Si c’est l’étude du cabinet EY dont vous parlez, elle ne mentionne que ceux qui arrivent pas ceux qui partent, et donc je l’ai toujours trouvée biaisée. Sachant qu’ils comptaient le nombre de projets.
Donc un projet a 1400 salariés ou un projet a 12 salariés,
Il y en a c’est sûr. Même plein. Mais il y a aussi des entreprises qui s’en sortent finalement mieux qu’on ne le pensait au sortir de la crise, ce qui montre bien une imprévisibilité du système que ne régleront jamais les prévisions des économistes, les doigts mouillés des éditorialistes ou l’avis des politiques.
Ensuite, il est toujours très cavalier de déterminer avec précision les causes de la fermeture d’une entreprise quand celle-ci met la clef sous la porte. Et je ne pense pas que ce soit systématiquement une histoire de lourdeur administrative ou de charges : je crois toujours que, face à l’échec, il y a toujours ce réflexe de fixer l’autre avec un regard inquisiteur plutôt que de faire de l’introspection. Ce qui n’empêche pas du tout (mais alors pas du tout) des boites de fermer parce que le système les étouffe et surtout, comme le disait Thierry, ne les aide pas en les accompagnant.
Ma femme est indépendante et quand tu te retrouves à appeler l’URSSAF pour leur demander des choses et que c’est finalement toi qui apprends quelque chose à la personne au bout du fil, y a un lézard.
Donc il faut toujours garder à l’esprit que ce ne sont jamais vraiment les individus dans l’administration qui décident de faire chier les entrepreneurs mais le système dans son ensemble qui a bien besoin d’une mise à jour. Plus humaine, plus logique.
oui après ça soulève une question que je me pose depuis des lustres : les fonctionnaires font ils remonter les dis-fonctionnements constatés ou bien s’en fichent ils et se contentent ils de suivre le protocole ? Comme tu dis il est temps que l’humain reprenne plus de place là dedans mais pour ça il faut commencer par s’affranchir de certaines protocoles . Tu peux bien avoir de bonnes intention , si au final tu obéis au système administratif et qu’en travaillant pour tu l’entretiens je ne vois pas comment l’administration pourra se réformer. Je pense que plus que jamais seuls les fonctionnaires peuvent faire quelque chose en agissant de l’intérieur de la machine. Après y a une telle programmation mentale pour rentrer dans ces fonctions que je suis assez pessimiste . Les gens qui pensent autrement que par la norme imposée ne sont pas conservés dans l’administration
Non. En toute bonne foi je ne comprend pas ce qu’on met derrière ce mot qui devient un mot fourre-tout, et qui perd de fait toute puissance descriptive. Ça devient limite synonyme de « caymal selon mon opinion ».
Je veux bien ta source car aucune chance que cela arrive.
Parce que informer une personne de sa possibilité « légale » de demander le RSA, cela arrive tous les jours à Pôle Emploi, et c’est même, au contraire, encouragé.
Les RSA est une prestation sociale extérieure à Pôle emploi, financée par les conseils départementaux et payée par la CAF. Aucune fraude à en parler, aucun détournement du système.
La situation ne paraît pas non plus aussi claire que cela.
Du reste, au delà du comportement eventuel dudit ex-conseiller, il est une réalité globale d’une trop grande complexité des aides sociales. Qui fait que nombre de bénéficiaires potentiels n’en font pas la demande, autant par méconnaissance du fait de la complexité desdites aides.
(…)« Il était ainsi estimé que près de 1,7 million de personnes éligibles au RSA (socle ou activité) au dernier trimestre 2010 n’en étaient pas bénéficiaires, induisant un montant non distribué de l’ordre de 432 millions d’euros. Ces éléments sont repris dans le Rapport national d‘évaluation du RSA. »(…) p22
(…) « les raisons du non-recours mises en avant par les personnes concernées. La méconnaissance du RSA, ou sa mauvaise connaissance, explique pour l’essentiel le non-recours »(…) p22
Certes. Et je ne vais pas nier qu’il y a des progrès. On est quand même amha très loin de l’idéal recherché.
Les microentreprises sont-elles des entreprises ? Leur statut est, je dirais, au moins boiteux. Pour faire un parallèle avec un point soulevé précédemment, ça me fait beaucoup penser aux emplois subventionnés.
Qu’il n’y ait pas de démarche à faire ou un minimum devrait être la norme et pas l’exception.
Ce qui nous ramène à une comptabilité à plusieurs vitesses. Donc à un accroissement des inégalités (au moins dans l’accès aux ressources / exercice des droits).
Encore une fois, un des soucis majeurs est l’information. Que ce soit extérieure dans le développement de la TPE/PME ou intérieure (optimisation). Dans ces deux domaines, les TPE/PME ne peuvent généralement rien faire alors que ce sont des domaines où administration/collectivités pourraient parfaitement les accompagner.
Plus agir sur la gestion et simplifier la partie comptable.
Je veux bien le croire. Et cela va globalement probablement dans ce sens (difficile à juger de ma seule position). Mais on est encore loin d’une administration « invisible » (qui n’est peut-être pas un idéal non plus^^).
D’ailleurs, ces lourdeurs ne sont pas le seul fait des administrations. Beaucoup d’entreprises reproduisent des schémas identiques.
Ma citation a été transformée de discussion en liste à points, ça n’aide pas.
Je dis en gros que c’est un des pièges des débats avec certaines personnes.
Quand on cherche à dire que ce n’est pas une majorité des cas, la réponse est régulièrement de chercher à faire dire que ça existe, et de se poser en vainqueur à ce moment.
Alors que dire qu’une chose (ou un cas, un évènement…) n’est pas majoritaire n’est pas du tout comparable à dire que ça n’existe pas.
Et donc on (toi, dans ce cas) est amené à dire « c’est pas majoritaire, même si ça existe » pour éviter ce débat stérile.
Tu es anarchiste et tu attends de l’État qu’il contrôle et surveille les caisses privées afin qu’elles ne spéculent pas !!! Donc de la verticalité et de la hiérarchie. Il y a comme une contradiction. Tu devrais plutôt dans ce cas-là souhaiter de l’horizontalité, de la solidarité, de la démocratie directe, de l’autogestion collective et de la coopération (notamment dans les moyens de productions …),; bref des concepts et principes plus en adéquation avec l’anarchisme.
Tu es également à la limite de la planification et d’un retour au bon vieux commissariat au plan
Il me semble que cette fable/catégorisation de l’économie en secteur primaire/secondaire/tertiaire est quelque peu dépassée
Les entreprises ne recrutent pas sur concours.
Les salariés ne sont pas vissés à vie sur leur poste.
Les hiérarchies sont plus courtes, souvent avec aussi plus d’horizontalités, et fonctionnent généralement mieux dans le sens ascendant.
Mais, encore une fois, peu m’importe que certaines choses soient gérées par une administration, du privé à vocation publique, du privé sans but lucratif ou une « simple » entreprise. Tant que la solution est efficace et qu’on ne dispose pas d’une meilleure. Malheureusement on finit plutôt par se satisfaire de la solution déjà en place et à faire avec ses défauts (que ce soit du public ou du privé)
On parle de la même chose ? Les micro-entreprises ont souvent l’image de l’arrondi des fins de mois mais une grande partie des entrepreneurs individuels sont des microentreprises.
Pour information, il est possible de bénéficier du regime micro jusqu’à 17x.xxx € de chiffre d’affaires annuel pour les ventes et 7x.xxx € pour les prestations de service.