Dans le privé ?
Vu toute la merde que j’ai pu y voir, ça fait peur pour le public ![]()
Oui, j’ai une assez bonne idée de ce dont il s’agit 
Mon point était : c’est aussi une bonne façon de créer de l’emploi sous-rémunéré, à l’instar des mini-jobs allemands. Ce n’est pas un statut juridique. Ca se détourne rapidement (et pour le coup avec zéro procédure). Et la business story fait passer un roman de gare pour une thèse en droit du commerce.
Je n’ai pas été chercher des chiffres précis mais il me semble que le CA moyen annuel oscille entre 12 et 15000€. On est quand même très loin de l’entreprenariat. Et ça n’a surtout aucune viabilité à long terme.
Au passage, le non paiement de la TVA est à la limite plutôt une mauvaise chose puisqu’il implique une nouvelle inégalité entre entreprises et individuels. Qui est aussi une source de précarisation.
Enfin, cette simplification apparente équivaut souvent à une hausse des charges par rapport à une déclaration au réel. Hausse qui peut vite atteindre un doublement des cotisdations.
Je ne vois pas le rapport avec la question posée :
La réponse est évidente : Tout comme un salarié du privé, les salariés du public font remonter les dis-fonctionnements et tentent de faire évoluer les choses dans les mêmes proportions.
Un salarié qui s’en balance de son boulot et ne fait pas remonter les dis-fonctionnemnts à sa hiérarchie, il y en a dans le privé, dans le public, et dans tous les domaines. Ce n’est pas l’apanage de la fonction publique.
Et tout comme dans le privé, tout dépend de la hiérarchie pour prendre en compte ces retours ou les effacer d’un revers de main.
Si je développe mon propos, je dis :
Qu’importe que les recrutements, fonctionnements de structure, réglements intérieurs, etc soient différents, cela ne change rien.
Ceux qui travaillent dans la fonction publique n’ont pas été élevés dès leur plus jeune âge pour faire partie d’une « caste », comme l’étaient les princes ou les ainés des familles aristocratiques d’il y a quelques centaines d’années. Salariés du public ou du privé, on a tous été à la même école, fait les mêmes études dans les mêmes structures. On a suivi les mêmes enseignements de la vie, et il n’y a pas de « mentalité de fonctionnaire » qui s’acquiert quand quelqu’un est recruté dans la fonction publique.
On peut alors s’arrêter là. Car, au contraire, ces recrutement, fonctionnements, structures etc. vont faire la différence.
Évidemment, chacun va être différent. Et que les parcours sélectionnent des aptitudes et compétences différentes.
Mais c’est vrai que la vieille antienne de la mentalité « particulière » (et particulière par rapport à quoi, et en quoi ce serait elle l’écart à la norme -laquelle?- si tant est qu’une telle mentalité existe ?) des « fonctionnaires » (comme s’ils étaient tous à mettre dans le même sac d’ailleurs) est particulièrement agaçante et n’apaise pas le débat.
Quand on commence d’emblée à mépriser la « mentalité » de l’autre avant d’avoir commencé, peut-il même y avoir un débat ?
Si l’idée c’est de dire que les gens travaillant dans le secteur public se moquent de l’efficience, c’est factuellement faux.
Je suis par exemple médecin dans un service HU (techniquement assimilé fonctionnaire, donc) et je peux affirmer qu’en permanence nous calculons pour tenter de concilier efficacité du soin/de la recherche et dépense publique. Mais c’est sûr, et c’est inhérent à la notion de service public, que s’il faut arbitrer entre qualité du soin et dépense, nous opterons pour le soin.
oui anarchie ne veut pas dire absence d’ordre ou de système
L’anarchisme est une philosophie politique qui repose sur des principes parmi lesquels ne figurent pas l’Etat régulateur et qui repose notamment sur l’horizontalité et l’absence de hiérarchie politique (notamment une organisation politique sans Etat). L’ Etat y est même perçu comme un outil de coercition d’un groupe dominant sur des individus qui exercerait une violence « légale » et en aurait le monopole. D’où mon interrogation lorsque tu souhaites voir en l’Etat un régulateur, voire un contrôleur. C’est presque une négation d’un principe fondamental de cette philosophie et de ce courant de pensée.
Juste deux points là dessus :
Le CA moyen des micro n’est pas vraiment pertinent car les situations sont très hétérogènes.
On retrouve effectivement des entrepreneurs précaires, mais aussi des entreprises compléments de revenus à très faible CA (2 animations par mois, de la vente en réunion, du service de peinture,…) et surtout une grande partie des entrepreneurs pour qui c’est la seule activité et qui est parfaitement viable.
Le micro n’est effectivement pas un statut, mais un régime. Le statut c’est (pour la plupart) l’entreprise individuelle, avec le principe de patrimoine unique entre la personne et l’entreprise. Que ce soit du micro ou du réel, le statut il est le même.
Concernant la franchise en base de TVA et le prélèvement / abattement au pourcentage du CA :
Il est possible pour une entreprise au micro de passer au réel, et déclarer de la TVA quelquesoit son chiffre d’affaires. Ce n’est juste pas l’option par défaut et c’est disponible soit des la création soit au cours de la vie de l’entreprise.
Si l’entrepreneur estime être gagnant à déclarer au réél, personne ne l’en empêchera, même avec un CA de 10.000€.
Ce n’est pas le souci. La TVA est un souci pour les autres entreprises en créant une situation d’inégalité. Le montant des prélèvements est un problème pour l’auto entrepreneur Qui paie (cher) la simplicité.
Moui enfin l’entrepreneur qui ne collecte pas la TVA ne la deduit pas non plus. Schématiquement il achète à ses fournisseurs TTC et pas HT.
(Je vais m’arrêter là, le HS a assez duré je crois.)
voilà c’est ça je nie un principe fondamental . Maintenant fin de la discussion je suis passé à autre chose
Bnmen je sais pas, il soulève des éléments intéressants. Que mets tu derrière le mot « anarchie »?
Foucart…
Le journaliste complotiste du monde : Glyphosate : la déontologie de l’Anses mise en cause
Qui a bloqué toute la communauté sceptique / rationaliste, et nombreux scientifiques sur Twitter, dont les auteurs de la MetaHCQ Fiolet et al. (fun fact : il m’a bloqué en même pas un mois sans que j’interagisse jamais avec lui). Un récent chercheur bloqué, qui a osé critiquer son article sur la biodynamie : https://twitter.com/Cyril_dgnr/status/1434382793321193475
Divers liens critiques :
Une vidéo qui a été pas mal utilisée par les complotistes pendant la pandémie pour critiquer les scientifiques : Désinformation scientifique : quand la raison est instrumentalisée par des intérêts privés - YouTube
Pour rappel, il y a un consensus réglementaire sur le glyphosate. Voici par exemple la position de l’OMS : https://www.who.int/foodsafety/jmprsummary2016.pdf
Merci pour toutes ces infos intéressantes !
C’est toujours bon d’avoir différents points de vue et sons de cloches sur des sujets. (même si ça prend un temps monstres pour tout lire d’un coup!).
Perso, je ne suis en rien expert de sujets scientifiques, juste intéressé par tous ces sujets sociétaux notamment en lien avec le domaine de l’agriculture/alimentation/nature en général alors avoir plein de sources et pouvoir les confronter, c’est top.
J’ai notamment appris grâce à toi (ça c’est cool car je suis curieux):
- de l’Impact Factor (il faudra que je regarde comment et qui le détermine d’ailleurs)
- de l’existence d’une « polémique » concernant le travail de ce journaliste
- de chaines Youtube que je ne connaissais pas
- que les éditions PUF ont fusionné avec Belin pour devenir Humensis
- la loi de Brandolini (je pourrais briller au repas de ce soir face à mon fils et madame tout en dégustant ma soupe)
Dans tous les cas, de mes petits yeux, ce que je constate c’est que malgré la multitude de sources d’informations, il y a un gros travail de recherches et de prises de recul pour le lecteur.
Je comprends bien pourquoi il est plus facile pour beaucoup de rester sur ses positions et parfois dans les extrêmes. Et la défiance des gens face aux autorités etc suite à des scandales et rumeurs etc.
Je suis une personne assez enclin à chercher/voir le « gris » en plus.
Et concernant le sujet de fond de l’article: le glyphosate.
Il faut que je me penche plus sur la question quand j’aurais plus de temps car de primes abords et de mon expérience personnelle, je penche plutôt du côté des personnes qui le perçoivent comme un produit néfaste.
EDIT:
« La conséquence, non évoquée par le journaliste du Monde, est que l’abaissement de la rigueur scientifique (qualifiée de « rigorisme ») conduira à déclencher des « mesures de protection » devant tout « signal faible » (surtout s’il est médiatisé), avec le risque de développer de nombreuses peurs infondées aux conséquences parfois désastreuses (souvenons-nous de la décision d’un ministre de la Santé, en 1998, de suspendre la vaccination contre l’hépatite B dans les établissements scolaires au nom d’un « signal faible » jamais confirmé ; décision qui contribua grandement à la défiance envers la vaccination). »
Je réagis aussi sur ce point évoqué dans l’un des articles de l’Afis: je suis plutôt enclin à considérer qu’en cas de doutes même minimes mais si avérés aux conséquences importantes/graves/etc il est assez sain de suspendre/faire pause/prendre du recul et cherche si cela est fondé. Du coup, je ne vois pas le problème avec une suspension, il faudrait là encore que je lise des articles sur le sujet pour avoir le contexte et la manière dont cela s’est déroulé et voir si l’affirmation qui impute à cette décision un impact fort sur la défiance face aux vaccins est juste.
Tu as tout à fait raison. C’est extrêmement compliqué de démêler l’info solide du reste dans le flot auquel on est soumis.
Comme toi, avant de m’être intéressé à la question, j’avais un avis plutôt négatif sur le sujet. J’ai commencé à en changer à la lecture d’un billet de science étonnante (je ne le retrouve plus, je suppose qu’il l’a retiré suite aux shitstorm qu’il s’est pris
)
Btw, ce qu’il faut regarder aussi, c’est l’analyse cout / bénéfice, et pas juste le cout. En particulier, il faut comparer aux alternatives. Et a priori, l’alternative c’est le labour, et comparativement à un usage raisonné du glyphosate, ce n’est pas du tout évident que ça soit mieux (il existe des pratiques agroécologiques basés sur le non travail du sol, type agriculture de conservation des sols, qui sont actuellement encore dépendante du glyphosate, même si la recherche cherche à s’en passer). D’ailleurs, il y a des études qui montrent que son interdiction augmenterai les émissions de CO2 de l’agriculture.
Tout à fait d’accord avec toi. Cependant, dans le cas du glyphosate, vu qu’il est utilisé en masse depuis > 40 ans, s’il devait y avoir des conséquences, il est extrêmement peu probable qu’elles soient grave ![]()
C’est très compliqué comme sujets.
On arrive avec notre opinion et nos biais, il y a des conflits d’intérêts, il y a des journalistes qui font dans le sensationnel pour vendre, il y a des guerres d’égo, etc…
Et pouvoir se détacher de ça pour en tirer un avis c’est pas simple du tout. Parmi les « polémiques » entre l’AFIS et les journalistes du Monde, il y a le cas interessant des DDT, des pesticides qui ont été interdit (dans l’agriculture) car jugées néfastes, mais qui avaient un impact fort pour réduire la propagation du paludisme. Et l’arrêt de ces produits dans l’agriculture dans les pays occidentaux s’est « propagé » (en parti via des mouvements anti pesticides) également dans l’arrêt de son utilisation sanitaire (pour lutter contre les épidémies de palu) dans les pays pauvres, contribuant à un rebond des épidémies.
Le glyphosate, je suis pareil que toi, j’ai plutôt un à priori négatif. Et même si le risque d’une exposition à ce seul produit n’est pas prouvé, j’ai quand même l’intuition (peut être non fondée) que l’exposition à des multiples produits très faiblement toxiques (et non prouvable individuellement) a des impacts sur la santé. Mais peut être que l’interdiction complète de ces pesticides se traduira à termes par des problèmes de production (encore plus) insuffisante pour nourrir la population de la planète. Donc c’est compliqué…
Ça fait quand même des décennies qu’on utilise ces produits, et les normes sanitaires sont (heureusement) de plus en plus strictes. Dans le même temps, la santé s’améliore, et la faim dans le monde diminue.
On peut donc raisonnablement penser que les produits phytosanitaire sont plus bénéfiques pour la santé que néfaste.
Cependant, il y a des vrai questions d’écotoxicité à se poser, et un produit peut être bénéfique pour une culture et la santé des personnes qui vont la consommer, mais très néfaste pour l’environnement (cas des NNI par exemple, dont la question de l’interdiction n’est pas triviale en particulier concernant les betteraves pour lesquelles il n’y a pas non plus moult alternatives).