Lucky Duck Games - Les soucis de traductions et autres problèmes de localisation, le sujet général!

Ah en effet, je ne l’avais pas celle là :slight_smile:

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Et c’est une erreur du joueur français

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Ah si. Destinies, par exemple, il est chez mon crémier. Spirit Island et Les Petites Bourgades aussi. Pour ne citer que ceux-là mais des jeux avec une localisation à problème (à des degrés divers cependant), il y en a pas mal en boutique ludique au coin de la rue.

:wink:
Oui. Mais il faut me laisser mon plaisir d’être lourd.

La loi de Poe c’est une chose mais vous n’avez pas le monopole du sarcasme jeune homme !

Oui ! Vilipendons !

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Vous voyez, s’il achète ses jeux chez son crémier. On peut donc confirmer que je suis boulanger non ?

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Je me suis fait avoir aussi y a un ou deux ans. J’avais totalement oublié cette scène :smiley:.

Saurais-tu indiquer à quel moment environ de la vidéo se situe ce débat ?

J’ai mis le lien avec la « résolution » du débat, du coup recule un peu et tu devrais trouver ça rapidement. (mais je préviens, ce n’est pas tant un débat qu’une recherche de la signification d’une carte, et ils ont leur façon bien à eux d’en parler).

C’est très fleuri en effet.

On a pris une sacrée « branlée » en effet.
Ca ne fait jamais plaisir, ça s’est fait dans la douleur pour toute l’équipe de devoir annuler le projet, mais c’était pour le mieux finalement. Même si sur le moment, on craque totalement de voir que le projet auquel on a consacré tant d’énergie, de temps et de travail, part dans les limbes.

Une expérience très moche, mais qui nous a marqué. Pour le meilleur de toute évidence.

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Il y a quelque chose que j’ai du mal à comprendre avec ces histoires de relecture. Faut pas exagérer, ça ne prend pas tant de temps que ça de relire un manuel de règles ou un jeu.

Tous les joueurs lisent les règles d’un jeu quand ils l’achètent. Selon les jeux, ça prend entre 1 minute et 2h pour les plus touffus, à tout péter.

On ne va pas me faire croire que faire lire et relire le manuel de règle à plusieurs personnes (pas forcément des relecteurs de profession), ça va impacter le prix.

D’autant plus que les jeux sont censés être testés et retestés, quand ils sont les primo-éditeurs. Le jeu passe donc entre plein de mains. Au sein de leur équipe, au sein des festivals sur les tables des prototypes, et même entre les mains des youtubeurs qu’ils payent.

J’ai bossé plusieurs années dans le milieu de l’impression. Je faisais de la maquette de catalogue de voyage, et je devais constamment relire tout le texte qu’on avait mis en page, afin de m’assurer que rien n’avait sauté. Je me suis tapé des pages et des pages de conditions de vente pour des agences de voyage, écrites en tout petit sur 4 colonnes par page (et on y découvre plein de choses intéressantes, genre si la planète explose, tu ne seras pas remboursé de ton voyage). Bref, tout ça pour dire que je vois très bien le temps que ça représente de relire quelque chose avec soin, car nous, en plus des mots, on devait s’assurer de la typographie (genre que c’est bien un espace ultra fine à tel endroit, un insécable ici, un quadratin là, éviter les lézardes, les veuves et les orphelines etc.).

Quand je lis les règles de LDG sur Kingdom Rush, et que je vois que les étapes de tel scénario c’est :

  • A
  • B
  • C
  • D
    Et que sur la carte d’aide de jeu, pour ce même scénario, c’est :
  • A
  • B
  • D
  • C

On ne va pas me faire croire qu’il aurait fallu payer un mec de plus, et que cela aurait eu une influence sur le prix du jeu. Non. Pour peu qu’ils aient fait tester le jeu UNE fois, ils auraient vu le souci, car ça change totalement le scénario et la façon de le jouer. Qui plus est, le problème est à la fois sur la version française et sur la version anglaise. Donc le livret a dû passer entre plein de mains, entre les deux langues…et personne n’a rien vu.

Quand je vois sur Destinies, sur le premier chapitre, de la campagne de base (qui depuis a accueilli 2 boîtes d’extension), sur l’application mobile - qui peut donc être mise à jour -, il y a d’énormes erreurs, je ne peut pas pardonner. Un paragraphe parle d’un loup, plus exactement un maire - homme - qui a été changé en loup-garou, mais tout le paragraphe est tourné au féminin (le loup est là, elle vous fixe du regard puis elle fonce vers vous, un truc du genre). Je me dis qu’ils avaient probablement mis à la base « la créature » ou « la bête » mais ont modifié ça sans faire gaffe au reste de la phrase.

Une simple relecture, UNE SEULE relecture attentive, permettrait de corriger ça. Sinon, pourquoi moi je l’ai vu, alors que je n’étais pas en train de guetter la faute, je lisais juste le paragraphe en jouant.

Et c’est pareil avec cette histoire de « vengeance » sur Vindicate. Les mecs bossent sur le jeu depuis, j’imagine, des mois. Donc ils connaissent le jeu. Ils ont y jouer pour le tester, puis discuter avec les auteurs ou les éditeurs de la VO, obtenir les droits et tout et tout. Et ils arrivent à se planter sur la première phrase du premier paragraphe.

Surtout que là, non seulement ça n’a pas le sens correct par rapport au jeu, mais en plus la phrase elle-même ne tient pas la route :

« Cherchez la vengeance après une vie de cupidité et de trahison ».

Ca n’a aucun sens ! Qui cherche la vengeance, après une vie de cupidité et de trahison ?

Et c’est bien ça le principal souci pour moi sur Sleeping Gods. Pas la virgule qui a sauté, pas la salamandre ardente qui est devenue « de feu » ou je ne sais quoi. C’est la tournure des phrases et la fluidité qui n’est pas naturelle. Et là, sur ce point, je suis d’accord que ça prend du temps, mais surtout du talent, au traducteur, pour faire autre chose qu’une traduction Google. Et là, je peux concevoir que ça peut coûter un peu d’argent en plus (pour le coup, je ne peux pas chiffrer, n’étant pas connaisseur). Mais par contre, un simple lecteur, de la compta, de la sécurité informatique ou du marketing, ayant eu son bac et lisant 2 livres par an, pourrait bien se rendre compte qu’il y a un problème, que ce n’est pas fluide, que la tournure est bizarre, que ça ne fait pas naturel et le signaler. Pas besoin d’avoir BAC + 10 pour savoir lire le français correctement, si tu es natif.

Maintenant, mon job c’est le développement web. Rien à voir avec du littéraire donc. Pourtant, je trouve que c’est mon boulot de relire un minimum les textes qu’on me fournit et que je peux être amené à intégrer sur un site. Et quand j’étais en agence, mon collègue chef de projet relisait lui aussi. Et le commercial aussi. Parce qu’on a le souci du travail bien fait.

Peut-être que c’est ça qui leur manque, plutôt que le temps ou le budget. Juste le souci du travail bien fait.

Et personnellement, je ne peux pas cautionner un éditeur qui n’est pas capable de dire à 3 personnes dans leur entreprise : « Eh, Pif, Paf et Pouf, vous pouvez prendre 1h pour relire le manuel de règle avant qu’on envoie le fichier en impression ? ».

Et comme ils s’en foutent des commentaires et de leur communauté (dont plusieurs personnes se proposent à chaque fois de relire eux-mêmes - gratuitement - le jeu), pour moi c’est niet, je ne leur achète plus rien.

Même, à la limite, s’ils prenaient 5 personnes parmi les backers, qui leur enverraient un genre de lettre de motivation de 300 mots, pour vérifier leur niveau de français…et qu’ils leur filaient une boîte de jeu. Ca leur coûterait 200-300€…et ils élimineraient 99% des fautes. Est-ce que leur image ne vaut pas 300€ ?

Merci de m’avoir lu, bonne nuit.

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Non plus.
Dans les deux cas, je ne considere pas le produit et le marketing comme independants car ils viennent de la meme entreprise. Mais dans l’un des deux, je sais que des fautes n’impacteront pas mon produit.

Le David Goodenough cité plus haut me semble vraiment approprié. C’est pas si mal.

Et la plupart des editeurs a bien de la chance que les joueurs soient en general des bisounours et se disent la même chose. Alors que pour les memes sommes depensees sur d’autres produits, ce serait surement plus virulent ou punitif.

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Le problème ici c’est que tu considères qu’il n’y a qu’un seul manuel à relire. Et sur un seul jeu.

Oui effectivement si on ne sortait qu’un jeu par mois, ce serait pas tres impactant.

Et du coup tu étais payé un salaire pour ça.

Deux problemes ici, c’est comme tu dois connaitre le contexte, sans pour autant avoir le jeu (la plupart du temps). Ca veut dire que tu peux passer au travers des concepts du jeu.

L’autre étant que le jeu en question, c’est rarement qu’une règle. Donc ça prends pas souvent qu’une heure.

Ben ca c’est une erreur (quelquesoit l’entreprise). Le marketing de danone ne prépare pas les yahourts de la marque.

Quelle chance. C’est comme pour les éditeurs de jeux videos, ils ont bien de la chance qu’on accepte tous ces patchs sur Cyberpunk, alors qu’ils auraient bossé quelques nuits de plus par semaine, ça aurait été vachement mieux. Ça ça aurait été la passion et l’amour du jeu.

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Ton parallèle ne marche pas.
Le marketing, dans l’art de comprendre le marché et de s’adresser à sa clientèle potentielle, travaille les mots avec soin. Exactement comme les salariés qui rédigent les règles, cartes et autres éléments de jeu. Dans le domaine du jeu, le marketing et les auteurs se retrouvent sur un travail rédactionnel : ils en sont tous deux au croisement.

Rien à voir avec le marketing Danone et l’employé qui pilote la machine qui prépare les yaourts, effectivement. Mais vous ne faites pas des yaourts. Si (crémier, tout ça…) ?

C’est vrai qu’il est préférable d’avoir testé le jeu pour être sûr de bien saisir la tournure de certaines phrases. Ca n’empêche pas de faire une passe sur des éléments basiques de conjugaison, de grammaire. Mais je suis d’accord : j’ai participé à la relecture de Cerebria sans avoir jamais joué au jeu. Et s’assurer que la traduction est OK sans connaître le jeu (qui est assez fat), c’est compliqué. Compliqué parce que, parfois, des tournures semblent incohérentes alors que, dans le cadre de telle séquence de jeu, elles le sont. Mais il faut avoir joué au jeu pour percevoir la nuance.

Mais comme je le disais, ça s’organise de faire faire des relectures propres. Si on ne s’en donne pas les moyens, OK. Par contre, en aval, il ne faut pas se chercher des excuses : le boulot n’a pas été bien fait. C’est tout.

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Et personnellement, je ne peux pas cautionner un éditeur qui n’est pas capable de dire à 3 personnes dans leur entreprise : « Eh, Pif, Paf et Pouf, vous pouvez prendre 1h pour relire le manuel de règle avant qu’on envoie le fichier en impression ? ».

Sans parler d’éditeur spécifique j’ai suffisamment d’expérience dans ce milieu pour savoir que c’est encore comme ça que ça marche chez une partie d’entre eux « Tiens Pif Paf Pouf relis-moi ça, ça part dans 1h ». (Encore une fois je connais aussi des exceptions)
Le truc c’est que ce n’est pas non plus la bonne manière de procéder. Disons que ça fait le café, mais avec ses limites. Déjà Pif Paf et Pouf ne sont certainement pas relecteurs professionnels. Ensuite, faire une relecture d’une heure juste avant impression, c’est vraiment se donner bonne conscience pour pas grand chose. Une règle de jeu (ou une jeu et ses cartes) ça ne se relit pas en 1h.

Donc c’est comme pour la traduction, il faut allouer du temps et du budget. Allouer du temps ça veut dire le prévoir dans le planning. Et pas qu’un peu, sur un jeu « classique » il faudrait prévoir une à deux semaines supplémentaires, le temps de relire posément, d’intégrer les remarques en maquette, de relire la maquette corrigée, d’intégrer les nouvelles remarques, de relire la maquette recorrigée, etc.
Or ce qui se passe souvent c’est que la relecture (et parfois la traduction) sont squeezées dans le planning parce que personne n’a prévu assez de temps pour les faire. Résultat, si c’est géré en interne, on va tomber sur une journée de rush de relecture avec des allers-retours incessants entre le relecteur et le graphiste et je peux vous assurer qu’à force de relire le même doc en peu de temps, au bout d’un moment on ne voit plus rien. C’est pour ça qu’il faut ménager des pauses (de 24h) et si possible multiplier les relecteurs. C’est passionnant de travailler avec plusieurs relecteurs parce que certains vont voir LE truc que personne n’a vu, tout en étant capable de louper une faute de titre ou une illustration qui ne correspond pas sur la moitié d’une page.

En fait ce qu’il faut savoir c’est que très souvent on travaille sous pression avec des délais très courts. Il faut que le jeu sorte pour Essen. Pour Cannes. Avant le Nouvel An Chinois. Avant Noël. Livraison pour juin. 48h de retard c’est parfois suffisant pour que l’imprimeur vous dise, ah bah maintenant faut attendre le prochain run et ce sera dans deux semaines. La solution de facilité dans ce cas c’est de faire sauter les étapes « non-essentielles », et la relecture est bien souvent victime de ce système. Mais c’est aussi vrai dans d’autres domaines avec d’autres étapes, par exemple le QA testing dans le jeu vidéo. On a tous ici joué à des jeux vidéo insuffisamment testés parce qu’il fallait que ça sorte.

Enfin dernier élément pour terminer mon pavé, il faut savoir que la relecture c’est potentiellement infini. C’est un peu comme la création de prototype pour ceux qui en font ici, à un moment il faut savoir se dire, bon là j’arrête de faire des mini-réglages parce que sinon ça ne sortira jamais. Vous pouvez faire autant de relectures que vous voulez, aucune ne garantit l’infaillibilité. Même avec un pro. À chaque éditeur de mettre la limite où il le souhaite. Je ne dis pas qu’il faut faire zéro relecture naturellement ! Mais même si tous les projets devraient autant que possible tendre vers le zéro faute, c’est un idéal difficile à atteindre.

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Ben pas ici. Pas eu d’aide d’auteurs au croisement sur aucune preparation de campagne de crowdfunding (sauf Yucatan). Et je suppose que pour Lucky Duck non plus étant donné qu’il s’agit principalement de loca (et que du coup les auteurs ne sont pas français).

Là on se rejoint. Mais du coup les moyens, tout ce que je dis, c’est que ca revient à dépenser de l’argent pour (que ce soit par attente plus longue, heures de travail passées ou autre).

Je crois que c’est exactement ça le problème reproché, notamment à LDG… La limite est franchement basse. Ils tolèrent une qualité finale, sur des produits narratifs, qui est insuffisante.

Précisément. Si on n’a pas les sous pour faire bien, on ne choisit pas de faire bâclé, on choisit d’attendre. Et si on ne peut pas attendre, c’est qu’on a eu les yeux plus gros que le ventre et qu’on ne peut pas se permettre d’éditer ces jeux.
Parce que oui, mieux vaut un jeu pas traduit/pas disponible qu’un jeu gâché par une édition pas à la hauteur.

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Y a un gros spoiler dans ton message, sur l’identité de tu-sais-qui.
Une p’tite balise peut-être ? :slight_smile:

Oui, mais dans la vraie vie réelle, ça se passe pas forcément comme ça. Tu peux pas (forcément) deviner si le prestataire que tu vas payer est vraiment bon ou non (vu que tu n’auras vu qu’un cv + ptet un p’tit test), ou peut ne pas être bon sur un projet alors que les autres expériences se sont bien passées. Tu te doutes bien qu’on va pas annuler une campagne de préco parce qu’on peut pas la faire sans fautes par exemple ou que la trad n’est pas encore prête.
Après oui, ne pas vouloir faire 200 projets quand tu peux en faire que 10, ça, oui, c’est normal.

Ok pour ça. Mais se faire surprendre par un traducteur moins bon/pertinent que ce qu’on pensait, ça peut passer une fois (et c’est effectivement dommage pour l’éditeur). Le problème est dans la répétition de l’erreur. Qui fait fortement penser alors à un défaut dans le process éditorial… Ou que l’éditeur s’en fout.

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