Mais est-ce qu’elle bosse dans le domaine du jeu de société ?
Mouais ça revient à rajouter encore plus d’eau dans un marché noyé, quoi. Pas sûr que sur le long terme ce soit une bonne solution.
Surtout qu’on ne peut pas vraiment appeler le flot d’extensions de la diversification (en regardant sur le FB de Matagot les sorties du mois, j’ai été surpris/effaré du nombre extensions).
Finalement, « éditer mieux », c’est peut-être aussi mieux trier les jeux rentables de ceux destinés au OKgaming-soldé-dans-la-foulée (sans doute plus facile à dire qu’à faire, je le conçois) et mieux peaufiner ces pépites.
Je vois ce que tu veux dire.
Du reste, je ne conçois pas qu’on travaille dans un secteur en « détestant » les produits que vend sa propre boite. Ca doit quand même pas aider, à la base, pour s’impliquer. Quand bien même Caroline est talentueuse.
La contrainte au travail, c’est quand même un peu le B.A.BA. On est rarement libre de faire ce qu’on veut comme on veut.
Un non-joueur peut effectivement apporter quelque chose (quoi, ça reste à déterminer vu que la personne n’aime pas ça). Perso, je n’aime pas le foot, je ne vois pas tellement ce que je pourrais apporter à un fabricant de godasses à crampons. En revanche, si Caroline déteste jouer, clairement, elle ne va rien apporter à la boite en termes de regard extérieur.
Ben c’est soit ça, soit on ferme en fait. Quand t’as un océan, soit tu augmentes le débit, soit ta part va se réduire.
Ben après on suit nos partenaires (Stonemeier, etc). Les extensions c’est du support de gamme en vie. Mais bon, on est loin de faire que ça. Les button shy, , Machina Arcana, Clash of Cultures, Bullet, Summoner Wars (oui les 2 derniers c’est ma sélection) sont toutes des sorties localisées de partenaires qui ont des NOUVEAUX jeux qu’on trouve solides.
A quel moment peut-on décider qu’on à affaire à des Okay Games ? Est-ce qu’Everdell ou Wingspan sont des okay games ? Est-ce qu’on doit dire adieu à nos titres qui se vendent le mieux parce qu’ils sont « okay » mais ne proposent pas des choses « hyper uniques » ?
Coté créa, ben on en a pas tellement que ça : Kemet, Yucatan, Perfect Shot, Peter Pan, Galactic Renaissance, Tatsu, on estime qu’on a peaufiné ces pépites. Mais c’est notre estimation. Si ca se trouve, vous allez pas aimer. C’est difficile de décider si un jeu est bien ou pas.
Là tout de suite, je pense aux personnes qui travaillent pour l’industrie du tabac, de certains phytosanitaires et de bien d’autres cochonneries (gageons que nombre de responsables/personnes qui travaillent et œuvrent dans certaines industries agro alimentaires « COUCOU BUITONI » sont les premières à se détourner de ces mêmes produits ![]()
Ou imaginer dans cet océan un Eldorado, un ilot paradisiaque et tellement qualitatif qu’il en devient une étape incontournable pour tout navigateur dans cet océan ludique ![]()
Oui, malheureusement les faits nous donnent « Blanc, Manger, Coco » comme type de grosse île paradisiaque.
C’est un peu réducteur.
Days of Wonder, avec Aventuriers du Rail, a démontré qu"il était possible de faire un jeu grand public qui génère suffisamment de ventes. Matagot n’a pas encore le sien (et je pense que tous les éditeurs aimeraient avoir un Aventuriers du Rail) mais ce n’est pas un rêve inaccessible.
Quand je viens de me rendre compte que Destinies, que j’ai acheté y’a pas longtemps, est effectivement traduit par les LDG… ![]()
d’ailleurs c’est quoi les gros succès Matagot qui sauvent la barque? Wingspan? Takenoko? Everdell? Scythe? Aeon’s End?
Beaucoup de bons jeux chez Matagot mais effectivement pas de succès d’un niveau 7 Wonders ou blanc manger coco
une gamme trop « expert » / familial + ?
Après les paquets de cigarette anonymisés ou neutres, il faudrait les boîtes de jeux anonymisées aussi ![]()
Des jeux quali, inventifs, novateurs et assez rentables qui permettent de faire tourner la boutique et d’assurer des rentrées régulières, il y en a quand même qq exemples : suffit de regarder du côté des JCE.
Non mais c’est pas necessaire de partir dans les exagerations. On ne parle pas de nuits de boulot, ni de 0 faute tolérée.
Je prends l’exemple d’un jeu reçu pour Noel : Murano.
Dans le livret, aucune harmonie dans l’accord des cartes Oeuvres/Oeuvre/oeuvre et un passage laissé en anglais dans les règles.
Est ce que l’editeur a au moins relu le livret de 8 pages ?
Quand je vois le descriptif du jeu sur le site officiel https://matagot-friends.com/france/fr/matagot/2562-murano-light-masters-3760146647527.html, je me dis qu’au final ça n’aurait pas changé grand chose au vu de l’interet porté au descriptif :
Résumé
Devenez un maitre verrier, obtenez des éclats de verres colorés et transformés les en magnifiques Œuvre
d’arts. Rappelez-vous cependant qu’il vous faudra le nombre exacte d’éclat pour produire vos pièces, ni plus ni moins si vous voulez satisfaire vos clients. Avec chaque réalisations vous honorez les maitres de l’Ile Vénitienne qui vous offrirons le secret de leurs techniques secretes. Pouvez vous gagner et devenir un Grand Maître ?
A votre tour, tournez le selecteur dans le sens horaire et récupéré vos éclats puis choisissez avec soin votre action de négoce: l’échange, la vente ou l’achat d’éclats de verre au marché. N’oubliez pas que vous pouvez modifier l’ordre de vos Cartes Créations et optimiser votre jeu en faisant tourner l’anneau… Puis si vous avez les éclats nécessaires sur votre plan de travail vous pouvez compléter un voir deux chef d’oeuvres. L’utilisation astucieuse des cartes Avantages vous aidera mais rappelez vous que la compétition est rude sur ces îles et qu’il faudra garder un oeil sur les actions de vos adversaires.
Gameplay
A votre tour, tournez le sélecteur dans le sens horaire et récupérez vos éclats puis choisissez avec soin votre action de négoce : l’échange, la vente ou l’achat d’éclats de verre au marché. N’oubliez pas que vous pouvez modifier l’ordre de vos Cartes Créations et optimiser votre jeu en faisant tourner l’anneau… Si vous avez les éclats nécessaires sur votre plan de travail vous pouvez compléter un voir deux chef d’oeuvres. L’utilisation astucieuse des cartes Avantages vous aidera mais rappelez vous que la compétition est rude sur ces îles et qu’il faudra garder un oeil sur les actions de vos adversaires.
On parle pas de nuits supplementaires de boulot pour vérifier ça j’espere… un simple passage de correcteur orthographique supprime une bonne partie des fautes et une relecture simple fait apparaitre le doublon de texte.
Mais non, on est deja passé au suivant.
Et ce sera le texte qui servira de descriptif aux boutiques.
Philibert fait même la correction à votre place (ils ont le temps visiblement), Ludifolie en laisse passer quelques unes, Espritjeux laisse tel quel.
Sympa pour les partenaires. Donc oui, je me dis que vous avez de la chance que ça passe.
On retrouve le marché de la bd il y a 15-20 ans. Plus, plus et toujours plus, peu importe la qualité. Et ptet qu’on en aura un à succès parmi les randoms.
mais on parle de journées pour corriger ce gros tas de merde ![]()
Aucun, on a des succès mais pas de très gros succès ![]()
Mince, tu vas réussir à me convertir à la thèse de la décroissance comme salut pour l’humanité.
Sinon, je suis d’accord pour dire que le concept de OK Game est flou, mais il est évident que dans toutes les sorties actuelles, il n’y a pas que des pépites. Donc d’après moi, les vraies pépites seraient plus visibles si elles n’étaient pas ensevelies sous des montagnes de OK Games. Et au final, tout le monde y gagnerait :
- les nouveaux joueurs qui ne seraient pas rebutés par l’expérience d’un jeu juste moyen ;
- les joueurs aguerris qui verraient peut-être un meilleur suivi des grands titres (coucou FFG!)
- les éditeurs qui pourraient se concentrer sur des jeux vraiment bons plutôt qu’enchainer les projets pas parfaitement aboutis.
Alors oui, il y aurait sans doute moins d’éditeurs (est-ce que c’est grave?).
En tout cas Matagot a de très bons jeux, j’espère qu’ils sont également des succès (Captain Sonar et l’ïle au trésor par exemple).
il y aurait donc au final moins de bons jeux. Réduire la production n’implique en rien d’écrémer sur le meilleur.
D’ailleurs, le problème est aussi que le meilleur est une donnée subjective. Pire : personne n’a la moindre idée à l’avance de ce qui sera un succès ou pas. Les evergreen comme TtR ont certes l’air évidents aujourd’hui, rien ne les distinguait réellement de la concurrence (qui pourtant était bien plus faible) avant leur sortie / succès (et pour certains, sont evergreen alors même que pas particulièrement meilleurs et potentiellement dépassés depuis).
L’idée que certains jeux sont meilleurs et vont s’imposer comme des références du marché qui se jettera dessus pour ces raisons n’a aucune justification réelle.
Je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas le nombre d’éditeurs qui fait le nombre de bons jeux, c’est le soin apporté à leur réalisation, de l’idée d’origine à la distribution.
Plus on a de jeux, plus on a de chance de passer à côté de quelque chose de bien. Un peu comme quand je me pose devant la télé, que je passe une heure à balancer devant les programmations Netflix, Amazon et Disney +, et qu’au final je vais lire un bouquin (c’est du vécu).
« Trop de choix tue l’envie », comme le disait MacNamara38 sur Cwowd en 2022 (pour la postérité).
Le soin apporté par un éditeur n’est pas lié au nombre d’éditeurs sur le marché. Ne serait-ce que parce que les éditeurs qui vivent bien vivent sur un titre « evergreen » qui fait vivre la baraque à lui tout seul; le reste sert alors à multiplier les chances de sortir un evergreen (vu que, pour rappel, personne n’est capable de déterminer quel jeu le deviendra et lequel sera oublié dans 3 mois).
En réalité, le ratio n’a aucune raison de changer avec la quantité. En supposant que « bien » signifie quelque chose (ce qui n’est pas le cas : ce qui est bien pour moi ne l’est pas pour toi; sans surprise, ton bien ne m’intéresse absolument pas).
Plus on a de jeux, plus on a au contraire tendance à être exigeant. C’est peut-être pas intuitif mais il n’est pas difficile de vérifier que les joueurs sont plus exigeants/sélectifs avec 10k jeux par an que quand on en avait 100 (évidemment, si tu n’a pas connu l’époque où on courait après ces 100 nouveautés annuelles, tu pourais imaginer que c’était mieux; perspective biaisée de celui qui regarde en arrière).
Le fait que pour trouver tes 10 pépites de l’année tu aies du délaisser 90 ou 9990 autres jeux ne change finalement rien à ta satisfaction personnelle. Par contre, dans le second cas, tu as probablement éliminé quelques dizaines/centaines de titres qui auraient figuré dans tes 10/100…