Lucky Duck Games - Les soucis de traductions et autres problèmes de localisation, le sujet général!

Je sais pas ce qui s’est passé sur le truc de Ryan Laukat (je crois que c’est à ça que vous faites référence ?), mais une des possibilités, ca peut être que le traducteur a enchaîné plusieurs projets de LDG et que le temps que le jeu arrive entre vos mains, ben du coup l’erreur a déjà été répété dans l’entre-temps.

Je n’avais pas conscience des volumes. Combien un éditeur « moyen-lourd » comme Matagot sort-il de jeux par mois??

Entre 7 et 9 par mois chez nous. Actuellement.
Pour un éditeur de taille « moyenne » (du coup semblable à LDG en termes de nombre d’employés etc).

C’est pas la méthode miracle, mais plus tu fais relire, plus, statistiquement, t’évites de passer à côté de grosses fautes. Quand je bossais dans l’édition dans une boite de com, tout le monde relisait les textes d’un magasine, flyer, affiche, etc… que ça soit la secrétaire, le dev web, le boss, le comptable, etc. C’est pas garanti à %, mais ça permet quand même d’éviter de laisser passer de grosses fautes de conjugaison ou d’orthographe, une phrase coupée par un bloc trop court, un texte qui chevauche une illustration, etc…

Effectivement, tout ce qui est « mécanique » du jeu (pour notre sujet), tu risques de ne pas voir que tout le long tu parles d’un « monstre », et, qu’à la dernière page, tu dis « créature ».

4 « J'aime »

Plus je lis les commentaires ici, et plus je me dis que certains éditeurs n’en ont vraiment pas grand chose à faire de la qualité et préfèrent miser sur la quantité, quelle tristesse…
Franchement l’excuse du « on a pas le temps de relire » ne passe pas. Déjà je trouve que tous les membres de la société, peu importe leur rôle, devraient jouer au moins une fois à leurs jeux pour connaître leurs produits. Et après ça, ils seraient tous disposés à relire un minimum.

Franchement j’ai relu les règles de Sa-Rê sur le topic dédié, ça m’a pris quelques heures parce que je faisais autre chose en même temps, mais au final l’auteur m’a remerciée et a pris en compte mes remarques et corrections. Et pourtant je ne suis pas du tout relectrice professionnelle ou quoi que ce soit. Dans les jeux cités, les internautes font exactement la même chose, ils relèvent, corrigent et proposent des adaptations plus justes. Donc en vrai le boulot est carrément mâché, et le pire c’est qu’ils ne demandent rien en retour, alors que je rappelle que c’est quand même le boulot de l’éditeur qu’ils font. Ils prennent de leur temps, parce qu’ils sont passionnés. Et en échange, on les ignore. C’est idiot, on sert le travail sur un plateau, mais par orgueil ces éditeurs refusent ce coup de main.

Et comme ça a été dit plus haut, ça coûterait pas grand chose de les remercier en leur offrant le jeu à sa sortie (parce que clairement ça coûterait plus cher en salaire, alors que les gens le font en bénévolat, encore une fois par passion).

Enfin bref, je pense que vu ce que je peux lire, je vais être de plus en plus sélective sur les jeux que je choisis, et sur les éditeurs. Car la mentalité du « on en fait plein, on le fait mal mais on s’en fou », c’est pas pour moi (et y’a quand même beaucoup de mauvaise foi dans les commentaires).

18 « J'aime »

Alors : je suis 100% d’accord (et c’est pas souvent, demandez à ma femme…) !

Dans les jeux cités, les internautes font exactement la même chose, ils relèvent, corrigent et proposent des adaptations plus justes. Donc en vrai le boulot est carrément mâché, et le pire c’est qu’ils ne demandent rien en retour, alors que je rappelle que c’est quand même le boulot de l’éditeur qu’ils font. Ils prennent de leur temps, parce qu’ils sont passionnés. Et en échange, on les ignore.

Alors attention c’est la minute snob : même si en général, un peu de relecture vaut mieux que pas de relecture du tout, la qualité des relectures non professionnelles est franchement inégale. C’est très bien de vouloir rendre service mais il faut maîtriser la langue française sur le bout des doigts. Je sais que ça sonne très pédant dit comme ça, mais j’ai beaucoup travaillé avec des joueurs pleins de bonne volonté qui proposaient leurs services ; certains étaient très bons et j’ai continué de travailler avec eux, mais d’autres se contredisaient entre eux et proposaient carrément de remplacer des formules correctes par des erreurs. Au final, cela représentait une perte de temps considérable.

Ce n’est donc pas par orgueil que les éditeurs refusent ces coups de main ; c’est simplement que parfois, ce sont des coups de pied. Et gérer les relecteurs, c’est un poste à temps plein (ou quasi). S’il n’y a personne pour coordonner les relecteurs, ça ne peut pas marcher. On en revient au postulat de départ, il faut du temps ou un budget pour s’occuper de cela. Il faut une personne qualifiée pour synthétiser, vérifier et passer les corrections proposées en maquette. Si l’éditeur n’a ni la personne, ni le temps pour le faire, ce n’est pas une question d’orgueil, c’est (encore une fois) une question de priorités. L’idéal serait un relecteur professionnel, naturellement, mais à ma connaissance quasi aucun éditeur n’a encore sauté le pas.

9 « J'aime »

Que ce soit le cas ou pas est probablement sans incidence sur la suite. Mais je ne vois pas pourquoi tous les salariés d’une société devraient (Chef ! oui, chef !) jouer à tous les jeux ou même simplement apprécier de jouer. Caroline à la maquette, elle est peut-être super forte pour te sortir une mise en page d’un livret de règles bien chiadée avec des éléments hiérarchisés aux petits oignons et détester jouer. On la vire ? On l’attache ?


(edit après touche entrée malencontreuse) : tu veux dire, sur leur temps libre ? Parce que, si pas sur leur temps libre, on revient au problème de départ : la relecture ça a un coût. Chaque salarié qui passe une heure à relire, il coûte une heure de travail.

Et une heure, pour la relecture des éléments d’un jeu, c’est bien peu de chose. En particulier si on souhaite que ce soit fait correctement. Disons plutôt une demi-journée de travail par relecteur. Qui doit donc délaisser son travail « normal ». Trois passes par jeu probablement, deux grand minimum (mais plus probablement trois). Et disons trois jeux par mois. Soit une bonne semaine de travail par mois qui serait alors alloué à la relecture. Si tu bosses dans une entreprise qui peut retirer chaque employé de son poste de travail un quart du temps… c’est probablement qu’elle est foutrement mal gérée :slight_smile:


Le salarié qui va quitter son poste pour relire, il va aussi avoir d’autres choses à faire en même temps. Et devoir répondre à des sollicitations pros. Caro de la maquette, elle va devoir aller en urgence faire une modif sur une carte promo qui doit partir en fab. Et puis, en plus, son cerveau est bien préoccupé par comment réussir à caser sur les cartes de xxx toutes les infos utiles…


Hélas, non. Sinon, tu peux être certain que tous les éditeurs le feraient. Tu crois réellement qu’ils iraient par snobisme refuser un job gratos ?

En réalité, le travail de coordination et de relecture des corrections est aussi prenant que la relecture et ses corrections par « soi-même ». Et pas plus simple pour autant. D’autant plus qu’on va en général recevoir les avis les moins intéressants en premier et les plus poussés en dernier (et souvent en rush / retard).


(je précise quand même : ça n’empêche pas que certains éditeurs fassent bien mieux ce job que d’autres qui, de toute évidence, n’y consacrent pas la même quantité d’effort ni ne place ce sujet comme aussi important)

6 « J'aime »

Le truc, c’est que si l’éditeur n’a ni le temps, ni les moyens, ni l’envie de s’occuper d’une traduction, et bien la solution est simple : il ne la fait pas.

Mais le faire à moitié et dire « oui mais on est une petite équipe de passionnés on n’a pas pu trop relire », STOP.

9 « J'aime »

Est-ce que le « chef » est pertinent dans sa démarche d’emploi quand, dans une boite de jeu de plateau, il recrute des gens qui « détestent » jouer ?
Entre la passion dévorante pour les jeux de plateau et la haine du jeu, il y a un entre-deux tout de même.

2 « J'aime »

Il faut virer Caroline !!! https://media.tenor.com/images/d7181af679e4b1cec844fab361267e46/tenor.gif

2 « J'aime »

Sauf que 90% des gens se satisferont d’une VF passable…

Facile : oui. Si tu recrutes un maquettiste talentueux, qu’il soit joueur ou pas comme Caroline n’a aucune importance. En fait, il est même probable que Caroline qui n’est pas joueuse (de jeux de société) soit plus intéressante à ce poste car moins fermée niveaux codes (et si elle est talentueuse, les codes locaux elle les apprendra rapidement).

3 « J'aime »

Malheureusement ça renforce l’image qu’on privilégie la quantité à la qualité dans un marché noyé par les sorties.
Après les éditeurs se plaignent d’avoir du mal à faire ressortir un jeu du lot mais c’est en parti de leur faute en inondant le marché de jeux plus ou moins bien finis pour grossir le trait.

8 « J'aime »

Je suis toujours dubitatif sur le fait, dans notre exemple, de ne pas vouloir jouer à un jeu pendant le taf pour pouvoir aider à la relecture. Je veux dire, jouer à un jeu, c’est pas non plus la corvée du mois. C’est pas un inventaire.
Ma femme, par exemple, n’aime pas jouer. Pour autant, jamais elle dirait non à une partie (surtout si c’est demandé au taf) si c’est pour permettre d’améliorer les produits que vend sa société. Société qui a besoin que ses produits se vendent bien si elle veut pouvoir garder son emploi dans cette entreprise.

2 « J'aime »

Oui je suis d’accord, ça peut aussi être pourri hein :sweat_smile: Mais bon, si la traduction de base était bonne, il n’y en aurait pas besoin. Et attention je ne parle pas des petites coquilles à gauche à droite, ça peut arriver. Je parle des traductions avec des fautes partout et des non-sens.

1 « J'aime »

Pour la mienne, si, c’est une corvée. :sweat_smile:
Elle ne trouve aucun plaisir à poser un pion en bois pour récupérer 2 bois et un fer afin de valider une carte.

4 « J'aime »

Ca reste de la contrainte. Peu importe que la personne n’aime pas ou n’a pas envie aujourd’hui, maintenant ou pas à ce jeu qui lui donne envie de vomir ou dont elle n’aime pas la couleur, le hasard, l’abstraction…

Peu importe, ça doit rester du libre arbitre de chacun que de jouer ou pas. Faute de quoi, ce sera juste la séance obligatoire à laquelle les salariés se plieront car pas le choix mais dont ils n’auront rien à foutre ni aucune implication. A terme, l’effet risque d’être plus négatif que positif (amha, sur ce genre de sujet, c’est peut-être bien l’inverse qui se produirait…).

C’est aussi mon avis (et ça ne vaut pas plus^^) que la diversité au sein d’une entreprise va amener des résultats plus intéressants qu’un « esprit de famille » autour duquel tous « devraient » se retrouver / partager. Des non joueurs, travaillant chez un éditeur de jeu, ça me semble au contraire très sain si on souhaite avoir un regard extérieur, différent etc.

Ben perso je trouve que ça serait bien, ou au moins se renseigner au minimum (et que ça soit clair, je parle de le faire pendant ses heures de travail hein. Ca serait bien que le jeu leur soit un minimum présenté pour savoir de quoi il s’agit). Le verbe « devoir » est peut-être fort et tu as raison de le souligner, mais je trouve que, à défaut d’y jouer, ils devraient le connaître un minimum. C’est quand même bien de se renseigner et de connaître ce que fait son entreprise. On vire et on attache personne hein :sweat_smile:

Non pas sur son temps libre bien entendu, ça fait partie du boulot ! Mais si les salariés n’ont pas le temps de se libérer une demi-journée, est-ce que tu ne penses pas qu’il y a un problème de quantité de jeux à gérer ? Ils font comment quand quelqu’un est malade ? Et puis il y a parfois des règles très courtes aussi. Je ne pense pas que quand un éditeur dit qu’il sort X jeux par mois, il n’y ait que des jeux avec des règles à rallonge.

Après je l’ai pas précisé aussi, mais en soit les éditeurs ne nous demandent pas de corriger leurs jeux. C’est nous, joueurs qui n’aimons pas avoir un produit fini plein de fautes, qui nous proposons. Je suis consciente que théoriquement ils ne nous doivent rien. Mais dans la pratique, pour moi ils nous doivent quand même un produit fini avec un minimum de qualité. Parce que sans nous qui payons le jeu, eux n’existeraient pas non plus.

Et quand on y pense, certains éditeurs y arrivent très bien, donc je pense qu’il y a quand même un soucis d’organisation, de personnel, de choix, ou que sais-je encore.

2 « J'aime »

Justement, le marché est noyé, donc on est « obligé » de diversifier, vu que si on sort qu’un seul titre qui marche pas, ben t’es niqué. Même si t’as bien fait ton taf’, et que t’as passé tout ton budget sur ce seul jeu parfaitement édité. Ca se vend pas assez, tu ne peux plus payer tes salariés. J’aimerais prendre des exemples mais j’ai pas les chiffres d’autres éditeurs donc je vais supposer.
On voit par exemple Khôra, déjà soldé chez Iello alors que c’est une « grosse » sortie très récente et qui mérite probablement mieux.
La plupart des jeux sont d’ailleurs « bien finis » chez les gros éditeurs. Juste que y’a énormément de catégories de joueurs.

1 « J'aime »