au peuple, ou pour le moins le chef d’état n’est pas le seul détenteur du pouvoir.
C’est bien plus que juste un nom qu’il est tellement facile de se donner.

Quand le peuple est opprimé pour avoir critiqué le pouvoir en place par des ecrits, oui, permet moi de rire lorsque j’entends que l’Algérie est une République. Avec l’Iran, je n’en parle même pas.

Et on en revient à la méthode bien connue et notamment des femmes: sous entend que ton interlocutrice n’y connait rien, et c’est bon, le tour est joué, plus besoin de considérer son positionnement comme valable et entendable.

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Oulala les méconnaissances historiques terribles… Mes élèves de collège (bon pas tous) seraient capable de t’expliquer à quel pts ce que tu dis est une énormité…
La démocratie est le pouvoir du peuple, spoil alerte (demos = peuple, cratos = pouvoir)… La république est un système politique, qui peut être une dictature, la Chine ? Les républiques communistes, l’Algérie, l’Iran…

Tu confonds des choses très basiques… Ceci explique cela ?!

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