Hier, j’ai fait l’erreur de lancer Rogue Trader qui trainait sur mon disque dur depuis bien (trop) longtemps. Erreur ? Oui, car j’ai été totalement happé dans l’univers (bon, c’est du Warhammer 40.000 donc forcément) et j’y ai passé quatre heures sans vraiment m’en rendre compte (et j’ai arrêté parce que contraint et forcé !).
Rogue Trader donc est un CRPG produit par Owlcat Games, studio (et maintenant éditeur) qui s’est fait connaître par son adaptation numérique de Pathfinder. Je n’y ai pas joué personnellement car je déteste Pathfinder (pour des raisons qu’il serait trop long d’évoquer ici), mais j’avais entendu beaucoup de bons retours sur ces jeux (puisqu’il existe aussi une version Kingmaker).
Avec RT, Owlcat adapte donc un nouvel univers « rôlistique » (oui, je sais, à la base, 40k, c’est plutôt de la figurines… mais l’univers a été décliné en moult gammes de JdR depuis). Le système de jeu s’inspire des JDRs produits par FFG / Bibliothèque Interdite dans les années 2000-2010, qui avait décliné l’univers en cinq grosses gammes ; Dark Heresy (Inquisition), Rogue Trader (libre-marchand), Only War (Astra Militarum), Deatchwatch (Space Marines), Black Crusade (Chaos). La mécanique s’inspirait elle-même de la v2 de Warhammer avec des caractéristiques sur 100 qui donnaient des bases dans des compétences, et une résolution avec 1d100.
Rogue Trader virtuel s’inspire donc de cela avec les mêmes caractéristiques, mais une liste de compétence plus réduite (ce n’est pas un mal parce qu’au fil des suppléments, c’était devenu une encyclopédie) et surtout, un système d’évolution totalement différent. Seulement cinq « carrières » de base à choisir ici, qui se déclinent en spécialisation lorsque l’on arrive à certains niveaux. La première fois que l’on jette un oeil à sa feuille de personnage, cela peut coller mal à la tête mais c’est au final assez facile de s’y retrouver (même si l’on est dans un vrai JDR, avec un vrai système de règles complet).
Alors pourquoi j’ai été scotché ? Bon, déjà parce que j’aime le jeu de rôle, c’est un fait…
… mais surtout parce que l’ambiance du 41ème millénaire est incroyablement bien rendue ! Ne vous attendez pas à prendre une claque graphique ; nous ne sommes pas là dans un triple A, Owlcat n’en a ni les moyens, ni les ambitions. Mais le travail artistique est extrêmement soigné et regorge de petits détails qui plongent le joueur dans ce sombre univers qu’est 40k. C’est propre et cela transpire l’amour de 40k, jusque dans les costumes ou les portraits des P(N)Js.
L’histoire (je n’en suis qu’au début) a l’air là encore bien dans les canons du genre. Elle démarre tambours battants alors que nous nous glissons dans la peau de l’héritier / l’héritière d’une fameuse rogue-tradeuse dont la dynastie est en péril. Je n’en dis pas plus mais dès les premières minutes, on est dans le thème et dans le Warp.
Bref, cela a l’air tout simplement énorme. J’ai mis du temps à me lancer. Je crois que je vais mettre du temps à le lâcher !
Juste une petite chose néanmoins ; le jeu est extrêmement verbeux. Il faut aimer lire les descriptions et les dialogues. Personnellement, cela ne me gêne absolument pas, mais on est clairement sur un CRPG « à l’ancienne ». Perso, j’adore, mais cela peut rebuter…
Et j’ai oublié de préciser (puisqu’on est dans un jeu « à l’ancienne »), les combats sont du tactical en tour par tour. Là encore, c’est totalement ma came (mais pas forcément la vôtre).