Je ne sais pas, en tous les cas, c’est effectivement très présent en France.
Alors en tant que femme je n’ai jamais ressenti cette pression.
Je me barre à 16h10 tous les jours du boulot car ma fille sort à 16h30 de l’école, et c’est le plus souvent moi qui la récupère. Et j’ai été très claire que je ne payerai pas la garde en peri scolaire pour rester plus longtemps au taff, d’autant plus que je ne serai pas plus payée.
De même, je suis en 4/5eme le mercredi pour m’occuper de ma fille.
Et je n’ai jamais, jamais, eu la moindre remarque de mes collègues (90% de mes collègues sont masculins) ou de ma hiérarchie (entièrement masculine).
Au contraire, quand parfois on en a parlé, j’ai plutôt des retours à base de « tu as bien raison de profiter de ta gamine », et donc je n’ai jamais ressenti la moindre pression pour me faire rester plus tard au taff.
Donc peut être cette pression est elle plus présente entre hommes ?
C’est une vraie question, pas une provocation, je précise.
Ca depend vraiment des entreprises pour le coup.
La ou je bosse que ce soit homme ou femme, on pas de pression pour faire des heures-sup ou autres. On fonctionne plus en responsabilisant les gens (grosse modo, si le taf est fait on te laisse un peu vivre ta vie tranquillement).
Chez nous (INRAE), ceux qui partent tôt ou arrivent tards sont regardés souvent un peu de travers (surtout par les gens un peu plus loin dans leur carrière ; les vieux quoi
). A la DRH, le télétravail est souvent perçu comme un travail de moins grande valeur.
Pour la plupart des cadres que je connais, partir tôt du travail est mal perçu (comme du non investissement dans son travail) et peut être un point bloquant dans les négociations salariales. Globalement, en tous les cas dans les milieux que je connais, dire que l’on travaille pas beaucoup (en termes de temps) est perçu très négativement.
Franchement personne me fait chier.
Genre là je suis pas allé au taf’ du tout et pas eu de réu. 100% teletravail.
Bon après, il se peut que ce soit parce que je ne suis pas actuellement en mission. Peut être est-ce lié.
Depuis 10-15 ans ? J’imagine qu’en tant que prof vous avez déjà eu l’occasion de voir des copies d’élèves du XIX ème siècle. En réalité le « niveau baisse » depuis que l’école n’est plus seulement accessible exclusivement aux classes bourgeoises.
Et dans le commerce on a des horaires fixes (normal vu le travail, faut bien que les clients sachent quand ils peuvent passer), mais il est extrêmement mal vu de faire autre chose sur son temps de travail (comme regarder cwowd) alors que certains jours à certaines heures y a juste rien à faire, mais tu es censé resté debout à ne rien faire. ![]()
Sans compter que les horaires payés sont basés sur les heures d’ouverture du magasin mais qu’il faut « évidemment » y être avant pour que tout soit prêt pour l’ouverture. Et c’est sans compter les pauses pour manger, où il est mal vu de partir plutôt que de manger rapidement sur place et de reprendre le travail (parfois inexistant) avant même la fin de la pause légale. ![]()
Mais en réalité plus qu’une baisse de niveau dû à des éléments sociaux, c’est bien les moyens mis dans l’éducation nationale qui sont à pointer, et tout un tas de dysfonctionnements internes dont vous devez avoir l’expérience.
Nous vivons donc des réalités professionnelles très différentes, c’est comme ça.
Par contre, rejeter la note de la DEPP en bloc pour s’appuyer uniquement sur des impressions me semble léger. Ici, j’imagine mal la honte sociale jouer un rôle, ce sont des enquêtes anonymes. Je peux entendre qu’il pourrait y avoir surévaluation dans un but corporatiste, voire même un simple réflexe de protection, étant donné que la profession se fait taper dessus sur ce sujet fréquemment mais dans quelle proportion? Je peux envisager aussi que certains surestiment / sous-estiment leur temps de travail. Mais, une fois encore, c’est cohérent avec les données passées recueillies par le même ministère.
Pardon. J’avais oublié que nous avions ici des personnes dont vous faites partie qui sont spécialistes de tout, dans tous les domaines. Je m’incline… Vous êtes dans le vrai (pour ce sujet comme tous les autres qui ont déjà été abordés ou le seront dans le futur, évidemment). !
Exactement, je suis toutologue de formation.
Ce qui est dommage c’est que je t’ai suggéré de partager ton expérience ici-même (et non, je n’ai pas le temps ou le courage d’aller jusqu’à Nice, j’habite à l’exact opposé) mais tu n’as pas donné suite ![]()
Moi je suis omniscientologue. Je fais d’ailleurs partie des Grand Sacheurs de l’Eglise d’Omniscientologie. Connais-tu la grande parole libéraël ?
L’orthodoxe ou la réformée ?
C’est nous les profs mais c’est quand même eux qui donnent des leçons!
Ptdr, donc l’école a les moyens de ses ambitions aujourd’hui en 2025 ?
Je donne une leçon en affirmant le contraire ?
c’est quoi ses ambitions ?
J’imagine que c’est en partie de devoir s’adapter à la massification scolaire avec des moyens moindres, entre autres choses.
La réalité c’est qu’aujourd’hui, et il y a des études (en sciences de l’éduc notamment) qui le démontrent assez facilement, il vaut mieux avoir un diplôme quel qu’il soit, plutôt que de ne pas en avoir du tout. « Aujourd’hui » le minimum du minimum c’est le bac.
Donc, tu n’en as aucune idée réelle mais ça ne t’empêche donc pas de conclure qu’elle n’en a pas les moyens. Et de moquer la parole de celui qui est au cœur du système.
Je veux bien croire que nous soyons des petits connards qui ne sachions rien sur rien, surtout face à ceux « au cœur du système », mais tant que les sacheurs ne voudront pas faire de retour d’expérience ça ne fera pas avancer le schmilblik j’ai l’impression.