Pourtant tu utilises exactement les mêmes arguments que certains antivax.
vu que tu doutes des groupe d’experts, pourquoi pas du GIEC ? Pourquoi le GIEC serait intrinsèquement plus fiable que la FAO ?
Pourtant tu utilises exactement les mêmes arguments que certains antivax.
vu que tu doutes des groupe d’experts, pourquoi pas du GIEC ? Pourquoi le GIEC serait intrinsèquement plus fiable que la FAO ?
Pas d’agression t’inquiètes
. Le glyphosate est un désherbant pas un pesticide il me semble . Et il n’a pas vraiment de concurrence . Ce n’est pas le cas des pesticides , là tu en as pléthore . Je ne m’estime pas du tout au dessus , je suis peut-être victimes des bobos ecolos , mais je peux te dire que j’ai aucune envie d’avoir un potager avec du Monsanto dedans ![]()
Un herbicide est un pesticide ![]()
D’après wikipedia :
C’est un terme générique qui rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides et les parasiticides conçus pour avoir une action biocide.
Probablement. La concurrence, c’est le désherbage mécanique (labour) ou thermique (on brule les herbes). Il existe aussi des herbicides sélectifs.
Le glyphosate est une molécule publique depuis le temps. C’est d’ailleurs possiblement dans l’intérêt de Monsanto que ça soit interdit pour qu’il puisse vendre une nouvelle molécule brevetée ![]()
En l’occurrence, le business de Monsanto, c’est surtout de vendre des semences résistantes au glyphosate, qui elles sont brevetées.
Et comme on fait le lien avec la pharmacie, les ventes de doliprane font toujours un revenu conséquent à Sanofi alors que la molécule de paracétamol est dans le domaine public.
Oui je scindais les deux moi
, herbes et insectes
Pas faux ![]()
Et quand je parlais de concurrence , c’était bien évidemment de concurrence chimique . Le désherbage mécanique , oui , mais dans ton potager le dimanche matin , lorsque tu as des hectares , ce n’est pas la même chose
. Les brûler c’est pareil , surtout vu le coût du combustible en ce moment !
Un mal nécessaire en fait cette saloperie ![]()
Globalement, on sait que le glyphosate a un effet sur les utilisateurs ET leur famille (faut pas les oublier, car dans cette discussion, c’est le cas bien trop souvent).
Qu’il a un effet sur les abeilles et les pollinisateurs de manière générale.
Qu’il est présent à l’état de traces sur les aliments produits dans des champs utilisant le glyphosate mais sans effet prouvé via l’alimentation.
Que la vision du glyphosate n’est absolument pas la même que l’on habite dans le centre de Paris ou collés à un épandeur fou. Et la notion de proximité avec les champs d’épandage est clef, car si il y a un effet sur les familles, ça peut-être aussi le cas sur les voisins.
Que Monsanto a des pratiques d’entreprise de dissimulation, de « financements » (=achats) de publications scientifiques, assez larges et reconnues. Et que donc, forcement, ça participe à la remise en cause du travail des scientifiques. Alors que j’en suis convaincu que la grande majorité est honnête et ne cherche pas à orienter leurs travaux de manière idéologique.
Quand on aura compris qu’un produit biocide pour faire pousser la vie, c’est quand une idée de débile mental, on pourra commencer à avancer un peu plus sereinement. Comme labourer la terre ou brûler les herbes (le désherbage thermique n’est pas conseillé du tout dans les cultures).
Bon résumé, merci. J’ajoute un point qui me semble important : le désherbage ne concerne pas seulement les agriculteurs. Je pense à la SNCF qui utilisait des locomotives spéciales pour désherber les voies avec du glyphosate (plus gros utilisateur de France, il me semble). Ça pose des questions intéressantes sur les distances et les conditions d’épandages. Personne à la SNCF n’est mis directement en danger par l’épandage (vu le système utilisé) mais si on habite à proximité des voies, ça peut être plus compliqué. La SNCF utilise maintenant une autre solution (toujours avec deux herbicides) on verra ce que ça va donner sur le long terme (apparemment l’un des herbicides peut entraîner des phénomènes de sélection de végétation…).
On en a déjà parlé, mais je pense que le problème de la caution scientifique des revues va devenir rapidement (ou est déjà)un gros problème. C’est extrêmement facile de publier quelque chose de mauvais ou de faux :
Face à ça, la validité « temps court » (ie prendre un article et considérer que ses conclusions sont correctes car validées par les pairs) devient faible, et même le consensus scientifique « temps long » n’est pas sûr de converger vers la réalité.
L’effet sur les abeilles et pollinisateurs est à l’état de soupçons pour l’instant il me semble.
Je t’assure qu’à Paris beaucoup y sont opposés, alors qu’à la campagne, bah les agri conventionnels sont plutôt pour ![]()
Il ne me semble pas qu’on ait actuellement des manières de produire suffisamment de nourriture pour sourire l’humanité sans pesticides.
Les agronomes travaillent à baisser la quantité d’intrants, mais il n’y a pour l’instant pas de solution magique. L’ACS est déjà pas mal, n’utilise aucun pesticide autre que de l’herbicide et en très faible quantité.
Les OGM pourraient aussi permettre de baisser la quantité d’intrants utilisés, mais c’est tabou en France.
(En résumé, complique la capacité des butineuses à retrouver leur ruche)
ou
https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.1803880115
(En résumé, attaque la flore intestinale des abeilles et donc augmente la mortalité)
ou un article de presse généraliste montrant qu’on peut le retrouver dans le miel :
Je complète ta citation, car ça c’est une belle idée reçue des milieux pro-agrochimie.
Ce sont des études dans lesquelles on a donné directement des solutions à base de glyphosate aux insectes, ça ne permet pas de conclure sur un risque réel, d’autant plus qu’en France on utilise pas le glyphosate sur les cultures, mais en interculture.
Du coup comment on nourrit la totalité de l’humanité avec un régime sans carences, sans risque d’intox alimentaires, en faisant de la culture sans phytosanitaires ? Je suis sincèrement curieux (je rappelle que même le bio utilise des phytos qui n’ont pas nécessairement des meilleurs profils écotoxiques que le glyphosate).
En tout cas l’INRAE cherche toujours des solutions : https://www.inrae.fr/agroecologie/cultiver-proteger-sans-pesticides
C’est logique, comment veux tu quantifier sinon l’effet réel du paramètre que tu testes ?
C’est la base d’une science expérimentale : tu ne changes qu’un seul paramètre, sinon tu te fais avoir à cause de biais non anticipés.
Le mode opératoire expérimental est au sein d’une même ruche. Ils se sont basés sur d’autres publications explicitant les seuils observés chez les abeilles, pour mimer l’effet de glyphosate. et donc une seule modification, le glyphosate.
Btw, je pense qu’il faut réduire l’usage des pesticides (et qu’il soit de synthèse ou non parce que cette dichotomie n’a pas de sens pour moi, ce qui compte c’est la toxicité, l’écotoxicité et l’impact carbone, pas la manière dont est fabriqué le pesticide). Et cela doit passer par l’agronomie (entre autre). Mais à ma connaissance, on ne sait pas faire sans actuellement (à une échelle raisonnable).
Je suis évidement prêt à réviser mon jugement si on m’apporte des sources fiables.
Je ne dis pas le contraire, mais encore faut-il que le paramètre testé corresponde à une exposition plausible, en particulier en France.
Et si c’est le cas, on peut contraindre la réglementation pour que ça ne soit plus le cas, sans l’interdire (interdit d’utiliser sur ou a proximité de fleures méllifères par ex).
Après, encore une fois, si on a une alternative qui fait mieux, bah je serais le premier à dire banco. D’ailleurs je suis curieux des retours de l’expérimentation de la sncf.
La dose testée est en accord avec des publications citées en sources :
LT Herbert, DE Vázquez, A Arenas, WM Farina, Effects of field-realistic doses of glyphosate on honeybee appetitive behaviour. J Exp Biol 217, 3457–3464 (2014).
Thompson , H. M., Levine, S. L., Doering, J., Norman, S., Manson, P., Sutton, P.and von Mérey, G.(2014). Evaluating exposure and potential effects on honeybee brood (Apis mellifera) development using glyphosate as an example
Integr. Environ. Assess. Manag. 10, 463-470
https://doi.org/10.1002/ieam.1529
Mais j’ai pas lu ces papiers.