Beaucoup de gens semblent penser à tort que cela peut les toucher, je ne pense pas qu’ils aient le désir de preserver l’héritage des plus riches par pure bonté.
Près de 85% des héritages des parents ne sont pas concernés par l’impôt sur les successions
dès le début, dans la proposition de Macron en 2018 (quand il était encore « et en même temps »), le RUA était associé à des compléments (handicap, retraite, logement…). Les associations, bien poussées/relayées par les syndicats, préféraient que ça reste une allocation à part (alors même que ça ne changeait rien dans les chiffres) ont obtenu début 2020 que ça reste une allocation à part. C’est validé en juin 2020 par l’Assemblée plénière qui soulignait l’urgence sociale créée notamment par le COVID. Et tout a disparu par magie dans le monde d’après (qui pour le coup, ressemble beaucoup au monde d’avant).
Je comprend le désir que les situations de handicap soient traitées à part car pas du tout universelles. Et je respecte l’avis des associations représentatives même si je ne suis pas sur que ce soit à long terme un bon calcul (lire : que les gens qui en dépendent ne se retrouvent pas in fine sacrifiés ou, au moins, « amputés » -désolé^^- d’une part des aides existantes). Mais le temps perdu pour ce point particulier lors des discussions du RUA a empêché son existence. Tant mieux ou tant pis, je ne sais pas. Comme souvent, le débat s’est cristallisé sur un point finalement très secondaire plutôt que sur l’ensemble (l’aide handicapés pour le RUA, un produit phyto de merde dans une loi d’ensemble qui est problématique dans son ensemble etc.)
[quote=« uphir, post:1581, topic:28014 »]
J’ai l’impression que c’est plutôt l’attitude de tes pairs, leurs moqueries, lors de l’examen des dossiers des candidat(e)s qui t’irrite. [/quote]
A force je ne sais plus si je suis avec des collègues boomers, au PMU, sur cwod ou si j’écoute l’heure des pros ou les grosses têtes.
Vu comment marchent « mon master » ou « parcoursup » ajouter du tirage au sort serait plutôt pas idiot. Je ne vois pas comment classer de manière pertinente les centaines de dossiers que l’on reçoit pour 15 places. On arrive assez facilement à faire des « groupes » en prenant en compte l’adequation de la formation avec les acquis/parcours/projet pro et les résultats académiques. La classement au sein de ces groupes faciles à faire c’est quasiment du rng déjà, quand on a les moyens humains et temporels on fait des visios pour interclasser certains dossiers.
Honnêtement le hasard est loin d’être déconnant.
Prendre tous les dossiers qui ont les prérequis pour accéder à une des places et qui donc « mériteraient » d’être là sur le papier, tirer au sort parmi elles, fin du débat.
oui, c’est une solution qui a pour elle d’être équitable. A condition que le tirage ne puisse pas être manipulé.
Et, je dirais, à condition que des alternatives satisfaisantes soient proposées aux non sléectionnés. Pas simple non plus mais, en 2025 et avec des IAs partout, je vois mal ce qui serait infaisable (le rendre acceptable, alors que les gens sont persuadés du mérite individuel etc., ça semble une toute autre histoire)
Le problème ce n’est pas les IA pour optimiser les attributions comme un jeu de pick & delivery, c’est le choix politique qui a été fait : être en sous offre (dès le lycée a minima) pour passer la « vague » de massification actuelle et éviter de se retrouver avec trop de profs (en plus avec de l’ancienneté et trop payés) dans 10 ans.
Ça se défend d’un point de vue comptable.
En plus ça renforce l’attractivité du privé, en particulier dans le supérieur (« économie de la connaissance », coucou).
A mais moi je suis bien aussi persuadé de continuer à travailler mais tant que la situation n’est pas vraiment là on ne sait pas réellement ce qu’on va faire c’est tout ce que je dis.
J’en profite pour signaler qu’à l’X et normale sup les étudiants sont militaires ou élèves fonctionnaires stagiaires et ont accès à des logements dédiés à tarif doux et sans avoir à ce compliquer la vie. Et je découvre que c’est aussi le cas pour d’autres écoles
Après c’est vraiment génial pour les étudiants qui n’auraient pas eu les moyens de se payer ces études autrement. Ce but louable fonctionne donc. Mais il faudrait peut-être ventiler les montants en fonction des situations tout de même. J’en connais pas mal qu’on passé leur scolarité en dormant et mangeant chez papa-maman (pas toujours dans les beaux quartiers ceci dit). Ça fait beaucoup d’argent de poche payé par le contribuable
C’est vraiment un système de « plus tu gagnes, plus tu gagnes ». Un peu l’équivalent des jeux où tu peux voir le gagnant s’envoler dès les premiers tours.
Alors l’autre contrepartie c’est que les élèves s’engagent à travailler pendant 10 ans pour l’état où à rembourser les sommes perçues. En théorie cela permet donc de s’attacher des « talents » comme on dit dans la novlangue d’aujourd’hui. En réalité le pantouflage n’était pas contrôlé dans les années 90-00. Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui.
Oui le « talents » étant relatif, pour avoir côtoyé des anciens élèves de « grandes écoles » ils et elles sont surtout formaté•es à être de « bons petits soldats ». Après c’est sûr que pour l’état il vaut mieux avoir ce genre de « talents » là à son service.
Ça dépend. J’ai un collègue qui a fait l’X.
Il bosse dans le public (et compte y rester) pour faire de la science, alors que vu la tronche il pourrait gagner 10 fois son salaire en bossant ailleurs.
Et en termes de compétence, il est tellement balèze qu’il doit abattre le taf de 4 ou 5 personnes, sans prétention, et en étant toujours disponible pour aider les moins doués que lui (comme moi :D).
La puissance argumentative de l’anecdote, c’est beau. De mon côté, les meilleurs thésards de mes labos successifs sont presque toujours issus de grandes écoles. Comme quoi, l’anecdote…
C’est contrôlé maintenant de façon assez stricte.
Cela suppose de pouvoir évaluer les prérequis. Avec la destruction d’un examen national (on y revient, ceci dit), on doit évaluer sur dossier ce qui est une vaste blague. Quant au niveau des licences et des M1, en raison de la grande liberté pédagogique des universités, il n’est pas du tout uniforme. Donc les prérequis, c’est bien sur le papier, mais en pratique, on doit regarder un minimum les dossiers et à partir du moment où on le fait, autant les regarder complètement.
Autour de moi j’ai pas mal d’anciens camarades qui sont restés dans le public aussi. Les fils de profs sont en moyenne devenus profs de prepa. Ceux qui sont partis dans le privé n’étaient plutôt pas des fils de profs. L’étude des sites d’anciens élèves est assez éclairante.
Pour ceux étant partis dans la science, j’ai le sentiment que l’impact de l’origine se ressent tout de même dans les déroulés de carrière. Moi et mes copains ploucs on ne se plaint pas, il y en a même un qui à son labo à Columbia. Mais bon, ceux qui avaient plus de connaissances (des gens en place et du fonctionnement du milieu) ont quand même eu des avantages. Déjà, il s’interdisent moins de trucs (pas de syndrome de l’imposteur). C’est beau à regarder quand tu ne sais pas faire.
Une fois que tu as regardé 200 dossiers à fond, y compris avec des auditions ciblées tu penses pouvoir faire un classement au mérite qui soit juste ? Perso je sais repérer des piles ~homogènes, identifier les dossiers à approfondir (audition), mais je sais qu’un classement au sein des groupes (et au bord) c’est full pipotron.