La traduction des jeux de société (... ou "nononon, on veut de la VF Deutsche Qualität bordel !")

Je lis souvent ici un niveau de tolérance sur les jeux qui me fait halluciner. Je sais pas si le gens qui sont si cléments sur des règles mal écrites ou mal traduites, sur du matos pas à hauteur de ce qui a été annoncé ou du matos endommagé sont pareils avec d’autres produits.
Perso, quel que soit le produit, quelle que soit sa valeur, j’attends un minimum de qualité et de respect du consommateur.
1 erreur ça arrive, mais pour Wyrmspan, c’est n’est qu’un jeu de plus d’une longue série avec une mauvaise traduction. Et il ne s’agit pas ici de fautes d’orthographes, d’un mot en plus ou manquant, mais juste de contre-sens par rapport à la VO.
C’est donc que l’éditeur se fout de ses clients et préfère faire du volume plutôt que de la qualité.
En tout cas, c’est l’impression que ça donne; malheureusement, parce que souvent les jeux localisés sont très cools.

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J’ai réussi à jouer à Projet Gaia avec les règles V1.

Du coup, rien ne peut plus me faire peur :smiley:

Plus sérieusement, ça fait toujours chier quand y a des boulettes, mais souvent les boulettes qui se montent en épingles ne sont pas si graves. Ou au pire, si c’est dans la règle, un petit post it, c’est corrigé. Ça fait chier mais c’est pas définitif.

Ce qui est plus pénible, c’est ceux qui n’assument pas et ne viennent pas corriger les cartes/plateaux etc où ils se sont vautrés. Ça Ça me fait chier.

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Et personne n’a évoqué les fautes d’orthographe (3 de mémoire) sur la boite de jeu de MindMGMT… Oui oui pas besoin d ouvrir pour voir des énormes coquilles. Alors oui, ça ne gache pas le gameplay mais bordel, à 70euros le produit, on est en droit d’avoir un truc nickel…

Pour moi, quand il y a transaction, c’est normal de demander un service de qualité. En tant que profesionnel de santé, je pense que mes patients me fuiraient rapidement si mes comptes rendus contenaient systematiquement des approximations, des erreurs d’interprétation et des fautes dorthographe.

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Une boîte, c’est juste une boîte.

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Une voiture c’est juste un moteur et 4 roues, on s’en fout de la carrosserie, alors si on me la vend neuve, mais qu’elle est rayée c’est pas grave.

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En fait, quand tu bosses dans l’édition (dans un sens un peu élargi, c est presse et édition de livres, mais je pense que l’on peut l’étendre aussi aux jeux de société, aux films, à la musique…), tu apprends que l’une des règles, c’est faire au mieux dans le temps imparti.

Nous ne sommes pas tenus à la perfection, car l’erreur est humaine. On en fait tous.

Et, en tant que pro (je suis journaliste, et même pire, secrétaire de rédaction, mon métier est de relire/corriger/verifier les infos) ça me fait chier, quand on laisse passer ou quand on ajoute une erreur.

Et il y a erreur et erreur, une coquille sur une virgule mal placée, une espace manquante, un accord du participe passé, c’est moins « grave », qu’une erreur sur un nom propre ou sur une faute de sens ou pire, je trouve, sur une information erronée. Mais ça reste des erreurs.
Je comprends que ça génère de la colère, de l’incompréhension, du rejet, du boycott, du bashing, surtout quand il y a une accumulation.

J’ai déjà vu, dans une rédaction (un hebdomadaire national spécialisé à grand tirage à l’époque), où une faute sur la couv était passée, malgré SEPT RELECTURES, dont 2 par des correcteurs, 1 par un secrétaire de rédaction, 2 par des rédacteurs en chef… sur une couv, genre une page qui va vraiment être relue attentivement. Ça apprend l’humilité et la tolérance. Sans accepter la médiocrité et se dire que ça n’est pas grave.
La semaine derniere, j’ai reçu un mail d’un lecteur qui a vu une coquille dans un numéro pour lequel j’avais la responsabilité de mon service (et donc de la relecture). Un « sert » qui aurait dû être un « serre ». Eh bien, je lui ai répondu, avec le visage en feu de honte, en lui présentant des excuses. Et ça fait chier que ça passe jusqu’à la publication. Surtout avec 3 relectures. Mais ça passe. Ça arrive. Et pourtant, j’en retire des coquilles. J’en redresse des informations erronées, j’en ajoute des informations manquantes, j’en évite des phrases qui posent des problèmes de compréhension ou qui égarent le lecteur. Et je sais que ça fait partie du boulot. Mais ça fait chier. Et j’ai 14 ans de boulot derrière moi.

Et ça me fascine toujours autant les mécanismes liés à la lecture, les croche-pattes que fait le cerveau. Parce que depuis que l’on a appris à lire, tout est mis en œuvre pour accélérer la lecture, que l’on ne lise plus lettre par lettre, puis syllabe par syllabe, puis par mot, l’œil accélère et le cerveau est même capable de recomposer un mot avec uniquement la première et la dernière lettre aux bons endroits et les autres lteters aux mivauas edrniots (et oui, on peut y arriver, sauf exceptions « dys », par exemple). On apprend aussi que si on repère une faute, le cerveau peut occulter un ou plusieurs fautes qui sont autour d’elles (un peu comme un angle mort). Qu’une fois que l’on a lu une première fois le texte, il y a des fautes que l’on ne va plus être en capacité de repérer; même si l’on relit à plusieurs reprises le texte. Le cerveau l’a intégrée.

Dans une autre mesure, sur des films avec des budgets qui chiffrent en centaines de millions d’euros, avec des centaines de millions de spectateurs, au prix que coûte une place de ciné (genre tu y vas en famille, à 3, tu en as pour 40-45 €), tu peux avoir des problèmes de raccords, sur les scènes.

Et pour finir, il y’a une différence entre se dire que ça arrive et donc avoir une tolérance et lâcher prise/en avoir rien à foutre ou être un fan boy/leche cul. Perso, Oath, je l’ai acheté en précommande, à un tarif conséquent et oui, ça ne m’a pas fait plaisir qu’il y ait des erreurs. J’ai toléré qu’il y en ait, car elles ont été réperees, merci la commu Root, et qu’il y a eu des rectificatifs. Mais j’ai hurlé avec la comm merdique de Matagot à ce propos. Si je devais subir encore plusieurs fois des erreurs, ma tolérance atteindrait sans doute ses limites.

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Tu mets le doigt sur le principal problème: la redondance et le traitement/la correction des erreurs.

Tu mets le doigt sur le principal problème: la langue Française est vraiment trop complexe.
:stuck_out_tongue_winking_eye:

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Pourquoi, merci beaucoup.

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Ben si elle est rayée, tu l’auras moins cher non ?

Et elle marchera tout aussi bien et te seras tout aussi utile.

Et perso, ce qui m’intéresse c’est le jeu. C’est évidemment chiant s’il y a des erreurs, coquilles ou autres évidemment, mais dans la très grande majorité des cas c’est des trucs qu’on peut régler assez vite et qui, du coup, va pas empêcher de passer un bon moment et une bonne partie.

Le livret de règles d’Imperium, je dois avoir mis des autocollants sur quasiment toutes les pages. Ça empêche pas de kiffer le jeu.

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Bonne analogie, mais mal utilisee :
Une voiture c’est quatre roues et un moteur, sauf que Matagot (dans cette situation) ils te refilent une jante de 13 et les autres a la bonne taille en 17.

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Ce secteur ne fonctionne pas comme ça. Un concessionnaire auto ne te vendra jamais une voiture neuve avec une rayure. Il va te dire : Regardez, la voiture a une rayure ici mais ne vous inquiètez pas, on va aller prendre rendez-vous avec mon collègue du service peinture pour vous repeindre la portière et c’est bien sûr gratuit.

Ca m’est arrivé chez Dacia. La rayure, elle faisait moins d’1mm et je ne l’aurai pas vue s’il ne me l’avait pas montrée.

Ce serait une trop mauvaise pub pour eux de vendre du neuf rayé

Alors j’ai beau être horripilé par les boulettes de localisation quand elles vont plus loin qu’une typo ou une faute d’orthographe, là, y’a quand même matière à prendre la défense de Matagot …
Je suis assez d’accord que les erreurs à répétition c’est lourd de chez lourd, surtout quand elles impactent la mécanique, mais quand on te lit, on a juste l’impression qu’ils tirent aux dés leurs trads et réécrivent les règles comme bon leur semble …

C’est certes professionnellement parfois léger (coucou les erreurs de trad dans les règles des microgames !), mais c’est pas non plus catastrophique à ce point.

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[HS] Certes, mais les modes de fonctionnements, workflow, organisation, connaissance des outils, y sont aussi pour beaucoup.

Entre utiliser l’historique intégré dans un outil (word) ou des outils dédiés et un workflow adéquat (zone de stockage réseau partagé, backups automatiques, règles de nommages des fichiers, …) et avoir sur chaque poste

Règles_root.docx
Règles_root_final.docx.
Règles_root_final_final.docx.
Règles_root_final_dimanche.docx.
Règles_root_final_17_juillet.docx.
Règles_root_final_final_à_relire.docx.
Règles_root_final_final_relu_à_imprimer_final.docx.
Règles_root_final_final_relu_à_imprimer_final_le_bon.docx.
Règles_root_final_final_relu_à_imprimer_final_non_celui_là!!!.docx.

(oui çà se voit, même en milieu professionnel)

Il y a un monde (car sinon il y aura de la perte au feu et des corrections déjà identifiées/remontées, par ex., passeront à la trappe).

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Ce n’est pas le prix d’un objet qui va dicter si c’est normal ou non qu’il soit vendu « endommagé » (à chacun de mettre son curseur). Mais plutôt sur les us et coutumes. Comme le dit @perseflamme , dans le milieu automobile, les gens se plaignent d’avoir une voiture avec des rayures, d’où mauvaise pub, d’où la prévention de ce fait par les concessionnaires.

Si dans le monde du jds, les clients ne se plaignent pas (en masse), alors les éditeurs et boutiques ne feront rien.

Money talks :ok_hand:

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C’est ce que je disais hier. On (la majorité des acheteurs de jeux manifestement, sinon ça changerait) tolère dans le jeu ce qu’on n’accepterait pas pour d’autres produits. Le jeu n’est plus un marché mineur réservé à quelques geeks. Je trouve donc normal d’avoir les mêmes exigences de professionnalisme d’un éditeur de jeux que je l’aurais pour un autre produit de consommation (qualité de matériel, de rédaction des règles et des textes sur le matériel,…).
Et quand je dis ça, j’intègre le droit à l’erreur (je pense qu’on en fait tous dans nos boulots respectifs), tant qu’elle est prise en compte, assumée et corrigée, et que l’acheteur d’un premier tirage n’est pas lésé par rapport à celui d’un retirage.

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Parce que cette tolérance n’a pas non plus un impact important. Rien à voir avec l’automobile ou la. Nourriture qui peuvent mettre des vies en danger. Si on cherche un parallèle correct, ce serait sur d’autres produits « artistiques de loisir » comme les livres (ou les erreurs sont nombreuses même après plusieurs relectures par des professionnels) ou le cinéma (on fait la liste des incohérences de chaque film ou on ignore car ce n’est que du cinéma ?)

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Un livre tu peux le corriger à nouveau avant un second tirage, un film, tu vas pas retourner les scènes une fois celui-ci sorti, les faux raccords le seront à vie. Vos comparaisons sont assez tirées par les veuchs.

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