Hier, j'ai joué... en mode solo et c'était bien aussi

Hier après-midi, au lieu de me plonger dans tous les cadeaux de Noël, j’ai fini par sortir de la pile de la honte un de ces nombreux jeux où on incarne de valeureux aventuriers, altruistes et généreux, qui sacrifient leur jeunesse pour leur patrie.

Je parle bien entendu de Orcquest: Warpath

C’est du dungeon crawler de KS à l’histoire compliquée, deux boîtes remplies ras-la-gueule de figurines, de tuiles, de cartes, etc.

Le jeu est prévu pour 4 personnages, pas vraiment de façon de faire autrement. Le livre de règles est plutôt bien écrit (j’ai en général trouvé assez vite les infos que je cherchais) mais il y a pas mal d’ambiguïtés par moment.

La première partie est limite un tutoriel: on est arrivé au Mordor local (enfin, on va dire un coin où y a de la verdure, des cultures et des humains - vraiment inhospitalier) et on va taper du peon pour se dérouiller, tout en essayant (vaguement) de ne pas se faire repérer.

Autant dire qu’avec un gros guerrier qui fracasse les portes et attire l’attention de tout le monde, ce n’est pas gagné.
Pareil quand y en a un qui trébuche dans des paysans.
Ou quand la troupe s’engueule au lieu de taper le chien de garde.
Heureusement qu’on peut compter sur l’archère qui vise un peu mieux que la moyenne, et sur le sorcier hobgobelin qui fait apparaître des nuages de fumée pour se cacher des patrouilles.

Au final ça reste relativement facile (les paysans ne tapent pas très fort et passent leur temps à s’enfuir), le plus gros problème est de les empêcher d’alerter tous leurs copains.

Comme tuto, c’est pas mal, ça permet de comprendre les règles avec le minimum de difficultés.

Par contre c’est clairement un jeu qui est fait pour être joué à plusieurs avec de la bière et des dés, j’attendrais des joueurs pour le relancer et partir en campagne.


(les tuiles sont vraiment classes)

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J’ai du relire deux fois, j’avais intercalé un « se » avant le taper :face_with_open_eyes_and_hand_over_mouth:

Ca à l’air sympa, j’avais hésité à le prendre en occas auprès d’un membre du forum :slight_smile:

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C’est sympa.
Maintenant:

  • le principe du KS de Monolith a été de proposer tout le contenu promis dans le KS originel. C’est normal d’un point de vue commercial, mais ça fait une quantité délirante de matos et de quêtes pour un jeu qui reste du même ordre d’idées qu’un Massive Darkness 2: un dungeon crawler sympa, qui en jette sur la table mais sur lequel on ne passera pas forcément autant de temps qu’un Gloomhaven, un Middara ou un Arydia. Et ça fait quand même deux énormes boîtes pour ça :frowning:
  • Faut jouer en groupe, pour l’ambiance. En solo c’est faisable, notamment pour s’approprier les règles avant de le présenter aux potes, mais je ne ferai pas une campagne comme ça.
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Aujourd’hui j’ai découvert Speakeasy, le dernier Lacerda, en solo. Après installation, ça ressemble à ça :

J’ai effectué trois parties, essentiellement pour bien intégrer les règles et pouvoir les restituer sans faire 40 000 allers-retours dans le livret. Franchement, la première partie a été fastidieuse, mais depuis la deuxième ça roule bien.

Pour les règles, y a une vidéo pas mal (en anglais) qui permet de se refaire un tour après avoir lu le livret :

Le truc c’est de faire du bif au temps de la prohibition en produisant de l’alcool (ou en en volant), parce que les gens en veulent.

Le truc, c’est de le faire consommer dans ses propres établissements sous surveillance, en évitant l’ingérence de la police.

…Et les échauffourées avec la mafia new-yorkaise.

Faut aussi falsifier les comptes, éventuellement blanchir l’argent si y a besoin, tout ça tout ça…

Les multiples actions sont réalisées par ses capos (ses subalternes) qui sont les meeples classiques d’un jeu de placement d’ouvriers. Certaines nécessitent en outre des cartes actions (il y en a de quatre types).

Jo, le bot, a un maniement vraiment simple et très rapide une fois qu’on a intégré les icônes (à partir de la 2e partie, en gros). Ses règles tiennent en quelques petits paragraphes, et quand on l’a en main trente ou quarante-cinq secondes de manipulations suffisent pour reprendre la partie entre deux tours de jeu ! :+1:

Venons-en à mes impressions rapides :

  1. La première partie, donc, était la-bo-rieuse. Je revenais tout le temps aux instructions et je ne savais pas quoi faire. Mais surtout parce que, comme une andouille, j’avais oublié qu’il fallait que je prenne une carte action à la fin de chaque manche (tour de jeu), ce qui fait qu’en général je n’avais aucun choix à faire : toutes les actions m’étaient impossibles à réaliser, ou presque !!! Quel idiot ! Bon ça m’aura permis d’apprendre les pictos en me concentrant un peu.

  2. La deuxième m’ai laissé une très bonne impression. D’abord, c’était vraiment assez rapide (compte tenu du type de jeu et du temps nécessaire ordinairement pour les oeuvres grand format de l’auteur). En une heure (une heure et quart si on gamberge au début), le jeu est plié. On effectue onze poses d’ouvrier en tout et quelques actions à chaque fois, dont certaines sont très simples et quasi instantanées. Ça c’est très plaisant. Du coup, il y a un petit côté Chateau blanc dans la frustration de savoir qu’on ne va pas du tout parvenir à tout réaliser et qu’on aura presque toujours l’impression qu’avec un tout petit tour de plus…. ç’aurait pu le faire - ce qui nécessite une bonne dose d’optimisation.

    Je pense que je ne suis pas très bon pour l’heure, et c’est ça qui m’a incité à en enchainer une troisième - ce qui est plutôt bon signe !

  3. La troisième, donc, a été envoyée en deux temps, trois mouvements -ou presque. De fait, je m’améliore un peu, mais la frustration est toujours là : il y a plein de trucs qui gênent et font le challenge dans leur prise en compte. Par exemple, je vois mal comme s’en sortir en cas d’attaque mafieuse de niveau 2 ou 3 sans un associé, donc il faut prévoir d’en recruter un, mais ça prend un coup, donc ça réduit de presque un dixième ta possibilité de développement ! Diantre que c’est ennuyeux ! De même, il faut recruter des hommes de main pour assurer le bon fonctionnement des bâtiments et leur valorisation en fin de partie, mais ça aussi, ça prend beaucoup de temps ! C’est marrant de pousser son petit camion pour livrer des tonneaux de binouze, mais encore une fois : attention au temps perdu ! Pis il en faut deux pour en livrer un max en un coup si on a pas mal produit, donc faut développer ses capacités, etc.

Bref… on est sur du Lacerda assez pur jus dans l’imbrication des actions et la nécessité de trouver un juste équilibre et un timing optimal. Le tout dans un temps de jeu contenu, donc, c’est vraiment un bon point. Le matériel est tout mimi, en plus : c’est sympa comme tout.

Pour autant, il y a trois choses qui me gênent pour le solo même :

  • Comme tout Vital qui se respecte, le gameplay est un brin fiddly, ce qui fait qu’il faut toujours être vigilant pour ne rien oublier. En solo (au moins au début), c’est assez pénible de mettre beaucoup d’énergie à s’assurer qu’on suit correctement la procédure de jeu sans rien omettre. Je pense qu’en multi, on peut s’assurer les uns pour les autres que tout se réalise correctement, ce qui permet de se soulager un peu au moment de son propre tour pour se focaliser davantage sur la stratégie.

    Là j’avais un peu le sentiment d’avoir le c** entre deux chaises : j’essayais d’optimiser, mais il fallait que je me surveille moi-même (parce qu’on a vite fait d’exécuter les actions dans le désordre ou d’en oublier une partie). Après, nul doute que cela s’arrange avec la pratique

  • Mais je trouve que le plateau est trop grand. Du coup c’est un peu casse-pied de devoir, soit se relever tout le temps, soit jouer debout mais penché sur la table. Ce n’est pas très confortable ou “ergonomique”. Trop, c’est trop !

  • Et, surtout, le jeu est un peu trop long à installer et à ranger. On passe presque autant de temps à distribuer les jetons ou les replacer correctement qu’à jouer à proprement parler. C’est ce qui m’ennuie le plus, sans hésitation. Les trayz sont très bien, mais il y a une quantité de petits tokens à dispatcher, empiler, retourner, etc.

C’est pour ça que j’étais dissuadé d’en refaire une quatrième et que j’ai rangé le tout pour découvrir Dragon Eclipse ou Slay the Spire, qui m’attendent sagement.

Conclusion : la partie solo en elle-même est très agréable. Je pense qu’elle est proche dans ses enjeux de la partie multi (ce qui n’était le cas pour le petit House of Fado, par exemple, dont la stratégie optimale en solo n’est clairement pas la même que les pistes qu’offre le multi). Du coup je la recommande bien pour prendre en main le jeu, mais je ne suis pas certain qu’il faille envisager de se procurer le jeu pour y jouer essentiellement dans cette configuration.

Edit : pardon j’ai oublié de préciser que je jouais en mode rookie. Le but c’était de découvrir et pas de souffrir. J’ai gagné (mais d’assez peu) à chaque fois. Mais la difficulté peut monter très vite quand on augmente le nombre de cartes « épicées » ! Et je pense que ça doit bien taper l’estomac en mode alambic maison, même en s’entraînant régulièrement.

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Est-ce qu’il ne faut pas rentabiliser au maximum son associé en l’utilisant pour attaquer aussi ?
Certes cela coûte un peu d’argent mais ça n’est plus une action “perdue”.

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C’est sans doute une bonne idée, oui ! J’avoue que je ne l’ai pas fait. Ca me semble difficile au début à cause du peu de cash dispo, mais c’est vrai que pendant les actes à 3 capos, ça pourrait bien être tout à fait judicieux…

Tu me donnes envie d’en refaire une pour essayer…

Après faut pas que je m’améliore trop avant les parties en multi, sinon ça va être désagréable pour les copines et les copains.

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C’est embetant ça :confused: Après ça peut s’arranger en multi (si les autres connaissent le jeu aussi) mais pas avec des rookies quoi.

Après le thème à l’air cool mais clairement il en prend de la place et autant jouer debout ^^ ou investir dans une table assis debout :stuck_out_tongue:

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Je commence l’année avec Berserkers . J’ai tiré les requêtes « aucun Berserker mort » et « aucun feu de Ténèbres »
Avec ce jeu j’ai toujours l’impression d’essayer de résoudre le problème de la baignoire qu’on essaye de remplir mais qui se vide en même temps. J’allume des feux, ils les éteignent, j’éteins les feux de ténèbres, ils les rallument. Je fais des 6 à tire-larigot quand je n’en ai pas besoin et plus aucun quand j’en ai cruellement besoin. Mais bon, pour le moment je le trouve bien plus intéressant que son petit frère The Spirit of Eden que j’avais rapidement revendu.

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La faute au tapis pas made in @Nyva dessous ça ! :smiling_face_with_sunglasses:

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Je n’ai pas la place d’avoir un tapis par jeu :laughing:

Salut et bonne année à toutes et tous.
Je viens de recevoir mon exemplaire… tapis installé… prêt à jouer

Je reviens pour le CR

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Hello,
Depuis 2025 (depuis le 31 décembre si on veut chipoter), je ne joue qu’à un seul jeu : Cloudspire.
Je reprends les scénarios Brawnen, et je me dis que c’est quand même de la balle !

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Clairement mon coup de cœur de cette année ! Ce jeu est une pépite !

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Et voilà… une partie complète (10 matches)…
J’ai tellement était mauvais que je ne figure même pas dans les scores avec une fin narrative.

En revanche, je me suis régalé… la difficulté est dans le tirage de cartes, les capacités, les boissons… la dose des mises… le type d’adversaires.
Bref, il n’y a plus qu’à mettre une petite musique d’Ennio Moriconne pour y être…
Compter environ 1h30 pour une partie complète… mais vous pouvez fragmenter à votre convenance.

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Pourquoi ?

Le jeu est extrêmement riche (ça peut aussi être vu comme un défaut), le mode solo est parfait. C’est un puzzle game avec une courbe d’apprentissage importante mais quelle satisfaction quand on passe un scénario ! Pour cette reprise après 6 mois, il m’a fallu 4 tentatives pour réussir le scénario 1 Brawnen.
Cloudspire est souvent vu comme un jeu complexe.
Oui, à maitriser, il l’est.
Mais c’est pour moi sa principale qualité. Quelles factions déployer ? Quelles améliorations de forteresse acheter ? Quelles tours construire ? Les choix sont cornéliens et passionnants et font tout le sel du jeu et la différence entre victoire et défaite.
On pourrait s’attendre à un jeu chaotique mais pas du tout, la (quasi) seule intervention du hasard étant l’attaque des tours avec lancer de dés.
Pour moi, il réussit à allier le challenge intellectuel avec le souffle de l’aventure et l’immersion.
Les règles sont finalement assez simples, le plus difficile vient des mots clés et de leurs éventuelles interactions. En jouant plusieurs fois une faction, on finit pas bien la connaître et ça vient finalement assez vite.
On se surprend ensuite à vouloir en tester d’autres, pour relever les innombrables challenges proposés.
D’la balle, j’vous dis ! :face_savoring_food:

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En te lisant ça me fait un peu penser à Neuroshima Hex, surtout l’appli solo avec des puzzles qui existait à un moment (attention, ça m’y fait penser de loin, j’ai bien noté les subtilités que tu évoques). Je ne savais pas du tout que Cloudspire était de cet ordre, j’aurai du plus m’y intéresser car c’est typiquement le genre de trucs que j’aime bien.
Merci pour ce post de précisions !

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Un chef d’œuvre :heart_eyes:
J’ai fais 40 parties en 2 mois quand je l’ai acheté :rofl:

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Et bien voilà, après avoir été hypé par un cwowdien (dont je n’arrive pas à retrouver le post), et avoir fait plusieurs parties sur TTS, j’ai franchi le pas et j’ai acheté Dragons Down !

Mis à part que ce n’est pas facile de jouer avec un seul bras (vu ce que coût le jeu), c’est vraiment cool.

Mais laissez moi vous conter les aventures de Krav’g le souriant, un Conjurer demi-orc !

Résumé

Krav’g commença son périple dans des plaines montagneuses en arrivant directement au village des plaines. Il accepta sa première mission : faire le coursier jusqu’au Fort. En tant que demi-orc, Krav’g n’avait aucun mal à se déplacer dans les montagnes.
Le trajet ne fut pas glorieux, se faufilant dans les montagnes, Krav’g passa son temps à échapper à des Ogres et à de jeunes Dragons. Mais il découvrit pas mal de lieux intéressants en chemin (D’ailleurs à chaque fois qu’il découvrait un site, des créatures lui tombaient dessus… la loose !)

Une fois au Fort, le demi-orc acheta une masse afin de pouvoir se défendre et repartit explorer la crypte découverte non loin… Grand bien lui fasse, car c’est là qu’il fit une rencontre qui allait changer sa vie : Une épée en Adamantium ! A peine avait-il saisit son précieux, qu’un dragon lui tomba dessus. Le combat fut épique, Krav’g n’ayant pas le temps d’utiliser son sort de tentacules, mais cette première victoire fut un tournant. Il n 'avait plus peur… mais fuit quand même lorsque il vit 3 jeunes dragons tourner autour de lui dans le ciel.

La suite créa sa légende. Krav’g explora les montagnes pour le comptes des contrebandiers du Fort, enchantant des régions entières pour renforcer sa magie et explorer vaillamment des sombres lieux remplis de trésors (oui… il pillait quoi !).
Il vint à bout de nombreux ennemis, dont un Grand Drake qui gardait son Antre, chassa des dragons pour les sages du Fort et devint Seigneur suprême du Fort.

Mais la vie de héros n’est pas de tout repos, il faillit perdre la vie dans une embuscade contre 3 loups géants féroces. Cette victoire sur le fil lui fit comprendre qu’il était temps pour lui de prendre sa retraite. Il retourna au fort, blessé et aux portes de la mort. Il finit ses jours au fort en tant que Légende vivante avec 27 points de Légende…

Krav’g au moment de sa retraite :

Bon, le jeu est cher (l’extension surtout), l’insert est pourri puisqu’il n’y à pas de place pour les cartes sleevées et même pas assez de place pour ranger toutes les tuiles de la Corebox, les cartes ont l’air fragiles, les tuiles sont un peu moches et le cartons gondoles très vite… :face_with_raised_eyebrow: Mais le jeu est dingue : Vie ma vie de héros. Plusieurs races, pléthore de classe ! Tout est question de choix et de risques. Le système est simple et rapide, les combats sont intéressants et ne traînent pas en longueur. Les hasard est très présent et il y a très peu de moyen de le mitiger, mais c’est ça qui créer de l’histoire.
Mauvais choix et/ou pas de chance, et la partie peut se terminer, que vous soyez au tour 2 ou au tour 29, alors que votre héros est gavé de matos. Krav’g a vaincu un Great Drake au tour 10 mais a failli y passer contre 3 Dire Wolfs au tour 27.

Je trouve qu’il manque juste des péripéties/évènements/obstacles autres que des monstres pour vivre une véritable aventure et notre personnage n’évolue pas des masses en cours de partie (mais ça fait que chaque évolution est importante).

Pour les connaisseurs je n’ai fait que des parties en solo en open realm. Je vais me tenter un explore the realm la prochaine fois, puis je partirai sur les scénar (j’ai vu des truc qui avaient l’air cool sur BGG).

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