Il y a quand même beaucoup de maladies dont on ne peut pas vraiment déterminer la cause (facteurs génétiques, environnementaux, etc.). Et l’exposition à N molécules potentiellement très faiblement impactante (même pas forcément « toxique », juste pouvant provoquer des infimes dérèglements hormonaux, du microbiote ou autre) peut avoir des effets sur la santé dès lors qu’on augmente N.
Et ceci même si la « toxicité » est infime. Après ça ne veut pas dire qu’il faut tout interdire, car ça provoquera forcément des conséquences potentiellement pires. Mais dire « le glyphosate n’est pas dangereux », c’est quasiment comme dire « ne lavez plus vos fruits avant de les manger ». Donc autant continuer à faire attention et limiter dans la mesure de ce qu’on peut faire notre exposition.
Les néonicotinoïdes, le jour où on aura pris une décision, ce sera trop tard pour de nombreux polinisateurs.
Mais on aura sauver la culture intensive de la betterave. Youpi !
Bah oui, c’est mieux de laisser la betterave produite dans des pays qui ont des normes bien plus souples que les notres
Si limité aux betteraves, l’utilisation des NNI n’est pas si problématique (parce que déjà de manière triviale on limite fortement la quantité de champs sur lesquels c’est utilisé, et que de toute façons les betteraves n’étant pas des plantes mellifères, si les rotations de cultures sont bien réalisés le risque est d’autant plus faible).
Bref, c’est pas un sujet trivial avec d’un côté la méchante agriculture intensive qui détruit la planète et de l’autre côté la gentille agriculture bio (l’agriculture intensive ayant aussi ses avantages d’un point de vue écologique, en limitant l’utilisation de surface par unité de production) : Intensive farming may ease climate change | Nature
Ce qu’il y a de bien avec toi, c’est l’optimisme que les études scientifiques te donnent (au-delà de l’observation terrain). Finalement, tout va bien. L’agriculture intensive, C’est peut-être pas si mal, vu qu’on va avoir besoin de biocarburants. Flinguer des insectes pour « quelques » parcelles de plantes assez limitées, c’est un problème localisé qui n’a aucune incidence sur le reste (les perturbations chimiques se limitent bien entendu géographiquement aux zones d’utilisation).
Et hop, une étude de Nature qui ne prend pas en compte les besoins en eau ou en phosphore (qui vont se raréfier sérieusement dans les 10 ans) mais mise sur le financement de la recherche agricole dans les pays en voie de développement. En augmentant l’agriculture intensive, on fait des avancées environnementales ? Oui, avec toujours plus de machines biberonnées aux énergies fossiles (la moissonneuse électrique, c’est pas pour demain, encore moins dans les pays en voie de développement), de terres modifiées où il n’y a plus aucune biodiversité…
La modélisation a ses limites : quand je vois le rendement des ruches cette année et l’hécatombe d’abeilles, je pense que c’est quand on aura définitivement le nez dans la merde qu’on se décidera à réagir. Or il sera sans doute trop tard.
Et concernant les betteraves, on parle principalement des betteraves sucrières pour l’industrie. Industrie qui en abuse largement, contribuant au passage aux problèmes de santé publique que sont le diabète et l’obésité. Et finalement, on oublie que les abeilles fournissent un sucre excellent pour la santé (sans parler de la propolis).
Y a quand même des moments où on fait les choses à l’envers et où il devient difficile de se convaincre que derrière tout ça, il n’y a pas d’enjeux financiers qui ne servent que les intérêts de quelques uns.
Bah oui, on sait bien que l’expérience personnelle > les études scientifiques hein… Pourquoi on s’embête à faire des études scientifiques d’ailleurs, alors qu’il suffit juste d’écouter l’avis de jean michel pilier de comptoir sur n’importe quel sujet ?
Si tu avais lu le lien tu aurais vu que c’était largement compensé par le fait qu’on utilise moins de surface… Mais pour ça il faut être prêt à remettre en cause ses croyances.
Ce qui est cool avec toi, c’est ta propension à réduire le débat entre les scientifiques qui, bien entendu, savent, ne se trompent jamais (seraient-ils anti-sceptiques) et sont tous parfaitement indépendants, et de l’autre côté, des beaufs alcoolisés au comptoir d’un PMU.
Au milieu, le vide intersidéral. Si ça n’était pas caricatural et bas du front, on pourrait presque trouver ça insultant. Presque hein, je ne voudrais pas qu’on interprète mal mon propos.
Qu’est ce que tu veux que je te dise ? C’est toi qui balance des certitudes et fait comme si les sujets techniques étaient triviaux. Dès que j’essaie d’apporter de la tempérance avec des études scientifiques tu les balaies d’un revers de main (d’ailleurs, bien qu’on ne soit pas forcément d’accord, @arendhel est beaucoup moins dans ses certitudes que toi et reconnais que « c’est très compliqué comme sujets »)
Et oui, désolé, mais sur un sujet technique, même si les scientifique peuvent se tromper, leur position est le meilleur proxy à un instant donné de la « vérité ». Sinon, c’est la porte ouverte au relativisme. Si ça te chante, très bien pour toi, mais perso, je préfère me fier à des données robustes, quitte à ce qu’elles remettent en cause mes apriori.
Rien à voir, tu tapes à côté : je ne remets pas en cause les résultats d’une étude. Je suis par contre beaucoup plus tatillon sur des papiers qui offrent des hypothèses (et sur certains modèles). J’entends par là des études qui nous disent que « si l’on fait X, Y et Z, à l’avenir, l’agriculture intensive serait une solution ». Donc c’est une hypothèse qui ne prend pas en compte des paramètres majeurs comme l’eau ou le phosphore. Ca ne veut pas dire qu’elle est fausse : ça veut dire qu’elle est incomplète.
Et pour le sujet de la betterave, que ça serve aux solutions de désinfection, c’est bien. Que ça tue la biodiversité quand on vit une extinction de masse, ça me gêne. Donc on en vient au fait que, comme tu le dis, la science nous présente un état des connaissances à un moment donné mais l’axe à prendre depuis cet état des lieux revient aux citoyens (et aux politiques).
Ainsi, que des scientifiques concluent que l’agriculture intensive serait une solution à long terme en termes de CO2 et de capacité à nourrir la planète, je doute car un certain de choses restent en suspens (l’eau, le phosphore, quels territoires à restreindre pour l’agriculture intensive, que faire des terres « libérées », quid de l’alimentation animale…).
Me faire dire que je remets en cause la science pour conforter mes a priori, non.
Mais tu limites vachement ton prisme à tes lectures et assez peu à l’expérience. L’observation sur le terrain amène à des conclusions parfois différentes de celles d’une revue scientifique : et ça ne veut pas dire que l’une et vraie et l’autre fausse. Ce qui est vrai ici peut être contredit là-bas : une approche empirique est parfois intéressante pour pondérer tout cela.
Mais pour avoir une approche empirique, faut mettre des bottes et se joindre aux beaufs qui peuplent la campagne. Pouah.
Tu déformes les propos de ces études pour pouvoir les contredire. Les études disent au contraire que ce n’est pas simple.
Sauf que l’utilisation de NNI dans la culture de betterave n’est pas si problématique car utilisé en enrobage ce qui limite extrêmement l’impact sur l’environnement.
Le niveau de preuve de l’expérience perso, c’est proche de 0. Si tu préfères te fier à tes expériences, très bien. Mais la probabilité que tu en infères des choses fausses est très élevée. Et ça n’a rien à voir avec l’empirisme qui consiste à répéter une expérience un grand nombre de fois, et est de l’ordre de la démarche scientifique.
Je t’invite alors à aller à la rencontre d’agriculteurs et confronter tes préjugés à la réalité de leurs pratiques
Donc pour toi, douter de quelque chose, c’est la remettre en cause. Bien.
Ensuite, tu insinues que l’expérience personnelle et l’observation ne servent à rien. Bien.
Ensuite, tu ne piges rien aux sarcasmes en m’invitant à me frotter à l’agriculture. Bien. Et c’est un gars qui bosse dans la finance qui me dit ça. Ca devient cosmique.
Rhoo le vilain !!!Dis moi combien il y a de catégories de fonctionnaires,combien de fonctionnaires en France,un chiffre exact, à 200000 près,hein, faut pas pinailler,et après on pourra simplifier un tout petit peu…Je note que ce ne sont pas les entreprises privées qui sont à la barre de nos vies,et décident des lois,encore…Et si vous venaient l’idée de dire que si, profitez-en pour donner les origines sociaux-professionnelles de nos députés et sénateurs . Bisous.
C’est mal d’interpréter les propos des gens comme ça.
J’ai souligné « cosmique » le fait que quelqu’un de très éloigné du monde rural me demande de mettre mes bottes pour aller voir des agriculteurs.
Ça le serait autant si je te donnais des leçons sur le travail dans une banque.
Cela dit, oui je pense que le monde de la finance est vérolé et participe profondément aux déséquilibres et aux injustices de nos sociétés. Enfin si la finance était humaniste, ça se saurait. Mais j’ai de la famille qui bosse aussi dans la finance et je ne les déteste pas pour autant.
On n’est pas d’accord, certes. Mais tu ne m’entendras pas t’insulter à cause de ton métier.
Bien malin celui qui y peut voir clair Et si demain,il y avait une volonté réelle de mettre un peu d’ordre et de clarté dans tout cela, j’applaudis. Pour autant, à mon avis, avant de fixer un nb/seuil de fonctionnaires en France, il faut d’abord redéfinir que l’on attend l’État et de ses missions.