Devil Pig : ca sent le cochon grillé

Tu réalises que, avec cette phrase, par exemple, tu montres avoir choisi un camp. Et donc, publier un message de soutien à ce camp, plutôt qu’à l’autre qui « déballe » son linge sale en public (pas non plus connoté comme expression…).

Le silence étant ce qu’il est, tu n’as en effet pas plus que moi moyen de déterminer, avec impartialité, sa cause. Tu optes pour le juridique, et donc sa légitimité. Mais sans rien pour l’étayer (au passage, ce silence auprès des backers, qui ont payé pour un produit qui ne sera sans doute jamais fabriqué, empêche aussi ceux-ci de faire valoir leur créance auprès du liquidateur).

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Je ne choisis pas de camp dans mon message : je ne suis ni juge, ni supporter etc. :roll_eyes: (mais bon s’il faut vraiment soutenir un camp vu qu’apparemment c’est politique, je défendrais toujours le plus petit contre le gros patron, surtout que j’aime les jeux Devil Pig)
Et je n’ai absolument pas parlé de « sagesse » (sérieusement ?..) ou quoi que ce soit, je parle juste de la loi. Au bout du conflit, il y aura un procès, de l’argent à récupérer etc. J’ai déjà vécu plusieurs fois des situations similaires dans ma carrière donc je devine un peu ce qu’on peut se permettre de dire ou non.

le truc, c’est que même ça on en sait rien.

Tout ce qu’on sait, c’est qu’il y a une liquidation, des backers le bec dans l’eau, une équipe de créateurs / éditeurs le bec dans l’eau aussi, lesquels ont pris la parole pour partager leur vision de la situation (qu’ils vivent vraisemblablement très mal, ce que je comprends sans aucun problème, hein, c’est pas le sujet), sans déclencher de réaction côté direction de l’éditeur, dont on ne connaît absolument pas la situation ou les obligations liées au contexte, et encore moins les détails d’un passif (ou pas) avec les créateurs et éditeurs en question.

Le tout générant brouhaha sur le net, mâtiné de prises de positions expéditives et de jugements à l’emporte-pièce dans tous les sens et en particulier des supporters des DPG (ça aussi, je comprends tout à fait, l’envie de soutenir des créateurs qu’on apprécie, hein, mais de là à condamner direct leur employeur au seul motif qu’il n’a pas réagi aux messages … J’ai beau savoir que c’est endémique d’Internet, je crois que je ne m’y ferai jamais).

Donc que ça se termine en procès, on en sait rien, la seule vraie question, c’est que va-t-il se passer pour les backers qui ont des billes en attente de livraison d’un jeu. C’est même le seul truc qui regarde vraiment les « clients » : voir comment ça va être géré in fine. Les relations professionnelles entre les DPG et leur direction, ça ne regarde qu’eux et leur direction. On peut juste espérer que ça se terminera le mieux / moins mal possible pour les DPG.

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Et bien là tu as déjà un élément de réponse avec le silence coté Arnaud: ils vont l’avoir profond. Heureusement que les DPG ont quand même ouvert leur gueule et averti les backers tout en les orientant vers le liquidateur pour déclarer leur créance.
C’est la seule procédure pour le client pour essayer de retrouver son argent, même si il ne reste que des miettes. Par contre si ce dernier n’est pas prévenu c’est sûr qu’il ne risque pas de faire la démarche et toucher quoi que ce soit.

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C est sympa de faire aussi des proces d intention à ceux qui veulent juste des explications :grin:.
Me concernant la faillite est la et plus de DPG. Triste pour eux c est clair mais je ne pourrais rien y faire.
Seulement moi je veux juste savoir ou est passé la somme du ks+pm et cela c est au patron que je demande et cela aurait ete la meme chose et encore plus je pense, meme si les DPG n avaient pas envoyé un communiqué.
Ma question est simple et est entre client et le patron de la boite et pas le reste de la boite.
Après il a tt à fait le droit de ne pas repondre et moi j ai tt à fait le droit de remonter des warnings aux gens sur sa boite.

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Le problème c’est que l’explication est assez simple. La boîte a coulé. Point. Et si elle a coulé c’est qu’elle n’était plus en mesure de payer ses factures.

A partir de là, le patron n’est plus patron et il ne peut plus s’exprimer au nom de sa structure sous peine d’interférer avec les opérations de liquidation.

La seule chose que peuvent faire les contributeurs, c’est de se tourner vers le liquidateur pour demander leurs créances.

Et s’il y a quelque chose à juger ou des malversations à punir, le liquidateur pourra poursuivre le gérant pour combler tout ou partie du passif en saisissant le procureur.

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C’est particulier de ne pas différencier la justice et son action, d’un côté, et les discussions de comptoir que nous sommes en train de tenir. Parce que s’il s’agit de la même chose, à quoi bon avoir un corpus de lois et des professionnels qui s’emploient à ce qu’il soit respecté (avec la police, les avocats, le ministère public et les magistrats) ?

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C’est un choix social, ça n’a rien d’une évidence. On peut d’ailleurs facilement trouver des lieux / temps ou la justice est moins bien rendue qu’en passant par un tribunal populaire (sans non plus que je sois particulièrement amateur de cette option mais je suis de toute façon biaisé culturellement)

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C’est une des fonctions régaliennes de l’Etat. Alors, oui, ça n’a que 2000, 2500 ans en Occident. Mais on en trouve des traces à l’époque sumérienne (grosso modo -3500 av jc). Et, de ce que j’ai compris (et ça n’est que cela), la justice est un concept qui se met en place quand les groupes sociaux atteignent un certain seuil.
A ma connaissance, il n’y a que les anarchistes qui envisagent un système sans. Et l’anarchie n’est qu’une utopie de nos jours.

Et « bien rendre la justice » est un sujet sensiblement différent de ce que je disais. Car, avoir un avis fondé sur des arguments d’une partie et en débattre n’est pas « rendre la justice », surtout dans une société où « rendre la justice » a un sens et une incarnation.

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Mais carrément ! C’est même un peu bisounours ici je trouve…:joy:

Un groupe d’entreprise c’est une société mère et des sociétés filles… Mais les sociétés filles sont entièrement responsables de leurs actes.

Votre argent n’est pas dans les poches de la société mère… Mais est dans le puit de dettes de la société fille si la liquidation a été prononcée par le juge. On n’en sait pas grand chose de toute façon.

Et c’est bien pour ça qu’à un moment, il faut se garder de jugements hâtifs.

Sauf si le liquidateur trouve à y redire en fouillant un peu , les responsabilités sont pleinement pour la société fille.

Peut-être même que ça va coûter un peu à la société mère sur certains points.

Bref… C’est la vie d’une entreprise comme ça arrive tout le temps.

La mise en liquidation a été faite peut-être froidement mais de manière probablement cohérente. Ça aurait pu être il y a 6 mois. Ou dans 3 mois. C’est maintenant.
Et être société fille ne t’exonere pas de t’assurer que ta gestion esr seine.

Je suis dubitatif de la ‹ surprise › de la liquidation pour lzs DPG. Le robinet de cash a dû être coupé et forcément, ça ne laisse pas beaucoup d’issue.

Peut-être qu’il y a des échanges pas clairs sur les derniers mois dans les travaux des uns et des autres.

Et forcément, comme dans toute séparation, les animosités sont exacerbés…

Mais, franchement… Vous lire sur le thème 'Quel enkulé quand même ce type ’ sur la base d’un simple message des déchus qui reflète une vérité parmi de nombreuses, sous prétexte que la société mère ne dit rien.
Elle n’en a juste rien carré car elle fait juste son taf d’assainissement pour ne pas se faire entraîner avec une filiale déficitaire chronique.

Rien n’a obligé les DPG à mettre leur système de jeu en gage. Et pourtant ils l’ont fait.

Oué… Tout ça est bien triste…
Echangez. Mais arrêtez de condamner à tort et à travers.

Prenez un peu de recul et arrêtez d’être manichéen alors qu’il y a ZERO information réellement publique si ce n’est que les DPG… C’est fini.

Et ouais, un monde où les réseaux sociaux deviennent juré et juge… J’en veux pas quand on voit ce que ça donne.

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C’est bien cela le problème effectivement. Elle en a rien à carrer, comme lorsque la multinationale Y ferme l’usine X en mettant 2.000 personnes au chômage. Rien à carrer de l’humain, ils avaient qu’à être rentables cette bande de fainéasses.

Tu ne veux pas de ce monde des réseaux (a)sociaux. Je ne veux pas de ce monde où les êtres humains ne sont qu’un chiffre sur une ligne de stats.

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Alors je vois que vous êtes plusieurs à vous émouvoir d’un soi-disant tribunal populaire. Mais, arrêtez-moi si je me trompe, ce fantasme il est juste dans votre tête, non ?
Jusqu’à preuve du contraire, le « tribunal » populaire, ce n’est qu’un ensemble de personnes qui expriment toutes leurs points de vue (que vous avez aussi, au demeurant). Ces espaces de discussions (qu’ils soient virtuels ou autour d’une table) ne condamnent personne en envoyant les gens physiquement en prison ou en les privant de certains droits. Et on discutait déjà de toutes ces choses sociales avant les réseaux sociaux, vous avez la mémoire vachement courte je trouve. On a l’impression que la naissance de l’humanité coïncide avec l’arrivée d’internet.

On peut donc légitimement penser que le citoyen a encore bien ce droit de penser ce qu’il veut et d’exprimer cette opinion. Je n’ai pas le sentiment que le patron Arnaud Bidule soit inquiété par ce dangereux tribunal populaire.

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Et s’il était si inquiété que ça, peut-être qu’une communication sur le sujet pourrait adoucir les moeurs? :smiling_face:

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peut-être prématuré, non ?

ah mais qu’il y ait du monde qui ait envie de comprendre, ça me choque pas. Je ne crois pas faire de procès d’intention à ces internautes là. D’ailleurs, je ne vois pas où est le procès d’intention à faire remarquer qu’il y a des condamnations sans doute un peu expéditives (ce qui est différent de demander des explications).
Et j’espère que les backers auront un retour officiel sur la situation et ce qu’il va advenir (ou est advenu) de leurs sous.

Je dis juste qu’il y a peut-être des raisons qui expliquent que pour l’instant le patron officiel de DPG n’a pas encore communiqué (genre la procédure de liquidation qui ne laisse pas vraiment les coudées franches à l’entreprise pour communiquer comme elle pourrait vouloir le faire : au delà du droit de ne pas répondre, il n’a peut être pas le droit de répondre pour l’instant, tout court. Et contrairement aux salariés qui peuvent se lâcher sur les réseaux sociaux tant qu’ils ne dépassent pas certaines limites, je doute que le patron de la structure en liquidation puisse bénéficier de la même liberté de parole … Et je pense pas que la com’ auprès des backers soit la priorité du liquidateur).
Et que donc c’est aller vite en besogne que de commencer dès maintenant à charger le patron de la structure.

Si effectivement les backers n’on droit à aucun moment à aucune info sur le projet qu’ils ont soutenu et le sort de leurs sous (quel qu’il soit), je serai le premier à le considérer comme du foutage de gueule dans les grandes largeurs, par contre, comment savoir si ça sera du fait du liquidateur ou de l’ancien patron de DPG ?
Le fait est que pour l’instant, tout ce qu’on sait c’est qu’il y a une liquidation en cours et qu’on ne sait absolument pas où ça en est ni ce qui va en ressortir pour les backers.

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Ouais… C’est moche…

Ce ne sont plus des opinions quand on parle de ‹ victime › ou de ‹ culpabilité ›… Ou quand on tombe sur froh parce qu’il a le malheur de dire un truc sensé : les torts sont probablement partagés !

Oh punaise ! Oh mon dieu ! Quelqu’un a osé apporter de la nuance ! :scream:

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Si si, je t’assure que ça ne reste que des opinions. Ca n’a aucune valeur juridique, légale, médicale ou ce que tu veux d’autre.
Ca s’appelle un point de vue.

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Tu y vois des opinions. Pas moi. Pas ici…
C’est presque abusé de vouloir camoufler ce qui se passe ici comme un débat d’opinion.

Perso, j’y vois un procès à charge envers une personne qui a été nommée sans avoir rien demandé.

Donc, oué, y a des interventions qui restent correctes, cherchent à comprendre et débattent.
D’autres sont quand même très limites.

Oh punaise ! Oh mon dieu ! Quelqu’un a osé apporter un point de vue ! :scream:

:stuck_out_tongue_winking_eye:

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