J’ai dit dès mon 2eme message (je crois) que j’étais volontairement provocateur ![]()
Je me permets de rappeler qu’en matière d’enquête pénale, c’est le Procureur de la République qui est le directeur d’enquête (ou le Juge d’Instruction dans le cadre d’une information judiciaire). L’IGPN n’est donc pas tout puissant.
L’IGPN est sous tutelle du ministère de l’Intérieur.
C’est la fin de la blague…
L’IGPN, lorsqu’elle mène des enquêtes judiciaires (comme lorsqu’il y a mort d’homme par exemple), est sous la direction du Procureur de la République. Ce dernier est le directeur de la mission de police judiciaire. C’est la fin de la blague.
Lire (et comprendre) le Code de Procédure Pénale, cela peut-être utile parfois.
Certes.
Mais dire que, comme le procureur de la République dirige les enquêtes et pas l’IGPN, il ne peut y avoir de mansuétude cela me paraît naïf. ![]()
D’une parce que justement les procureurs travaillent avec des policiers au quotidien et ils partagent aussi des choses ensemble (points de vue, objectifs, travail, etc.).
Ce qui crée forcément des biais.
D’autre part ils ont besoin des policiers au quotidien dans les procédures qu’ils supervisent. Ce qui me fait douter qu’ils se fâchent avec la police en requérant de façon sévère dans toutes les situations. Ou en mettant beaucoup d’entrain dans certaines procédures.
Surtout que les syndicats de policiers sont très offensifs, en public comme en privé, dans la défense corporatiste dans toutes les situations. Même lorsque les faits delictuels ou criminels semblent patents.
Et le procureur dirige l’enquête mais ce n’est pas lui qui mène les investigations. Et si elles sont menées mollement, je doute qu’il puisse y changer grand chose.
Il peut a minima demander l’ouverture d’une information judiciaire (obligatoire en matière criminelle) et ainsi de facto confier l’enquête à un Juge d’Instruction qui, pour le coup, n’a plus rien à voir avec l’IGPN.
Concernant la collusion Procureurs-Policiers, si une telle chose est susceptible de se produire, le Code de Procédure Pénale prévoit la délocalisation de la procédure vers un autre parquet compétent afin que le Procureur qui supervise les investigations n’aient pas d’accointance avec les policiers ou gendarmes mis en cause.
Avec des vidéos où les gendarmes de marrent en expliquant qu’il faut ‹ ‹ leur tirer dans la gueule › ›, même ça ça ne suffit pas.
On voit aujourd’hui avec ICE que ce qui sépare la police d’une milice fasciste, c’est justement l’impunité totale. Si le pouvoir offre celle ci, les pires éléments de la société en profitent pour s’organiser et assouvir leurs pulsions impunément.
Dans un communiqué, le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, explique avoir décidé de classer sans suite les violences des gendarmes soit parce que les blessures ont été causées par un tir « conforme » (un cas), soit parce que les tirs non conformes ont pu être justifiés par le « contexte ultraviolent », soit parce que leurs auteurs n’ont pas pu être identifiés.
(justification depuis l’article)
Un propos n’est pas un geste selon le procureur.
Si tu menaces de mort ton voisin (et qu’en plus tu vas lui casser la figure avec tes potes), j’ai du mal a croire que tu t’en sortiras sous prétexte que ‹ ‹ les propos sont pas des actes › › et qu’on a pas pu identifier qui a crevé l’oeil.
Donc oui clairement il y a un traitement différent pour les FDO.
A mes yeux, les révélations du travail des gendarmes de Ste Soline et le classement sans suite de l’affaire me donnent le sentiment d’une milice qui peut agir en toute impunité, même quand les faits sont parfaitement vérifiables en vidéo.
Le traitement de cette affaire est glaçant et renvoie un message affreux à la population.
A cela, dernièrement, on peut ajouter l’affaire Chloé qui m’a particulièrement choqué et les GAV de 18h scandaleuses des agriculteurs de la Confédération Paysanne là où on laisse la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs et la CR foutre le bordel, tout saccager sans jamais intervenir.
En tant que citoyen, je n’arrive plus à faire confiance à la police et à la gendarmerie. Et dans l’absolu, c’est totalement anormal que je ressente cela.
« Créée en 1884, aujourd’hui dotée de 270 agents (dont 73% de policiers), cette police des polices a principalement une mission de contrôle interne : elle veille au respect des lois, des réglements et du code de déontologie des policiers et à ce titre peut mener des enquêtes administratives et judiciaires. »
« En France, l’IGPN a la particularité d’être placée sous l’autorité hiérarchique de la direction de la police nationale. Nos voisins ont opté pour des systèmes de contrôle bien différents. Passage en revue des modèles anglais, danois, belge, et allemand. »
J’ai pas parlé de perte financière pour le piéton mais oui y a plein de cas où il y a une perte pour une partie de la société notamment de temps, parfois grande quand la circulation est déjà encombré. Mais absolument rien de comparable à la fraude comme je l’ai déjà dit.
C’est une vrai condition de la loi? C’est possible mais j’ai jamais entendu parler de cette subtilité.
Oui, sinon ça s’appelle longer la route.
Euh oui alors faudrait montrer que le gain de l’arrêt est supérieur au coût du redémarrage en électrique. C’est peut être le cas mais ça ne me semble pas si évident.
Après en soit effectivement je pense que l’évolution technologique de la voiture limitera fortement les risques. Mais bon je pense aussi que le transport individuelle en voiture ne fait pas partie du futur (pas autant qu’aujourd’hui tout du moins).
Je pensais plutôt à une diagonale. ![]()
Mea culpa si j’ai mal lu, mal compris
Mea culpa mal lu mal compris, l’enchaînement des réponses… Désolé
Je ne suis pas technicien, juste ce que j’ai compris (mais je peux donc totalement dire de la merde) : il n’y a pas de redémarrage en électrique. C’est purement un concept de moteur à explosion. Il n’existe que de l’accélération, de 0 à la vitesse de croisière, qui consomme une énergie suffisante pour surmonter la résistance aérodynamique (anecdotique à ces vitesses), la résistance au roulement et fournir l’énergie cinétique nécessaire à accélérer la masse du tank.
Ce qui ne nous aide guère, on est d’accord. Mais les études donnent bien un gain lors des freinages régénératifs tant qu’ils respectent deux conditions :
- que la batterie ne soit pas pleine. A 100% de batterie, on ne régénère pas. Et selon les modèles, les sécurités sont plus ou moins hautes mais la règle est qu’un véhicule chargé à fond sera moins optimal
- que le freinage soit lent et progressif. En clair, il faut apprendre à lâcher la pédale assez tôt pour que la voiture fasse son job (ou avoir une voiture que le fait d’elle-même mais les modèles qui le font sont encore assez rares)
Dans ces conditions, tu as bien un bénéfice énergétique à marquer la pause.
Et c’est encore un peu mieux si la voiture est conçue pour favoriser les passages en roue libre (coasting) durant lesquels la consommation électrique est nulle (hors le kW de ‹ confort ›).
La clé ici étant de laisser faire la voiture qui est conçue pour éviter ce qui coûte le plus en énergie : accélérer et freiner brutalement pour au contraire rouler librement et freiner le plus longtemps possible (amusant sur un bouchon de voir sa batterie se recharger quand on n’avance pas pour faire 2m dès que c’est possible). De ceux que je peux voir autour de moi, ce n’est pas quelque chose de facile; le thermique a ancré chez les gens de sales habitudes
J’ai eu cette réflexion aussi. Et j’en suis arrivé à la conclusion que la solution passe par la conduite ‹ autonome › (FSD de Tesla, NGP de XPeng, God’s Eye de BYD). Je pense que la ‹ perte › du sentiment de contrôle, d’être ‹ maître de ›, entraînera la perte du désir de posséder et rendra sa fonction purement utilitaire aux véhicules (j’imagine que la fonction sociale, si nécessaire, se déportera sur des systèmes d’abonnement / véhicules plus ou moins luxueux)
Si on ne peut établir qui de toi ou de tes potes lui a crevé l’oeil, les conclusions seront les mêmes. Je me permets juste de (te) rappeler :
« Nul n’est responsable pénalement que de son propre fait ! » (article 121-1 du Code Pénal)
C’est exactement le même principe que quand des violences sont commises par une bande dont on ne peut déterminer les actions individuelles de chaque membre. A ce jour, notre droit pénal ne prévoit pas de sanction collective.
Le mot important dans ta phrase (enfin dans la phrase de l’article que tu reprends !), c’est hiérarchique. Or je te parle d’enquête judiciaire et de procédure judiciaire. Et en la matière c’est bel et bien le Procureur de la République qui est de facto l’autorité judiciaire qui supervise les enquêtes.
Typiquement, un commissaire de police (autorité hiérarchique) ne peut pas ordonner à ses agents de lever une garde à vue (ou même de placer en garde à vue, mais il peut le faire lui-même étant OPJ) ou de ne pas faire une perquisition.
Le cas de l’article 74 du CPP dont on parle ici (recherche des causes de la mort) est encore plus particulier puisqu’il ne s’agit même plus d’une enquête sous la direction du Procureur de la République, mais d’une délégation de pouvoirs de ce dernier. De fait, elle est réservée aux seuls OPJ (un APJ ne peut pas faire d’acte en 74).
Oui, c’est une vraie condition de la loi. Et c’est plutôt bien que ces garde-fous existent. ![]()
Encore une fois, le système n’est pas parfait (aucun ne l’est), mais il est quand même plutôt bien pensé et de nombreux cas ont été envisagés. La méconnaissance globale de son fonctionnement et les cris d’orfraies des médias et autres politiques qui poussent leur agenda pour des raisons électoralistes amènent au final le quidam à s’en faire une image très noire et faussée de la réalité.
Et quand je lis ici (ou ailleurs) que désormais, il faut avoir peur de la police (ou de la gendarmerie), cela m’attriste… et m’amuse à la fois car ce sont exactement les mêmes méthodes qui poussent d’autres quidams à avoir peur des immigrés.