Il faudrait définir le monde. La planète, oui probable. Mais la société que font des homo, absolument pas. Notre monde définit comment on pense et ce que nous pensons collectivement définit celui-ci, peut importe que ce soit activement, passivement ou par la simple acceptation.
La façon dont on traite nos enfants ou anciens, le sexe etc. Rien de tout cela n’existe en dehors de nos pensées. Et ça n’a cessé de changer selon le lieu ou la époque
En résumé, je partage en effet avec toi que chacun puisse faire ce qu’il veut, pour ma part plutôt, pour autant que ça ne nuise pas à autrui.
Je suis aussi pour déconstruire les stéréotypes de genre et si mon message laissait entendre le contraire c’est que je me suis mal exprimée ou que l’on a mal interprété.
Je ne vais pas rebondir sur les vestiaires parce que ce serait un sujet sans fin et que l’essentiel a été dit.
C’est dommage car c’est amha l’obstacle principal qui est lde définir une société comme reposant sur une séparation entre deux sexes (genre en fait) qui doivent être éloignés autant que possible l’un de l’autre et ne sauraient, à de rares exceptions comme un rapport sexuel, œuvrer ensemble.
Et je vois mal comment régler les soucis sans remettre en cause cette mythologie…
On en revient toujours au même point important : la notion d’homme et de femme est utilisée dans différents contextes pour réaliser un tri qui peut se justifier (ou pas) alors que cette notion est parfois mal définie. Exemples :
il y a eu toute une polémique parce qu’une femme trans complètement conne, accompagnée par son/un mec tout aussi con, a pris un rendez-vous chez un gynécologue (sachant que la femme trans en question avait un pénis). C’est de la provocation à deux balles ou de la bêtise profonde, je ne sais pas, mais en tout cas, dans le domaine médical, on ne peut pas se permettre de dire qu’une femme trans est une femme (même après une opération avec néovagin, par exemple). Il y a des spécificités biologique,s comme les risques de cancer différents, les traitements hormonaux différents, etc. En médecine, on a besoin de connaître le sexe des patients (et même parfois leur caryotypes). Or, il y a eu des mouvements pour aller à l’encontre de ça au royaume uni, par exemple, à tel point qu’il y a eu un éditorial dans BMJ pour rappeler que c’était dangereux (https://doi.org/10.1136/bmj.r797).
dans pas mal d’endroits, pour lutter contre le sexisme et ses conséquences, on doit au minimum faire des statistiques par sexe. Je n’ai aucun doute sur le fait que les personnes trans subissent des discriminations, mais ça n’enlève rien au fait que la moitié de la population en subit aussi. Or dès qu’on commence à accepter qu’une femme trans est une femme, on se retrouve avec des femmes trans qui reçoivent des prix divers, qui sont mises en avant comme grandes scientifiques, etc. Je n’ai rien contre la reconnaissance des réussites des trans, c’est même très bien, mais pas au détriment des femmes biologiques, ne serait-ce que parce que la plupart des femmes trans étaient des hommes jusqu’à leur majorité et n’ont donc pas subit les discriminations spécifiques aux filles (notez que comme par hasard, les hommes trans sont rarement mis avant, à part peut être Elliot Page).
je me m’étends pas sur les chiottes ou les vestiaires. Il faut des cabines individuelles et il faut définitivement bannir les répugnants urinoirs. Mais ça ne suffit pas, cf les nombreux cas de mecs qui profitent des vestiaires mixtes pour filmer des femmes par dessus les portes, par exemple (et vu les coûts de fabrication de petites pièces fermées versus des box, on est loin de régler ce problème). Je dirai que le problème n’est pas posé par les femmes trans, mais par les pervers (qui sont des hommes).
speaking of which, le self id dans les prisons, c’est très compliqué. Il est documenté que des prédateurs sexuels ont prétendu être des femmes trans pour avoir accès à la partie féminine de leur prison et y ont commis des abus. Et donc au royaume uni, on est revenu sur ce délire New transgender prisoner policy comes into force - GOV.UK
je ne m’étends pas non plus sur le sport, c’est très compliqué, il a beaucoup de littérature scientifique sur le sujet et je n’ai pas fait le point dernièrement. Mon avis personnel est qu’il faudrait des catégories trans, ça serait bien pour tout le monde : les femmes resteraient dans leur catégories spécifiques et on donnerait de la visibilité aux sportifs trans.
Tout ça pour dire que c’est bien gentil de vouloir être inclusif. Si Bob devient Alice, je vais l’appeler Alice et dire elle, en tout cas je vais sincèrement essayer. Si je connais Bob depuis longtemps, je vais me planter de temps en temps, mais Alice ne m’en voudra pas. Et les gens qui ne font pas ça, je n’ai pas trop envie de les fréquenter. Mais ça ne fait pas une société. Alice sera une femme trans, pas une femme et ça aura des conséquences. Difficiles parfois pour Alice, mais elle n’est pas le centre du monde, tout est histoire de compromis. Au début, Rowling disait juste ça et puis elle s’est enfermée dans des délires jusqu’à soutenir financièrement des grosses pourritures. C’est catastrophique pour tout le monde.
C’est vraiment très proche de ma pensée (et mieux écrit que je ne pourrais le faire).
Juste un bémol : bien que cela soit beaucoup, beaucoup plus rare dans les délits sexuels, il y a selon toute probabilité des femmes perverses également (y compris chez les non transgenres).
Oui enfin en termes de statistiques c’est totalement négligeable, la proportion de femme trans parmi la population féminine doit être extrêmement minoritaire, très probablement même en dessous des marges d’erreur de tel sondage.
Oui, mais ce n’est pas uniforme. Je me rappelle que sur BGG il y avait eu une mise en avant de quatre créatrices de jeux dont une était trans, donc 25% du panel, alors que, comme tu le dis, la proportion de trans dans la population est très faible (1% maximum dans les stats très exagérées des militants). L’informaticienne Lynn Conway a reçu un prix de la société des femmes ingénieurs, par exemple. Laura Kate Dale a eu un prix pour les femmes journalistes, etc. Après ce sont des anecdotes, j’en conviens.
Alors pour avoir suivi l’affaire c’est plus compliqué que ça : la femme trans avait une douleur à la poitrine. Dans le cadre d’une transition, ce genre de douleur peut survenir et c’est un gynécologue qui doit faire la consultation car c’est eux qui s’occupent des transitions. Donc non le choix du médecin était logique et non une provocation. Que la femme trans ait un pénis ou non n’y change rien. Et n’oublions pas dans l’histoire les propos discriminatoires du médecin (qui a été condamné je le rappelle donc la justice a bien donné raison à la femme trans et son compagnon qui ne sont donc pas cons). Attention à la désinformation
Sur ce point, là aussi, il suffit en fait d’écouter les trans. Ce sont les personnes les mieux à même d’expliquer ce qu’il se passe dans leur corps pendant et après une transition. Le cas du sport est souvent évoqué pour une soi disante iniquité entre les femmes biologiques et les femmes trans (donc auparavant des hommes). Il faut savoir que la prise d’hormones féminines pour un homme va diminuer ses capacités physiques (elles sont en partis liées à la testostérone). Donc globalement, une femme trans aura des capacités physiques similaires aux femmes dites biologiques. Donc faux problèmes en réalité (pareil, souvent de la désinformation lié à une méconnaissance du sujet)
Ils n’ont jamais prévenus le gynécologue qu’elle venait pour une consultation de suivi dans le cadre d’une transition, c’est une excuse grotesque. Le gynécologue est spécialisé dans l’appareil reproductif féminin et dans les aspects hormonaux associés, ce n’est pas le bon interlocuteur pour une femme trans en général (même si certains sont formés pour suivre celles qui ont eu une vaginoplastie). Il est vrai que le médecin a eu des propos transphobes et été condamné par la justice ordinale. Vu le caractère délirant de celle-ci (qui a par exemple condamné des médecins qui rappelaient que l’homéopathie est de la charlatanerie), je n’en tire pas grand chose sur les aspects médicaux, justement. Le compte rendu ici Le gynécologue, accusé de transphobie pour avoir refusé une femme trans en consultation, suspendu temporairement - Le Parisien montre que ce n’est effectivement peut être pas de la provoc, juste de l’ignorance.
Non, le seul moyen de connaître les effets d’une transition sur les performances sportives, ce sont des études scientifiques.
C’est faux. J’ai pris une étude au hasard sur l’escrime, qui n’est pas un sport dans lequel les hommes ont un énorme avantage sur les femmes : https://www.mdpi.com/2075-4663/11/7/133
En gros, dès qu’on a eu une puberté en tant qu’homme, on conserve un avantage sur les femmes, même après une transition.
Les femmes biologiques, pas dites biologiques. On peut parler de femmes trans et de femmes cis, si tu veux, mais biologiquement, il n’y a qu’une définition (capacité du corps à engendrer des grosses gametes immobiles). Femme tout court peut être ambigu, femme biologique pas du tout.
Je connais très bien le sujet, j’ai énormément lu sur les trans dans le sport, mais uniquement de la littérature scientifique. Et si le sujet est complexe et pas complètement tranché, il n’y a aucun doute sur le fait que dans certains sports les preuves sont suffisantes pour dire que les femmes trans ont un avantage significatif sur les femmes. La complexité vient de sport plus complexes comme l’ultra trail pour lesquelles les femmes pourraient même avoir au final un avantage sur les hommes. Elle vient aussi des facteurs sociaux autour de la recherche de performance, de la sélection des meilleures, etc. qui font qu’un avantage sur des populations tests ne prédit pas nécessairement ce qui se passerait si on laissait les femmes trans entrer massivement dans les sports féminins.
Dans le cas qui nous intéresse, si un gynécologue était le bon interlocuteur. Que le médecin en question ne s’y connaisse pas suffisamment pour traiter la patiente peut s’entendre bien sûr mais il aurait dû dans ce cas les orienter vers un confrère compétent plutôt que juste les mettre à la porte.
Il a été condamné par la justice et par l’ordre des médecins. L’ensemble des 2 donc ce n’est pas rien
En fait, tu n’en sais rien et je n’en sais rien, nous n’avons pas accès au dossier médical.
Oui, de la même façon que la patiente aurait dû l’informer de sa situation. Je ne le défends pas, je dis simplement qu’en médecine, l’information sur le sexe du patient est absolument cruciale.
Ce n’est pas ce que j’ai dit. Je dis simplement que ça ne dit rien sur l’aspect médical de l’affaire, vu la nullité récurrente de l’ordre des médecins. D’autre part, il n’a été condamné que pour « outrage » parce qu’il a été insultant.
En fait, cette affaire n’est pas très importante (en dehors des personnes directement concernées), ce qui l’est, c’est le rappel de BMJ sur le fait qu’on ne peut pas confondre « genre » et sexe en médecine.
Des personnes trans qui expliquent pourquoi dans ce type de douleur la consultation d’un gynécologue est plus que pertinent me font dire que si, je pense savoir
Mais le médecin a su la condition de la patiente dès le début de sa consultation, donc aucune omission.
Ça c’est ce que tu penses. Ça n’en fait pas une vérité
C’est toi qui en a parlé mais j’estime que tu as dit des choses fausses (que la patiente et son compagnon ont provoqué et sont des cons. On peut voir que lorsqu’on creuse juste un peu, pas du tout)
Je me base sur diverses explications, je répète ce que j’ai entendu mais j’ai pas vérifié. Après je précise que j’en ai entendu plusieurs donc j’en ai déduis que ça devait être au moins partiellement vrai
C’était expliqué pourquoi on avait cette impression mais je me souviens plus de l’explication. En tout cas y’avait une raison autre que « c’est des hommes » (je dis pas que c’est ce que tu dis)
Je serai curieux de savoir quelle explication autre que « c’est des hommes » justifie qu’un(e) athlète passe de la 554ème place du 200m nage libre, 65ème au 500 mètres nage libre, et 32ème au 1650m nage libre sur le circuit masculin à la 5ème place sur le 200m, 1ère place sur le 500 mètres et 8ème sur le 1650m sur le circuit féminin après sa transition.
Et je précise qu’il s’agit d’une athlète trans ayant suivi un traitement hormonal qui lui a fait perdre de la masse musculaire (il a perdu 15 secondes sur le 500 mètres par exemple).
Je retrouve pas désolé (je suis en train de chercher). Par contre je suis tomber sur plusieurs conclusions d’études scientifiques :
En 2023, une méta-analyse, commandée par le Centre canadien pour l’éthique dans le sport, étudie toute la littérature scientifique publiée entre 2011 et 2021 en anglais concernant les femmes trans et leur participation à des sports de haut niveau montre que les femmes trans n’ont pas d’avantages dans les compétitions sportives d’élite si les règles existantes sont suivies. Elle précise qu’au contraire des facteurs sociaux, comme la nutrition et la qualité de l’entraînement, les facteurs biomédicaux ne présentent pas un avantage. Ces études montrent qu’il y a peu de preuves pour montrer que les facteurs liés à la puberté masculine - tels que la taille des poumons et la densité osseuse - produisent un avantage pour les athlètes trans.
Similairement, une méta-analyse de 2026 fondée sur 52 études affirme que suite à une transition hormonale, les athlètes femmes transgenres ne présentaient pas d’avantage physique et aérobic significatif sur les athlètes femmes cisgenres. À l’inverse, les hommes athlètes transgenres présentent des différences significatives de performance à la fois vis-à-vis des athlètes femmes cisgenres et vis-à-vis des athlètes hommes cisgenres.