En même temps on est condamnés à discourir sur des propos que tu rapportes et que tu réinterprètes.
Sans blague...
Et toi quelles sont les maisons d’édition/livres que tu aimes et recommanderais? J’aime découvrir des choses.
Je dirais au contraire qu’il est grand temps de prendre le temps de faire une pause et s’interroger sur ses croyances quand on est attaché à une maison d’édition en particulier…
Ce n’est pas un amour exclusif!
et ... d'échanger cette vie morose contre le parfum d'une rose ? ![]()
Des propos issus de leur page, suffisamment flous et imprécis (voulant tout dire et rien à la fois) et qui peuvent laisser le champ à l'interpretation.
D'où l'intérêt d'être précis dans l'usage des termes et du champ lexical.
Lorsqu'ils évoquent "l'enseignement d'une histoire populaire et paysanne, pilier de la culture de la Résistance" , tu comprends quoi précisément ? Il y a quoi dans cette Histoire ? Elle est faite par qui ? Ça m'évitera d'interpréter.
Et assigner un but politique, programmatique, idéologique à une Histoire, une science, n'est-ce pas dangereux ? Le résultat n'est-il pas biaisé par avance ?
Lorsqu'ils évoquent un retour aux valeurs de la paysannerie, je n'arrive pas à trouver (sinon j'interprète) : quelles sont-elles d'après toi ? Histoire que j'y vois plus clair.
Tu parles de celle là en particulier ou de maison d'édition en général ? Moi il y a des maisons d'édition que j'aime bien car ils font un bon travail éditorial. C'est ok, non ? Je ne connais pas celle citée par @Slimouze et ne lis pas de livre d'histoire de toute façon (je me contente des romans).
Je ne sais pas, c'est pas clair en effet. Mais ça serait plus simple si tu mettais un lien directement vers les passages histoire de voir le contexte dans lequel ils s'inscrivent. Peut-être que cela préciserait les choses.
Evidemment. Mais ce n'est pas nouveau. L'enseignement de l'histoire a toujours été un enjeu politique. Je suis sûr que, si c'est en accord avec tes valeurs, tu ne verras pas de problème à assigner un but politique, idéologique et programmatique à la discipline. Cela ne veut pas dire que c'est bien (dans un cas comme dans l'autre, quelque soit le but politique, idéologique que l'on veut faire passer) juste qu'il est difficile de se départir de tout ça.
Edit, j'ai trouvé à quoi tu fais référence (c'est moi qui souligne).
- APPRENDRE DE LA DIVERSITÉ HUMAINE:
Contrairement au discours de la religion du Progrès, le développement du système technologique a depuis le départ fait face à d’importantes résistances populaires. En Europe, la mécanisation a souvent été accueillie avec méfiance par les ouvriers, les artisans, et même les petits capitalistes (voir François Jarrige). Historiquement, l’idéal d’un mode de vie centré sur le confort, c’est-à-dire débarrassé de toute forme de contrainte, de fatigue ou d’effort, est un idéal aristocratique/bourgeois – donc un idéal de parasite – qui n’a rien à voir avec les aspirations du monde ouvrier et paysan. Comme le pouvoir impose toujours un récit servant ses propres intérêts, cette histoire populaire a été effacée du discours dominant. Ailleurs dans le monde, de nombreuses sociétés traditionnelles refusent la technologie et le confort modernes pour des raisons morales, ou tout simplement parce que leur culture suffit à les combler.
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> La réappropriation et l’enseignement de cette histoire populaire et paysanne méconnue, ainsi que la mise en avant de sociétés faiblement technologiques bien plus égalitaires et démocratiques, constituent les piliers d’une culture de résistance digne de ce nom. D’innombrables activités peuvent contribuer à l’alimenter : apprendre la vie en pleine nature pour faire émerger de nouvelles cultures humaines libérées de la dépendance au système technologique ; enseigner aux enfants des choses concrètes, stimulantes pour les sens et utiles pour leur avenir (entretenir un potager, préparer la nourriture, reconnaître des plantes, construire une cabane, fabriquer des objets, etc.) dans des milieux épanouissants (plein air, forêt, jardin permacole, etc.).
On peut trouver que c'est naïf, que ça "exotise" et idéalise sans doute une peu candidement les "sociétés traditionnelles" mais de là à y voir un retour des heures les plus sombres...
J'y vois plus, en sous texte, une mise en avant des travaux de Pierre Clastres et de James C. Scott, notamment de son livre Zomia ou l'art de ne pas être gouverné et une réhabilitation des modes de vie pré-industriels, souvent dépeints sans nuances comme uniformément infernaux.
Tiens d'ailleurs:
Cette élucubration du « refoulé fasciste » de l’écologie est due au philosophe Luc Ferry dans Le nouvel ordre écologique en 1992. Son procédé consiste à monter en épingle une poignée de primitivistes américains, à prétendre que le fascisme était lui-même anti-scientifique et antirationaliste, et à rapprocher les deux comme unis contre le progrès et pour « la terre qui ne ment pas ». Une formule tombée de la bouche de Pétain, le 25 juin 1940, ou plutôt de sa plume, le journaliste Emmanuel Berl, qui avait rédigé son discours. Dans les faits, La France de Vichy était non moins technologique et industrielle que l’Allemagne nazie ou l’Union stalinienne.
L’Italie, l’Allemagne et le Japon fascistes fondèrent leur puissance transitoire sur une science et une industrie d’avant-garde, bientôt surpassées, comme chacun sait, par celles des USA (démocratique) et de l’URSS (communiste).
Tu te rends compte quand même que le passage en gras :
- ne veut strictement rien dire
- et ouvre la porte à tout et n'importe quoi.
Un exemple : c'est quoi ces sociétés faiblement technologiques bien plus égalitaires et démocratiques !!! La place des femmes dans les sociétés traditionnelles ? Je suppose qu'il n'est pas question de l'Inde ici, ni des sociétés précolombiennes, ni des sociétés féodales, ni des des sociétés antiques ...
Des mots, toujours des mots et rien derrière.
En quoi ce qu'ils proposent pour instruire les enfants est plus stimulant ?
Ils mélangent les aspirations du monde ouvrier et paysan sans préciser ce qu'elles sont !!!
Encore un truc : ils opposent technologie-confort et morale.
Donc en quoi le confort est immoral ? Faut-il souffrir pour être moral ?
Bref c'est pas exotique. C'est pas candide. Ça fantasme, ca idéalise (d'ailleurs sans jamais nommer, référencer, sourcer, identifier) sans connaître "les sociétés traditionnelles" (comme si celles-ci formaient d'ailleurs un bloc). C'est du grand n'importe quoi.
Moi j'y vois beaucoup de ruffinisme derrière leur "manifeste".
J'ai vraiment l'impression de gens qui ont rarement pratiqué un métier manuel pendant plus d'un été. Ils mythifient un peu les classes populaires, qui sont nobles et morales parce qu'elles souffrent dignement.
D'ailleurs je vois bien Ruffin comme leur débouché (puisqu'à aucun moment ils mettent de projet en avant) politique. À aucun moment il n'est question de la propriété des moyens de production, juste de saupoudrer quelques primes ici et là pour Solange et Bernard cassés par le travail mais droits et dignes.
J'ai édité entre temps mon message pour préciser certains points:
Zomia, ou l’art de ne pas être gouverné James C. Scott propose ici une étonnante contre-histoire de la modernité. Depuis deux mille ans, les communautés d’une vaste région montagneuse d’Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l’État. Zomia : c’est le nom de cette zone d’insoumission qui n’apparaît sur aucune carte, où environ 100 millions de personnes se sont réfugiées pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines. Traités comme des « barbares », ces peuples nomades ont mis en place des stratégies de résistance parfois surprenantes pour échapper à l’État, synonyme de travail forcé, d’impôt, de conscription. Zomia nous rappelle que la « civilisation » peut être synonyme d’oppression et que le sens de l’histoire n’est pas aussi univoque qu’on le croit.James C. Scott Professeur de sciences politiques et d’anthropologie à l’université de Yale, spécialiste de l’Asie du Sud-Est, il est notamment l’auteur de La Domination et les arts de la résistance (Amsterdam, 2009), Petit éloge de l’anarchisme (Lux, 2013) et Homo Domesticus. Une histoire profonde des premiers États (La Découverte, 2019). Traduit de l’anglais par Nicolas Guilhot, Frédéric Joly et Olivier Ruchet
Tu simplifies et caricatures.
La recherche d’un mode de vie centré sur le confort, c’est-à-dire débarrassé de toute forme de contrainte, de fatigue ou d’effort, est devenue un idéal absolu. Désormais, le confort ne sert plus seulement à satisfaire nos besoins réels, mais constitue le coeur d’une logique économique, sociale et psychologique dans laquelle notre sentiment de bien-être repose sur l’accumulation d’objets pratiques et sur le recours systématique à la technologie.
Répandu dans la plupart des classes sociales des pays développés, le confort fait l’objet d’un consensus que brise ce livre original, qui se situe à la croisée de l’anthropologie et de la philosophie. Stefano Boni réactualise les analyses d’Ellul, Anders, Illich ou Latouche, pour révéler le prix à payer de l’expansion du confort moderne : affaiblissement de nos capacités cognitives et sensorielles, perte d’autonomie au profit de dispositifs technologiques, renforcement de l’individualisme, appauvrissement et instrumentalisation des relations sociales, mise à distance de la nature et destruction des écosystèmes.
En nous privant de toute expérience considérée comme désagréable ou négative, le confort nous enferme dans un cocon protecteur qui nous coupe du monde extérieur et de nous-mêmes, de tout ce qui fait le « sel de la vie » et contribue à nous rendre pleinement humains.
Je ne vois pas pourquoi je citerais une maison d'édition en particulier, l'effet est identique quelle qu'elle soit.
Il faut par contre bien différencier édition de loisirs (romans etc.) et édition (pseudo, surtout) scientifique ou politique. l'effet est probablement le même mais je doute que lire des romcom quasi toutes issues d'un même éditeur soit un réel problème, même si ce n'est certainement pas non plus un très bon indicateur d'équilibre. C'est un peu différent quand le domaine a un impact plus direct sur le monde (ou sa perception).
Au contraire en sciences il y a des éditeurs qui sont sérieux (Springer ou Elsevier)) et d'autres à éviter (mdpi). L'éditeur s'il fait bien son boulot doit être garant d'une qualité éditoriale.
Après je ne lis pas d'ouvrages pseudo scientifiques ou de politique. Mais je suis à peu près sur que certains éditeurs sont à éliminer direct car ne publiant que des textes fachos ou conspirationniste.
Mais je crois que personne n'a dit que ce n'était pas bien de lire des ouvrages de différents éditeurs, c'est juste que ce ne me paraît pas choquant d'avoir des éditeurs que l'on aime particulièrement.
Bon je vois que tu ne réponds pas. Des citations, des livres ...
Je ne sais tjs pas :
- quelles sociétés faiblement technologiques sont plus égalitaires et démocratiques
- pourquoi les valeurs paysannes plus morales
- pourquoi c'est plus stimulant de connaître les plantes et de faire des cabanes ...
Autre point : tu te rends compte de la dangerosité et de ce qu'implique l'expression : " régénérer la paysannerie". Donc le projet, c'est de régénérer un groupe social, un groupe d'individus. Par quels moyens ont fait ça ? Des idées ?
Alors juste pour préciser je ne suis pas leur porte parole ni le rédacteur de leur charte hein. Si tu veux des précisions je t’invite à les contacter.
Tu m’as mis dans la position délicate d’expliquer quelque chose que je n’ai pas écrit.
Ce que je me contente de faire depuis quelques messages (humblement et maladroitement peut être) c’est de défendre le point de vue de la critique anti industrielle/techno critique face à des accusations qui me semblaient injustifiées (en gros mouvement fasciste et d’illuminés).
Tu as embrayé en me demandant d’expliciter des points précis d’une charte que je n’ai pas écrite et que je n’ai jamais prétendue adouber. Charte qui plus est d’un mouvement qui est loin de représenter la variété de ce courant.
Encore une fois je ne suis pas un représentant ou un avocat d’ATR. A la base j’ai mis un lien vers leur site car leur critique du productivisme de la paduteam me semblait intéressante. (J’ai d’ailleurs mis aussi un autre lien que personne n’a relevé.)
Je suis au même niveau que toi. Je n’ai pas plus d’information que toi sur ce qu’ils veulent dire. A la limite je peux faire des hypothèses et liens en rapport avec les thèmes habituellement portés par ce type de critique, (qui encore une fois ne se résume pas à ATR). D’où mes suggestions de livres.
Voilà tout ce que je peux te dire.
Tu mets un lien, un renvoi, une info sans sourcer ni contextualiser. Donc je rappelle qq éléments factuels qui permettent de savoir qui et quoi. Ça permet je pense d'y voir plus clair.
Ce ne sont pas ce que j’appelle des éléments factuels. Tu semblais en douter toi-même avec l’usage de la forme interrogative.
Quand au fait que ce ne soit pas sourcé comment dire… c’est un lien vers un site internet qui s’appelle antitechrevolution….
On se demande bien ce que ça venait foutre là d'ailleurs puisque ce n'était pas le sujet de la vidéo que j'ai posté (la candidature de Le Pen et les éventuelles conséquences).
Mais bon, tu t'es fais une spécialité de faire dévier des sujets, donc ça ne me surprend plus vraiment.
Sinon, moi j'ai trouvé la lecture des bouquins de James C. Scott très stimulante (je ne sais pas exactement si j'ai lu celui là précisément vu que j'ai chopé les VO à la BU...). Je vous invite à le lire, ça change l'éclairage est intéressant.
J'ai bien pigé que vous reptochez à slimouze de poster des liens vers des mouvements que vous jugez au mieux rouges-brubs, au pire crypto-faf.
Pour avoir beaucoup et intimement fréquenté les mouvements anars/libertaires du coin j'ai un peu de mal à me les représenter comme ça. Par contre j'avais entendu un paquet d'énormités... Très honnêtement j'ai déjà vécu des moments un peu cringe aussi (on a d'ailleurs déjà évoqué le sujet me semble t il). Donc je comprends. Mais êtes vous sûr de qu'il n'y a pas un problème d'aveuglement réciproque ?

